Les réalisateurs ont voulu mélanger 2 sujets intéressants, qui auraient pu faire, chacun, l’objet d’un documentaire : d’une part, celui des immigrants africains en France, mal logés et mal payés, victimes de racisme, et défendus par l’. (Association Culturelle des Travailleurs Africains en France, fondée en 1972) (images d’archives), et d’autre part, le développement de l’agriculture au Mali, à travers la fondation, en 1977, de la coopérative Somandiki Coura, près de Kayes, sur les rives du fleuve Sénégal, par des Maliens ayant quitté la région parisienne, dont le coréalisateur, Bouba Touré (qui a travaillé comme soudeur dans une usine Chausson, pour un salaire de 400 F / mois), et inspiré politiquement par Amilcar Cabral (1924-1973), leader indépendantiste de la Guinée portugaise et reconnaissable à son bonnet (il renonça à travailler au Portugal pour revenir dans son pays natal). Malheureusement, le documentaire est brouillon, proche d’un film amateur (images de mauvaise qualité, probablement en Super 8 et provenant de Bouba Touré), avec des allers et retours fréquents entre la France et le Mali, sans respect de la chronologie des événements, apportant plus de confusion que de pédagogie aux deux sujets qui méritent mieux.