L'Amour et les Forêts
Note moyenne
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517 critiques spectateurs

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Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2023
Le Mâle à la racine... L'Amour et les forêts peut compter sur l'interprétation de Virginie Efira, déchirante, et de Melvil Poupaud, terrifiant, qui portent le film avec ferveur, alors que nous-mêmes sommes remués, muets, incapables de dire si nous ne serions pas tombés dans le panneau de pareil manipulateur. Le chantage, la victimisation, la colère feinte, la jalousie maîtrisée, cet homme sait tout faire, et l'écriture réaliste du personnage asseoit un certain malaise de savoir que ce Monstre existe, et peut se tapir dans n'importe quel partenaire mielleux à ses débuts. On ne ressort pas indemne de la séance, peut-être un brin plus attentif aux signes d'alertes. Ce drame regorge de difficultés, et les survole avec une aisance de premier de classe : le double-rôle de Efira qui arrive à camper deux sœurs jumelles sans qu'on se pose réellement la question du "champ/contre-champ", Poupaud nous fait d'emblée tiquer sur quelques remarques et gestes de ce jeune homme, mais nous les fait passer avec quelques ruses de son personnage qu'il interprète si viscéralement - on le répète : impossible de dire "qu'elle est bête, faible, aveugle", car c'est plutôt lui qui est un trompeur accompli, et on serait plus que nombreux à se faire avoir...-, la scène du spoiler: viol conjugal
qui est peu voyeuriste (on se focalise sur le visage de la femme en détresse) sans que cela n'enlève à la violence et l'horreur de l'acte (on reste bouleversé), le point de vue féminin sur l'emprise du mari qui aurait pu être casse-gueule (en la montrant trop crédule) mais parvient au contraire à nous prouver que même les plus clairvoyantes ne savent pas comment réagir (avec les enfants coincés au milieu, la maison qui est à lui, la surprise de redécouvrir un homme qu'on pensait connaître depuis toujours, etc...). Le rythme est excellent, les scènes de tension affluent, le binôme d'acteurs est brillantissime, on doit à ce L'Amour et les forêts une de nos gifles (une bonne, cette fois-ci) de 2023.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2023
Malgré un titre qui ne donne pas vraiment envie, ce film, réalisé par Valérie Donzelli et sorti tout récemment, est la bonne surprise cinématographique de la semaine ! Adapté du roman homonyme d'Éric Reinhardt, le film raconte l'histoire d'une femme, Blanche, qui est de plus en plus sous l'emprise de son mari, Grégoire. Le film est donc "à la mode" si je puis dire dans le sens où nous vivons à une époque dans laquelle la parole féminine se libère de plus en plus, ce qui est évidemment une très bonne chose. Mais ce n'est ça qui le rend bien, des tas de films tentent de surfer sur cette "mode" féministe sans y parvenir ou alors avec de gros sabots, ce qui est encore pire, mais ici, le film dresse froidement le portrait d'une victime parmi tant d'autres. Non pas de femme battue mais d'une femme sous l'emprise d'un mari abusif psychologiquement et vivant ainsi une relation toxique, tout simplement. Ce qui en est d'autant plus effrayant ! Eh oui car les coups subis sont ici psychologiques et il est assez compliqué de retranscrire cela correctement au cinéma, sans tomber dans l'excès. Et ici le film passe notamment par une excellente montée en puissance que nous vivons du point de vue de Blanche qui mène au départ une vie de couple heureuse et puis dont le mari devient de plus en plus envahissant. Le film parvient par exemple à rendre angoissant une sonnerie de téléphone ou un bruit de couloir ; nous sommes directement placés à la place de la victime. Ce pourquoi le film est d'ailleurs d'autant plus intéressant car il est important ! Même si cela reste une fiction, c'est une réalité pour beaucoup de femmes (et d'hommes aussi d'ailleurs qui peuvent vivre ce genre de relation toxique) ; il est donc important d'y être exposé frontalement. Surtout que les acteurs sont ici très bons, ce qui participe bien évidemment à la qualité globale du film. Nous retrouvons effectivement Virginie Efira dans un double-rôle qu'elle interprète très bien et puis Melvil Poupaud dans la peau d'un pervers narcissique qui arrive vraiment à rendre son personnage détestable. D'ailleurs, plusieurs fois, on a envie de donner des claques au mec, de lui hurler dessus, le film arrive à faire passer son spectateur par de nombreux états émotionnels différents dont la peur mais surtout la colère. "L'Amour et les Forêts" est donc un thriller psychologique particulièrement efficace à découvrir absolument !
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2023
Ca commence comme un beau roman, ça se termine en tragédie. L’emprise d’un homme sur une femme, et ce que l’actualité nous en rapporte quasi quotidiennement. Les violences conjugales, les féminicides … Après « L’emprise » de Claude Michel Rome , avec Fred Testo et « Jusqu’à la garde » de Xavier Legrand, Valérie Donzelli reprend au vol, ce thème, intrinsèquement très perturbant, pour en donner une version encore plus incisive, plus mordante. Sa mise en scène viscérale ne lâche rien des instincts primaires d’un homme ravagé par la jalousie, la suspicion et un mal-être chronique. Ce personnage, si réel par ailleurs, Melvil Poupaud l’assume de manière sidérante, dans la filiation d’un cinéma britannique où Losey et Dirk Bogarde ne seraient pas étrangers. Virginie Efira joue la femme victime sur une palette de sentiments infinis, parfaitement contradictoires dans le basculement des situations orchestrées par ce mari à l’orgueil démesuré. Cette histoire s’inspire du roman éponyme de Éric Reinhardt. Qui a dit que la vie n’était pas un roman ?
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 août 2023
Adapté d’un roman d’Éric Reinhardt, L’amour et les forêts prend la forme d’une plongée vertigineuse et glaçante dans le quotidien d’un couple dont le mari, doté d’une personnalité toxique, va mettre en place un système d’emprise sur sa femme, jusqu’à la détruire de l’intérieur. Remarquablement mis en scène, distillant une atmosphère de plus en plus oppressante, ce sixième long-métrage de Valérie Donzelli est porté par deux acteurs au sommet de leur art : l’omniprésente Virginie Efira et le subtil Melvil Poupaud, dans un partition particulièrement sombre.
Sabrina S
Sabrina S

