La Fin du jour
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pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 avril 2018
Un très beau film en forme d'hommage aux comédiens, porté (entre autre) par un Louis Jouvet encore et toujours excellent!
chapolin
chapolin

3 abonnés 52 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juillet 2016
Je ne me suis pas ennuyé une seconde ! Ce film n'a pas prit une ride si j'osais m'exprimer ainsi ... C'est un véritable chef-d’œuvre plein d'émotions et d'imagination. Les acteurs sont comme transfigurés par leurs rôles. Leurs regards sont fascinants. C'est une histoire tragique mais il y a comme une poudre d'humour subtil qui semble flotter dans l'air. Et dire que quelques mois après sa sortie, l'une des pires guerres de tous les temps éclatait ...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 31 décembre 2016
Les comédiens cabotinent et continuent de cabotiner à la maison de retraite entre troubles obsessionnels compulsifs et idées fixes de grandeur passée décadente. Ce n'est définitivement pas intéressant en tant que pseudo-histoire gribouillée sur un coin de nappe de restaurant après la troisième bouteille, alors pensez donc, un film entier dédié à cette chienlit d'une lenteur qui dégage un ennui soporifique rédhibitoire, on y pense même pas !

Déjà qu'on arrive pas à la regarder sans bailler, alors y penser... Certes, cela est regrettable pour Louis Jouvet, un acteur d'un charisme rare dans le cinéma français mais que voulez-vous, tout le monde peut se tromper, même les meilleurs. Michel Simon me semble pour sa part coincé dans son éternel numéro de vieux râleur pseudo-bégayeur pontificateur.

De toute façon, ce non-sens touche à sa fin, direction les oubliettes du cinéma français, section "c'était mieux avant mais pas toujours".
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mars 2017
Film sombre sur la vieillesse incarnée par des comédiens retraités. Splendide vision du désarroi de tous, à la fin d’une vie pleine de petites joies, de rancœurs, de remords, de mesquineries. Chacun ou presque se ment pour cacher beaucoup d’amertume et autant de résignation. Mise en scène sobre mais percutante, beaux dialogues, distribution éblouissante où Louis Jouvet est relativement en second plan par rapport à l’immense Michel Simon et au superbe Victor Fancen. Les femmes, jeunes ou vieilles, sont également brillantes. Un vieux grand film intemporel.
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 août 2024
Deux monstres sacrés du cinéma Français partagent l'affiche de cette réalisation de Julien Duvivier, Louis Jouvet et l'incomparable et talentueux Michel Simon. Une maison de repos pour anciens comédiens ou se retrouvent l'amitié, l'amour de la scène, mais aussi de vieilles rancœurs . Pas mal mais ce n'est pas non plus le monument auquel je m'attendais peut être un peu naïvement, mais rien que pour voir le duo Jouvet - Simon ca vaut le détour.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 avril 2023
C’est bien simple j’ai adoré cette histoire de maison de retraite peuplée par de vieux comédiens de théâtre à la retraite. Les différents personnages sont croqués de manière savoureuse et on se délecte de regarder ce bal d’acteur au soir de leur dernière représentation. Les situations sont inventives, les dialogues font merveilles et les acteurs les mettent en valeur. Il y a du rire, de la nostalgie, beaucoup de vie aussi et une folie entraînante. Une vraie perle à découvrir.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 octobre 2025
Considéré par Julien Duvivier comme son opus préféré ( avec son excellent - à mes yeux - " Poil de Carotte" ), " la fin du jour" s'inscrit dans la période la plus exceptionnelle du cinéaste, celle des années 1930.

Le scénario ( écrit par Charles Spaak) porte sur la vieillesse et le bilan de la vie. Le regard qu'on porte sur son parcours personnel. Ici c'est le destin de trois comédiens de théâtre qui ne connurent pas le succès qu'ils espéraient.

Le casting est remarquable ( presque inimaginable de nos jours ) : Louis Jouvet, Michel Simon et Victor Francen ( acteur belge qui fit une grande partie de sa carrière aux USA).

On n' est pas dans l'optimisme chez Duvivier et la vision de ses films peu laisser un sentiment d'amertume. " La fin du jour " ( 1939) ne fait pas exception et son titre donne le ton.

