Avis : Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau - Page 7
Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau
Note moyenne
4,2
6750 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
579 critiques spectateurs
5
190 critiques
4
224 critiques
3
101 critiques
2
40 critiques
1
11 critiques
0
13 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Jonathan J.
58 abonnés
199 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 21 janvier 2025
Un film onirique, subtil et profond avec beaucoup de poésie et de finesse. Un aspect fables de la fontaine moderne où les animaux et leurs sentiments sont un reflet de l’Homme.
Si les textures des animaux font basiques, ce n’est pas le cas du reste du film que ça soit les décors, la nature, de même que l’animation des personnages et de la « caméra ». Niveau artistique on est à des années lumières d’un film qui a coûté 20x plus cher, sorti en même temps et américain et non européen : le robot sauvage. Que je n’avais pas apprécié tant il était convenu et entendu sous couvert d’aborder une belle thématique.
Ici les thèmes abordés sont beaucoup plus universel, transversaux et adultes. Quand l’un se cantonne principalement à la famille (certes recomposée, on est en 2024 à sa sortie) avec un sentimentalisme à l’américaine. L’autre est beaucoup plus subtil dans ses propos, une sorte de fable de la fontaine moderne, animée. On nous parle de l’amitié de la différence et de la peur de l’inconnu. Mais aussi de l’acceptation de soi et des autres, de l’effet de groupe, de s’en détacher, pour répondre à ses valeurs personnelles, être aligné avec soi-même. Le tout sans un dialogue et sans s’ennuyer, dans un monde où l’humanité n’existe plus, mais qui continue à vivre puis à se renouveler. (Petite scène post générique)
Là où la plupart des films post apocalyptiques sont souvent traitées sous l’axe de la violence pour survivre, c’est ici l’opposé qui est mis en exergue, mais sans angélisme, tout est affaire de contrastes ici.
Ce film d’animation atypique s’il en est puisque dépourvu de parole narre le périple d’un chat se retrouvant dans un monde envahi par l’eau dépourvu de toute vie humaine trouvant refuge sur un bateau avec un autre groupe d’animaux est une véritable merveille. Le dessin des graphismes est somptueux de délicatesse et cette aventure faisant confronter l’animal à sa peur de l’eau. Dépourvu de tout anthropomorphisme, le récit est une intelligence folle par son choix narratif très fort d’être muet et pour autant limpide dans sa narration, rythmé et envoutant dont l’environnement aquatique questionne évidemment le rapport de l’humain à la planète. Une œuvre audacieuse et puissante visuellement.
Je crois que je n'ai jamais vu un film d'animation aussi beau ! L'odyssée de ce chat noir aux grands yeux dans un univers de science fiction où les seules traces humaines sont ces ruines de villes fantôme est un chef d'oeuvre. Dans ce film, Flow ne parle pas, pas plus d'ailleurs que ses compagnons d'infortune. Juste quelques miaulements que peut avoir n'importe quel chat. Donc pas les dialogues niais habituels qui signent l'anthropomorphisme des dessins animés destinés aux jeunes publics. Mais une magnifique bande son donne vie à cette nature imaginaire, non identifiable, dont on peut imaginer qu'elle a survécu à la folie humaine. Le dessin peut surprendre au début puis le style original nous emporte et l'on en ressort émerveillé.
On a quand même eu cette année deux films d'animation exceptionnels et, spoiler alert, ce ne sont pas des Disney. Non, le premier est "Le Robot Sauvage", d'une beauté et d'une poésie incroyable et le second est celui qui nous intéresse aujourd'hui, réalisé par Gints Zilbalodis. Lui aussi combine poésie et beauté visuelle incroyable mais il a ce petit truc en plus par rapport au film de chez DreamWorks, le fait qu'absolument toutes les émotions passent par la mise en scène et les expressions des personnages. Car oui, nous sommes devant un film muet, enfin pas complètement muet au sens propre puisque la musique mais surtout les sons habillent le film, mais en tout cas, les personnages ne parlent pas. Tout simplement car le film place son intrigue dans un futur dystopique (en tout cas pour les humains) relativement réaliste dans lequel des animaux doivent apprendre à cohabiter pour survivre. Allégorie évidente de la race humaine puisque chaque personnage représente en quelques sortes un état émotionnel : la solitude, la joie, la tendresse, la colère, le matérialisme, la méfiance, la philanthropie etc. et dans tout ce petit monde, nous suivons principalement un chat qui traverse toutes sortes d'épreuves et qui rencontre ses nouveaux amis sur un bateau comparable à l'Arche de Noé. En effet, dans cet univers dystopique, l'humain a complètement disparu donc et les personnages doivent faire face à une montée des eaux, ce qui les oblige à rester sur un bateau et donc, encore une fois, de cohabiter, chacun apportant sa compétence au groupe. Alors oui, c'est un sujet bateau (sans mauvais jeu de mot) et plus de mettre un chat comme personnage central (c'est mignon, c'est plus enclin à attendrir le public). Pour autant, le film ne tombe jamais dans la facilité, le film n'est d'ailleurs jamais vraiment prévisible et nous lâche même de temps en temps des scènes philosophiques assez dingues visuellement parlant. De plus, le tout est très bien réalisé, grâce à une caméra qui s'adapte à ses personnages ; c'est-à-dire que nous découvrons cet univers à la hauteur des animaux et en particulier du chat ; le gigantisme étant donc une thématique assez présente. "Flow" est donc un film magnifique en tous points, en plus d'être adapté à vraiment n'importe quel âge.
