Purdey et Makenzy sont demi-frère et sœur, causent gras, font leurs courses au Lidl du coin en tongs trop grandes et robe beaucoup trop moulante (pour Purdey, on précise), et doivent affronter l'absence de leur mère qui s'est encore fait la malle. Si Purdey veut rebondir et commencer à subvenir aux besoins de la famille, Makenzy est encore dans le déni et enchaine les délits en attendant un potentiel retour de la maman... Il pleut dans la maison est un film qui parle des banlieusards fauchés de Belgique, des gamins dans une frontière vicieuse du "trop aisés pour aller en foyer" et "trop pauvres pour avoir un logement salubre", mais surtout qui parle du lien ultra-puissant qui peut unir une fratrie dans la misère la plus dure, dans l'abandon le plus total (ils ne peuvent compter sur personne). Également frangins dans la vie, Purdey et Makenzy (qui ont gardé leur nom à l'écran) sont le coup de cœur de ce drame social, étant instantanément criant de vérité et de sincérité, un carton plein jusque dans la dernière minute (volontairement ouverte, aussi frustrant soit le procédé "instant de vie, sans la suite"). La photo est très soignée, et on ne s'étonne pas d'apprendre que la jeune Paloma Sermon-Daï vient du documentaire, et signe un premier film fictif d'une véracité désarmante. On peut facilement transposer cette détresse sociale et cet amour fraternel inconditionnel au-delà de la frontière belge, et se sentir investi par l'envie de savoir ce que sont devenus les Purdey et Makenzy fictifs... Un très joli premier film, illuminé par son binôme d'acteurs !
Découvert à la semaine de la critique à Cannes en 2023, Il pleut dans la maison est le second film de la réalisatrice belge Paloma Sermon-Daï. Il fait suite au documentaire Petit Samedi sorti en juin 2023, consacré à son frère Damien "Samedi", racontant comment ce dernier tentait de se libérer de ses addictions.
La réalisatrice passe à la fiction avec un film dans une veine très réaliste, proche du documentaire, racontant l’été d’un frère et d’une sœur, inspiré de ses souvenirs de jeunesse. Deux adolescents, Makenzy et Purdey Lombet (également frère et sœur dans la vraie vie), sans père et avec une mère absente, livrés à eux-mêmes. Pendant que Purdey trouve un job d’été comme femme de ménage dans une résidence de vacances, son frère préfère glandouille avec son pote, entre parties de PS4 et petits larcins.
Il pleut dans la maison est une jolie et tendre chronique sociale tournée en Wallonie, aux abords du lac de l'Eau d'Heure, là d’où est originaire la réalisatrice. Un film touchant et sans pathos, avec une petite bande d’acteurs non professionnels qui joue juste, incarnant parfaitement ces ados désœuvrés dans la langueur estivale. Une réalisatrice à suivre !
C'est un film belge à la façon des frère Dardenne : un frère et une sœur qui doivent se débrouiller seuls quelques jours après la disparition de leur mère. A mi-chemin entre film et documentaire, le spectateur se laisse facilement prendre par le quotidien de ces deux ados. C'est réalisé avec talent et efficacité, les interprétations des deux protagonistes sont très justes, il ne manque qu'une véritable trame pour donner une plus longue portée au film. Intéressant.
Purdey et Makenzy vivent dans leur petite maison, livrés à eux même malgré leur jeune âge. Dans un village, reculé et pauvre, ils rêvent d’un avenir meilleur. Images magnifiques et réalisation très réussie.
Ce portrait d'un adolescent et de sa grande soeur livrés à eux-mêmes par la faute d'une mère imprévisible et instable est touchant. Les deux acteurs principaux sont excellents. La jeune femme a un regard d'une amertume déjà adulte. Le regard de son frère qui oscille entre éclairs malicieux, malaise et angoisse est tout aussi fascinant. Makenzy Lombet a l'étoffe d'un futur grand acteur.
