Voilà un film très particulier, qui sort vraiment des sentiers battus. Un peu confus au début, mais une fois qu’on rentre dedans, l’ensemble devient assez intéressant. Une sorte de chronique malaisante et troublante sur la solitude à notre époque, dans laquelle chacun peut finalement retrouver un peu de lui-même.
Le réalisateur Raoul Dattola a pratiquement tout fait sur son film : réalisation, scénario, photographie, effets visuels, montage, production, musique, mixage… assez impressionnant. L’interprétation est également de qualité, même si aucun des acteurs ne m’était connu.
Au final, un film étrange, singulier, parfois déroutant, mais qui peut finalement parler à chacun d’entre nous.
J'ai arrêté le film après une quarantaine de minutes. Malgré toute ma bonne volonté, je n'ai jamais réussi à entrer dans l'histoire. Les personnages m'ont laissé complètement indifférent et le récit m'a paru beaucoup trop lent. J'avais l'impression d'assister à une succession de scènes sans véritable fil conducteur ni tension.
J'aime les films qui me donnent envie de connaître la suite, où les personnages ont un objectif clair et où chaque scène fait avancer l'intrigue. Ici, je me suis surtout ennuyé.
Je suis également surpris par certaines critiques extrêmement enthousiastes. En consultant plusieurs profils, j'ai remarqué que certains comptes semblaient n'avoir publié qu'un seul avis, celui de ce film. Cela m'a interpellé, même si chacun est évidemment libre de son opinion.
Pour ma part, cette expérience n'a malheureusement pas fonctionné. Je suis resté totalement extérieur au film et je n'ai pas eu envie d'aller jusqu'au bout.
En faisant un film choral, le portrait de plusieurs personnages, R. Dattola cherche à évoquer la solitude avec des comportements divers. Le point commun est un psychanalyste mais dans sa globalité, le scénario n'a pas de liant fluide. Tout est trouble, parfois expérimental et hallucinatoire, sans vraiment de fond et de développement cohérent. Avec une réalisation chaotique, une interprétation quasi amateur, la tentative reste incompréhensible et donc, ratée.
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2,5
Publiée le 4 juillet 2026
« La vraie liberté, c'est quand on est seul qu'on la trouve. » « Solitarium » est comme un film à sketches avec plusieurs segments qui se succèdent autour de la solitude de plusieurs personnes. Un thème récurrent qui est plus ou moins évident en fonction des histoires. C'est très marqué pour l'histoire de cet ermite qui a tout quitté pour vivre seul dans la nature. Un aperçu qui n'a pas un grand intérêt. Il y a ensuite une vendeuse qui se lâche suite aux remarques misogynes de plusieurs hommes. C'est plutôt amusant, mais j'aurais voulu que ça aille encore plus loin. Je ne vais pas détailler toutes les histoires, qui sont variées au niveau du contenu, mais surtout au niveau de l'ambiance, entre le fantastique, le burlesque et l'onirisme. Je crois que le passage sur l'entretien d'embauche totalement farfelu, avec plusieurs couches d'absurde, est mon préféré. Dans l'ensemble, c'est inégal et probablement un peu trop long, mais je n'ai pas passé un mauvais moment.
Franchement, j’ai passé un super moment devant Solitarium. Je suis pas critique, mais j’ai vraiment bien rigolé, surtout pendant la scène de l’entretien d’embauche qui part en vrille totale et aussi la scène du psy qui essaye de rester sérieux, sans parler de la peluche.. Les personnages sont tous attachant, et ça m’a fait oublier que j’étais au ciné. Bref, si vous voulez un film qui détend et qui fait sourire, foncez !
J’ai vu Solitarium en avant-première en janvier 2025 au cinéma Stella de Janzé — le même lieu où j’avais découvert Tripeman quand Raoul Dattola n’était qu’un adolescent ; quelle incroyable évolution !
