Entre désir sexuel et jeux sensuels (et gastronomiques), "9 semaines 1/2" pousse le vice de l'obsession et de l'emprise. Sous ce climat torride, Mickey Rourke & Kim Basinger viendront s'imposer comme le couple culte de la romance érotique. Avant le fameux "50 nuances de Grey" qui continue de ravir les jeunes pucelles d'aujourd'hui, il y avait "9 semaines 1/2", d'un cran bien au-dessus, s'épargnant, lui, toute niaiserie et autres enfantillages ou codes de la romance bienveillante.
Film phare des années 80, lançant véritablement la carrière de Kim Basinger et celle de Mickey Rourke au passage, 9 Semaines 1/2 est un drame érotique à ne pas mettre entre toutes les mains. Interdit aux moins de 12 ans, il traite la sexualité de manière très provocante, brutale par moment. Tout comme Harcèlement, les thèmes de la sexualité sont ici un peu détournés, la domination psychologique prenant le pas dans ce métrage. Très convaincant dans son rôle, Mickey Rourke signe là l'une des meilleures prestations de sa carrière, largement au-dessus de ses rôles actuels. Avec une image traditionnelle des années 80, et une bande-sonore appréciable, Adrian Lyne lance un pavé dans la mare, à une époque où le sexe était encore beaucoup plus tabou que maintenant. C'est d'ailleurs très intéressant de suivre cette relation mouvementée qu'entretiennent John et Elizabeth.
Magnifique film qui, tourné superbement de façon à conserver continuellement notre attention malgré quelques scénes érotique très bien réaliser, maintient notre curiosité en haleine. Le duo d'acteur forme un beau couple et le jeu de séduction est très bien retrenscrit car jamais on a l'impression que le réalisateur passe par de vulgaire racourci. On monte progressivement mais habillement vers liens sensuel entre nos 2 personnages. A voir.
Un film tout à fait crédible . Loin d'être une histoire d'amour classique , 9 semaines et demi s'avance à une femme en manque d'amour (Kim Basinger ) qui tombe dès la première vue amoureux d'un homme , qui travaille dans la bourse. C'est ce qui est un coup de foudre . Seulement , loin des clichés vaseux des films romantiques , l'homme interprété par Mickey Rourke , qui grâce à ce film va se faire connaître dans le cinéma , va joué avec les sentiments de la femme . Dominée et dominant , c'est un peu l'histoire . Seulement , la femme s'attache à cette homme et participe sans problème à ses jeux plus ou moins originaux , mais surtout assez humiliants pour la fille . Au fur et à mesure , la femme se rend compte qu'elle tombe dans le piège de cet homme , et elle commence à y voir clair . Entre la sexy Kim Basinger et Mickey Rourke le couple est plus que crédible . Par contre, la fin est très décevante , ça manque d'originalité , mais c'est un film regardable et assez sobre , et sombre.
Ce troisième long-métrage de Adrian Lyne sorti en 1986 est bon, sans plus. Comme dans presque tous les films de Lyne, on touche ici à la sexualité, à l'amour impossible et à la séduction et si le film est qualifié d'érotique, il ne l'ai pas complètement mais nous offre de très belles scènes dotées d'une remarquable sensibilité. C'est donc l'histoire de Elizabeth qui rencontre John, un homme qui aime dominer et avoir des fantasmes un peu particulier. Je comprend que ça ne plaise pas forcément aux spectateurs mais je ne comprend tout de même pas cette note aussi basse car le film n'est pas extraordinaire mais il mérite tout de même une meilleure note. Beaucoup ont soulignés le fait que le scénario ne soit pas génial, alors effectivement, il n'est pas très travaillé et il y a quelques fois des petits passages à vide mais la plupart du temps, on ne s'ennuie pas car on s'attache aux personnages et on veut savoir comment tout cela se termine, même si spoiler: la fin est dévoilée dans le titre . Du côté de la réalisation, nous avons le même problème que dans "Flashdance" (film du même réalisateur), il y a des plans réellement magnifiques car ils sont prodigieusement bien filmés et puis d'autre où c'est très mal filmé, on en vient même à se demander s'il n'y a pas deux réalisateurs sur le même film, ce qui est très dommage. Il y a des scènes très marquantes notamment la danse de Kim Basinger sur la célèbre musique de Joe Cocker qui est maintenant devenue mythique. Pour ce qui est des acteurs, nous avons principalement Kim Basinger qui est ici timide et sensuelle et Mickey Rourke qui est ici dominateur et mystérieux qui sont tous deux excellents et correspondent très bien à leur personnage. "9 semaines 1/2" n'est donc pas un film extraordinaire, loin de là, mais qui reste quand même très sympathique.
