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Samuel Delcroix
1 abonné
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2,5
Publiée le 27 juillet 2026
Pas vraiment de scénario, mais une belle réalisation. Dans l'esprit des Dardenne sans la magie. C'est très louable de faire jouer des comédiens non professionnels mais il faudrait au minimum leur apprendre à articuler. Déçu .j'en attendais autre chose
Francesco Sossai propose un road movie à l’ancienne : pas de GPS narratif, juste deux types paumés qui avancent sans trop savoir pourquoi. Le duo principal, deux vieux communistes un peu largués, c’est à la fois drôle et touchant.
Prometteuse Paloma Sermon-Daï Il pleut dans la maison comme dans le cœur de cette famille monoparentale (ou zéro-parentale) de la campagne belge imaginée par la très jeune Paloma Sermon-Daï : les cigarettes et le shit, la malbouffe, la glande, la petite délinquance, les pétages de plomb des uns et des autres, j’ai cru à tout et me suis laissé séduire par le jeu des acteurs, toujours juste. Le scénario reste en permanence ouvert, le film peut bifurquer à tout instant, la chute est ouverte. Une grande maitrise et la révélation d’un vrai talent de cinéaste. #ilpleutdanslamaison #palomasermondaï Plus de critiques sur www.ericdugelay.com
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3,0
Publiée le 13 juillet 2024
Le titre n'est pas une image, car il pleut littéralement dans la maison de Purdey et Mak, deux adolescents livrés à eux-mêmes pendant que leur épave de mère est quelque part ailleurs. On n'a pas trop d'informations sur leur situation, mais ce que l'on sait suffit à nous faire une idée de leur vie. Une vie que la jeune femme bientôt majeure veut quitter, mais sans laisser son petit frère derrière elle. Purdey est mature et prête à sacrifier son avenir tandis que Mak est puéril et enchaîne les conneries. Comme le veut le genre d'une tranche de vie, les enjeux du film ne sont pas très importants, et ce même si leur avenir est en jeu. Dans la lignée de son docufiction, Paloma Sermon-Daï propose un drame authentique et minimaliste sur le passage à l'âge adulte avec une précarité qui ne définit pas ces personnages et qui n'est pas utilisée pour faire du pathos. J'ai parfois eu du mal avec les scènes sur Mak et son pote, mais celles avec Purdey sont touchantes en raison de sa naïveté et de sa fragilité. L'ensemble manque évidemment un peu de consistance, mais c'est pas mal.
Super belle performance d'acteur et d'actrice pour les deux rôles principaux (et pour leur premier rôle). Ce film est une très bonne surprise. Pas de scénario hyper original mais une interpretation étonnante pour des premier rôle tout en finesse et en nuance.
Pendant un été deux adolescents sont livrés à eux-mêmes. Mère défaillante et absente, l'affection d'une soeur pour son frère et la volonté de s'en sortir, pauvreté qui côtoie un monde plus prospère.
Purdey et Makenzy vivent dans leur petite maison, livrés à eux même malgré leur jeune âge. Dans un village, reculé et pauvre, ils rêvent d’un avenir meilleur. Images magnifiques et réalisation très réussie.
C'est un film belge à la façon des frère Dardenne : un frère et une sœur qui doivent se débrouiller seuls quelques jours après la disparition de leur mère. A mi-chemin entre film et documentaire, le spectateur se laisse facilement prendre par le quotidien de ces deux ados. C'est réalisé avec talent et efficacité, les interprétations des deux protagonistes sont très justes, il ne manque qu'une véritable trame pour donner une plus longue portée au film. Intéressant.
Prix French Touch du Jury de la Semaine de la Critique 2023, "Il pleut dans la maison" suit le quotidien d'une adolescente de 17 ans qui doit se débrouiller seule pour subvenir à ses besoins et celui de son petit frère de 15 ans depuis que leur mère est partie s'installer ailleurs. Ce récit d'une jeunesse qui veut devenir trop vite adulte est mené avec une certaine justesse bien que la réalisatrice peine à surpasser son film de la simple chronique.
Il pleut dans la maison est un film touchant, qui dépeint avec beaucoup de justesse une jeunesse désœuvré et livrée à elle même. L'écriture du duo adolescent, et de leur trajectoire est particulièrement juste, et parvient à évoquer toutes les souffrances liées à la pauvreté, et toutes les contraintes que cela impliquent dans leur vie. Le fait d'avoir casté des frère et sœur se voit à l'écran, tant la complicité du duo illumine l'écran. On peut regretter le choix de scénario spoiler: amenant à l'agression d'un jeune , qui peut se justifier par la violence symbolique induite par un choc de classes sociales, mais qui jette le flou sur la psychologie du personnage et sur le point de vue de l'autrice.
Ni queue ni tête, une sombre maison, des fumeurs, pas d histoire, mou, et on reste sur sa fin... Frustrant d inviter Quelqu un a le voir pour... Perdre son temps
Makenzy, quinze ans, et Purdey, de deux ans son aînée, sont frère et sœur. Laissés à eux-mêmes par une mère alcoolique, dans une maison qui tombe lentement en ruines, ils n'ont d'autre alternative que de s'assumer. Makenzy s'est acoquiné avec un autre adolescent de son âge, Donovan, et commet avec lui de menus larcins. Purdey a trouvé un job d'été dans une résidence hôtelière et rêve d'indépendance à l'approche de sa majorité.
