Il pleut dans la maison
Note moyenne
3,2
195 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

32 critiques spectateurs

5
2 critiques
4
7 critiques
3
13 critiques
2
8 critiques
1
0 critique
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 avril 2024
Makenzy, quinze ans, et Purdey, de deux ans son aînée, sont frère et sœur. Laissés à eux-mêmes par une mère alcoolique, dans une maison qui tombe lentement en ruines, ils n'ont d'autre alternative que de s'assumer. Makenzy s'est acoquiné avec un autre adolescent de son âge, Donovan, et commet avec lui de menus larcins. Purdey a trouvé un job d'été dans une résidence hôtelière et rêve d'indépendance à l'approche de sa majorité.

"Il pleut dans la maison" m'a évoqué "Leurs enfants après eux" de Nicolas Mathieu, prix Goncourt 2018. J'y ai retrouvé la même ambiance estivale, les mêmes bords de lac balnéaires (dans les Vosges pour Nicolas Mathieu, dans le Hainaut pour ce premier film d'une jeune réalisatrice belge) et surtout la description d'une même jeunesse blanche désœuvrée de la France périphérique, loin de celle des banlieues si souvent et si caricaturalement filmées.

J'aime les films estivaux. Ils ont un parfum immédiatement reconnaissable. Ils sentent l'ambre solaire, la sueur, le sel ou le chlore : "La Piscine", "L'Eté meurtrier", "L'Eté en pente douce", "L'Année des méduses"... J'aime aussi ces héros adolescents qui sortent de l'enfance pour entrer dans l'âge adulte, de "La Fureur de vivre" à "Bande de filles" en passant par "Bonjour Tristesse", "Les Quatre Cent coups", "Le Péril jeune" ou "Les Roseaux sauvages".

Le premier film de cette réalisatrice belge, qui fait tourner son neveu et sa nièce, avait donc tout pour me plaire, jusqu'à son naturalisme revendiqué : les deux acteurs, demi-frère et demi-sœur dans la vraie vie, y jouent sous leur propre prénom. Le problème est que rien ne s'y passe. Le scénario, soit par paresse, soit par parti-pris, ne raconte rien. Le film commence, le film s'achève après une heure vingt à peine sans avoir vraiment commencé, comme si sa mise en route avait été trop longtemps retardée. Entre ces deux points, rien ne se tend ; pas le début d'une intrigue ne se noue, sinon celle vite expédiée de l'agression commise par Makenzy, sous le coup de la haine de classe, contre un gamin plus nanti que lui.

On aurait aimé aimer "Il pleut dans la maison" ; mais encore eût-il fallu qu'Il pleut dans la maison nous donne des raisons de l'aimer.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mars 2024
Paloma Sermon-Daï, la réalisatrice de Il pleut dans la maison, connaît bien le petit coin de Wallonie où se déroule son film. Surtout au beau milieu de l'été, caniculaire (malheureusement, on ne ressent qu'assez peu cette grande chaleur à l'écran). Un frère et une sœur se débrouillent tant bien que mal en l'absence d'une mère volatile et le long-métrage nous les montre à la fois seul(e) ou ensemble, dans une continuité de scènes impressionnistes qui ne parviennent que difficilement à passionner, eu égard à ce qu'on a pu voir dans le passé au cinéma sur le même thème. La réalisatrice, qui ne se réclame pas du cinéma social belge et qui avoue plutôt son goût pour le cinéma indépendant américain, s'appuie beaucoup sur ses deux personnages principaux, adolescents qui ont gardé leur prénom de la vie réelle et qui se connaissent bien puisque demi frère et sœur, mais on ne peut pas dire, en revanche, qu'elle réussisse à donner vie aux rôles (très) secondaires, dont la mère, qui ne fait que passer sans laisser une quelconque impression. La sincérité de la cinéaste n'est pas en cause mais sa volonté de montrer le contraste entre l'insouciance d'une zone touristique et la précarité du monde autour n'est pas tout à fait à la hauteur de ses ambitions.
dejihem
dejihem

155 abonnés 708 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 avril 2024
Film sans intérêt. Les personnages évoluent très peu. Surpris qu’il ait eu un prix à Cannes. Ne perdez pas votre temps avec ce film.
Ufuk K