Voilà en tout cas un des classiques du cinéma français de la période !
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 novembre 2016
Charles Spaak, le scénariste phare de l’entre-deux guerres, alterne les films avec les deux réalisateurs majeurs de l’époque : Renoir et Duvivier. Là, c’est Duvivier qui livre un film personnel, son préféré, je crois... Malgré de grandes qualités, il n’a pas l’ampleur de ses films précédents (« La bandera », « la belle équipe », « Pépé la Moko » voire le très populaire « Don Camillo »)… même si l’homme s’engage franchement en faisant preuve d’un cynisme extrême qui lui vaudra un rejet de la critique et du public de l’époque.
Un film à redécouvrir. Max Robin dans Critikat en fait une belle synthèse : « Jouvet et Simon sont pourtant comme des poissons dans l’eau dans cette histoire de cabots vieillissants qui, au crépuscule de leur carrière (ils sont en maison de retraite), s’échangent hommages narquois et coups bas, et s’obstinent à faire durer les personnages qu’ils se sont créés pour exister. Les deux vedettes les plus populaires du moment rivalisent de présence non pour tirer la couverture à soi – le scénario est trop bien charpenté pour leur permettre une telle libéralité – mais pour user jusqu’à la corde le paradoxe du comédien. Dans ce petit monde du théâtre parisien vu depuis la coulisse des fins de carrière, le comédien est sans cesse en représentation devant ses semblables, feignant de ne pas ressentir sa propre disparition artistique et sociale. Le mouroir en faillite de « Saint-Jean-la-Rivière » abrite la fin de vie de cabots mais chacun joue encore, indéfiniment, son rôle – à la scène et à la ville, même combat contre l’oubli. Rôle peu glorieux pour le looser Cabrissade (Michel Simon, génial), rôle carrément pathétique pour Saint-Clair (Louis Jouvet), érotomane méphisophélique qui confond jusqu’au drame ses actes avec ceux du personnage dont il ne parvient pas à retirer le costume. Mais La Fin du jour, où les acteurs en jachère, en quête d’une gloire passée (Saint-Clair) ou rêvée (Cabrissade), confondent le réel, bien emmerdant, avec cette « scène » qui est toute leur vie, est aussi la comédie des masques qui tombent. Et la critique pas plus que le public de 1939 ne s’y sont trompés, qui accueillirent avec circonspection cet écrin pour les deux monstres sacrés de l’époque : si elle est souvent drôle et propose deux ou trois moments d’un brio indéniable, la comédie de Duvivier a déjà un pied dans la tombe…
Exploitant avec génie un casting en or massif et une cohorte d’acteurs, premiers ou seconds couteaux du théâtre et du cinéma de l’époque (ils sont nombreux à figurer à l’écran dans La Fin du jour), Duvivier réalise une fiction sur la vieillesse à une époque qui ne lui prête guère d’attention. La mort est certes présente dès les premiers mots et c’est elle qui aura le dernier – c’est bien naturel, et Duvivier joue avec humour du registre de la morbidité (voir la scène de mariage des vieillards, qui ressemble à un enterrement, en plus gai, ou encore l’épitaphe ironique de Marny lu devant lui par Cabrissade). Mais ce film, que Duvivier aimait beaucoup, est aussi un hommage aux acteurs, qui font preuve d’inventivité (une réunion nocturne et clandestine se transforme en véritable soviet sous l’impulsion d’un Michel Simon « indigné » avant l’heure), de lucidité (le personnage de Marny) et surtout d’une grande générosité : dans cet univers clos où tous les personnages oscillent entre la vérité de ce qu’ils sont et le mensonge de tous ceux qu’ils furent, c’est la transmission qui survit à leur narcissisme. Cabrissade (Michel Simon) aide le jeune scout, ce fils qu’il n’a jamais eu, alors que Marny adoube le jeune premier (François Perrier, dont c’est une des premières apparitions à l’écran) : la morale est sauve dans La Fin du jour, qui rompt momentanément avec le pessimisme des précédents chefs d’œuvre portés par Gabin.
Ce collectif de La Bandera ou La Belle Équipe, où tout le monde s’affronte et se bagarre, où tout finit mal, Julien Duvivier n’en veut plus, il marque une pause, et il jongle avec ses créatures. Il le fait avec une grande rigueur dans l’écriture, qui ne laisse voir ni ficelle ni raccourci, et un art du récit très structuré, admirablement introduit par un compte à rebours endiablé et un long (faux) travelling qui serpente de la scène à la coulisse, préfigurant la vision scindée, « clivée » dirait-on aujourd’hui, sur laquelle repose le film – ce paradoxe du comédien moderne entre la vraie vie, de galère et d’oubli, et un art du mensonge qui enjolive leur réel. Duvivier jongle avec la vie et la mort, le réel et sa représentation, l’humilité et l’orgueil, le personnage qu’on exhibe et celui que l’on cache, et joue avec ce « petit monde » qu’il connaît bien. Il montre tantôt l’avers flatteur mais fané de cette médaille, chargeant Saint-Clair/Louis Jouvet et Marny/Victor Francen d’en incarner les deux pôles extrêmes (le fanfaron et le modeste, pour faire court), et le revers sordide mais réaliste, que Michel Simon sublime dans des scènes taillées sur mesure. Le hasard seul sait qui gagnera à l’arrivée, le grand théâtre et ses égos démesurés ou les petits grouillots « sans grade » et autres souffleurs. Tous rejoignent en définitive les héros de La Bandera et de La Belle Équipe : sous leurs airs d’enfants gâtés et capricieux c’est une formidable aspiration à la liberté et au bonheur qu’ils expriment.... jusqu’à la fin. »