Une rencontre au sommet entre deux très bons acteurs. Maintenant le gros défault du film c'est qu'il n'a que comme scénario cette rencontre et romance érotique de 9 semaine et demi. Ce qui ne présente pas enormement d'interets même si on suit jusqu'au bout pour savoir comment ca va finir.
Un film globalement réussi basé sur le scénario d'une relation d'amour ambiguë et sur une bande sonore parfaitement raccorde. Le couple Kim Basinger/Mickey Rourke fonctionne parfaitement grâce aux excellentes performances des deux acteurs.
Très surpris par ce film. Tout d'abord parce-que vue l'époque je m'attendais à une "comédie romantique américaine" restant sur le "minodage", et où aucune émotion ne passe hormis la gentillesse et les bons sentiments baveux... Ici rien de tout cela! Certes l'histoire se résume en une ligne, mais quelle ligne! Une sorte de poésie sur le thème d'une liaison, illustrant ainsi de la passion, à l'intimité, jusqu'aux instants de doute, de solitude et d'attente, toutes les facettes y passent... Malheureusement c'est ce qu'on peut lui reprocher... Bien-qu'évitant la caricature de chaque émotion et sentiment y compris pour la fin, le film n'évitent pas en revanche quelques longueurs certainement dû à la volonté de montrer tous les aspects.
Bof, je n'ai jamais vraiment accroché au film. Le film est assez lent et surtout sans histoire. Il ne se passe vraiment pas grand chose et la romance entre les deux personnage est tellement étrange (du fait de la personnalité extrêmement mystérieuse du principal rôle masculin) que l'on accroche difficilement. Le seul élément qui peut maintenir en haleine, c'est l'attente des scènes érotiques. Et j'imagine qu'à sa sortie, le film devait briser tous les tabous du cinéma. Mais aujourd'hui, où les films exposant des scènes érotiques et des corps nus sont légions, le film ne paraît plus du tout si tabou que ça et ces scènes (même la célébrissime scène de strip-tease) laissent de marbre, malgré l'indéniable beauté des deux acteurs principaux. Les acteurs jouent justement assez bien. Ça fait justement du bien de voir Kim Basinger dans sa jeunesse (alors qu'elle est aujourd'hui quasiment absente des radars) ainsi que Mickey Rourke avant sa traversée du désert et ses opérations chirurgicales. Il faut néanmoins avouer que la bande originale est géniale, notamment grâce à You Can Leave Your Hat On de Joe Cocker. Au final, un film moyen, dont l'impertinence des scènes de nudité a vraiment pris un coup de vieux.
