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Here – Les plus belles années de notre vie
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ed_loisel
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4,0
Publiée le 9 novembre 2024
Si le concept de Here peut en décontenancer plus d'un, il ne laissera pas indifférent. On assiste à une expérience de cinéma qui met en avant notre humanité. L'émotion est donc au rendez-vous grâce à un travail de montage et de mise en scène de grande précision.
https://www.legrandmechantsouk.com/ecran-blanc/ Le scénario de ce film est copié sur celui de A ghost story, un lent mais magnifique film fantastique sur un fantôme qui regarde des familles se suivre dans Sa maison.
"Here" relève un défi sacrément culotté : tourner tout un film sans jamais bouger la caméra. Un film qui ne raconterait pas une histoire censée se dérouler en deux heures, en une semaine, voire l’espace d’une vie, mais qui remonterait aux dinosaures, à leur extermination sous une pluie d’astéroïdes et à la naissance de l’humanité.
Robert Zemeckis est le petit frère de cinéma de Steven Spielberg. Son cadet de six ans, il a réalisé des films presqu’aussi populaires que lui : la trilogie "Retour vers le futur", "Qui veut la peau de Roger Rabbit", "Forrest Gump", "Seul au monde"…. Comme James Cameron, il a toujours été fasciné par les effets visuels et les nouvelles technologies : les trucages, la performance capture, la 3D numérique, l’utilisation de l’IA….
L’idée de "Here" lui est venue du roman graphique de Richard McGuire qui raconte l’histoire du monde de 3 500 000 000 av. J.C. jusqu’à l’an 22 175 depuis un point de vue fixe : l’angle d’un salon de Perth Amboy dans le New Jersey où l’auteur a grandi. Sacrée gageure technologique et scénaristique que Robert Zemeckis relève haut la main grâce à deux procédés. Des inserts dans l’image qui permettent de passer avec beaucoup de fluidité d’une époque à l’autre, sans jamais égarer le spectateur. Des flashbacks et des flash forward qui rompent avec la plate chronologie des histoires qui aurait été vite ennuyeuse.
Si on l’analyse, on distingue six histoires dans "Here". La première se déroule au temps des Amérindiens ; la seconde à l’Indépendance avec Benjamin Franklin pour héros ; la troisième au début du vingtième siècle avec un pionnier de l’aviation et son épouse, terrifiée par les risques qu’il prend (on reconnaît Michelle Dockery, personnage récurrent de "Downton Abbey") ; la quatrième juste avant la seconde guerre mondiale chez un inventeur hédoniste. La dernière, la sixième, se déroule de nos jours, met en scène une famille afro-américaine (témoignage de l’évolution sociologique de la population américaine) et est marquée par la crise du Covid.
Le cinquième épisode est le plus long. Il constitue le cœur du film. On pourrait même se demander si "Here" n’aurait pas dû se focaliser sur lui. Il s’agit de l’histoire de Richard (Tom Hanks) de sa naissance , au lendemain de la Seconde guerre mondiale, quasiment jusqu’à sa mort. Son père, ancien combattant qui peine à se réacclimater à la vie civile, et sa mère (la rousse Kelly Reilly qui enflammait L’Auberge espagnole il y a près d’un quart de siècle) s’installent dans cette maison de banlieue où Richard va naître et grandir. Faute de moyens, Richard y passera sa vie avec sa femme (Robin Wright) et sa fille sans pouvoir jamais concrétiser ses rêves d’autonomie. Richard aurait aimé être peintre ; mais il devra se résoudre à vendre des assurances pour faire vivre sa famille.
"Here" a reçu un accueil critique très tiède. Il est sorti en catimini en France où il n’a fait l’objet d’aucune projection de presse. Ces réactions se comprennent : on peut trouver le film un peu long, une fois dissipée la curiosité suscitée par son parti pris culotté. On peut lui reprocher sa multiplicité d’histoires inégalement développées, seule celle de Richard, de ses parents et de Margaret étant réellement creusée. On peut aussi éprouver un malaise face aux effets spéciaux utilisés pour rajeunir outrancièrement Tom Hanks et Robin Wright. Pour autant, j’avoue avoir pris beaucoup de plaisir à ce film dont le scénario sans temps mort m’a tenu en haleine de bout en bout. Et j’ai trouvé la toute dernière scène particulièrement émouvante.
