Derniers Avis : Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau - Page 21
Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau
Note moyenne
4,2
6751 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
579 critiques spectateurs
5
190 critiques
4
224 critiques
3
101 critiques
2
40 critiques
1
11 critiques
0
13 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Fondue
3 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 23 décembre 2024
Un chef-d'œuvre. Y a rien à dire. Ce film mérite tout son succès, toutes ses bonnes critiques. Il serre le soeur et fait réfléchir. Il reste longtemps en soi après visionnage.
Pas fou du style graphique employé mais complètement pris par l’ambiance poétique et la façon très subtil de délivrer quantité de message sans prononcer un mot.
Un film d’animation magnifique où les expressions du chat sont incroyablement justes. Très belle fable sans dialogues avec des dessins sublimes et une musique adéquate. On stresse souvent, on rit aussi beaucoup. À voir absolument…
Très joli film avec une très jolie photo. On suit avec plaisir l’odyssée du petit chat noir et de ses compagnons animaux trouvés sur la route. Un beau message écologique mais aussi de solidarité.
Cela faisait bien longtemps qu’un film d’animation n’avait pas une aussi bonne surprise et un tel moment d’enchantement. Repéré à Cannes à la section à Un Certain Regard, « Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau » est un long-métrage produit par la Belgique et la Lettonie, rendant d’ailleurs la chose encore plus rare et étonnante. Gints Zilbalodis nous offre près d’une heure et demie de poésie, d’émotion et de ravissement visuel avec un film animalier entièrement sans dialogue. Sacrée prouesse qui nous ramène aux grandes heures du muet. Une œuvre précieuse et exceptionnelle où tout s’exprime à travers la musique (ample, belle, nostalgique et somptueuse) et le pouvoir des images. Et fait plutôt rare : dès les premières secondes où l’on suit ce chat, on est emporté dans ce voyage poétique et magnifique sans plus jamais pouvoir en décrocher.
Le contexte dans lequel vont évoluer ces animaux reste assez flou, laissant place à notre imaginaire, mais on retrouve des animaux seuls sans trace d’êtres humains dans une nature merveilleuse qui va être engloutie par un raz-de-marée rendant la plupart des terres immergées. Il y a clairement un sous-texte écologique de ce côté-là. Cependant, les endroits qu’ils vont parcourir semblent remplis de traces de civilisations humaines avancées. On sent dans les décors l’inspiration de plusieurs cultures entremêlées avec un brin de fantaisie tant certaines choses rencontrées semblent imaginaires (cette sorte de Léviathan, la forteresse de bois ou ces grands pics rocheux effleurant les nuages) participant à rendre « Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau » encore plus unique et merveilleux, parfois proche des Miyazaki dans l’univers dépeint à l’écran.
L’animation est une réelle prouesse et elle ne ressemble à quasiment rien de connu. On a un réalisme incroyable des décors et des textures comme celles de l’eau ou de l’herbe tandis que celle des personnages animaux s’apparente davantage à autre chose de plus singulier. Le mélange des deux est probant et confère à ce petit bijou de poésie un charme inégalé et incomparable. On y parle ici de vivre ensemble, de solidarité face à l’adversité et de la peur de l’autre et de l’inconnu avec une subtilité qui confine à la perfection malgré un récit sans parole. Et pour ne rien gâcher, ce film d’animation est constamment traversé par une belle émotion qui va jusqu’à emplir nos yeux de larmes mais qui n’empêche pas non plus parfois quelques francs éclats de rire dus aux mimiques et tics des différents animaux. Cette Arche de Noé pas comme les autres est un véritable cadeau du ciel et une œuvre qui illumine nos cœurs et nos esprits aussi bien pour les petits que les grands. Un classique instantané de l’animation qui laisse loin derrière lui bien d’autres productions à gros budget et dont l’humilité est belle à voir.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Étant un adorateur de chat, je ne pouvais pas manquer ce film. Touchant, graphiquement réussi, avec une touche de fantastique, ce film sans dialogue est un bon divertissement.