J’ai rarement vu Kim Bassinger incarner un rôle avec autant de force et d’émotion, loin de la bimbo blonde attendue, femme amoureuse qui donne tout, jusqu’à atteindre ses limites. Soumise et masochiste, en même temps libre et moderne, le contraste cinématographiquement tue. Rarement vu une ville aussi sale, grise, la réalité crue, des gens banals, une vie quotidienne sublimée par une mise en scène et quelques scènes et fortes de sensualité, et glauques en dessous. Et Mickey Rourke qui joue le vrai American psycho, tellement à l’aise que ça ne m’étonnerais pas qu’on trouve des cadavres de femmes sexy dans ses placards. A l’époque, j’étais trop jeune pour le voir, seulement en entendre parler, mais je ne regrette rien comme Piaf. Je n’aurais pas saisi la subtilité, enduit en erreur par la réputation de film érotique (on ne sait trop pourquoi), qui suit le film. D’ailleurs la fameuse scène de strip tease dont out le monde à parlé, est de loin la moins forte du film, voire la plus insignifiante. Le réalisateur ne tombe jamais dans le piège du voyeurisme, tout est solide, deux acteurs que tout oppose, la décadence des années 80, le matérialisme triomphant, et quelques larmes pour se racheter une conduite. A revoir pour ceux qui en ont entendus parler sans le voir.
Le film qui a fait de kim basinger une star. "Son" striptease a fait le tour du monde , et reste à ce jour un modèle du genre , magnifié par la chanson de joe cocker. Un érotisme soft , pour un film culte.
Adrian Lyne est un excellent réalisateur et il le prouve encore avec 9 semaines 1/2. Le duo Mickey Rourke x Kim Basinger est incroyable à l'écran (et je pèse mes mots) et sont parfaits pour cette histoire d'amour torride sous fond dramatique. La Direction artistique transpire les années 80, un New York humide, sous la pluie. Tout simplement sublime.
Le film nous fait réelement rentrer dans la tête de Elisabeth qui est partagé entre la passion et la peur que lui inspire John. Ensemble ils vivent donc des jeux sexuels, leur relation est ignoré des amies et de la famille, c'est un couple clendestins qui vit au jour le jour. Mais les caprice de John vont de plus en plus loin et Elisabeth finit par ne plus les accepter; c'est la séparation. Belle histoire qui est fortement du côté des mecs vu la sublimation de la femme par les gros plans sur ses formes.
On pourrait prendre ce film comme un de ces catalogues féminins qui proposent quelques trucs et astuces pour pimenter sa vie de couple ou la rebooster. En ce qui me concerne, il n'en est rien. D'ailleurs, on sent que le réalisateur veut d'emblée choquer avec son film, et les premières images le confirment avec un générique de début écrit en rouge vif ou carmin alors qu'on suit le personnage interprété par Kim Basinger déambuler dans les rues. Je tiens d'abord à féliciter les 2 acteurs, alors tous deux au début de leur carrière et forts de leur nouvelle célébrité. Oui les féliciter parce que tenir des rôles comme ça... peut s'avérer dangereux pour leur carrière. Mais ils s'en sont admirablement sortis. Entre un Mickey Rourke parfait en homme présentant bien sous tous rapports mais qui, en grand maniaque qu'il est, veut absolument tout maîtriser... et une Kim Basinger réellement pas très à l’aise lors du tournage, sentiment de gêne qui aura servi son personnage en le rendant naïf et lucide, dépendant et assoiffé de liberté... moi je dis chapeau ! La situation est claire et en même temps compliquée, et on a l'impression que le scénario n'avance pas, mais au contraire, il avance bel et bien avec la prise de conscience, lente et laborieuse, d'Elizabeth (alias Kim Basinger), personnage à travers lequel on ressent très bien l'admiration et fascination (à la limite de l'hypnotisation) qu'elle a pour son amant, mais aussi la peur qu'il lui provoque. Il en résulte film à la hauteur de sa réputation quand il est sorti, c’est-à-dire sulfureux. La copie est propre, la photo est sublime avec de jolis plans comme la scène où Elizabeth visionne des diapositives ou lorsque John (alias Mickey Rourke) sort son sourire le plus ravageur, et les 2 heures passent vite, savamment musicalisées par une bande originale qui ressemble davantage à un best of de l’année et qui aura sacralisé "You can leave your hat on" de Joe Cocker comme LA musique de tous les stripteases. Une belle histoire comme il en existe tant. 4,5 étoiles en ce qui me concerne.