Voici un film ultra-célèbre dont la réputation sulfureuse a fini par le desservir tout en entretenant sa légende. C'est effectivement un superbe exemple de l'érotisme suranné des eighties, mais la sensualité affichée, loin d'être devenue désuète, s'impose toujours comme un modèle que, curieusement, le cinéma peine à surpasser! Les "50 nuances..." et consorts font bien pâle figure par leur pudibonderie trop bavarde et explicative et une esthétique érotique de pacotille aisément ringardisée par ce classique 30 ans plus vieux! Faut croire qu'il était en avance sur son temps, avec son sens de l'érotisme spectaculaire (le strip le plus célèbre de l'histoire du cinéma!), ses tendances sado-maso clipesques et taiseuses, son héroïne charnelle et pulpeuse (la scène du frigo...), véritable fantasme sur pattes, son héros ténébreux, torturé et charismatique (pauvre Jamie Dornan à côté...), enfant terrible et sacrifié d'Hollywood... Et puis un réalisateur maudit, car toujours sous-estimé et mal-aimé des critiques et de la profession alors que sa filmographie alterne gros succès et grands films! A réhabiliter un jour sans aucun doute! Et puis "9 semaines 1/2" est avant tout une putain d'excellente histoire d'amour! Et ça, tout le monde semble avoir fini par oublier!
Un scénario de vidéoclip étiré sur 2h, ça donne ça... Les plans et la photographie sont sublimes, l'aspect érotique du jeu de la séduction est parfaitement mis en valeur et les deux acteurs se prêtent bien au jeu, ça, il n'y a pas de doute. Hélas, manque un scénario pour avoir un vrai film car ce n'est finalement que la succession de fantasmes d'un couple prit dans l'émoi de leur passion... S'il a marqué son époque, reste bien plus regardable et sulfureux qu'un "50 shades...", il n'en demeure pas moins qu'au-delà du premier visionnage, il n'a plus aucun intérêt. Ou alors en toile de fond avec le son coupé lors d'une soirée si l'on apprécie vraiment l'aspect porno-chic... XD. 2,5/5 1/2 étoile car c'est techniquement très beau.
Ce troisième long-métrage de Adrian Lyne sorti en 1986 est bon, sans plus. Comme dans presque tous les films de Lyne, on touche ici à la sexualité, à l'amour impossible et à la séduction et si le film est qualifié d'érotique, il ne l'ai pas complètement mais nous offre de très belles scènes dotées d'une remarquable sensibilité. C'est donc l'histoire de Elizabeth qui rencontre John, un homme qui aime dominer et avoir des fantasmes un peu particulier. Je comprend que ça ne plaise pas forcément aux spectateurs mais je ne comprend tout de même pas cette note aussi basse car le film n'est pas extraordinaire mais il mérite tout de même une meilleure note. Beaucoup ont soulignés le fait que le scénario ne soit pas génial, alors effectivement, il n'est pas très travaillé et il y a quelques fois des petits passages à vide mais la plupart du temps, on ne s'ennuie pas car on s'attache aux personnages et on veut savoir comment tout cela se termine, même si spoiler: la fin est dévoilée dans le titre . Du côté de la réalisation, nous avons le même problème que dans "Flashdance" (film du même réalisateur), il y a des plans réellement magnifiques car ils sont prodigieusement bien filmés et puis d'autre où c'est très mal filmé, on en vient même à se demander s'il n'y a pas deux réalisateurs sur le même film, ce qui est très dommage. Il y a des scènes très marquantes notamment la danse de Kim Basinger sur la célèbre musique de Joe Cocker qui est maintenant devenue mythique. Pour ce qui est des acteurs, nous avons principalement Kim Basinger qui est ici timide et sensuelle et Mickey Rourke qui est ici dominateur et mystérieux qui sont tous deux excellents et correspondent très bien à leur personnage. "9 semaines 1/2" n'est donc pas un film extraordinaire, loin de là, mais qui reste quand même très sympathique.
