Avis : Here – Les plus belles années de notre vie - Page 6
Here – Les plus belles années de notre vie
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Fryzer
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3,0
Publiée le 12 décembre 2024
Je suis trop mitigé entre le 3 et le 3,5 mais à chaud je mettrai à 3. Zemeckis a proposé une telle proposition que ça m’a direct rentrer dans l’œuvre : la perception du temps à travers la même pièce, j’ai trouvé ça osé et j’ai accroché directement. Même si le casting, le même que Forrest Gump, est excellent, y’a rien à dire dessus, la narration m’a complètement déçu… je me suis grandement ennuyé et j’ai trouvé que le rythme aidait pas, c’est pas forcément intéressant selon la temporalité et c’est très dommage car je trouve que c’est rattrapé sur énormément de points mais quand un visionnage d’un film de moins de 2h paraît une éternité, c’est que y’a un hic.
Robert Zemeckis qui fait rejouer ensemble Tom Hanks et Robin Wright 30 ans après le chef d’œuvre qu’est Forrest Gump, ça ne pouvais que fonctionner non ? Et bien pas pour moi et je suis tellement mais tellement déçu, pas forcément du film en soit, mais que je me soit imaginer un film totalement différent que ce qu’il m’a été présenté ici… un huit clos, pièce de théâtre en soit, c’est jolie c’est poétique c’est travaillé OUI, mais ça n’est pas le genre de film qui arrive à m’atteindre malheureusement….. néanmoins si prochaine collaboration entre ces trois grands noms du cinéma voit le jour, je serais ravi de voir ce que cela donne.
Si le concept de Here peut en décontenancer plus d'un, il ne laissera pas indifférent. On assiste à une expérience de cinéma qui met en avant notre humanité. L'émotion est donc au rendez-vous grâce à un travail de montage et de mise en scène de grande précision.
Le réalisateur veut nous refaire le coup de "Forrest Gump" mais on a aussi beaucoup à "Cloud Atlas" (2013) des Wachowski dans lequel jouait déjà Tom Hanks. La mise en scène de Zemeckis est inspirée et créative, enchaînant les scènes via des split-screen qui servent comme une sorte de marque-pages entre les segments. Mais si l'idée paraît bonne dans un premier temps elle se confronte très vite à problématique qui va plomber le film. En effet, des dinosaures à aujourd'hui reste une période beaucoup trop importante à gérer sur moins de 2h, résultat le récit est une succession de scénettes ne dépassant guère les deux minutes, avec des aller-retour incessants entre les époques, où le XXème s'impose sur 90% du récit ce qui démontre encore plus sûrement que les autres siècles sont aussi superflus que sous-exploités. Heureusement, le casting est impeccable, les décors sont une belle réussite avec des effets visuels plutôt bons dont, surtout, la technique de rajeunissement qui aura rarement été aussi magique. L'expérience reste donc l'atout du concept, malheureusement l'émotion reste trop superficielle pour convaincre pleinement. Site : Selenie.fr
On était sans nouvelle de Robert Zemeckis depuis 2018. À la place, un homonyme lui a subtilisé le fauteuil de réalisateur pour des commandes au mieux insipides (Sacrées Sorcières) sinon totalement honteuses (Pinocchio). Appelez ça déni si vous voulez, autrement merci d'expliquer le lien entre le cinéaste visionnaire qui annonce les révolutions technologiques et ce yes-man démotivé comme Hollywood en pond dix dans l'année. C'est donc avec un vrai soulagement qu'on accueille Here, qui semble réunir les deux ingrédients d'un bon Zemeckis : film-concept et défi technique. Un plan fixe et un lieu unique pour nous faire traverser les couloirs du temps. Par delà les époques, Here mélange les personnages, les épreuves du quotidien et regarde les couches se superposer ou se briser mais jamais réellement s'effacer. Le temps file, la déco change mais l'écho du cycle de la vie est toujours perceptible. Une belle idée, qu'Here développe mais un peu tard, Cloud Atlas est déjà passé par là. La principale source de frustration étant que le dispositif n'est pas pleinement utilisé, on passe 90% du temps au XXème siècle. Et l'ensemble s'apparente à une série des images de l'Americana agréables à l'œil mais finalement peu stimulantes. Concernant le de-aging des comédiens, le résultat est globalement bon même s'il est plus réussi sur le couple Bettany/Reilly que sur la réunion attendue entre Tom Hanks et Robin Wright. Enfin, le jeu des transitions est au départ assez répétitives (avec ces cartes postales découpés sur l'image). Heureusement, Zemeckis et Éric Roth parviennent ça et là à créer de beaux moments d'humour - merci Paul Bettany - et de tendresse (la fin, évidemment). Ce n'est pas encore le grand retour du metteur en scène, mais ça en prend le chemin.
