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Pascale l
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4,5
Publiée le 27 février 2024
J'ai vraiment aimé ce film sur les relations de pouvoir entre un homme et une une femme . L'emprise et la manipulation y sont tellement bien décrites que j'ai eu le coeur serré durant tout le film.....ce qui est rare... Bien sûr, Virginie Efira est merveilleusement belle et excellente . Melvil poupaud est parfait et lui aussi tres beau. Un film prenant et bouleversant.
Très bon film, du suspense, de l'émotion. Le jeu d'acteur ici est magistral. Virginie Efira toujours aussi talentueuse et je découvre Melvil Poupaud que je ne connaissais pas et découvre un très bon acteur !
Un film avec un sujet très intéressant, qui était nécessaire. Les acteurs jouent merveilleusement bien, les images sont à couper le souffle et les décors sont sublimes, tout pour un film parfait (de mon point de vue). Mais le scénario est plat et l'histoire avance d'une façon plus qu'évidente. On anticipe facilement les prochaines actions de chaque personnages et ce qu'il va se passer. La façon dont sont représentés les choses sont très banals d'une emprise dans un couple, rien de nouveau de ce que nous avons pu voir sur les 10 dernières années. Nous arrivons a empatir avec Virginie Efira quant à son mari parfait sur le papier, qui devient jaloux, impulsif et voyeur. Durant tout le film, la tension monte d'une façon très intense (le mari devient de + en + violent, intrusif, pervers et vicieux), mais la fin des événements n'est limite "pas assez dramatique". spoiler: Je ne m'attendais pas à une fin au tribunal, quand 10 minutes auparavant il l'étranglait sur le lit.
Ce film montre tout de même la force de femmes victimes de pervers narcissiques, qui sacrifie tout pour tenter de retrouver une vie d'avant :)
Énorme déception de L’amour et les forêts dont je n'avais entendu que du bien. Mais on se retrouve finalement face à un film beaucoup trop cliché et un Melvil Poupaud, que j'adore en temps normal mais qui ici, ne joue pas super bien le “pervers narcissique”. Le tout forme donc un film prévisible, sans aucune surprise, même si je salue quand même les 30 dernières minutes qui montrent bien la difficulté de se séparer d'un homme de cet acabit. Mais bon, après avoir passé 1h devant un film aussi peu subtil et lourdingue, difficile de rentrer dedans et d'être transporté. Lourdingue, ça résume parfaitement ce film, dans le même registre j'ai nettement préféré un film comme Mon Roi avec Vincent Cassel. Bref, belle déception !
Déçue . Le jeu des acteurs est bon, mais en duo on n’y croit pas. L’emprise est mal restituée. le jeu est décalé. Et surtout les décors sont franchement mauvais.
« Si t’avais un petit peu d’amour pour moi tu ne m’aurais jamais laissé te traiter comme ça. Tu ne dois vraiment pas m’aimer beaucoup pour m’avoir laissé devenir ce monstre. »
A l’heure où la représentation inclusive est, à juste raison, un thème qui bouleverse le cinéma (et pourrait le bousculer encore un peu plus), je m’interroge quant à la surreprésentation des profs de français dans les films. Qu’en est-il des profs de math, de physique-chimie, de sport ? Ainsi, le personnage de Blanche, interprété par Virginie Efira tout comme sa jumelle Rose, est-elle une prof de français. Si je me pose cette question en regardant le début de L’Amour et les Forêts, c’est parce que je suis devenu moi-même professeur de français grâce au cinéma (en particulier le film P.R.O.F.S, Patrick Schulmann, 1985, merci de ne pas glousser) et que les vingt premières minutes sont ici insupportables de gnangnanterie, sans doute pour mieux ancrer le propos d’une descente au enfers qui part de très haut, depuis l’image de la perfection du couple amoureux, tendance Collection Harlequin, voire encore au-delà avec la petite chanson qui va bien. On sent par ailleurs l’influence du cinéma des années ’60/’70, Nouvelle Vague et Jacques Demy, jusque dans le grain et les poussières accrochées au cadre de la caméra (effet voulu?).
