Father
Note moyenne
3,8
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25 critiques spectateurs

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vidalger

387 abonnés 1 326 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mai 2026
Un film extrêmement émouvant qui interroge subtilement le spectateur sur sa propre attitude face à un tel drame. Après les scènes d’exposition, le drame qui frappe cette famille fait démarrer effectivement le film et plonge dans le désarroi intime de ces parents frappés dans leur chair, dans les conséquences en chaîne et dans les mécanismes de culpabilité.
Le procès qui s’ensuit donne une tournure au film qui désarme en grande partie les tensions exacerbées du début du film qui, dès lors, perd en partie son intérêt. Excellente interprétation.
Direct-actu.fr

409 abonnés 583 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mai 2026
Présenté comme l’un des drames européens les plus marquants de ces derniers mois, Father de Tereza Nvotová impressionne autant par sa maîtrise formelle que par sa violence émotionnelle contenue. Le film s’attaque à un sujet extrêmement sensible, celui d’un drame familial capable de pulvériser en quelques secondes une existence entière. Pourtant, la réalisatrice refuse constamment le sensationnalisme. Elle préfère observer les conséquences invisibles, celles qui rongent lentement les êtres humains bien après le choc initial.

Michal (Milan Ondrík) et Zuzka (Dominika Morávková) apparaissent d’abord comme un couple ordinaire, avec ses habitudes, ses automatismes et son équilibre fragile. Puis le récit bascule progressivement dans une forme de vertige psychologique. Tereza Nvotová construit alors une expérience profondément immersive où le spectateur est enfermé dans la perception du personnage principal. Les longs plans-séquences participent énormément à cette sensation d’étouffement. La caméra semble respirer avec les personnages, suivre leurs hésitations, leurs silences et leurs moments de rupture intérieure sans leur laisser le moindre espace de fuite.

L’une des grandes forces de Father réside dans sa manière de traiter la culpabilité. Le film ne cherche ni à manipuler l’émotion, ni à imposer un jugement moral simpliste. Il montre plutôt comment une conscience humaine peut devenir un espace de destruction permanente. Les sons du quotidien, les objets les plus ordinaires, les trajets habituels prennent peu à peu une dimension anxiogène. Le travail sonore devient alors essentiel dans la construction du malaise. Chaque respiration, chaque bruit mécanique ou silence prolongé participe à cette impression de fracture mentale progressive.
Milan Ondrík livre une performance particulièrement impressionnante par sa retenue. L’acteur évite les débordements démonstratifs pour privilégier quelque chose de plus intérieur, presque dissocié. Face à lui, Dominika Morávková apporte une douleur différente, plus silencieuse, mais tout aussi écrasante. Le film observe ainsi un couple qui tente encore d’exister malgré un traumatisme qui contamine désormais chaque interaction.

Au-delà de son sujet, Father interroge surtout la fragilité du cerveau humain et la manière dont un événement peut modifier définitivement notre rapport au réel. Sans jamais tomber dans le voyeurisme, Tereza Nvotová signe une œuvre lourde, oppressante et profondément humaine, qui laisse derrière elle un malaise durable bien après la projection.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

239 abonnés 1 559 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juin 2026
En Slovaquie un drame va faire imploser un couple.
Le film est une prouesse technique il s’articule autour de longs plans-séquences asphyxiants.
Un côté volontairement immersif qui ne m’a absolument pas touché. Je n’ai pas ressenti la moindre empathie pour les personnages. Je dois être un monstre.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