Décidément, Robert Zemeckis nous surprend encore dans une comédie originale dans sa conception et sa réalisation. Filmer avec la même camera, le même angle d'un salon d'une superbe maison qui a traversé le temps, avec des superpositions d'images de la même vue à des périodes et des occupants différents est à la fois déstabilisant et innovant. Presque perturbant, de voir l'évolution de la famille, petits enfants, parents, grands parents, au gré des saisons et des aménagements ou décorations... J'ai été comme secoué par ce mélange avec un casting "Forrest Gump" indémodable, Tom Hanks ( Richard ) crève l'écran à nouveau, tout comme Robin Wright ( Margaret ), que dire de Kelly Reilly ( Rose ) l'égérie de Cedric Klapisch : magnifique. Le recours à l' I.A. démontre ici qu'il ne faut pas la craindre a priori. C'est la parfaite réalité de la famille "Américaine" dans sa splendeur. Ajoutons à la performance "intemporelle" génialement mise en scène, une émotion garantie dans le final bouleversant.....!!**
Il est des œuvres cinématographiques que l’on aborde avec un espoir secret d’évasion, de cette douce immersion dans un monde qui n’a de réalité que celle, mouvante, des reflets sur l’écran. Here – Les plus belles années de notre vie de Robert Zemeckis promettait cela : une plongée onirique dans les souvenirs vibrants d’une existence par le prisme d’une innovation technologique fascinante, celle-là même qui rajeunit Tom Hanks et Robin Wright au fil des décennies. La promesse initiale ? Une traversée poétique et sensorielle de cette "pièce unique" qu’est le salon d’une famille ordinaire, théâtre immobile des vies changeantes et des affections muettes, entre passé et futur.
Mais sitôt que l’œuvre se déroule devant nous, sitôt que l’espace intime de ce salon s’incruste de mille images fugitives, nous sentons poindre un désenchantement inattendu. Le cinéma, par ses artifices et son pouvoir de suggestion, possède en effet cette capacité singulière de capter le caractère éphémère et précieux des choses. Or, ici, ce que l’on aurait espéré sensible et nuancé ne devient qu’un simulacre de vies lissées, une mécanique bien trop visible où la beauté de l’éphémère s’efface sous le poids de l’artifice. L’œil, perdu entre ces juxtapositions d’instants évanescents, s’efforce de trouver un fil conducteur, une raison d’être au récit. En vain.
Car dans ce dispositif où le passé, le présent et le futur se bousculent en un désordre calculé, un trouble naît, non pas celui d’une mémoire retrouvée, mais d’une absence d’empathie pour ce qui défile. Et si l’image, ces visages que l’on rajeunit, ces scènes du quotidien que l’on sublime, devient elle-même insipide, alors tout ce qui aurait pu exister se dissout en une contemplation stérile. Les acteurs, que l’on espérait vibrants et habités, ne sont que des esquisses, des ombres de ce qu’ils furent, comme si le numérique les avait rendus étrangers à eux-mêmes.
L’atmosphère elle-même, confinée à ce salon, semble étrangement muette, d’une fixité glaçante. En un huis clos dépourvu de tension, se déroulent des souvenirs de familles qui, dans leur simplicité apparente, sont censés incarner une certaine universalité des vies ordinaires. Mais en se détournant de ce que l’ordinaire a de sublime, le film s’éloigne de nous. Les dialogues, teintés de cet attendrissement forcé, ne révèlent rien d’une grandeur humaine, et toute tentative d’émotion semble s’échouer sur le rivage stérile d’un récit sans relief. À chaque instant, l’image rappelle moins les œuvres passées de Zemeckis que la froideur d’un procédé qui aurait oublié l’âme derrière l’image.
Et ainsi, alors que je tentais de m’imprégner des infimes résonances de cette existence contée, de ressentir enfin ce souffle qui habite les vies, c’est une autre sensation qui s’installa, sournoise, irrésistible, m’amenant à poser, presque sans un bruit, un pied hors de la salle.
Un huis clos que l’on a dû mal à appréhender, le réalisateur arrive néanmoins à nous captiver avec un salon qui tient le premier rôle. Plus le plaisir de retrouver la bande de Forest Gump !
