C'est un film sur l'image, la plastique, l'art subjectif, introspectif et contemplatif, que l'on retrouve dans de nombreuses séquences esthétiques et photographiques, comme tous ces moments fugaces et anodins du quotidien, la ville, la campagne, toutes ces ruelles, ces lieux insipides et vides, qui prennent vie par l'émotion que l'on y projette, ou que l'on ressent. C'est la force de l'instant, ou la sensualité, la volupté est comme une toile que l'on sculpte, envoutante, hypnotisante et troublante, dessinée par la présence amour/glamour des deux acteurs principaux, cherchant dans le rapport l'un l'autre, celle de l'artiste et sa muse, celle de la position de l'homme et de la femme, l'obsession et la perversion, la pureté et la cruauté, celle du jeu du plaisir qui révèle et élève sa propre perception dans un chemin initiatique, permettant de dépasser les futilités, l'ambiguïté, pour (re)-trouver sa volonté, et sa liberté ! Le tout très bien accompagné par des mélodies qui apportent une forme de mélancolie, le film a probablement été pensé comme une peinture, devant laquelle on peut rester pendant des heures à rêvasser, explorer tous ces sens, attendant une forme de résonance.
Néanmoins, on peut aussi le trouver fade et sans intérêt, avec des personnages peu développés, et des acteurs presque surqualifiés pour jouer ces rôles. C'est d'autant plus amplifié par la lenteur et la longueur qui donnent l'impression que le récit n'en finit plus de s'étirer, de se répéter, ne parvenant pas, ou plus, à créer l'engouement et le frisson recherché. Il aurait peut-être gagné à se raccourcir.
Pour les plus fous, n'hésitez pas à voir la suite du film, " Love in Paris " avec le même acteur.. Et pour ceux qui sont encore plus fous, n'hésitez pas à découvrir le prequel, The First 9 1/2 Weeks.. Bonne chance !