Marguerite n'a qu'une passion dans la vie, les mathématiques. Lorsque celle-ci se trouve mise à défaut lors de l'argumentation de sa thèse, son monde s'effondre. Ella Rumpf campe à merveille cette surdouée, inadaptée sociale, mais qui va peu à peu s'ouvrir aux autres. Le film intéressera beaucoup les amateurs de théorèmes mais pas que...Il dresse le portrait touchant de cette jeune femme au caractère rigide spoiler: qui va utiliser son esprit cartésien pour des activités lucratives . Anna Novion arrive à capter la sensibilité de cette étudiante quelque peu formatée par la course à l'excellence. Très bon film.
Qu'elle belle surprise! alors que les films francais d'aujourdh'ui ne sont pour la plupart que soit une litanie de gags bidons et politiquement correctes, soit de la propagande calibrée, voilà un film intelligent et sensible. Le sujet - la recherche en math - peut effrayer la plupart, mais Marguerite est un personnage attachant qui vit des moments compliqués. On ne comprend rien aux équations mais ce n'est pas le sujet. Le film transmet la passion et l'effort surhumain nécessaire pour évoluer dans ce monde d'hyper abstraction. Les acteurs ont un jeu impecable, on y croit à 100%. On voit aussi une tranche de vie à la légendaire ENS. Je conseille à 200%
Anna Novion a réalisé ce film en oubliant les conseils de Flaubert et Stendhal: coupez, châtrez, amaigrissez la copie. Bon c’est dit. L’idée scenaristique est bonne, on vibre et on croit à cette jeune mathématicienne qui galère. Hélas la seconde partie est un peu assommante de formules de maths à rallonge. Et on voit venir le dénouement de très loin. Daroussin qui est à la ville le compagnon de Novion a du se retenir de la conseiller. Dommage on aurait gagné en vivacité.
une fille coincée, lunette, cheveux gras, fan de math va découvrir qu'elle a besoin d'un mec pour que sa vie sois complète. on est pas dans un sketch mais bien dans un film qui se prend aux sérieux. bourrées à rebord de clichés, ridicule dans sa réalisation, personnage extrêmement creux, inintéressant et impossible à aimer, extrêmement prévisible. à part quelques vannes qui sauve un nauffrage totale, tout le film est un clichés embulant d'un gros ennuie. bon pour finir dur m6 à coter des telefilm et de comédie romantiques
Je ne suis pas objectif, j'ai fait des études de mathématiques et j'aime toujours cette discipline que je pratique en loisir maintenant.
Je trouve ce film excellent car il laisse le temps au temps, il aurait pu être bâclé. Mais non, on ressent le désarroi de cette jeune chercheuse lorsqu'elle échoue à la présentation de sa thèse. Son monde s'écroule.On va l'accompagner peu à peu dans son retour ... au sommet.
La musique du film est aussi excellente et ajoute une à l'atmosphère "thriller" du film.
Enchanté. Tout d'abord, par le thème. Mais également par l'idée de placer une femme au milieu de ce monde si masculin et d'y briller de façon si efficace.
Déçu aussi. Car ces moments n'ont duré qu'une poignée de minutes. Le Théorème de Marguerite va choisir dans ce monde des équations, des chiffres et de la logique, de se développer autour du caractère de son personnage principal en pleine crise d'adolescence à l'aube de ses 28 ans.
Dès lors, le monde des chiffres disparaît pour laisser place à la découverte d'un monde qu'elle ne connaissait encore passpoiler: (majong, rencontres, boîtes de nuit, travail au noir) le tout traité de façon superficielle (reine de majong, égoïsme sans conséquence sur les relations, mentor sibyllin) mais parsemé de quelques blagues qui feront un bien fou tant l'ennui s'est déjà installé. Le spectateur a bien du mal à se situer dans ce monde, et il est difficile, si ce n'est impossible de comprendre les objectifs de Marguerite.
Lorsque le film enchaine sa troisième partie, il se perd à nouveau avec un contenu largement convenu, s'appuyant à nouveau (bis repetita) sur les défauts de son personnage principal. Généralement, on s'attendrait à ce qu'une série de 10 saison ait ce genre de problème. Non, c'est un bel exemple qu'un film de 1h50 peut également avoir ces problèmes.