"Il pleut dans la maison" m'a évoqué "Leurs enfants après eux" de Nicolas Mathieu, prix Goncourt 2018. J'y ai retrouvé la même ambiance estivale, les mêmes bords de lac balnéaires (dans les Vosges pour Nicolas Mathieu, dans le Hainaut pour ce premier film d'une jeune réalisatrice belge) et surtout la description d'une même jeunesse blanche désœuvrée de la France périphérique, loin de celle des banlieues si souvent et si caricaturalement filmées.
J'aime les films estivaux. Ils ont un parfum immédiatement reconnaissable. Ils sentent l'ambre solaire, la sueur, le sel ou le chlore : "La Piscine", "L'Eté meurtrier", "L'Eté en pente douce", "L'Année des méduses"... J'aime aussi ces héros adolescents qui sortent de l'enfance pour entrer dans l'âge adulte, de "La Fureur de vivre" à "Bande de filles" en passant par "Bonjour Tristesse", "Les Quatre Cent coups", "Le Péril jeune" ou "Les Roseaux sauvages".
Le premier film de cette réalisatrice belge, qui fait tourner son neveu et sa nièce, avait donc tout pour me plaire, jusqu'à son naturalisme revendiqué : les deux acteurs, demi-frère et demi-sœur dans la vraie vie, y jouent sous leur propre prénom. Le problème est que rien ne s'y passe. Le scénario, soit par paresse, soit par parti-pris, ne raconte rien. Le film commence, le film s'achève après une heure vingt à peine sans avoir vraiment commencé, comme si sa mise en route avait été trop longtemps retardée. Entre ces deux points, rien ne se tend ; pas le début d'une intrigue ne se noue, sinon celle vite expédiée de l'agression commise par Makenzy, sous le coup de la haine de classe, contre un gamin plus nanti que lui.
On aurait aimé aimer "Il pleut dans la maison" ; mais encore eût-il fallu qu'Il pleut dans la maison nous donne des raisons de l'aimer.
Purdey et Makenzy sont demi-frère et sœur, causent gras, font leurs courses au Lidl du coin en tongs trop grandes et robe beaucoup trop moulante (pour Purdey, on précise), et doivent affronter l'absence de leur mère qui s'est encore fait la malle. Si Purdey veut rebondir et commencer à subvenir aux besoins de la famille, Makenzy est encore dans le déni et enchaine les délits en attendant un potentiel retour de la maman... Il pleut dans la maison est un film qui parle des banlieusards fauchés de Belgique, des gamins dans une frontière vicieuse du "trop aisés pour aller en foyer" et "trop pauvres pour avoir un logement salubre", mais surtout qui parle du lien ultra-puissant qui peut unir une fratrie dans la misère la plus dure, dans l'abandon le plus total (ils ne peuvent compter sur personne). Également frangins dans la vie, Purdey et Makenzy (qui ont gardé leur nom à l'écran) sont le coup de cœur de ce drame social, étant instantanément criant de vérité et de sincérité, un carton plein jusque dans la dernière minute (volontairement ouverte, aussi frustrant soit le procédé "instant de vie, sans la suite"). La photo est très soignée, et on ne s'étonne pas d'apprendre que la jeune Paloma Sermon-Daï vient du documentaire, et signe un premier film fictif d'une véracité désarmante. On peut facilement transposer cette détresse sociale et cet amour fraternel inconditionnel au-delà de la frontière belge, et se sentir investi par l'envie de savoir ce que sont devenus les Purdey et Makenzy fictifs... Un très joli premier film, illuminé par son binôme d'acteurs !
Découvert à la semaine de la critique à Cannes en 2023, Il pleut dans la maison est le second film de la réalisatrice belge Paloma Sermon-Daï. Il fait suite au documentaire Petit Samedi sorti en juin 2023, consacré à son frère Damien "Samedi", racontant comment ce dernier tentait de se libérer de ses addictions.
La réalisatrice passe à la fiction avec un film dans une veine très réaliste, proche du documentaire, racontant l’été d’un frère et d’une sœur, inspiré de ses souvenirs de jeunesse. Deux adolescents, Makenzy et Purdey Lombet (également frère et sœur dans la vraie vie), sans père et avec une mère absente, livrés à eux-mêmes. Pendant que Purdey trouve un job d’été comme femme de ménage dans une résidence de vacances, son frère préfère glandouille avec son pote, entre parties de PS4 et petits larcins.
Il pleut dans la maison est une jolie et tendre chronique sociale tournée en Wallonie, aux abords du lac de l'Eau d'Heure, là d’où est originaire la réalisatrice. Un film touchant et sans pathos, avec une petite bande d’acteurs non professionnels qui joue juste, incarnant parfaitement ces ados désœuvrés dans la langueur estivale. Une réalisatrice à suivre !