Du fioul dans les artères
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Du fioul dans les artères" et de son tournage !

Une étincelle née du confinement

Le réalisateur Pierre Le Gall a eu l'idée du film lors du premier confinement. Marqué par des reportages sur les métiers indispensables mais peu valorisés, il s'est passionné pour la fierté professionnelle des routiers. Afin d'ancrer son récit dans le réel, il s'est basé sur l'enquête sociologique Routiers de Jean-Claude Raspiengeas et est parti directement sur les routes aux côtés d'un véritable chauffeur.

Un coup de foudre sur Instagram

Pour dénicher l'interprète de Bartosz, l'équipe a organisé des castings à Varsovie. Mais le réalisateur avait déjà eu un déclic bien avant en découvrant une photo insolite de l'acteur polonais Julian Świeżewski sur les réseaux sociaux : il y posait en casquette et survêtement sur une cuvette de WC avec un chiot dans les bras ! Lors de son audition, le comédien a d'emblée confirmé cette évidence.

Une transformation physique exigeante

Ne parlant pas un mot de français avant le film, Julian Świeżewski a dû apprendre ses répliques à l'oreille et phonétiquement lors des premiers essais. Pour s'imprégner de la fatigue et du mode de vie de son personnage de camionneur, l'acteur a également pris dix kilos et a cessé de se raser pendant six mois avant le tournage.

Des camions comme des personnages à part entière

La cheffe décoratrice Anne-Sophie Delseries et le réalisateur ont conçu les poids lourds comme de véritables reflets psychologiques des héros. Le camion d'Étienne, bleu et sobre, est équipé d'une remorque bâchée qui vibre au vent pour apporter une touche charnelle. À l'inverse, le camion rouge de Bartosz arbore une panthère sur sa remorque pour évoquer une forme d'érotisme et d'animalité.

Un dispositif de mise en scène très restreint

Pour filmer au plus près la rudesse du quotidien et maintenir la sensation de mouvement malgré l'imposante taille des véhicules (18 mètres de long pour 44 tonnes), le chef opérateur Antoine Cormier a privilégié la caméra à l'épaule. La caméra ne quitte jamais l'intérieur du camion afin de faire ressentir au spectateur l'enfermement de la cabine, transformant le film en un véritable « anti-road movie » sans ligne de fuite horizon.

Une bande originale à contre-emploi

Pour incarner le souffle et les émotions contenues d'Étienne, Pierre Le Gall tenait absolument à utiliser un instrument à vent : la clarinette. La composition de la musique originale a été confiée à Paul Sabin. Venant de l'univers de la musique technologique et de la techno, ce dernier signait là sa toute première œuvre pour des clarinettistes !

Les secrets de tournage des films les plus populaires lors des 30 derniers jours
  • Les Misérables (2026)
  • Karma (2026)
  • Notre salut (2026)
  • Heart Of The Beast (2026)
  • Digger (2026)
  • Moulin (2026)
  • Garance (2026)
  • Le Fantôme de l'Opéra (2026)
  • Hope (2026)
  • Le Corset (2026)
  • La Gradiva (2026)
  • Verity (2026)
  • Minotaure (2026)
  • Ni vue, ni connue (2026)
  • Papa où t'es ? (2026)
  • The Social Reckoning (2026)
  • La Maison de nos rêves (2026)
  • Clayface (2026)
  • Malfaisante (2026)
  • Ducobu et le fantôme de Saint-Potache (2026)