Dommage que la fraternité entre scientifiques ne soit pas plus exploré et mis en avant.
Si le film pêche par manque de crédibilité, il n'en reste pas moins captivant avec cette jeune femme douée en maths et qui, malgré un échec va tenter de trouver les failles d'un théorème . La partie ENSP est aussi intéressante que la suite qui veut un peu tourner la page de la scolarité. On a un peu du mal à croire à ce virage a 180 degré qui va l'amener aux jeux clandestins et à la vente d'article mis de sport. Les acteurs sont bons, la réalisation correcte pour un ensemble que l'on suit avec plaisir.
« Le théorème de Marguerite » (2023), le 3ème long métrage de la réalisatrice franco-suédoise Anna Novion, est à fuir si on n’a pas quelques affinités avec les mathématiques. Marguerite (Ella Rumpf), 25 ans, fille unique d’une professeure de maths abandonnée par son mari, est la seule fille en Doctorat de Mathématiques à l’Ecole Normale Sup sous la direction de Laurent Werner (Jean-Pierre Darroussin) qui vient d’accepter un autre doctorant Lucas (Julien Frison). Lors d’une démonstration devant sa promotion, Marguerite commet une erreur et réagit brutalement en quittant la salle et en démissionnant de l’ENS sans même être soutenue par son maître de thèse. Elle vit alors en colocation avec Noa (Sonia Bonny), une jeune danseuse, dans le quartier chinois où elle gagne sa vie en jouant au mah-jong qu’elle a « modélisé ». Le rêve de Marguerite étant de pouvoir démontrer l’assertion formulée en 1742 par Goldbach (disant que tout nombre entier pair supérieur à 3 peut s’écrire comme la somme de 2 nombres premiers), elle va passer des jours et des nuits dans ses formules mathématiques. Lucas la rejoindra de temps en temps pour l’aider et il lui dira que son professeur Werner – assez ambigu voire machiavélique - a en fait le même souhait qu’elle ! Margueritte y arrivera-t-elle seule ou avec l’aide de Lucas ? Manifestement les mathématiciens semblent bien misogynes et travailler seuls non pour la gloriole mais pour le simple plaisir de prouver quelque chose … Ici on pourrait au début du film évoquer une forme d’autisme / HPI, Marguerite ayant la figure d’une première de la classe mal fagotée… mais en fait sa colocation avec Noa et la présence de Lucas montreront que ce n’est pas le cas. Un sujet difficile mais un film intéressant à découvrir.
Anna Novion nous surprend d'abord avec cette romance mathématique qui tient autant du thriller scientifique que du récit d’apprentissage. Ella Rumpf y incarne avec justesse une jeune chercheuse aussi passionnée qu’introvertie, qui accomplit sa thèse comme une quête existentielle et obsessionnelle..... Mais le scénario un peu trop convenu la conduira vers la résolution prévisible d’une double équation : trouver la solution à son travail de recherche et découvrir l'effervescence des premiers émois amoureux.....
Le Théorème de Marguerite réussit le tour de force d’être centré sur une mathématicienne, sans pour autant nécessiter d’aimer les mathématiques pour se plonger dedans. Bien que les calculs soient totalement incompréhensibles pour le commun des mortels, on est en totale effervescence quand Marguerite est en train de résoudre des problématiques. Il y a une dose d’excitation plaisante pour savoir si elle va réussir à aller jusqu’au bout. Bien entendu, quand cela n’est pas le cas, on partage avec elle sa frustration.
La force de ce film est qu’on partage la passion de Marguerite pour les mathématiques. On comprend ce qui la porte dans cet amour, et cela en devient transmissible. Cela va jusqu’à comprendre que cette flamme peut aller jusqu’à la consumer. La frustration de ne pas tout réussir la plonge dans un cercle négatif.
Au-delà de cet aspect, on ne peut que s’attacher à Marguerite. Son intelligence créée une barrière entre elle et le monde. Cela en devient même touchant. Il faut dire qu'Ella Rumpf est excellente dans ce rôle.
La partie relation sociale occupe donc une place prépondérante. Pour l’entourer nous avons droit à un casting convaincant à l’image de Jean-Pierre Darroussin, Clotilde Courau et Julien Frison. Elle fait son possible pour ne pas vivre en autarcie malgré qu'elle communique de manière laborieuses avec l'extérieur. La véritable difficulté pour Marguerite n’est pas de résoudre un problème, mais d’arriver à vivre sa vie.