Une maison insalubre, une maman souffrant d'alcoolisme, des enfants livrés à eux-mêmes, tel est le cadre d' "Il pleut dans la maison", œuvre portant sur la condition humaine et la misère sociale. La simplicité du scénario se confondant à une situation semblable à celles que connaissent ces innombrables familles dysfonctionnelles, détruites de l'intérieur par les malheurs causés par l'alcool et autres drogues, le film pose son regard sur ces laissés pour compte, ceux auxquels on ne pense pas et qui, pourtant, sont en première ligne pour encaisser ses ravages : Les enfants. Les conditions du milieu influençant ce que nous devenons, Paloma Sermon-Daï s'intéresse à leur réaction face à la souffrance quotidienne qui les accable ; est-on aimé par cet adulte constamment absent ? N'est-il pas censé nous protéger, nous réconforter, nous accompagner ? Au final, chacun réagit comme il peut. Pour s'en sortir il faut ce qu'il faut. Et si la violence n'est jamais loin, nous voyons ou est sa source. L'immense qualité du film est d'avoir compris ce que c'est, que de vivre avec une personne alcoolique, à tendance autodestructrice. On est bien nulle part, on se sent partout à l'écart. Surtout, on ne veut pas rentrer.
Paloma Darai continue son exploration de la France des no man s land frontalier avec cette galerie de personnage en désherance. Une soeur et son frère livrés à eux mêmes et qui chacun cherche son chemin entre balade en zone nautique et petits boulots et combines. Les deux acteurs sont également frères et soeurs à la ville ce qui produit une belle alchimie à l'écran. Le film tourne un peu en rond sur sa fin avec des questions restées sans réponse et une morale pas toujours très facile à comprendre...
Pendant un été deux adolescents sont livrés à eux-mêmes. Mère défaillante et absente, l'affection d'une soeur pour son frère et la volonté de s'en sortir, pauvreté qui côtoie un monde plus prospère.
Si vous avez l'occasion d'aller voir ce"film". N'y allez pas....rien n'est bien. Pas d'histoire pas de casting pas de fin pas de musique on comprend rien de ce qu'il disent en plus. c'est nul nul nul.
Prometteuse Paloma Sermon-Daï Il pleut dans la maison comme dans le cœur de cette famille monoparentale (ou zéro-parentale) de la campagne belge imaginée par la très jeune Paloma Sermon-Daï : les cigarettes et le shit, la malbouffe, la glande, la petite délinquance, les pétages de plomb des uns et des autres, j’ai cru à tout et me suis laissé séduire par le jeu des acteurs, toujours juste. Le scénario reste en permanence ouvert, le film peut bifurquer à tout instant, la chute est ouverte. Une grande maitrise et la révélation d’un vrai talent de cinéaste. #ilpleutdanslamaison #palomasermondaï Plus de critiques sur www.ericdugelay.com
Ni queue ni tête, une sombre maison, des fumeurs, pas d histoire, mou, et on reste sur sa fin... Frustrant d inviter Quelqu un a le voir pour... Perdre son temps
Absolu coup de cœur pour ce film! Enfin un film dit "social" sensible et poétique. D'une justesse impressionnante, grâce à l'intelligence de sa réalisatrice et ses supers comédiens. Si le film passe à côté de chez vous, ne le manquez surtout pas !! Vous pourrez vous vanter d'avoir vu le premier film de cette grande cinéaste en devenir.
Pas vraiment de scénario, mais une belle réalisation. Dans l'esprit des Dardenne sans la magie. C'est très louable de faire jouer des comédiens non professionnels mais il faudrait au minimum leur apprendre à articuler. Déçu .j'en attendais autre chose
Super belle performance d'acteur et d'actrice pour les deux rôles principaux (et pour leur premier rôle). Ce film est une très bonne surprise. Pas de scénario hyper original mais une interpretation étonnante pour des premier rôle tout en finesse et en nuance.