Tout le long du film, on ressent la vision précise du réalisateur : l’esthétique, ciselée par des jeux de lumière subtils et des cadres oscillant entre vastes paysages et gros plans intimes, s’allie à une bande-son signée Mr Dattola lui-même, qui s’immisce tout en délicatesse dans l’émotion. L’ensemble offre une expérience visuelle et sonore rare au cinéma.
Si le rythme général m’a parfois paru se suspendre — notamment dans deux ou trois séquences contemplatives un peu longues — ces respirations permettent aussi de plonger plus profondément dans l’univers intérieur des personnages. On sent que ce film prend le temps de laisser résonner ses images et ses silences, quitte à jouer avec notre patience pour mieux surprendre ensuite. Mais il est évident que ce film est destiné au cinéma pour que l’expérience puisse prendre tout son sens.
Impossible de ne pas évoquer le jeu et la direction d’acteurs ! Que ce soit pour ne nommer qu'eux, Anita Del Sol, Gwendal Audrain, Eddy Del Pino ou Gabriel Guillerit, leur authenticité renforce l’âme de ce récit, sans jamais éclipser la vision d’ensemble.
Je tiens à saluer particulièrement la prestation d’Eddy Frogeais, magistral en psychologue qui atteint subitement un éveil spirituel. C’est cette séquence qui me revient le plus souvent, tant pour la justesse de son jeu que pour le message philosophique qu’elle délivre.
Au final, Solitarium se révèle être un bijou du cinéma indépendant : exigeant, visuellement somptueux et profondément humain. Même si quelques respirations m’ont laissé le temps de réfléchir au rythme, je me suis surtout senti emporté par la poésie et la puissance philosophique du film.
Mais plus encore que son esthétique ou ses performances, Solitarium est un film philosophique qui joue sur la vérité et le mensonge. Comme le dit l’un de ses personnages :
« Peut-être que finalement la vérité n’est pas si terrible que ça, elle n’est pas bien intéressante d’ailleurs. C’est peut-être pour ça que le mensonge existe, lui au moins il nous vend du rêve… »
C’est précisément là la force de Solitarium : prendre une vérité ordinaire, a priori banale, et lui donner la magie d’un mensonge de cinéma. Le film parvient à rendre chaque instant de sincérité aussi fascinant et enveloppant qu’une fable onirique.
En quittant la salle, je n’avais plus envie de dissocier la réalité du songe : Solitarium m’a prouvé que la vérité, lorsqu’elle est racontée avec talent, peut vendre autant de rêve que le plus beau des mensonges.
Je fais parti de ceux qui attende la prochaine oeuvre de Mr Dattola avec une grande impatience !
J'ai réellement apprécié ce film qui sort indéniablement de l'ordinaire. La creativité et la qualité sont au rendez-vous, le tout sur un thème qui ne laisse personne indifférent ; la liberté, ce qu'on en fait, ce qu'on y cherche, ce qu'on peut y trouver. Encore bravo !!
Solitarium est un voyage visuel poétique. À travers une mise en scène délicate et un univers onirique envoûtant, il capte avec sensibilité l’essence de la solitude dans notre société moderne. Porté par des plans artistiques semblables à des tableaux vivants, des silences qui résonnent comme une confession intime et des regards qui en disent long, ce film ne se contente pas de décrire l’isolement ; il l’habite, le transforme et nous invite à le ressentir dans toute sa profondeur à travers ses différents personnages. Des personnages, à la fois fragiles et puissants, qui évoluent dans un monde où la frontière entre le réel et l’imaginaire s’efface, nous laissant entrevoir la beauté cachée derrière la mélancolie. Solitarium nous rappelle que même dans la solitude il existe toujours une lumière, un espoir, une connexion possible.
