Nouveau film de Anna Novion, réalisatrice du sympathique Les grandes personnes (2008). On suit le parcours ici de Marguerite, surdouée des maths, avec un certain intérêt. Surtout grâce au jeu et à la présence de Ella Rumpf qui tient tout le film sur ses épaules. Découverte dans Grave, elle crève l’écran ici et a d’ailleurs été récompensée par le César de la révélation féminine pour ce film cette année. Ce dernier se laisse voir sans problème. Mise en scène et scénario sans surprise, mais solide. Pas sans rappeler La voie royale sorti un peu plus tôt l’an passé. Un bon moment.
Le film suit Marguerite, une femme qui décide de se plonger dans l'étude des mathématiques, trouvant ainsi un nouveau sens à sa vie. La réalisation de Novion est délicate et soignée, capturant avec sensibilité les nuances émotionnelles du parcours de Marguerite. Cependant, le rythme du film peut parfois sembler lent, et certaines sous-intrigues manquent de développement, ce qui peut affaiblir l'engagement du spectateur.
Le récit initiatique touchant et séduisant d’une brillante étudiante en mathématiques qui décide de tout plaquer en s’ouvrant à la vie, porté par l’interprétation bluffante d’Ella Rumpf. 3,25
Un film avec pour toile de fond les mathématiques qui ne sont pas faciles à suivre. Malgré un sujet complexe et clivant, l’histoire est prenante et on a envie d’arriver au dénouement. Derrière la recherche de réponse à un théorème, il y a une phrase de Jean-Pierre Darroussin qui dit en résumé : la recherche ce n’est pas trouver une réponse mais poser toujours plus de questions. Une phrase qui ouvre sur une infinité d’interprétations pour ce film qui n’est peut-être finalement pas qu’un film sur les mathématiques.
J'ai vraiment beaucoup aimé le film, je trouve qu'il mérite d'avoir plus que 3.9/5. Même en ne connaissant pas spécialement les maths c'est tres agréable à regarder, bon scénario assez imprévisible vu le personnage principal un peu timbré j'ai beaucoup aimé et vraiment bien joué. 4.5/5
Quelques réserves, mais une bonne surprise dans l'ensemble ! Le théorème de Marguerite s'intéresse donc à Marguerite, brillante matheuse en thèse à l'Ecole normale supérieure. Très peu développée socialement, un échec et une humiliation vont être l'occasion pour elle de découvrir un peu le monde (tout en continuant à faire des mathématiques avec passion !). Du "feel-good" relativement prévisible donc, mais intelligent et pas niais, sur un sujet original et traité avec de la justesse.
Du bien comme du moins bien : les deux jeunes acteurs principaux (Ella Rumpf en Marguerite, Julien Frison en Lucas) sont très bons et vraiment crédibles dans leurs rôles, tandis que le professeur Werner (Jean-Pierre Daroussin) ne me convainc pas du tout, tant dans la façon de jouer (il parle comme un professeur de littérature -voire un comédien - plutôt que comme un scientifique) que dans l'écriture du rôle (on comprend mal comment quelqu'un peut se comporter aussi stupidement et désagréablement, et il semble à peine connaître Marguerite au début du film...). Quelques scènes vraiment drôles (au premier comme au second degré), d'autres moins réussies ou pas assez développées à mon avis.
Je pense que le film peut plaire à des personnes qui ne connaissent pas du tout les mathématiques; il donne en tout cas une idée pas trop fausse des maths et des matheux à haut niveau ! Et contrairement à ce que je craignais, pas de message lourd sur la place des femmes en sciences; le sujet n'est pas évoqué (même si l'on peut penser que l'absence d'entourage féminin a joué un rôle dans la formation de la personnalité de Marguerite).
Vulnérable et fragile, un film sur le destin d'une génie des maths qui est à deux doigts de finir dans le mur mais qui se reprend, une ode à la vie et au changement. Révélation de la part de Ella Rumpf géniale en femme blessée. La fin peut être un manque de surprise et tombe dans la facilité.
Il est rare de voir un film développer sa thématique sur l'arithmétique et plus précisément sur la conjoncture de Goldbath, problème mathématique non résolu encore à ce jour. En prenant ce sujet ésotérique, la réalisatrice a pris un risque, celui de ne pas éveiller la curiosité du plus grand nombre. À la grande surprise, la formule fonctionne. Elle est portée par la prestigieuse comédienne Ella Rumpf.
« Si vous avez compris ce que je viens de dire, c’est que je me suis mal exprimé ». Cette phrase teintée d’humour, prononcée par Alan GREESPAN président de la Réserve Fédérale américaine à l’issue d’une de ses conférences de presse, résume à merveille le fond et la forme du film de Anna NOVION. II ne suffit pas de filmer un tableau noir, ou le mur d’une chambre peint en noir, couverts de formules mathématiques prises au hasard ou de signes et d’abréviations diverses, supposés illustrer la recherche de la démonstration complexe d’une certitude mathématique, pourtant jamais démontrée (La conjecture de GOLDBACH), pour réussir un film intelligent sur le sujet ; c’est même tout le contraire. Si l’on peut s’interroger sur l’utilité d’une partie de jambes en l’air; si le choix de J.P DARROUSSIN, en responsable de la chaire de mathématiques de l’Ecole Normale Supérieure, a de quoi surprendre (pourquoi pas Dany BOON ou mieux, Christian CLAVIER ?) et si la façon, quasi miraculeuse, dont la solution est censée apparaître est proche de la supercherie, il n’en reste pas moins que la réalisatrice a de toute évidence oublié son sujet en cours de route et que cela ne semble pas l’avoir dérangée le moins du monde. Les seules séquences réussies sont celles consacrées aux parties clandestines de Mahjong. C‘est très peu.
Un film assez étonnant. Le postulat de départ est alléchant. Une fille, ayant échoué sur une thèse en mathématiques à l'ENS, décide de repartir à zéro. On suit cette Marguerite Hoffmann, qui va tout faire pour s'en sortir. D'ores et déjà, on va dire que le personnage principal est incarné avec justesse, Ella Rumpf arrivant à se glisser dans la peau de cette étudiante tout en sobriété, sans en faire trop, renforçant ainsi le pouvoir d'identification avec ledit personnage. Le film arrive à nous parler de ce fameux théorème de Goldbach tout en restant pédagogique, ce qui est bien. Par contre, comment a-t-elle pu apprendre à jouer si bien au mah-jong ? Et pourquoi décide-t-elle de reprendre contact avec son ancien professeur/directeur de thèse (Jean-Pierre Darroussin) ? Pour se venger ? Mais bon, tout cela n'altère pas la qualité du long-métrage. Et pour une fois, on a situé l'histoire dans un endroit de Paris populaire, servi par une belle photographie, et loin des endroits bobos et gentrifiés servant habituellement de cadres pour les films français se déroulant à Paris.
Dans le même genre, Will Hunting avait à la fois plus de souffle et plus de fraîcheur. Si l'actrice principale est plutôt convaincante, le film est un peu trop prévisible pour nous embarquer réellement. Il reste divertissant mais sans plus.