"Flow" acclamé par la critique, récompensé au festival d'animation d'Annecy est un film d'animation letton intelligent. En effet, le réalisateur Gints Zilbalodis livre aux spectateurs une histoire dense et universelle décrivant le comportement des humains d'aujourd'hui avec des animaux et sans paroles, décrivant d'une manière pertinente et émouvante la différence, la solitude, la destruction de notre planète, la guerre, la mort et la beauté et le danger que représente la nature avec un spectacle visuelle splendide, ce film devrait bien figurer cette année pour de nombreuses récompenses et nominations sur le plan international.
S’il n’y a pas d’humains, si la parole est inexistante, c’est déjà un premier clin d’œil du réalisateur-scénariste à la composition de ce film d’animation époustouflant. Un drame s’est donc produit, concrétisé maintenant par cette immensité d’eau qui recouvre les champs, les forêts, et les villes. Une cité engloutie apparait le long de la dérive de ce bateau habité par des animaux. Flow, le chat, s’y retrouve un peu par hasard, un rien paniqué par l’eau environnante et ses nouveaux compagnons de galère. Il va falloir composer, et s’adapter. C’est tout l’enjeu de ce périple aquatique dans un décor paradoxalement apaisé. Presque paradisiaque. On imagine le chaos précédant la tempête ( déluge, raz de marée … ) avant de se laisser guider par ce coup de crayon prodigieux, si expressif, au-delà de toute émotion perceptible au coin de l’œil de chaque petite bête. Dans ce bestiaire où l’homme n’a plus sa place , le carnaval des animaux orchestre une partition en attente d’harmonie. La symphonie d’un nouveau monde. AVIS BONUS Des courts métrages, des commentaires, dont ceux du réalisateur, un plan en évolution, mais sans explication Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Flow a une belle proposition. Un film sans parole, qu'en bruit et qu'avec des animaux qui tentent de survivre à une montée des eaux. C'est beau, c'est intéressant, c'est intriguant. Mais certaines parties manquent de réalisme et m'ont fait décrocher de l'histoire. C'est embêtant car ça reste très beau.
Ce voyage initiatique sans paroles prônant la cohabitation, la tolérance et alertant les hommes sur les catastrophes naturelles est un régal pour les yeux. En effet, les décors et les scènes de submersion sont magnifiques. En outre, certains passages, même s’ils demeurent énigmatiques, sont teintés d’onirisme. En revanche, je suis un peu déçu par le graphisme de certains animaux : les chiens, notamment, sont grossiers et pas assez bien faits à mon goût ! Toutefois, les petits comme les grands ressortiront ébahis par tant d’émotions en 1h25 !
Film d'animation à haute teneur écologique, mais qui, Dieu merci, ne nous sert pas de moraline. Les animaux y sont ramenés à leur statut d'animaux. Simplement leur cri. Zéro anthropomorphisme; Ni dialogues. Simplement de la musique et un gros travail de mise en scène. Ainsi qu'énormément de soin apporté à l'élaboration des décors. On ne pourra pas en dire autant des graphismes des animaux en eux-mêmes. On pense à des moyens limités, studios français, belges et lettons indépendants obligent. Malgré tous les bons points qu'il peut avoir, "Flow" a quand même quelques difficultés à vraiment captiver jusqu'au bout. L'odyssée qu'il présente manquant de souffle épique.
La bande annonce de Flow nous a laissez rêveurs, imaginant une histoire pleine de poésie, de douceur, une fable avec du sens et de la profondeur, offrant une animation singulière mais soignée. Malheureusement, tout ne s'est pas passé comme prévu. Flow est un film plein de bonnes intentions, on le sent bien. Mais tout est en demi-teinte. Déjà visuellement, les décors déçoivent quand le soin apporté aux protagonistes est assez bon. L'univers, l'histoire, est perdue entre deux visions. D’abord la volonté de rendre le film plus réaliste : contrairement aux films comme Madagascar, Némo etc. où les animaux parlent, dansent, sont très « humains », Ici, la communication est non verbale. Ils ne comprennent les événements qu'avec les capacités de leurs espèces, on sent que le but est que leurs comportements soient plus crédibles. D'un autre côté, ils ont voulu rentre le voyage un peu plus épique avec assez d'aventure pour faire mieux qu'un documentaire animalier. Hélas, le compromis est un peu trop maladroit. L'histoire est plutôt plate, manque d'intérêt, pourtant, ils ont fait faire des choses à cette équipe de fortune qui n'a aucun sens pour des animaux. Très vite, on s'ennuie, on sent le manque de cohérence générale, on sort du film. On ne va renier l'originalité film, le côté attachant des compagnons de galère, son côté fable empreint de poésie, mais les concessions pour tenter de rentre le tout plus divertissant n'a réussi qu'à briser l'harmonie de l'univers. Dommage, c'est une petite déception pour un concept plein de potentiel.