617 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2024
"Il pleut dans la maison" en compétition l'an dernier au festival de Cannes (semaine de la critique) est un drame social convenable. En effet même si le scénario est assez limpide et que celui-ci tourne parfois en rond, la réalisatrice belge Paloma Sermon-Daï livre aux spectateurs un regard sensible et assez réaliste sur une jeunesse belge précaire et désorientée avec deux jeunes acteurs non professionnels juste dans leur rôle (Makenzy Lombet et purdey lombet)
Bromston
Bromston

5 abonnés 24 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 avril 2024
J'adore ce titre et il résume bien le propos du film : la "maison" (au sens propre et au sens large) fuit de partout et la stigmatisation sociale joue à plein. Mais rien de misérabiliste dans le propos : ce frère et cette soeur sont vivants, sensibles, magnifiques,.On ne sait pas ce qu'ils deviendront, mais on a passé un beau moment avec eux, merci à eux et à la réalisatrice.
oooooooooo
oooooooooo

108 abonnés 115 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2024
Film qui s'inscrit dans une tendance très spécifique du naturalisme courant au cinéma dont la première pierre d'édification est l'emploi "d'acteur/trice" dans leur "propre" rôle. C'est un gage de vérité assurément. On peut défendre la pertinence du dispositif. Mais n'est ce point aussi un raccourci bien confortable. Car mettre devant une caméra des individus, quelque soit ce dont ils peuvent témoigner, quelque soit l'intérêt qu'on peut porter à leur nature, avec quelques indications de dramaturgie, et laisser la caméra capturer ce qu'elle peut, n'est ce pas à peu près le niveau zéro du cinéma si l'on songe en vis à vis au cinéma pur ?
Ce qui ne veut pas dire que le résultat est indigent. Loin de là. On suit avec un interêt contenu mais constant ce chemin dont on ne comprend cependant pas bien où il mène. Dans le même contexte, avec les mêmes protagonistes, un documentaire aurait eu probablement beaucoup plus de force d'impact.
Stranger Flash
Stranger Flash

2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 avril 2024
Ce premier film de fiction de la part de la réalisatrice Sermon-Daï propose une vision centrée sur la vie d'une sœur et de son frère, Purdey et Makenzy, s'approchant de leurs vies d'adultes. Le spectateur fait face à un tableau intimiste de ces adolescents qui côtoient la précarité quand leur mère n'arrive pas à s'occuper d'elle. Malgré la plus grande sincérité que dégage ce film, donnant parfois l'impression de côtoyer le documentaire, je ne suis pas arrivé à rentrer dans celui-ci. Le manque de scénario me fait difficilement m'attacher aux personnages, j'ai parfois eu l'impression de ne pas les comprendre, malgré la très grande proposition d'introspections, tant leur vie est singulière. La performance de Purdey Lombet se démarque des autres, permettant une connexion plus importante avec son personnage. Le film, quant à lui, ne dure qu'une heure vingt, mais pâtit de sérieux problèmes de rythme avec une fin me laissant de marbre. Il est tout de même ponctué de scènes marquantes.
Finalement, ce film nous présente une tranche de vie, d'un frère et une sœur qui peinent à se frayer une place dans notre monde ; qui rebutera pas mal de personnes par sa construction abstraite.
amafu
amafu

10 abonnés 180 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 avril 2024
Beaucoup de scènes répétitives dans le film, ça tourne beaucoup en rond, et je me suis demandée quand donc il y allait avoir un semblant d'action (même si ce n'est évidemment pas un film d'action !) mais devant cette mère absente et alcoolique, rien ne se passe du tout. La jeune fille est mature, réfléchie, elle songe à son avenir, au contraire de son jeune frère qui vit au jour le jour et cherche des excuses à sa mère. Mais que font donc les services sociaux ? Est ce que dans la réalité on laisse une situation pareille sans intervenir, je ne pense pas....
P.Collet
P.Collet