43 abonnés 127 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2023
fidèle à l'œuvre de l'auteur, émouvant et formidablement joué.
Ce film est très réaliste, et met en scène les mécanismes de l'emprise avec brio.
Terrible!
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2023
       C'est un bon film, certainement le meilleur de Valérie Donzelli, qui transcende le film-de-société-haut-de-gamme-de-Fr2. Tout en traitant d'un sujet rebattu, en tous cas très à la mode actuellement: l'emprise dans un couple. Blanche (Virginie Effira), prof de français, sort d'une histoire (ce qui est toujours difficile) et n'est pas prête à en entamer une autre. Seulement voilà: Greg (Melvil Poupaud), un ancien copain de classe qu'elle retrouva par hasard, est devenu tellement séduisant! Coup de foudre, attirance très sexuelle -nombreuses scènes explicites-, mariage, bébé.... 
   Greg, qui travaille dans la banque, est nommé dans l'est. Adieu la Normandie et cette communauté de filles qu'elle formait avec sa mère (Marie Rivière) et sa jumelle (toujours Effira). Aurait elle du réfléchir lorsque, très vite, elle comprend que Greg n'a pas été muté, mais a choisi de demander sa mutation dans l'est, pour la couper de ses racines, pour l'avoir tout à lui? Mais ce sont encore ces premiers mois d'amour fou, où on oublie tout ce qui sort du schéma...
     Un deuxième bébé. Elle a retrouvé un poste de prof, malgré les réticences de Greg. Mais il lui téléphone sans cesse, contrôle ses horaires, exige que son salaire soit versé sur un compte commun et vérifie minutieusement ses dépenses...
       Un fait va faire basculer la situation du couple dans la violence. Coups, harcèlement nocturne. J'ai lu le terme de "pervers narcissigue" pour qualifier Greg; on adore les grands mots sortis du vocabulaire psy!! Sans doute est ce juste un de ces individus jaloux et possessif qui, de leur épouse, veulent faire leur chose (en plus, il doit bien se rendre compte que Blanche est bien plus cultivée, bien plus intéressante que lui)
     Et sans doute, au siècle dernier, y avait il pas mal de Greg qui pensaient obtenir de leur épouse une soumission complète... Pourquoi n'a t-elle pas réagi avant d'être complètement détruite? Bon, il y avait les deux enfants, qui adoraient leur père -car oui, c'était un super papa!
     L'excellente Dominique Reymond incarne l'avocate qui va aider Blanche à relever la tête. (Je n'ai pas lu le livre d'Eric Reinhardt mais la fin n'était pas la même je crois) C'est un film très intéressant, sans aucun doute, très bien servi per sas acteurs. Virginie Effira est exceptionnelle par son charme et sa justesse, et la maturité sied bien à Melvil Poupaud!!!

Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2023
Blanche rencontre Greg avec qui elle file le parfait amour. Mariage, enfants, déménagement. Les ennuis commencent. Prof de français, elle va découvrir un homme possessif, jaloux, menteur, manipulateur. Un film implacable sur la spirale infernal dans laquelle trop de femmes sont enfermées. Valérie Donzelli signe l’un de ses plus beaux films, à la réalisation impeccable. Virginie Efira est exceptionnelle dans ce rôle de femme puissante et impuissante à la fois. Brillant. Bouleversant.
Zebulon Mlm
Zebulon Mlm

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 mai 2023
Nul, grotesque, mal joué, navrant !!!
Je n’ai pas lu le roman mais il y avait mille façons de traiter ce sujet.
Désolant
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juin 2023
Autant la prestation de Virginie Efira est brillante, autant , autant j’ai trouvé la mise en scène
Trop « neutre »….J’attendais plus ….Melvil Poupaud, ne convainc pas non plus tout à fait, il n’habite
pas vraiment cette cruauté de psychopathe, qui aurait plongé le spectateur, dans l’horreur….Cela aurait été plus dans les cordes d’une Nicole Garcia à la réalisation…..Pour autant ne dénions pas la douce sensibilité du film, que fait passer Valérie Donzelli et qui a finit par me convaincre…c’est un film agréable, sensible, mais qui n’a pas de temps fort hélas, ni de surprises….N’est pas Martin Scorcèse qui veut…..
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2023
Valérie Donzelli adapte un roman d’Eric Reinhardt (que je n’ai pas lu mais je retiens ce nom) qui pourrait être une sorte de préquel au formidable «Jusqu’à la Garde ». Si le film semble long, ce n’est pas à cause de la réalisation qui est très appliquée et qui fourmille de petites idées intéressantes. C’est juste que le spectateur se retrouve au milieu d’une spirale très anxiogène qui lui fait redouter le pire à maintes reprises. Le film est une sorte de grand flash back, première bonne idée : Blanche raconte son histoire dans le détail, à qui ? Le scénario nous le révèle dans les 10 dernières minutes. Est-elle devant un juge, un policier, un médecin ? Le suspens est bien maintenu jusqu’à la fin, même si au final ce n’est pas une énorme surprise. Valérie Donzelli filme les corps au plus près, utilise la hors champs, elle utilise des filtres de couleurs comme pour accentuer certaines scène, ou pour « colorer » certains personnages comme les jumelles au début quand elles parlent tour à tour a leur mère. Il y a donc un gros travail sur l’image mais aussi, je dirais même surtout, un gros travail sur le son. Plus on avance dans le film, plus la musique de Gabriel Yared se fait discrète au profit de l’aspect anxiogène du son : une sonnerie de téléphone qui crie, un portable qui vibre et vibre encore, des pas dans un couloir, une portière de voiture qui claque, on est à l’affut de tous les sons, comme Blanche, car tous les sons proviennent de Grégoire et sont source d’angoisse croissante. Utiliser le son et le hors champs (scène de fin, ou Virginie Efira est magnifique) pour créer la tension n’est pas nouveau mais dans une salle de cinéma, avec un beau son, ça fait très bien son effet. Le film fait des ellipses de temps car il couvre environ 10 ans de vie commune, de la rencontre au dénouement. Je ne connais pas le roman d’Eric Reinhardt, mais si le film lui est fidèle, alors il décrit par le menu et de façon très forte le phénomène d’emprise dans lequel Blanche de retrouve. C’est désormais bien connu, spoiler: ça commence par des petits riens, des petits mensonges, et puis Blanche se retrouve enceinte, elle doit insister pour retravailler, son téléphone sonne sans cesse, les relevés bancaires sont épluchés. Grégoire la coupe de sa famille géographiquement puis dénigre ses collègues et amis, lui fait des petites remarques blessantes puis les choses empirent peu à peu. Chantage affectif, menace à peine voilée puis crise de jalousie épouvantable, torture psychologique (chantage au sommeil), la graduation est telle que tout cela ne peut que très mal finir. En même temps Blanche ne parle pas, ni à ses collègues, ni à sa sœur, ni à sa mère et lorsqu’elle trouvera la force de le faire, c’est à demi-mot et à un inconnu.
