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Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau
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Léo Mazel
1 abonné
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4,0
Publiée le 20 décembre 2024
Étant un adorateur de chat, je ne pouvais pas manquer ce film. Touchant, graphiquement réussi, avec une touche de fantastique, ce film sans dialogue est un bon divertissement.
La bande annonce de Flow nous a laissez rêveurs, imaginant une histoire pleine de poésie, de douceur, une fable avec du sens et de la profondeur, offrant une animation singulière mais soignée. Malheureusement, tout ne s'est pas passé comme prévu. Flow est un film plein de bonnes intentions, on le sent bien. Mais tout est en demi-teinte. Déjà visuellement, les décors déçoivent quand le soin apporté aux protagonistes est assez bon. L'univers, l'histoire, est perdue entre deux visions. D’abord la volonté de rendre le film plus réaliste : contrairement aux films comme Madagascar, Némo etc. où les animaux parlent, dansent, sont très « humains », Ici, la communication est non verbale. Ils ne comprennent les événements qu'avec les capacités de leurs espèces, on sent que le but est que leurs comportements soient plus crédibles. D'un autre côté, ils ont voulu rentre le voyage un peu plus épique avec assez d'aventure pour faire mieux qu'un documentaire animalier. Hélas, le compromis est un peu trop maladroit. L'histoire est plutôt plate, manque d'intérêt, pourtant, ils ont fait faire des choses à cette équipe de fortune qui n'a aucun sens pour des animaux. Très vite, on s'ennuie, on sent le manque de cohérence générale, on sort du film. On ne va renier l'originalité film, le côté attachant des compagnons de galère, son côté fable empreint de poésie, mais les concessions pour tenter de rentre le tout plus divertissant n'a réussi qu'à briser l'harmonie de l'univers. Dommage, c'est une petite déception pour un concept plein de potentiel.
Petit chef d’œuvre d'animation. Sans anthropomorphisme, des animaux tentent de survivre à une catastrophe climatique. La solidarité, ou plutôt la complémentarité sera leur bouée. Chaque animal est parfaitement vivant, touchant, avec son caractère. Chaque serviteur de chat reconnaitra les qualités et travers de nos félins domestiques.
Vraiment très beau. Les animaux, ce petit chat noir si attachant, les paysages, c’est prenant. Il faut souligner le tour de force de réussir à faire un film aussi beau et prenant sans aucun dialogue. J’ai adoré !
Aucun homme, aucun nom, et un titre qui renvoie explicitement à l’élément liquide et, par extension, à la mise en scène qui l’adopte comme principe narratif et esthétique. Flow déconcerte par son récit qui, tout en respectant les étapes d’un parcours d’apprentissage classique, semble constamment échapper aux repères délimités par des productions de facture similaire, terriblement calquée sur l’humain ; nous avons l’impression de parcourir un spoiler: monde chaotique du point de vue d’un animal, d’un chat en l’occurrence, comme le proposait il y a peu Jerzy Skolimowski avec EO (2022), épousant la focalisation d’un âne. Et ce chaos, issu du dérèglement climatique, est traité de façon à confondre les tonalités : le tragique se teinte de comique, l’épique ne délaisse jamais le sensible, tout cela au service d’une poésie de chaque instant qui refuse le manichéisme, le dolorisme et la niaiserie. En effet, le film échappe sans cesse, se rapproche d’une rive pour mieux s’en écarter ; les mésaventures du chat constituent autant de remparts à l’enlisement tonal, portées par une réalisation féline, comprenons furtive et mobile, engagée dans un incessant élan de vie. D’où ce sentiment de voyage planant, amplifié par la musique mélangeant les percussions aux sonorités électroniques, qui laisse la part belle aux sens : comme notre héros à quatre pattes, nous observons un environnement en constant changement, percevons des sons qui nous alertes, sentons venir le danger… L’adage répété par Sido à sa fille Colette trouve ici une parfaite application, lui qui invitait à se taire pour mieux regarder (« Chut !… Regarde… »). La reconfiguration d’une arche de Noé symbolique, avec un chat, un chien, une marmotte, un échassier et un lémurien achève de donner à Flow des allures de parabole venue d’une autre sensibilité, à échelle animale tout en dialoguant avec son spectateur, jeune comme plus âgé. La dernière flaque d’eau corrige la première, ajoute à la solitude les valeurs de solidarité, de partage – comme celui des spoiler: poissons multicolores recueillis sur le bateau – et d’entraide bienvenues en ces temps de replis individualistes. Notons enfin que la déambulation parmi les ruines renaissantes d’une Italie présumée déconcerte par sa grande beauté. Une œuvre superbe.
Un petit bijou superbe qui se passe dans dialogue. Ça dit et apprend plein de choses sur l’adversité et ça concerne les petits comme les vieux. Un sacré talent qui remue et produit une petite lumière qui reste longtemps après la fin du film. Il faut vraiment y aller.
Pas besoin de parler de l'histoire, beaucoup l'ont déjà fait. Chacun est libre de faire sa propre interprétation, mais les messages sont forts !
Ce qui m'a marqué c'est surtout la partie animation, une pate animée assez riche, et également tous les sentiments que ces animaux peuvent laisser paraître. En tant que spectateur, cela permet de se rappeler que nous n'avons pas besoin de tout nous détailler et expliquer pour comprendre et vibrer pour un film. Les dernières grosses productions devraient s'en inspirer !
Un conte onirique. Aucune explication sur le pourquoi. À vous d'imaginer. Aucune parole humaine.
Si vous aimez les animaux, les chats, et encore plus si vous avez un chat noir, vous fondrez devant cette, disons, tranche de survie et cette ode à l'entraide. Le graphisme est très beau, l'eau est magnifique.
Si vous avez envie de vous laisser emporter par ces flots, ce Flow, n'hésitez pas.
Film d'animation fantastique, Flow est une oeuvre iconoclaste merveilleusement poétique. Une ballade imaginaire de 85 minutes qui permet au spectateur de s'évader de son quotidien. Un film rare qui fait du bien.
Flow c’est tout de suite un choc esthétique qui n’est pas s’en rappeler Miyazaki dont Gints Zilbalodis revendique l’influence. Puis le mystère de cette fable animalière, ce rêve à l’étrange et menaçante beauté, qui mêle humour et angoisse nous emmène à la dérive à travers les ruines submergées d’une civilisation disparue. Cette ode hypnotique à la nature privilégie la narration visuelle plutôt que les dialogues pour nous parler de solidarité, du pouvoir du collectif, pour survivre à l’inexorable dérèglement climatique et nous dire que sans changement radical de notre part nous courrons à notre perte….
Une oeuvre cinématographique sans dialogue, une première. Toute la tension dramatique est visuelle et les bandes son sont constituées de musique ou de bruits animaliers. Cette fable animalière initiatique n’est-elle pas un message fort pour indiquer que le monde part à la dérive…?