Zemeckis nous fait une vrai promesse, nous conter une histoire en ne déplaçant jamais sa caméra ! Sacrilège pour tout artiste de cinéma, comment faire vivre une histoire si la caméra n'offre pas divers champs et ne suit pas ses héros. Mais Zemeckis n'est pas n'importe qui, on lui doit quelques un des plus grands films de l'histoire et sur plusieurs décennies ! On peut dire que le rendu est réussi mais le réalisateur a tellement peur que ses spectateurs s'ennuient qu'il passe trop rapidement d'une époque à une autre. On s'attache trop peu aux personnages, les sauts temporels nous énervent et on apprécierait une chronologie plus classique. Finalement, la caméra fixe n'est pas le problème du film, c'est le scénario et la réalisation d'un cinéaste pourtant confirmé.
Un film surprenant, généré par IA pour les personnages rajeunis, qui montre des familles, dans le temps, occupant la même maison, depuis un plan fixe (qui ne change qu'à la fin du film). Très original et en cela, mérite d'être vu.
Tellement intelligent dans l'écriture et dans la gestion du temps et l'espace. Très beau film, qui m'a plutôt rendu triste malgré les moments drôles, émouvants et les autres... mélancoliques. Effectivement, le temps passe trop vite et les regrets restent.
Zemeckis nous reviens un peu dans l’émotion mais pas assez riche pour qu’on si intéresse le parti pris de la caméra fixe et des transitions d’époque présente comme des tableaux d’art c’est la seul bonne et innovante idée du film après il n’ont pas grand chose à nous raconter si ce n’est des banalité de la vie de tout les jours donc here reste quand même sympa mais pas au niveau de Forest gump
Dans ce film à concept, le réalisateur Robert Zemeckis rappelle malgré quelques déboires ces dernières années qu’il est un formidable conteur d’histoire. En effet, avec cette caméra fixe à l’intérieur d’une maison il évoque l’histoire et les peines de plusieurs familles ayant vécues en ce lieu à travers les époques. Formidable tour de force technique avec un usage parcimonieux mais fort réussi du rajeunissement numérique. Cette ode à la famille et à la propriété – nous sommes aux Etats-Unis – offre une réflexion poignante sur le défilement du temps. Porté par une excellente distribution, de Robin Wright en passant par Paul Bettany et surtout l’irremplaçable Tom Hanks.
Une jolie idée que montrer la grande Histoire par des petits moments de l'histoire de chacun. Une vision globale et touchante qui m'a beaucoup ému à la fin du film.
Robert Zemeckis nous livre un film audacieux, qui capte toute son action depuis un unique point de vue au fil des temps, échappant au piège du huis-clos en y mêlant des petits encarts qui sont des fenêtres sur d'autres époques. Ainsi l'on voit toute l'Histoire (et les histoires) qui ont pris place dans ces trente mètres carrés, du couple d'Hommes préhistoriques qui présentent leur enfant à la divinité lunaire, au Papa moderne ("joué" par Tom Hanks, on reviendra sur ces guillemets) qui s'amuse à faire comparer à son nourrisson la vraie Lune et celle qu'il a peinte sur une toile, comme si Zemeckis nous disait poétiquement qu'il y a des fantaisies, des peines, des joies, qui sont le propre de l'Homme, et que l'on répète d'époques en époques pour créer du lien entre nous. C'est beau, c'est vraiment beau, mais ce qui l'est nettement moins, c'est l'utilisation de l'IA pour générer automatiquement des visages rajeunis aux acteurs. Là, c'est non. A défaut d'avoir des visages bien faits (regardez les lèvres et les sourcils de Tom Hanks, l'algorithme ne trompe pas une seconde, et les gros plans "aux expressions calculées" cassent l'émotion des scènes, dommage), on veut au moins que cela fasse bosser des vrais artistes (maquilleurs, coiffeurs, prothésistes, post-prod...), pas une entité numérique qui monte les sourcils à tel mot, calcule étrangement le mouvement labiaux, et donne une texture de peau très lisse (c'est là où Zemeckis atteint sa limite, il nous parle de l'Homme dans le fond, et le balaye dans la forme... On ne l'a pas suivi, pour le coup). Alors donc on est vraiment plus qu'heureux de retrouver le vrai Tom Hanks dans les scènes "dernières années", cela soulage les yeux, et le final reste assez touchant (tant dans la relation du couple, que dans les derniers instants du papy dont on a connu toute la vie). Aussi, les fenêtres sont parfois de jolis parallèles entre les époques, mais la plupart du temps elles n'apportent pas grand-chose, ne servent qu'à casser l'impression du plan fixe (pour ne pas qu'on s'ennuie), ce qui fonctionne (on ne trouve pas le temps long) mais reste un peu confus dans leur intérêt quant à l'intrigue principale. Le parallèle qui touche aux enfants (la perte des eaux de la maman, la présentation du bébé à la Lune par le papa), mais aussi aux défunts (la litière qu'on voit passer, et celle qu'on ne voit pas, mais qu'on devine avec un canapé-lit qui se replie tristement...) sont les plus belles scènes de ce poétique Here, dans son fond seulement (bon courage aux artisans du cinéma).
