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Un visiteur
3,0
Publiée le 15 juin 2023
De très bons acteurs. Encore un film sur les pauvres femmes abusées par les pervers qui ne sont forcément que des hommes. Ok ça existe bien sûr ! Mais à quand les films sur les perverses narcissiques ?. Parce que ça existe aussi et ça fait très mal parole d'homme qui l'a vécu !. Égalité quand tu nous tiens... Et dans la bande-annonce sur Dailymotion on oublie de faire parler Poupaud qui est très bon et si je ne m'abuse j'ai cru reconnaître le chanteur Bertrand Belin qui a autant de classe en musique qu'à l'écran. Bon allez le voir quand même la caméra est intéressante, et c'est un film correct.
Adaptation cinéma très réussie avec l'excellente Virginie Efira et le très bon Melvil Poupaud. Impressionnante descente en enfer d'une femme tombant entre les griffes d'un homme se révélant être un pervers narcissique!
Je pense que le vrai sujet du film, c'est la soumission. C'est insupportable (je suis une femme) pour moi mais il paraît que c'est ainsi (dit mon fils qui est avocat). Les critiques parlent de thriller ( voire de polar); pas du tout, c'est surtoukt une histoire très triste, une histoire d'amour en négatif. Virginie Effira...que dire de plus que ce que tous en disent? Touchante et parfaite. Melvil Poupaud, séduisant en diable avec l'âge, c'est le cas de le dire...
Un film prenant, le spectateur est sous emprise, au même titre que la pauvre Blanche ... interpretation remarquable de Virginie Effira et de Melvil Poupeaud !
Un film très prenant qui raconte l’emprise d’un mari sur sa femme. Le film est très prenant, filmé par moments sur un mode reportage, ce qui rend l’histoire encore plus réaliste. L’interprétation de Virginie Efira et Melvil Poupaud est absolument remarquable.
Le film est efficace et froid , rythmé et tenu. Il suit le parcours d'une femme en couple avec un pervers narcissique de la rencontre à la rupture. Et ses conséquences. C'est assez intimiste , en centrant l'action autour de la victime, le film perd en ampleur. Mon regret est le manque d'investissement des rôles secondaires , et si je trouve Efira impeccable comme à son habitude , j'avoue avoir eu du mal à croire en son double rôle puisqu'elle joue deux sœurs jumelles. Cela dit , c'est un film utile et bien ficelé.
Après des tentatives intéressantes et partiellement réussies, Donzelli signe un grand film. S’emparant d’un sujet important et contemporain (la relation de couple avec un pervers narcissique), elle est épaulée dans cette entreprise délicate par une paire (d’As) d’acteurs au sommet, Melvin Poupaud, impérial dans tous les registres (depuis ses débuts chez Rohmer comme dans ses prestations plus récentes, attachant et irrésistiblement drôle dans la géniale série « OVNI(s) », ou extravagant dans le déjanté mais imparfait « Petite Fleur ») et Virginie Efira, au firmament, qui n’en finit plus de briller à chaque production. L’idée de la narration en flash-back est très fructueuse car, en évitant le faux suspense d’une issue dramatique (enfin encore plus…), elle pose d’emblée les enjeux ailleurs (et Dieu sait que cet ailleurs est vaste). Subtilement réalisé, dans une colorimétrie sophistiquée et avec un découpage très soigné, esquivant gracieusement ce qui auraient pu constituer des obstacles casse-gueule (la sœur jumelle, la petite séquence chantée, un risque évité de tomber dans le démonstratif ou le programmatique), le film séduit totalement, dans ses moments lumineux comme dans ses facettes glaçantes. Une formidable réussite, passionnante dans tous ses détails et d’utilité publique dans son propos. On pense un peu à « Jusqu’à la garde », bien que les films soient très différents, mais pour l’analogie avec l’atmosphère oppressante de certaines séquences et le souvenir durable qu’il ne manquera pas de laisser.
Film à thèse (il porte sur les maltraitances au sein du couple, ici de la part d'un mari sacrément tordu ) le nouveau film de V.Donzelli, se révèle finalement décevant, car doté d'un scénario peu développé qui tombe trop vite à plat.
Sur le même sujet, Chabrol avec " l'enfer" réussissait par le passé, un opus qui surclasse ce " l'amour et les forêts " qui fait à côté pâle figure.
La première demi-heure tient la route et on s'attend au meilleur, mais ce qui suit n'est pas au plan de la réalisation à la hauteur de la justesse évidente du propos.
Le film se laisse voir, malgré plusieurs scènes ennuyeuses et mal fichues en milieu de projection.