Très beau film avec une musique envoutante et un message fort ! J'ai été le voir en avant première et ne fut pas déçu que ce soit pour le jeu des acteurs, pour l'histoire, la musique ou la mise en scène ! Je conseille fortement
Film très riche, qui aborde de nombreux sujets universels (sociaux, politiques, psychologiques, existentiels...) et qui pourra donc satisfaire n'importe quel cinéphile. Les acteurs sont tous talentueux, et, cinématographiquement parlant, le processus créatif est exceptionnel: il a été porté par un homme qui cherche à maîtriser tout les métiers du cinéma (producteur, cadreur, scénariste, directeur photo, monteur, musique, son, effets visuels et sonores, etc....), et ceci en Bretagne avec des moyens très modestes. Bref, c'est un vrai film d'auteur.
Certes, cela ne suffit pas à en faire un bon film, mais force est de constater que le résultat final est impressionnant.
Suffisamment impressionnant pour donc être considéré, avec le nombre de casquettes que Raoul Dattola a endossé, comme l'un des plus grands films d'auteur de l'histoire du cinéma, littéralement. Le meilleur ? Évitons la compétition dans le domaine artistique (évitons la compétition tout court d'ailleurs (il y en a bien assez de nos jours...)).
On peut difficilement faire film plus personnel. Si vous avez une idée, je suis preneur.
Un film rare et unique en son genre Peut être le plus "film d'auteur" de l'histoire de tout les films d'auteur.
Foncez-y , un Bijou, tout simplement. Ou plutôt un collier de 5 bijoux (il est composé de 5 histoires qui s'entremêlent), chacun aura sa préférence, mais le ton est si différent qu'il est difficile de croire qu'on puisse sortir de la salle sans y trouver son compte.
Vu en avant-première, on passe par plein d'émotions, introspection onirique , rire... même si j'ai pas tout saisi c'est le genre de film qui marque et auquel on repense souvent. A revoir pour saisir toutes les subtilités. Les personnages sont attachants malgré/grâce à leur problèmes, le travesti , le somnambule, la mère célibataire, le petit garçon, le psy... Image très belle .Pour un premier film c'est vraiment super, réalisateur et acteurs à suivre !!
Un film surprenant qui fait réfléchir et qui nous entraîne dans les méandres de l'esprit humain à travers plusieurs courts métrages filmés avec un oeil indéniablement aguerri. Des images superbes. Un point de vue dur avec une expression onirique. La nature toujours présente avec tout ce qu'elle a de beaux, de sauvage et de cruel. Le talent brut du réalisateur mérite d'être diffusé. Un film qui sort des sentiers battus et que ça fait du bien. Bravoooo !!! Longue vie .
Un film original, avec des bons comédiens et des personnages attachants. Un film qui invite à réfléchir. Un grand bravo au réalisateur qui a aussi écrit la musique.
j'ai eu la chance de découvrir Solitarium en salle au cours d'une avant-première. Cinéma expérimental, film à sketchs ou compilation de films courts abordant la thématique de la solitude sous différents aspects. Si on peut être troublé par la singularité de sa narration et certaines ruptures de rythme, on ne peut rester indifférent à son originalité , à ses qualités esthétiques, et une direction d'acteur soigné. Mais lorsque que l'on connait un peut le parcours passionné et obstiné du jeune Raoul Dattola qui a tenu à bout de bras ce projet plusieurs années, en assumant quasiment tous les postes créatifs (scénario, réalisation, post production, effet spéciaux, musique...) avec un budget microscopique, On mesure la prouesse et le talent immense d'un futur grand. Aux dubitatifs, j'invite à visionner sa précédente réalisation diffusé sur you tube : Parias un série de 6 x 52 mn. Je souhaite un bel avenir à ce réalisateur aussi créatif que libre.
Vu en avant première Le thème nous touche forcément et les façons dont Raoul Dattola l'aborde avec ses différents personnages par l'humour, la tragédie, la dérision et une certaine violence aussi m'ont séduite, m'ont fait rire, m'ont émue. Sa façon de filmer ses acteurs dont on le sent proche m'a beaucoup plu, on les sent dans leur élément et ils sont tous très bons. Bref j'ai beaucoup aimé !!!