Cela faisait bien longtemps qu’un film d’animation n’avait pas une aussi bonne surprise et un tel moment d’enchantement. Repéré à Cannes à la section à Un Certain Regard, « Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau » est un long-métrage produit par la Belgique et la Lettonie, rendant d’ailleurs la chose encore plus rare et étonnante. Gints Zilbalodis nous offre près d’une heure et demie de poésie, d’émotion et de ravissement visuel avec un film animalier entièrement sans dialogue. Sacrée prouesse qui nous ramène aux grandes heures du muet. Une œuvre précieuse et exceptionnelle où tout s’exprime à travers la musique (ample, belle, nostalgique et somptueuse) et le pouvoir des images. Et fait plutôt rare : dès les premières secondes où l’on suit ce chat, on est emporté dans ce voyage poétique et magnifique sans plus jamais pouvoir en décrocher.
Le contexte dans lequel vont évoluer ces animaux reste assez flou, laissant place à notre imaginaire, mais on retrouve des animaux seuls sans trace d’êtres humains dans une nature merveilleuse qui va être engloutie par un raz-de-marée rendant la plupart des terres immergées. Il y a clairement un sous-texte écologique de ce côté-là. Cependant, les endroits qu’ils vont parcourir semblent remplis de traces de civilisations humaines avancées. On sent dans les décors l’inspiration de plusieurs cultures entremêlées avec un brin de fantaisie tant certaines choses rencontrées semblent imaginaires (cette sorte de Léviathan, la forteresse de bois ou ces grands pics rocheux effleurant les nuages) participant à rendre « Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau » encore plus unique et merveilleux, parfois proche des Miyazaki dans l’univers dépeint à l’écran.
L’animation est une réelle prouesse et elle ne ressemble à quasiment rien de connu. On a un réalisme incroyable des décors et des textures comme celles de l’eau ou de l’herbe tandis que celle des personnages animaux s’apparente davantage à autre chose de plus singulier. Le mélange des deux est probant et confère à ce petit bijou de poésie un charme inégalé et incomparable. On y parle ici de vivre ensemble, de solidarité face à l’adversité et de la peur de l’autre et de l’inconnu avec une subtilité qui confine à la perfection malgré un récit sans parole. Et pour ne rien gâcher, ce film d’animation est constamment traversé par une belle émotion qui va jusqu’à emplir nos yeux de larmes mais qui n’empêche pas non plus parfois quelques francs éclats de rire dus aux mimiques et tics des différents animaux. Cette Arche de Noé pas comme les autres est un véritable cadeau du ciel et une œuvre qui illumine nos cœurs et nos esprits aussi bien pour les petits que les grands. Un classique instantané de l’animation qui laisse loin derrière lui bien d’autres productions à gros budget et dont l’humilité est belle à voir.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Très joli voyage sans paroles. Petite fable très esthétique sur l'amitié, la force des valeurs et du sacrifice. Il y a de-ci de-là des petites touchent de mignonnerie youtube, mais bien dosées pour ne pas gâcher l'immersion du récit. C'est comme un rêve.
"Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau" est un très beau film d’animation qui suit l’aventure d’un petit chat plongé dans un monde bouleversé, où il croise d’autres animaux sur sa route. Sans le moindre dialogue, le film parvient à raconter beaucoup, en s’appuyant uniquement sur les images, les sons et les émotions. Le contexte est triste, parfois brutal, mais toujours percutant. Visuellement, c’est une vraie réussite : l’esthétique est soignée, colorée, et certaines scènes sont vraiment touchantes. On s’attache facilement au chat, à sa fragilité et à sa façon de se débrouiller seul. La qualité est bien là, même si l’on s’attendait à être davantage ému. L’histoire aurait sans doute gagné à rester plus centrée sur le chat. Malgré cela, "Flow" reste une œuvre qui mérite clairement le détour. - 15/20 Critique sur Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau (film) Vu le 07 janvier 2026 sur CANAL+
En 2024, le réalisateur letton Gints Zilbalodis signe un film d’animation d’une grande pureté. Dans un contexte de réchauffement climatique et de montée brutale des eaux, plusieurs bêtes apeurées (chat, lémurien, chien, etc.) prennent refuge sur une barque. A bord de cette arche de Noé, les compagnons de fortune doivent s’entraider tout en apprenant à dépasser leurs différences et leur crainte. Si le graphisme possède un esthétisme visuel irréprochable (exception faite de certains plans resserrés sur les personnages), l’originalité de ce long-métrage est de transmettre de multiples émotions malgré l’absence de dialogue. En utilisant que de véritables cris d'animaux, l’aspect naturaliste de ce conte contient néanmoins de solides messages universels de solidarité et d’amitié. Bref, une très belle fable.