Bof, je n'ai jamais vraiment accroché au film. Le film est assez lent et surtout sans histoire. Il ne se passe vraiment pas grand chose et la romance entre les deux personnage est tellement étrange (du fait de la personnalité extrêmement mystérieuse du principal rôle masculin) que l'on accroche difficilement. Le seul élément qui peut maintenir en haleine, c'est l'attente des scènes érotiques. Et j'imagine qu'à sa sortie, le film devait briser tous les tabous du cinéma. Mais aujourd'hui, où les films exposant des scènes érotiques et des corps nus sont légions, le film ne paraît plus du tout si tabou que ça et ces scènes (même la célébrissime scène de strip-tease) laissent de marbre, malgré l'indéniable beauté des deux acteurs principaux. Les acteurs jouent justement assez bien. Ça fait justement du bien de voir Kim Basinger dans sa jeunesse (alors qu'elle est aujourd'hui quasiment absente des radars) ainsi que Mickey Rourke avant sa traversée du désert et ses opérations chirurgicales. Il faut néanmoins avouer que la bande originale est géniale, notamment grâce à You Can Leave Your Hat On de Joe Cocker. Au final, un film moyen, dont l'impertinence des scènes de nudité a vraiment pris un coup de vieux.
Entre désir sexuel et jeux sensuels (et gastronomiques), "9 semaines 1/2" pousse le vice de l'obsession et de l'emprise. Sous ce climat torride, Mickey Rourke & Kim Basinger viendront s'imposer comme le couple culte de la romance érotique. Avant le fameux "50 nuances de Grey" qui continue de ravir les jeunes pucelles d'aujourd'hui, il y avait "9 semaines 1/2", d'un cran bien au-dessus, s'épargnant, lui, toute niaiserie et autres enfantillages ou codes de la romance bienveillante.
Avant 50 nuances de Grey il y a eu neuf semaines et demi ou Hollywood qui fait du porno qui ne s'assume même pas. Le film a une esthétique très marqué pub des années 80 qui a du coup pas mal vieilli. Je trouve que Kim Basinger est absolument hideuse dans ce film a l inverse de Mickey Rourke qui semble au sommet de son sex appeal (tout comme le film lui aussi a très mal vieilli). Contrairement à 50 nuances de Grey que je citais 9 semaines et demie bénéficie de la mise en scène d Adrian Lynne qui le rend moins mauvais, reste aussi la géniale chanson de Joe Coker qui est devenue la chanson officielle du striptease. Même s'il aura mis plusieurs années ce film est devenu très ringard.
Comme ses collègues Hugh Hudson, Alan Parker, Tony et Ridley Scott, Adrian Lyne fait partie des réalisateurs de publicité anglais qui ont émigré avec succès vers la Cité des Anges pour y réaliser des films à l'esthétique ultra soignée qui influenceront fortement la production hollywoodienne des années 80. Une influence qui leur sera souvent reprochée par la critique comme étant un amplificateur de la toujours dommageable prédominance de la forme sur le fond. Tropisme déjà très présent dans l'esprit des producteurs toujours ravis de ne jamais donner trop à réfléchir aux spectateurs. Adrian Lyne avec ses choix scénaristiques souvent accessoires est sans aucun doute celui qui à concentré sur sa personne le plus d'injures et de sarcasmes. "Flashdance" sorti en 1983 présentait de manière complètement fantasmée et souvent mièvre l'ascension jusqu'à l'admission dans une célèbre troupe de danseurs, d'Alex (Jennifer Beals), une jeune soudeuse de Pittsburgh arrondissant ses fins de mois dans un cabaret enfumé. Le tout, rythmé par la musique enfiévrée de Georgio Moroder pape du disco et ex-mentor de Donna Summer, fit un triomphe au box-office malgré une critique déchaînée. Inutile de préciser qu'Adrian Lyne était attendu au tournant pour son film suivant. Il en rajoute une couche en allant encore un peu plus loin dans le superficiel. Cette fois-ci quasiment pas de scénario, juste la rencontre d'une jeune et très belle galeriste new yorkaise en mal d'amour mais aussi d'assouvissement corporel avec son pygmalion sexuel. Comme si la sublime Kim Basinger pouvait manquer de soupirants. C'est Mickey Rourke jeune yuppie un brin désabusé mais aussi un peu pervers qui va opportunément offrir à la belle frustrée neuf semaines et demi de plaisir intense dans un New York devenu terrain de jeu érotique pour John et Elizabeth qui s'abandonnent à leurs sens dans tous les endroits qui les inspirent, des plus bourgeois au plus sordides (pas trop quand même !). Le tout