9 abonnés 53 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 avril 2024
Souffrant d'un manque flagrant de scénario et de rythme, ce film qu'on devine sincère dans sa démarche (raconter une tranche de vie de deux futurs adultes dans un milieu social pas jojo) peine à captiver le spectateur. La mise en image, l'interprétation plutôt bonnes ne suffisent pas vraiment. Heureusement, il ne dure que 1h20.
FaRem

10 571 abonnés 11 448 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juillet 2024
Le titre n'est pas une image, car il pleut littéralement dans la maison de Purdey et Mak, deux adolescents livrés à eux-mêmes pendant que leur épave de mère est quelque part ailleurs. On n'a pas trop d'informations sur leur situation, mais ce que l'on sait suffit à nous faire une idée de leur vie. Une vie que la jeune femme bientôt majeure veut quitter, mais sans laisser son petit frère derrière elle. Purdey est mature et prête à sacrifier son avenir tandis que Mak est puéril et enchaîne les conneries. Comme le veut le genre d'une tranche de vie, les enjeux du film ne sont pas très importants, et ce même si leur avenir est en jeu. Dans la lignée de son docufiction, Paloma Sermon-Daï propose un drame authentique et minimaliste sur le passage à l'âge adulte avec une précarité qui ne définit pas ces personnages et qui n'est pas utilisée pour faire du pathos. J'ai parfois eu du mal avec les scènes sur Mak et son pote, mais celles avec Purdey sont touchantes en raison de sa naïveté et de sa fragilité. L'ensemble manque évidemment un peu de consistance, mais c'est pas mal.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 avril 2024
C’est l’attachement d’une sœur à son frère qui retient particulièrement l’attention dans cette relation familiale qui bat sérieusement de l’aile. La mère, une fois encore est partie on ne sait où ( elle reviendra, mais dans quel état ?... ) et la fratrie doit alors se reconstituer. Makenzy a bien des défauts, sauf celui de médire de sa mère contrairement à sa grande sœur qui souhaite vivement prendre le large. Si le duo devenu presque un couple force l’intérêt, il demeure malgré tout exsangue . Nullement abouti dans cette perspective familiale esquissée à l’origine dans l’oubli plus que dans l’absence, marque probante du dysfonctionnement du foyer. Paloma Sermon-Daï prend fait et cause pour la fratrie, sans trop s’aventurer dans le hors-cadre, où elle avait semble-t-il encore beaucoup à dire …
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Graham Stuart
Graham Stuart

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 avril 2024
Les deux acteurs jouent merveilleusement bien, surtout pour leur premier film c'est rare, j'ai beaucoup aimé !
Emy8282
Emy8282

3 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2024
Gros coup de cœur pour ce film!
Je ne sais pas si la réalisatrice raconte l’histoire de ces deux jeunes en partant d’évènements et de circonstance qu’elle a vécu…mais c’est rare au cinéma quand on parle de famille ainsi que de précarité d’avoir autant d'empathie.
Dans la bande annonce on voit déjà la qualité du film, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi beau, aussi touchant. Bravo
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mai 2024
Prix French Touch du Jury de la Semaine de la Critique 2023, "Il pleut dans la maison" suit le quotidien d'une adolescente de 17 ans qui doit se débrouiller seule pour subvenir à ses besoins et celui de son petit frère de 15 ans depuis que leur mère est partie s'installer ailleurs. Ce récit d'une jeunesse qui veut devenir trop vite adulte est mené avec une certaine justesse bien que la réalisatrice peine à surpasser son film de la simple chronique.
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 avril 2024
Il pleut dans la maison est un film touchant, qui dépeint avec beaucoup de justesse une jeunesse désœuvré et livrée à elle même. L'écriture du duo adolescent, et de leur trajectoire est particulièrement juste, et parvient à évoquer toutes les souffrances liées à la pauvreté, et toutes les contraintes que cela impliquent dans leur vie. Le fait d'avoir casté des frère et sœur se voit à l'écran, tant la complicité du duo illumine l'écran. On peut regretter le choix de scénario spoiler: amenant à l'agression d'un jeune
, qui peut se justifier par la violence symbolique induite par un choc de classes sociales, mais qui jette le flou sur la psychologie du personnage et sur le point de vue de l'autrice.
Les meilleurs films de tous les temps