193 abonnés 625 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juin 2026
Ai vu « Father » de la réalisatrice slovaque Tereza Nvotova. Ce qui marque de suite, c’est la mise en scène des 9 longs et très beaux plans séquences, très chorégraphiés, qui sont souvent surprenants et entrecoupés d’inserts noirs. La caméra est au plus près (trop) des visages des comédiens et toujours en mouvement. Ce qui flanche immédiatement c’est un scénario trop explicite et qui ne fait jamais confiance au spectateur, en cela les scènes d’expositions sont pénibles car tout est sur-ligné pour annoncer la catastrophe, la scène au tribunal n’est pas très crédible et bâclée et la fin en queue de poisson est d’une facilité désarmante. Le tout dégage très peu d’émotion. Mais je dois quand même avouer que j’ai été captivé par les explications du « syndrome du bébé oublié » et que c’est avant tout son traitement cinématographique qui a souvent retenu mon attention. Michal est très beau (Milan Ondrik), il est PDG d’une entreprise et avec sa femme Zuzska (Dominika Maravkova) ils ont une adorable petite fille qu’ils élèvent dans une superbe maison. Un jour de canicule, Michal oublie de déposer sa fille à la crèche et celle-ci va rester toute une journée en plein soleil dans la voiture. Ce n’est pas l’évènement dramatique qui est le centre du film. Le principal sujet est comment le couple va-t-il sur-vivre avec le poids des médias, de la famille et de l’entourage amical, à cet accident… La caméra est amoureuse de Milan Ondrik, c’est indéniable. Son charisme, sa subtilité de jeu, ses ambivalences captivent le spectateur pendant les 90 minutes. La bande sonore est toute aussi travaillée que l’image et amène de l’étrange à cette histoire moins banale qu’on ne le croit. J’aurais aimé plus de subtilité dans l’écriture et un éventail émotionnel plus large pour vraiment me laisser surprendre par l’histoire tragique de cet homme qui se débat entre la culpabilité, l’incompréhension, la sidération et la douleur. La réalisatrice extrêmement douée ne prend pas assez de recul avec sont sujet et est souvent à la mauvaise distance avec sa caméra. Scénaristiquement trop distancié et mal fichu et cinématographiquement trop proche de ses personnages mais très élaboré.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

35 abonnés 312 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 juillet 2026
"«Glauque»
J’avoue ne pas comprendre pourquoi je me suis infligé ce film slovaque, de qualité, mais sur un sujet (que je ne connaissais pas) glauquissime spoiler: d’un père qui oublie son enfant de 2 ans dans sa voiture  par 40 degrés.
On imagine la suite et les conséquences terribles pour lui, son couple, son entourage. spoiler: Je spoile, désolé,
mais si je peux vous éviter cette situation horrible je le fais. Ma note concerne le sujet et non la qualité du film qui est plutôt bien fait comme le montre la note des spectateurs (3,9)"
Agathe Zeblues
Agathe Zeblues

2 abonnés 36 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mai 2026
Je ne sais pas si c'est la canicule ou le film, mais je n'ai pas dormi de la nuit après avoir vu FATHER. C'est un film qui pose la question que nous craignons toutes dans nos pires cauchemars. Le fait que la réalisatrice soit une femme m'a étrangement rassurée. Des plans-séquences d'une tension extrême. Un film de l'Est filmé à l'américaine. Je valide.
Marion Cine
Marion Cine

3 abonnés 14 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 septembre 2026
Wow quelle claque. Ce film devrait servir de prévention pendant l’été et montrer à quel point ta vie ne tient qu’à un fil et surtout comment on est être démoli après un drame pareil.
Fabien M.
Fabien M.

2 abonnés 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 avril 2026
Au cœur du long-métrage, l’interprétation principale est un véritable tour de force. Le protagoniste habite l'écran avec une vulnérabilité désarmante, incarnant un père tiraillé entre ses erreurs passées et un désir désespéré de connexion. C'est cette authenticité qui rend le film si déchirant : on ne regarde pas des acteurs, on observe des âmes en quête de lumière.
PetrosB
PetrosB

2 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 mai 2026
Des plans séquences de toute beauté nous plonge dans un drame familial à l'atmosphère suffocante. L'acteur principal est bluffant d'intensité mais un petit conseil avant d'y aller: attention à ne pas lire la presse pour ne pas vous faire spoiler un moment charnière du film auquel je ne m'attendais pas du tout! Pour moi une future grande réalisatrice.
Franceesteve
Franceesteve

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2026
Avec Father, Tereza Nvotová aborde le syndrome du bébé oublié à travers une mise en scène immersive fondée sur de longs plans-séquences et un travail sonore minutieux qui plongent le spectateur dans la culpabilité d’un père brisé. Refusant autant le jugement moral que le mélodrame, le film privilégie l’intime et suit le lent effondrement psychologique d’un homme en quête impossible de pardon, porté par l’interprétation tout en retenue de Milan Ondrík. Une œuvre austère mais puissante, qui interroge avec intelligence la responsabilité, la mémoire et la complexité du traumatisme.
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