Fan de Robert Zemeckis, je n'ai pas hésité une seule seconde avant d'aller voir son tout dernier film, même sans savoir de quoi il retournait. Et même si ses derniers projets ne sont pas vraiment marquants, je fondais de grands espoirs dans celui-ci. Et, dès l'introduction, on sait qu'on est dans du Zemeckis. C'est assez compliqué à expliquer mais il parvient directement à insuffler cette magie propre à son cinéma, cette espèce de naïveté mélangée à des compositions d'Alan Silvestri qui se repèrent également du premier coup d’œil. Et c'est ici encore plus intéressant que d'habitude puisque le réalisateur revient à ses bases, c'est-à-dire innover. Effectivement, c'est un réalisateur qui cherche constamment à réinventer le cinéma, que ce soit de par les histoires, les effets spéciaux ou l'animation, Zemeckis a toujours eu ce désir de raconter autre chose d'une autre manière. Et ici, le concept a de quoi rebuter : un plan fixe durant une heure quarante. Alors je m'explique ; nous avons effectivement un plan fixe sur un salon mais un salon qui change car il évolue à travers les années, s'habille différemment suivant les propriétaires et les générations. Car nous sommes effectivement ici dans un film ayant pour thème le temps qui passe et raconter via deux prismes : la maison donc, enfin plus précisément le salon, mais également le couple principal que l'on verra évoluer de l'enfance au troisième âge. La sublime scène d'introduction pose d'ailleurs tout de suite les bases : trois différents volets de la maison puis on passe à la préhistoire, aux amérindiens puis on évolue de cette manière peu à peu dans le temps avec la construction de la maison et de la manière dont les différentes générations vont l’aménager, ce pourquoi nous avons d'ailleurs plusieurs familles. Et je dirai que c'est le premier problème du film. Car ces différentes familles n'apportent strictement rien à l'histoire mis-à-part raconter l'évolution de la maison et, plus généralement, des mœurs. Mais c'est très naïf, on a par exemple la famille 2020 qui est afro-américaine qui est juste là pour dire "eh, on vit dans une société raciste, attention". Je sais que c'est fait avec de très bonnes intentions et que ce n'est pas juste là pour remplir un cahier des charges mais alors, encore une fois, qu'est-ce que c'est naïf ! De même que certains gags, certains effets spéciaux (notamment le vieillissement des acteurs) ou certains effets de mise en scène ; le film est déjà vieillot et le réalisateur qui pense innover donc, s'enferme en réalité dans le passé, là où il enchainait les succès (ce n'est d'ailleurs pas pour rien que l'affiche met en avant "l'équipe de Forrest Gump"). Le contexte est cependant très bien dépeint puisque nous avons sous les yeux une famille de banlieusards typiquement américaine mais (après c'est mon interprétation), c'est sacrément pessimiste. Nous avons en effet des personnages qui sont obligés d'abandonner leur rêve pour subvenir à des besoins économiques et sociaux et lorsqu'ils repensent à réaliser leurs rêves, il est trop tard. Le film dépeint en réalité des personnages qui passent à côté de leur vie et étant donné que c'est une classe moyenne, le spectateur ne peut s'empêcher de se projeter en eux et c'est là que ça devient sacrément déprimant. Alors ce n'était sûrement pas l'intention du réalisateur mais c'est en tout cas de cette manière que je l'ai perçu. Bref, "Here - Les plus belles années de notre vie" fait donc passer la forme avant le fond ; le problème étant que la forme s’essouffle assez rapidement par manque de fond.
Quelle belle fresque Humaine ! entre le huis-clos, la Comédie Romantique, le Drame, le légèrement Fantastique, et avec en prime les principaux protagonistes du Cultissime Forrest Gump, et des images magnifiques ! c'est vraiment touchant !