Inspiré de la bande dessinée "ICI" ("Here" en anglais), le film surprend par son concept audacieux : chaque scène se déroule au même endroit aux Etats-Unis à différentes époques, du temps des dinosaures jusqu'à nos jours. En ce point GPS précis, une maison va être bâtie vers la fin du 19ème siècle, la caméra va donc se retrouver plongée dans un vaste séjour dans lequel le spectateur va être témoin de la vie des quelques familles ayant vécu là. Cependant, cette originalité possède les défauts de ses qualités : des longueurs, des passages répétitifs, des personnages moins attachants que d'autres... L'ordre non chronologique n'aide pas vraiment à s'attacher à tous les protagonistes, heureusement que le couple Tom Hanks / Robin Wright est le fil rouge de cette oeuvre, car tout le reste n'est pas véritablement intéressant. Pour conclure, cette fresque temporelle ambitieuse intrigue par sa singularité et touche délicatement par sa nostalgie (surtout sur le final), mais manque cruellement de liant pour pleinement captiver. Site CINEMADOURG.free.fr
Avec Here, Robert Zemeckis coécrit et réalise un drame tout simplement magnifique. L'histoire nous fait suivre à travers les âges et les époques, des générations d'hommes et de femmes défilant dans un lieu unique, témoin de l'évolution de l'humanité des temps préhistoriques jusqu'à nos jours et théâtre de vies entremêlées, d'histoires d'amour, de conflits et de découvertes. Ce scénario, aussi atypique, qu'ambitieux, et adapté de la bande dessinée du même nom de l'auteur Richard McGuire, nous transporte pendant une heure et quarante-cinq minutes dans une longue fresque totalement bouleversante à la durée qui aurait même méritée d'être rallongée. Ce concept novateur nous fait vivre une expérience cinématographique unique, à la fois d'une grande simplicité et d'une incroyable complexité. Ces moments d'existences, s'étalant sur une période de soixante-cinq millions d'années, nous font découvrir de nombreuses âmes qui ont évoluées sur ce sol qui se transforme au fil des siècles. Suivre ces quotidiens qui s'entremêlent donne lieu à toutes sortes de moments, qu'ils soient tristes ou joyeux. Ces séquences, présentées dans un ordre chronologiquement mélangé, permettent de faire un lien entre les époques et de comprendre d'où proviennent les racines sur lesquels sont construites ces fondations et les répercussions que le passé engendre sur l'avenir. Le métrage met particulièrement en avant une famille bien précise, bien que de nombreuses autres aient vécues ou vont vivre dans cet habitat. Celle-ci comprend des membres particulièrement attachants, interprétés par une superbe distribution composée de Tom Hanks, Robin Wright, Paul Bettany, Kelly Reilly et Zsa Zsa Zemeckis. Mais ils sont loin d'être seuls car de nombreux autres rôles tout aussi importants sont présent à l'écran. Cependant, tous les citer serait trop fastidieux mais ils ne sont pas en reste et on ne les oublies pas. Tous ces protagonistes entretiennent des relations nous faisant passer par toutes les émotions que ce soit la tristesse, le rire, l'inquiétude, les regrets, le deuil, la nostalgie, l'amour ou encore la joie. Des échanges soutenus par des dialogues d'une belle authenticité. Si le fond est si touchant, c'est en grande partie à la faveur de la technique formelle du métrage. En effet, la réalisation du cinéaste américain se contente d'un plan unique, chose extrêmement rare au cinéma. Si ce procédé peu paraître risqué ou artificiel, il fonctionne à merveille grâce à la maîtrise du réalisateur et à sa totale symbiose avec le propos. Sa mise en scène se rapproche de celle du théâtre en faisant vivre le lieu au lieu de bouger sa caméra. Et celui-ci fourmille de vie car tout est toujours en mouvement, que ce soit les personnages ou les décors intérieurs. De plus, les transitions se superposant à l'aide de cases rappelant la bande dessinée sont franchement ingénieuses. Il faut également rendre un véritable hommage aux accessoiristes, trop souvent oubliés, et qui ont fourni ici un travail titanesque. Les objets sont innombrables et permettent de retranscrire les différentes époques afin qu'on s'y retrouve dans cet espace temps. Cela est également judicieusement retranscrit via la grande fenêtre montrant l'évolution du monde extérieur au fil des saisons hors de ces murs figés. L'espace et la profondeur de champ sont savamment utilisés et le travail de reconstitution est des plus remarquable. Il en va de même pour les effets spéciaux permettant de faire naître la vie et de rajeunir ou vieillir les personnages au gré du temps. Ce visuel d'une richesse infinie est accompagné par une b.o. signée Alan Silvestri, dont les compositions personnelles très douces côtoient des titres plus connus de différentes époques. Tous ces morceaux collent parfaitement aux évènements et permettent eux aussi de se situer dans le temps, en plus de comporter un thème récurrent donnant une identité musicale au film qui s'achève sur une fin véritablement poignante au point de faire couler des larmes. Ce final vient ainsi mettre un terme à Here, qui, en conclusion, est une petite perle et un grand chef-d'œuvre devant absolument être admiré.
Ce film est pour ceux qui, comme moi, se demandent souvent quels sont ceux qui les ont précédé dans le lieu où ils vivent et quels événements s'y sont déroulés. Robert Zemeckis met tout son talent pour répondre à cette question, en un seul plan fixe, où se succèdent les époques avec une rare virtuosité. C'est un film expérimental qu'il faut accepter tel quel pour se laisser envoûter par la succession de ces destins.