Passé la demi-heure, l’interprétation couplée de Virginie Efira et Melvil Poupaud finit par séduire et colle parfaitement bien aux dialogues entrecoupésspoiler: qui amorcent et décrivent méthodiquement le mécanisme central de l’histoire, fait de mensonges, d’isolement, de persuasion et de retournements de charge. Si j’essaie toujours d’extraire la phrase la plus percutante d’un film pour la poser en exergue, je dois reconnaître que l’exercice s’est ici révélé des plus difficiles, tant il y a de bouts de tirades qui rendent parfaitement bien compte de la perversion du manipulateur narcissique. « Regarde dans quel état tu me mets. »
Peu à peu, l’image change aussi et se fait plus prégnante, plus en adéquation avec le déroulement des événements, comme si le voile initial avait fini par se déchirer tout à fait pour montrer la réalité crue spoiler: d’une emprise qui se construit comme une toile d’araignée au fil des ans . On découvre alors une autre réalisation de la part de Valérie Donzelli, beaucoup plus subtile et recherchée, plus innovante aussi, notamment dans son jeu de lumières et, en mélangeant plongées et contre-plongées, la place donnée à l’espace intérieur, grand à force de vide, du domicile conjugal, ou bien encore par l’exacerbation de certains bruits pour souligner l’étouffement ou, enfin, pour le plan séquence final parfait.
Si Melvil Poupaud est excellent en pervers glaçant et méthodique, Virginie Efira irradie littéralement dans un rôle difficile, particulièrement casse-gueule, époustouflante de vérité et de dignité. Enfin, malgré un début déroutant de mièvrerie, sans doute voulu, Valérie Donzelli méritait, par sa maîtrise d’une narration visuelle crescendo, de figurer elle aussi en tant que nominée meilleure réalisatrice aux Césars 2024 pour un film fort et d’utilité publique.
Film un peu lent , mais l’emprise du mari sur sa femme est oppressante . Quelques longueurs mais on ressent bien le mal-être ,l’angoisse provoqués par ce mari pervers …
C'est dur à regarder Je l'ai regardé car je voulais le voir mais c'est pénible. Le sujet est dur et je ne regarderai plus de film de ce genre là Melvil Poupaud et Virginie Efira sont bien sûr excellents mais il faut vraiment vouloir faire ce type de film et avoir des raisons. Moi ça m'a fait mal au cœur.
« L’amour et les forêts » est un film poignant sur l’emprise que peut avoir un mari obsessionnel sur sa femme. C’est oppressant mais ca monte de fil en aiguille. Ce film se rapproche de « jusqu’à la garde » sans egaler ce dernier. Le duo Poupaud/Efira joue à la perfection.
Une femme tombe éperdument amoureuse d’un homme qui se révèle être différent au fil du temps. Le sujet est délicat et l’affiche suffisamment explicite pour que je me permette de le spoiler dans les lignes qui suivent. Son mari se dévoile petit à petit en pervers narcissique et manipulateur. Très compliqué dans un film de faire comprendre la progression insidieuse du contrôle de l’homme sur sa femme. Les ellipses de temps nécessaires à la construction du scénario peuvent empêcher de comprendre le processus d’emprisonnement psychique et peuvent donc se révéler contre productives. La première partie du film nous entraine dans un début de liaison idyllique, jusqu’à ressembler dans sa forme à une comédie musicale. Virginie Efira, on n’en doutait pas, est magnifique de justesse (elle joue aussi le rôle de sa sœur jumelle, autre facette de sa personnalité) et le film est parsemé d’idées de mise en scène. A voir si le sujet ne vous rebute pas.
Rarement un film n'aura retranscrit avec autant de force et de justesse ce que peuvent être l'emprise et la violence psychologiques d'un homme, parfait pervers narcissique interprété par un Melvil Poupaud glaçant, sur sa femme, femme forte et indépendante jouée par une Virginie Effira formidable. L'amour et les forêts brille par son écriture, très juste et très fine, et par sa mise en scène nerveuse, permettant de faire progresser la tension. L'évolution des personnages et de leur relation est particulièrement subtile et intelligente. Un film qui prend aux tripes et qui bouleverse.