A part, les deux personnages principaux, ( Melvil Poupaud est convaincant, voilà un acteur qui se bonifie avec le temps) les rôles secondaires, pourtant tenus pour certains par des actrices de talent, n'ont par contre aucune place véritable. Il est même pénible de voir Marie Rivière et Virginie Ledoyen avoir été invitées pour leur confier si peu de texte.
Présenté comme le meilleur film de la réalisatrice, " la guerre est déclarée " m'avait pourtant semblé largement plus réussi.
On est également emporté sous l'emprise du mécanisme de l'amour qui emprisonne. Même si la temporalité du film est difficile à rendre, en effet un processus de relation amoureuse s’étire sur un temps long, le couple a d’ailleurs deux enfants, on voit donc en accéléré la mise en place de cette relation toxique. Je vous rassure, je ne dévoile rien si vous ne connaissez pas le sujet, on comprend dès le début, que nous sommes dans du passé puisque l'héroïne raconte son histoire a une femme très à son écoute... Cela dit, c'est un bon thriller psychologique que je qualifierais d'utilité publique.
"L'Amour et les Forêts" offre un aspect psychologique parfaitement construit qui plonge les spectateurs dans une intrigue captivante. Dès le début, nous sommes transportés par le regard amoureux de Blanche envers Gregoire. Cependant, au fil de l'histoire, nous réalisons progressivement la nocivité de ce personnage. La façon dont le film dévoile ses techniques insidieuses pour lui nuire est tout simplement glaçante. Nous sommes pris dans un tourbillon d'émotions, tandis que nous comprenons l'emprise psychologique qu'il exerce sur sa femme. Cette exploration subtile des mécanismes de manipulation crée une tension palpable.
La photographie remarquable contribue à intensifier l'expérience cinématographique. La réalisatrice parvient à capturer avec subtilité l'intensité des moments charnels, insufflant une chaleur palpable à l'écran. Cependant, c'est dans la représentation des sévices psychologiques que l'image devient véritablement oppressante. À travers des choix de mise en scène audacieux, le spectateur est confronté de manière brutale à la cruauté et à la manipulation exercées sur Banche. La tension monte graduellement, et l'image évolue au fur et à mesure que la femme prend conscience de sa situation. Des nuances subtiles se dessinent alors, accompagnées d'une photographie habilement travaillée, pour illustrer cette transformation intérieure et la force émergente de la protagoniste.
"L'Amour et les Forêts" bénéficie de la performance parfaite de Virginie Efira dans le rôle principal. Son interprétation est si convaincante que nous nous mettons facilement à sa place, ressentant chaque émotion et chaque dilemme auxquels elle est confrontée. Efira parvient à transmettre une palette d'émotions complexes avec une aisance remarquable, nous emportant dans son voyage intérieur. De même, Melvil Poupaud offre une prestation impeccable, incarnant avec brio le personnage troublant qui fait froid dans le dos lorsqu'il s'énerve. Sa capacité à incarner la menace latente et à susciter une réelle peur est remarquable.
Nouveau film sur la violence conjugale. Qui souffre grandement de la comparaison avec " Jusqu'à la garde". Virginie Efira et Melvil Poupaud délivrent la prestation attendue sans génie. C'est interminable et terriblement sans surprises. L'ennui finit par gagner. Un comble !
Un film avec de bons acteurs, l'histoire est assez intéressante, mais il manque le petit truc qui aurait pu en faire un très bon film, peut-être un peu plus d'introspection concernant le mari, qui est-il en dehors de son couple? quelle est son histoire, on ne voie jamais sa famille et son comportement avec elle, il n'est peut-être pas assez présent dans le film, il y a des longueurs; dommage;
Un beau scénario qui monte en puissance tout au long du film. Superbement interprété par Virginie Efira et Melvil Poupaud qui donnent une réelle densité aux personnages et a l'histoire. Protagonistes egalement superbement bien filmés (gros plans, arrières flous, etc...) Vraiment un beau moment de cinéma .... bien que quelque peu stressant....
A partir d'un canevas a priori très balisé, Donzelli construit un thriller psychologique haletant. Elle excelle particulièrement dans la transcription de la sensation d’étouffement progressif vécu par Blanche. (...) Donzelli s’approprie également le motif hitchcockien du doute au sein du couple – présent dans Soupçons ou Rebecca –, en le transformant. Ici, Blanche est en permanence dans une situation d’incertitude et d’indécision, tandis que le spectateur a le recul nécessaire pour appréhender ce qu’elle subit. Le scénario est habile dans le sens où il montre bien que Blanche est placée dans un état de sidération, comme hors d’elle-même et donc incapable de s’échapper.
La critique complète du Huzar sur le toit : https://lehuzarsurletoit.substack.com/p/lamour-et-les-forets-chronique-dune