Incroyable, phénoménal, osé, technique, touchant, riche.... Que de superlatifs pour ce film de Zemeckis qui pour moi est une oeuvre magistrale. Un voyage temporelle dans la vie, avec ses déceptions, ses morts, la maladie, les rencontres, les naissances, toutes les choses qui peuvent arriver dans la vie de tous, des choses qui nous rapprochent tous. La technique du plan fixe est reprise de l'idée originale du roman graphique de Richard McGuire que je n'ai pas lu mais que je vais m'empresser d'acheter après avoir vu ce film. Les idées de réalisation et de montages sont parfaitement adaptées à ce plan fixe. Les encarts qui mêlent deux époques simultanément, les petits détails variés qui nous permettent toujours de nous situer dans le temps sans mettre brulement une date, ce plan incroyable avec la commode et le miroir qui nous permet de voir l'autre coté de la pièce quelques instants, les larmes d'émotion coulent plusieurs fois. Le deaging est complètement hallucinant de réalistme, même sur les gros plans très proches, on ne voit rien, c'est fou. Zemeckis nous montre aussi qu'il est possible de faire des films bourrés d'effets spéciaux réussis et nanti d'un gros casting sans que cela coûte 300 millions de dollars (n'est-ce-pas Marvel and co...). Ici c'est 50 millions ! Bref, une vraie réussite qui m'a totalement bouleversé et le film m'a paru très court.
Ce film montre à travers le temps l'histoire de familles, dont les joies, les peines et les moments de doutes se font écho. Ce que j'ai apprécié, "Here" est tourné dans la même pièce pour nous montrer la vie quotidienne des protagonistes à cet endroit précis.
L'œuvre nous confirme que peu importe les époques, personne n'échappe aux difficultés de la vie mais qui il y a pour autant des moments joyeux.. Le temps passe vite mais la vie nous offre des souvenirs inoubliables qu'il nous faut chérir. il faut savoir apprécier ces choses en tout temps avec les personnes que l'on aime Une belle leçon de vie à méditer.
4,5/5. Marquant, poignant: un film qui fait réfléchir. À voir absolument !!
Quel ennui ! Nous n'avons pas été les premiers à quitter la salle! Une succession de flash back et d'incrustations numériques, mais ou est l'histoire ? A part le lieu (un salon) presque en huis clos, la vie plus que banale de familles américaines moyennes sans interet. Tom Hanks virtuel et générique est juste là pour nous flouer et nous faire croire qu'il y aura un lien avec le fabuleux Forrest. Un chef d'oeuvre de la B.A betise artificielle ! Je mets 1 pour la technologie
Le concept de ce film est particulièrement original mais surtout pas façile à retranscrire au cinéma. Robert Zemeckis le fait tout naturellement et avec une étonnante façilité et un talent indéniable. C'est bien simple on ne voit pas le temps passer, avec "Here", Zemeckis dirige ses acteurs merveilleusement (Tom Hanks et Robin Wright en tête) et utilise ses effets spéciaux au service de la narration et non l'inverse comme c'est 80% le cas dans les films actuels. C'est inventif, touchant, parfois drôle, on y aborde les thématiques de la vie (Le temps qui passe, mariage, deuil, maladie..). Un petit bijou
À travers les époques, le réalisateur décide de poser sa caméra à un endroit et de ne plus jamais la déplacer. Le spectateur est invité à observer de ce point de vue si particulier les différentes familles qui ont construit leur vie à cet endroit. Au fil des événements historiques, Richard et son épouse notamment se détachent du lot et créent des souvenirs plus ou moins joyeux entre ces murs. En salle le 6 novembre.
spoiler: "Here" est un ovni cinématographique. Le film s'appuie exclusivement sur son concept original fort : poser la caméra et laisser le temps se dérouler sous nos yeux sans bouger. Je suis partagé sur certaines séquences très numériques qui donnent un côté très artificiel à l'œuvre comme les dinosaures ou la procession amérindienne. Malgré tout, je suis séduit par la sensation que me procurent ces familles qui se suivent dans le même salon. Zemeckis parvient à matérialiser le temps qui passe, littéralement. Le visage des deux acteurs principaux jeunes est bluffant de réalisme malgré l'artifice numérique. Une incursion intéressante dans le temps.
Franchement déçu car c'est pas ce que je m'attendais j'avoue que j'avais hâte de retrouver l'équipe de Forrest Gump l'histoire est pas mal et original ce que je reproche à la mise scène on change rapidement de personnage on a pas le temps de vraiment s'attacher aux personnages on veut être ému mais on l'ai pas il manque le petit truc pour l'être par contre Tom Hanks et très bonne acteur comme d'habitude.