est bien sûr magnifiquement filmé par Adrian Lyne qui connait parfaitement la musique. Une musique qu'il puise chez tous les chanteurs à voix du moment. Joe Cocker et son "You can leave your hat on" pour un striptease chaud bouillant comme on dit aujourd'hui ou encore Brian Ferry et son très suave "Slave to love" pour exposer la dépendance sexuelle de la belle Kim à son beau Mickey. Nommé pour le prix du pire scénario et de la pire actrice aux Razzie Awards de 1987, "Neuf semaines et demi" réussira quasi simultanément la prouesse de devenir un film culte et un échec financier aux Etats-Unis. Conséquence logique de ce paradoxe, les carrières de Kim Basinger et de Mickey Rourke seront définitivement lancées alors qu'Adrian Lyne sera finalement abattu par la critique dès son premier échec après "Liaison fatale" qui l'a vu être définitivement relégué au rang de paria par l'intelligentsia. Il n'a plus tourné depuis 1997 et "Lolita" le remake du film de Stanley Kubrick (1962),? Crime de lèse-majesté ultime d'un réalisateur somme toute assez courageux refusant de plier face à une critique en train de ruiner sa carrière . Trente ans après, "9 semaines 1/2" demeure certes un long clip complètement irréaliste et chichiteux à l'extrême mais il faut tout de même reconnaitre que la mise en image est sublime et que Kim Basinger était d'une beauté foudroyante qui pouvait peut-être à elle seule justifier l'envie d'un réalisateur de lui dédier entièrement un film certes dispensable mais qui a au moins le mérite de ne pas tromper sur ses intentions.
Il ne faut pas chercher autre chose que de l'érotisme dans ce film, avec la fameuse scène de strip-tease de Kim Basinger. Pour le reste, il n'y a pas de réel scénario, pas de rythme spécial, 1 seul bon titre dans la BO et lors de la fameuse scène et quelques excentricités du personnage interprété par Mickey Rourke. Mais lorsqu'on a vu la scène en question, on peut presque zapper l'intégralité du film.
Curieux choix de titrer le film de telle façon qu'on sait quand tout cela va se terminer. Les surréalistes auraient sans doute aimé le film, car c'est bien d'amour fou qu'il s'agit, Kim étant complètement spoiler: dominée par Rourke : on reste à la limite de la contrainte, il ne l'oblige jamais vraiment, mais ne se dévoilera jamais complétement, ce qui fait qu'on se demande quelle sera la goutte d'eau qui provoquera la rupture . Mais ça se sera pour la fin, le film manque donc de tension mais offre quelques séquences d'une superbe beauté :spoiler: le jeu avec les aliments, le strip dans la cuisine, l'étreinte dans sous la pluie dans la ruelle glauque… . Tout cela avec une Kim Basinger qui crève l'écran. La réalisation est bonne, parfois maniérée, il y a une touche d'humour. Quant à la fin… on n'est jamais joyeux après une rupture quelles qu'en soient les conditions… mais on le savait depuis le titre.
20 ou 25 ans après, je viens de revoir ce film pour la seconde fois, et je dois dire que je suis très agréablement surpris. Ce film a très bien vieillit, et est beaucoup plus subtil que bien des films sensés l'être. A coté du navet grisâtre des "nuances", il fait presque figure de chef d'oeuvre du genre...
Le film d'Adrian LYNE collectionne les points négatifs. "9 semaines 1/2" dispose d'une histoire grotesque et d'une mise en scène hasardeuse. Le duo ROURKE-BASINGER n'apparaît pas crédible pour un sou. Il n'y aucune alchimie entre les deux acteurs. Et pour finir, les scènes érotiques ne parviennent pas à relever l'intérêt de ce thriller psychologique ennuyant et inintéressant.
Un film très moyen finalement et qui est sauvé par la beauté charnelle de Kim Bassinger qui reste, devant Charon Stone, comme une des plus belles actrices américaines des années 80. Quelques scènes sympathiques et sexy qui ont été souvent pastichées. Un Rourke plutôt moyen (mais il n'a été bon que dans The Wrestler). Un classique qu'il faut avoir vu pour cocher la case.
Une belle purge ! Pas d'autre mot pour décrire ce film très populaire. Au bout d'une heure, j'attendais toujours l'intrigue, à la fin aussi. Autant vous dire qu'elle n'est jamais venue. Aucun scénario, aucune profondeur, aucune exploitation des personnages. On ne s'attache pas, on ne se passionne pas, on n'est pris par aucune émotion (à part l'ennui bien sûr) et on reste perplexe devant ce vide absolu. Une belle purge, oui !!