La bande annonce de Flow nous a laissez rêveurs, imaginant une histoire pleine de poésie, de douceur, une fable avec du sens et de la profondeur, offrant une animation singulière mais soignée. Malheureusement, tout ne s'est pas passé comme prévu. Flow est un film plein de bonnes intentions, on le sent bien. Mais tout est en demi-teinte. Déjà visuellement, les décors déçoivent quand le soin apporté aux protagonistes est assez bon. L'univers, l'histoire, est perdue entre deux visions. D’abord la volonté de rendre le film plus réaliste : contrairement aux films comme Madagascar, Némo etc. où les animaux parlent, dansent, sont très « humains », Ici, la communication est non verbale. Ils ne comprennent les événements qu'avec les capacités de leurs espèces, on sent que le but est que leurs comportements soient plus crédibles. D'un autre côté, ils ont voulu rentre le voyage un peu plus épique avec assez d'aventure pour faire mieux qu'un documentaire animalier. Hélas, le compromis est un peu trop maladroit. L'histoire est plutôt plate, manque d'intérêt, pourtant, ils ont fait faire des choses à cette équipe de fortune qui n'a aucun sens pour des animaux. Très vite, on s'ennuie, on sent le manque de cohérence générale, on sort du film. On ne va renier l'originalité film, le côté attachant des compagnons de galère, son côté fable empreint de poésie, mais les concessions pour tenter de rentre le tout plus divertissant n'a réussi qu'à briser l'harmonie de l'univers. Dommage, c'est une petite déception pour un concept plein de potentiel.
Petit chef d’œuvre d'animation. Sans anthropomorphisme, des animaux tentent de survivre à une catastrophe climatique. La solidarité, ou plutôt la complémentarité sera leur bouée. Chaque animal est parfaitement vivant, touchant, avec son caractère. Chaque serviteur de chat reconnaitra les qualités et travers de nos félins domestiques.
Vraiment très beau. Les animaux, ce petit chat noir si attachant, les paysages, c’est prenant. Il faut souligner le tour de force de réussir à faire un film aussi beau et prenant sans aucun dialogue. J’ai adoré !
Aucun homme, aucun nom, et un titre qui renvoie explicitement à l’élément liquide et, par extension, à la mise en scène qui l’adopte comme principe narratif et esthétique. Flow déconcerte par son récit qui, tout en respectant les étapes d’un parcours d’apprentissage classique, semble constamment échapper aux repères délimités par des productions de facture similaire, terriblement calquée sur l’humain ; nous avons l’impression de parcourir un spoiler: monde chaotique du point de vue d’un animal, d’un chat en l’occurrence, comme le proposait il y a peu Jerzy Skolimowski avec EO (2022), épousant la focalisation d’un âne. Et ce chaos, issu du dérèglement climatique, est traité de façon à confondre les tonalités : le tragique se teinte de comique, l’épique ne délaisse jamais le sensible, tout cela au service d’une poésie de chaque instant qui refuse le manichéisme, le dolorisme et la niaiserie. En effet, le film échappe sans cesse, se rapproche d’une rive pour mieux s’en écarter ; les mésaventures du chat constituent autant de remparts à l’enlisement tonal, portées par une réalisation féline, comprenons furtive et mobile, engagée dans un incessant élan de vie. D’où ce sentiment de voyage planant, amplifié par la musique mélangeant les percussions aux sonorités électroniques, qui laisse la part belle aux sens : comme notre héros à quatre pattes, nous observons un environnement en constant changement, percevons des sons qui nous alertes, sentons venir le danger… L’adage répété par Sido à sa fille Colette trouve ici une parfaite application, lui qui invitait à se taire pour mieux regarder (« Chut !… Regarde… »). La reconfiguration d’une arche de Noé symbolique, avec un chat, un chien, une marmotte, un échassier et un lémurien achève de donner à Flow des allures de parabole venue d’une autre sensibilité, à échelle animale tout en dialoguant avec son spectateur, jeune comme plus âgé. La dernière flaque d’eau corrige la première, ajoute à la solitude les valeurs de solidarité, de partage – comme celui des spoiler: poissons multicolores recueillis sur le bateau – et d’entraide bienvenues en ces temps de replis individualistes. Notons enfin que la déambulation parmi les ruines renaissantes d’une Italie présumée déconcerte par sa grande beauté. Une œuvre superbe.
Un petit bijou superbe qui se passe dans dialogue. Ça dit et apprend plein de choses sur l’adversité et ça concerne les petits comme les vieux. Un sacré talent qui remue et produit une petite lumière qui reste longtemps après la fin du film. Il faut vraiment y aller.
Pas besoin de parler de l'histoire, beaucoup l'ont déjà fait. Chacun est libre de faire sa propre interprétation, mais les messages sont forts !
Ce qui m'a marqué c'est surtout la partie animation, une pate animée assez riche, et également tous les sentiments que ces animaux peuvent laisser paraître. En tant que spectateur, cela permet de se rappeler que nous n'avons pas besoin de tout nous détailler et expliquer pour comprendre et vibrer pour un film. Les dernières grosses productions devraient s'en inspirer !