Melvil Poupaud convient parfaitement, dans le rôle de Grégoire.
L'histoire fait peur et elle est très intéressante. Il y a beaucoup de suspense, et c'est un plaisir de se laisser porter par l'histoire.
Cependant, on a du mal à prendre parti pour Virginie Efira, qui joue le rôle de Blanche. En effet, celle-ci est loin d'être blanche, si l'on peut se permettre de faire un jeu de mots, étant donné qu'elle finit par tromper son mari. Du coup, pour moi, l'histoire perd un peu de son intérêt, même si le film reste un très bon film.
"L'Amour et les Forêts", réalisé par Valérie Donzelli, est une adaptation du roman éponyme d'Éric Reinhardt. Cette œuvre cinématographique, présentée en compétition officielle au Festival de Cannes 2023, plonge dans les méandres de la manipulation narcissique et de l'emprise conjugale. Le film, tout en étant poignant, suscite des sentiments mitigés, oscillant entre moments de grandeur et d'autres plus discutables.
Le récit suit Blanche, interprétée par une Virginie Efira impressionnante, qui retrace son histoire tragique à son avocate. De sa rencontre idyllique avec Grégoire (Melvil Poupaud) à la descente aux enfers due à la manipulation insidieuse de ce dernier, le film dépeint avec justesse et sensibilité les mécanismes de l'emprise conjugale. Efira incarne Blanche avec une simplicité et une authenticité déconcertantes, capturant les nuances de son personnage avec une subtilité admirable. Sa performance est indéniablement l'un des points forts du film, apportant une profondeur émotionnelle qui maintient l'intérêt du spectateur.
Melvil Poupaud, dans le rôle de Grégoire, livre une prestation tout aussi convaincante. Son personnage, bien que détestable, est interprété avec une complexité qui évite de tomber dans la caricature. Poupaud réussit à rendre tangible l'évolution du personnage, de l'amant charmant au tyran manipulateur, en passant par des moments de vulnérabilité qui ajoutent une dimension troublante à son rôle.
La réalisation de Donzelli est à la fois élégante et expressive, utilisant une caméra vibrante et flottante qui joue avec les couleurs et les textures pour illustrer les états émotionnels des personnages. La photographie de Laurent Tangy est magnifique, capturant la beauté et la tristesse des décors avec une maîtrise remarquable. Cependant, certains choix stylistiques peuvent sembler trop appuyés, risquant de détourner l'attention du spectateur du drame central.
Le scénario, coécrit par Audrey Diwan et Valérie Donzelli, est globalement solide, mais présente quelques faiblesses. Les dialogues sont souvent percutants, mais certaines scènes manquent de rythme et peuvent paraître redondantes. Le film aurait peut-être gagné à être légèrement raccourci pour maintenir une tension narrative plus constante. De plus, malgré l'efficacité de la mise en scène, certains aspects de la psychologie des personnages secondaires, comme la sœur jumelle Rose, interprétée également par Virginie Efira, auraient mérité un développement plus approfondi.
La musique de Gabriel Yared, discrète mais évocatrice, accompagne parfaitement les moments clés du film sans jamais les surcharger. Elle ajoute une dimension supplémentaire à l'atmosphère générale, soutenant habilement les émotions sans les manipuler.
"L'Amour et les Forêts" est une œuvre qui, malgré ses imperfections, réussit à capter l'attention grâce à des performances d'acteurs exceptionnelles et une réalisation soignée. Il offre une réflexion poignante sur l'emprise et la manipulation, tout en étant un peu trop académique par moments. Le film est un avertissement puissant sur les dangers de l'emprise conjugale, bien qu'il puisse sembler parfois trop didactique.
En conclusion, "L'Amour et les Forêts" est une œuvre respectable qui mérite d'être vue, ne serait-ce que pour les performances magistrales de Virginie Efira et Melvil Poupaud. Valérie Donzelli signe ici un film mature et engagé, qui, malgré quelques longueurs et choix discutables, parvient à toucher et à émouvoir. Une expérience cinématographique à apprécier pour ses moments de grâce autant que pour ses tentatives de traiter un sujet délicat avec sincérité et profondeur.