« L’Amour et les Forêt » est un film qui illustre bien le phénomène des crimes conjugaux, les féminicides que l’ont voit trop souvent dans les médias et que l‘on ne peut sans doute pas bien comprendre de l’extérieur : « Mais pourquoi ne l’a-t-elle pas quitté ? » se dit-on souvent, comme si c’était si simple… Le casting se résume essentiellement à Virginie Efira et Melvil Poupaud, les seconds rôles tenus par Romane Bohringer ou Virginie Ledoyen étant presque anecdotiques. Virginie Efira, qui joue Blanche et Rose, compose deux sœurs très différentes. Rose, on la verra peu, elle est solaire, volubile, entreprenante, tout ce que Blanche n’est pas. Plus intellectuelle (elle est prof de français et elle a chez elle une immense bibliothèque magnifique), peu sure d’elle en dehors de sa vie professionnelle, avide de se sentir aimée, orpheline de père (et ça ne doit pas compter pour rien), elle est une victime parfaite pour un Grégoire effrayant. Efira est magnifique, comme toujours, jusque dans la toute dernière scène qui s’étire et qui pourrait à elle seule illustrer tout le film. Quant à Melvil Poupaud, il est aussi séduisant avec le monde extérieur que dangereux avec sa femme, possessif jusqu’à l’absurde : spoiler: certaines de ses répliques sont hallucinantes, et pourtant je parie qu’elles sont réalistes. La façon qu’il a de systématiquement rejeter ses propres fautes sur elle, parfois au prix de pirouettes sémantiques, c’est confondant.
« L’Amour et les Forêts » est une réussite, dans la forme comme sur le fond, on pourrait aller jusqu’à qualifier le film « d’utilité publique ».
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 février 2024
Rarement un film n'aura retranscrit avec autant de force et de justesse ce que peuvent être l'emprise et la violence psychologiques d'un homme, parfait pervers narcissique interprété par un Melvil Poupaud glaçant, sur sa femme, femme forte et indépendante jouée par une Virginie Effira formidable. L'amour et les forêts brille par son écriture, très juste et très fine, et par sa mise en scène nerveuse, permettant de faire progresser la tension. L'évolution des personnages et de leur relation est particulièrement subtile et intelligente. Un film qui prend aux tripes et qui bouleverse.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2023
Il serait difficile de décrire ce qu'éprouve une femme victime de violences conjugale. Ça l'est d'autant plus lorsque celle-ci ne pense pas l'être et qu'elle mérite la toxicité de son conjoint. Après déjà de beaux films à son actif, Valérie Donzelli s'attaque à ce sujet poignant avec deux pointures du cinéma français : Virginie Efira et Melvil Poupaud. Avec un peu de maladresse et beaucoup de démonstrations, la réalisatrice s'immisce dans l'intimité d'un couple et nous hante dans ce thriller psychologique. Car c'est bien du pouvoir des mots qu'il est question et non de maltraitance physique. Si chacun ne peut qu'être d'accord avec le combat qu'il reste à mener, Efira et Poupaud font leur part avec une prestance glaçante.
Sébastien Monneret
Sébastien Monneret

59 abonnés 133 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mai 2023
Top ! Une performance des acteurs incroyables. Une histoire juste et remarquable avec un savant goût Hitchcockien. Le malaise s'installe petit à petit dans un climat pesant et ô combien réaliste. Bravo à la réalisatrice. C'est brillant.
Françoise Q.
Françoise Q.

14 abonnés 31 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2023
Très beau film bien joué. J'avais peur d'une ambiance trop lourde mais non. Il y a une intrigue jusqu'a la fin. Jusqu'où peut aller une emprise sur une personne. J'ai apprécié ce film.
Charles M.
Charles M.

4 abonnés 3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 juillet 2023
Des personnages unidimensionnels, une histoire qui ne tient pas la route, un scénario aussi incohérent qu'ennuyeux, je n'ai pas pu tenir plus d'une heure.
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