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 août 2018
Pendant longtemps mésestimé, le cinéma de Julien Duvivier est redécouvert depuis quelques années et les cinéphiles peuvent enfin goûter la douce noirceur de son cinéma. Désormais, on peut le considérer comme l’un des plus grands réalisateurs français du 20ème siècle. Parmi ses œuvres fondamentales, on trouve notamment cette Fin du jour qui évoque avec un mélange de tendresse et de cruauté la fin de vie de comédiens à la retraite. A la fois cri d’amour envers une profession qu’il adore, et en même temps peinture humaine largement teinté de noirceur, le métrage bénéficie de la prestation extraordinaire d’un casting quatre étoiles. Victor Francen est d’une justesse absolue en comédien intransigeant, mais voué à l’échec, Louis Jouvet est parfait en vieux beau sur le retour, tandis que Michel Simon écope du rôle le plus émouvant. Il s’agit d’une de ses meilleures prestations, preuve de son immense talent. La réalisation est faussement simple et déploie une maîtrise absolue des moyens cinématographiques. Bref, il s’agit assurément d’un chef d’œuvre à ranger aux côtés des grandes réussites de ce cinéma français alors en plein âge d’or. Divin.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 octobre 2008
En résumé drole cruel et émouvant.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 août 2022
Julien Duvivier rend un hommage nostalgique à tous ces comédiens de théâtre au crépuscule de leur vie, desservi par un récit brouillon, mais porté par un casting prestigieux.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mars 2026
Tout en nuances, cette dramédie dresse un portrait contrasté de la vieillesse et du travail de comédien. Quand certains vivent dans le passé, avec nostalgie ou orgueil (irrésistible Louis Jouvet en séducteur blasé), d'autres refusent de se résigner quitte à enjoliver une réalité chagrine (truculent Michel Simon). Alors que le théâtre réchauffe les coeurs, avive les émotions, offre de rêver, ses hérauts peinent à se détacher de leurs postures scéniques, à oublier les lumières grisantes, à accepter l'oubli du monde. Or, à cette peinture mélancolique d'un art paradoxal, se joint une réflexion sur la vanité des plaisirs égoïstes, sur le poids des remords ou des regrets, sur les plaies d'amour. Ainsi, en dépit de certaines séquences à la vraisemblance douteuse (les scouts ou la relation entre la vieille gloire et la jeune serveuse), une émotion sincère nimbe le récit, porté par de délicieux dialogues, tour à tour sarcastiques, amers ou romantiques. Un crépuscule faiblement lumineux, cruellement lucide.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2018
A travers la description d’une maison de retraite pour acteurs de théâtre, Jean Duvivier et Charles Spaak, montrent avec noirceur la dérive morale du spectacle. Le parallèle entre la vie et la scène est omniprésent dans l’opposition entre Saint-Clair (Louis Jouvet), séducteur narcissique qui confond en permanence comédie et réalité, et Marny (Victor Francen), acteur de grand talent, reconnu par ses pairs. Mais ce dernier ne rencontra jamais le succès car cantonné dans le classique (« mais qui va encore voir du Racine de nos jours ? »). Sa foi et sa carrière furent brisées lorsque sa femme le quitta pour Saint-Clair, avant de décéder dans des circonstances troubles qui le hantent. Déjà, en 1938, la gaudriole de boulevard et sa superficialité, l’emportaient sur les classiques (qui n’existent pratiquement plus dans la programmation des représentations de nos jours). Le regard pessimiste de Duvivier observe ce microcosme dont chaque élément attend la mort à sa façon, mais collectivement résignés (le premier plan est saisissant). Fait avec acuité, ce regard est aussi plein de tendresse. Etonnant pour un réalisateur que l’on disait misanthrope. Duvivier qui commença au théâtre, connu la honte d’un immense trou en pleine représentation. Ainsi Cabrissade, formidablement interprété par Michel Simon, c’est un peu lui, surtout lorsqu’il nous rappelle d’une phrase, que les acteurs nous permettent de rêver et d’oublier la tristesse de la vie quotidienne. Son spoiler: oraison funèbre
lue par Marny (Francen génial dans cette scène), sera reprise dans « Les nouveaux monstres ». Charles Spaak obtient le prix du meilleur scénario à Venise. Sans atteindre le génie des œuvres majeures de jean Renoir ou du tandem Marcel Carné-Jacques Prévert, Julien Duvivier, qui est à mon sens le troisième grand du cinéma français, réalise avec « La fin du jour » un très grand film.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 avril 2017
Film traitant du métier de comédien spoiler: (la glorification dont Saint-Clair a besoin, le malheur par l’absence de reconnaissance que ressentent Marny et surtout Cabrissade…)
et de la vieillesse, La Fin du jour est une belle réussite de Julien Duvivier portée par des grandes figures du cinéma français (Louis Jouvet, Michel Simon, Victor Francen) et de magnifiques dialogues signés Charles Spaak.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2017
Louis JOUVET (Saint-Clair) , Michel SIMON (Cabrissade) , Victor FRANCEN (Gilles Marny) , Madeleine OZERAY (Jeannette) Gabrielle Dorziat , Gaston MODOT ....
Une pléiade d'acteurs des années 1930-1950. un film qui se regarde et se déguste de part les rôles et les dialogues truculents. Un film de cabots !
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