Celle-ci est d’ailleurs étonnamment riche. Il aurait été des plus ennuyeux de suivre une mathématicienne enfermée dans un bureau, mais ce n’est pas le cas. En voulant se libérer de la prison des grandes écoles, Marguerite prend une voie atypique qui pimente l’histoire.
Comédie tendre française, comme on en produit à la pelle avec son lot de personnages caricaturaux et de retournements de situations prévisibles, Même Darrousin n’a pas vraiment l’air d’y croire. Mignon et rassurant.
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3,0
Publiée le 4 mars 2024
« Tracer une limite entre ce que l'on sait et ce que l'on ne sait pas. » Marguerite sait beaucoup de choses, mais elle veut toujours aller plus loin pour accomplir l'objectif de sa vie à savoir résoudre la conjecture de Goldbach. Lorsque tout ne se passe pas comme prévu, c'est tout son travail qui est remis en cause... Une crise d'adolescence tardive qui va lui ouvrir les yeux sur plein de choses et lui faire découvrir le « vrai » monde loin des mathématiques. "Le théorème de Marguerite" n'est pas un film sur les maths et il n'est pas nécessaire d'être un cerveau pour l'apprécier, c'est le portrait d'une femme en quête d'excellence, mais surtout en quête de soi, car sans critiquer ce caractère obsessif pour les maths, Anna Novion veut montrer qu'il y a autre chose dans la vie. Un épanouissement qui passe par ce qu'elle aime faire, mais aussi par le contact des autres. Cependant, la structure narrative fait plutôt penser à celle d'un simple film romantique avec comme point de départ le cliché de l'inadaptée sociale qui se dévergonde peu à peu. Bref, c'est pas mal, mais un peu trop classique dans les grandes lignes.
Ai vu "Le théorème de Marguerite" d'Anne Novion. Marguerite (Ella Rumpf), fille de prof de maths, est à Normal Sup où elle prépare sa thèse sur un sujet particulièrement pointu et ardu (la conjecture de Goldbach) sous la gouverne de son directeur de thèse (Jean-Pierre Daroussin) peu scrupuleux et qui croit de moins en moins en elle. Se sentant trahie, Marguerite abandonne tout pour se retrouver, se reconstruire et devenir un génie du Mah-jong. Le sujet, assez proche de celui de "La voie royale" est assez nouveau dans le cinéma français. Après un début très académique, lent et auquel le spectateur doit adhérer à des facilités de scénario, le film devient de plus en plus personnel et original. La frénésie, la folie, la découverte d'un monde inconnu sont très bien traités et le décor du XIIIème arrondissement et de son quartier chinois se prête bien mieux à la mise en scène d'Anne Sauvion, que le décor de l'Ecole Normale, son amphithéâtre et sa bibliothèque qui figent totalement le film dans un académisme et un déjà vu ennuyeux. C'est à partir de la rencontre avec Noa, jeune femme danseuse qui va cohabiter avec Marguerite que le film trouve son élan. L'interprétation intense et finement articulée d'Ella Rumpf nous fait croire tout de suite à ce personnage atypique, introverti, mal à l'aise dans son corps et à la limite de l'inadaptation sociale qui se noie et s'oublie dans les mathématiques. Le pauvre Jean-Pierre Daroussin hérite d'un rôle difficile puisque le spectateur ne peut "acheter" qu'un Directeur de thèse spoiler: lâche son élève et la "trahit" à quelques semaines de la présentation finalespoiler: . L'histoire d'amour est tout aussi improbable et dommageable. Mais dans ce long métrage il y a de vraies idées, un univers personnel et de belles trouvailles de mise en scène (particulièrement l'appartement qui se transforme peu à peu en tableau noir qui aspire toute vie).
Une pépite.... un film plein de grâce, des acteurs plein de profondeur, tout en intériorité et authenticité , de l'inattendu, de l'humour, de l'émotion . Ce film étincelle par rapport à tout ce qui passe sur nos écrans actuellement, c'est surprenant , passionnant et émouvant. Un savoureux morceau de vie et de jeunesse. Courez-y !!