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Clavette17
1 critique
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4,0
Publiée le 14 octobre 2023
J'ai tout simplement adoré je voulais pas que le film finisse. Les acteurs jouent juste , le film est vrai c'est entre reportage et film L'histoire insolite de la France d'aujourd'hui.
Très beau 1er film, Hafsia a la grâce d'une madonne, le scénario est bien conçu , les plans sont beaux, la bande-son également . On chemine avec le personnage, beaucoup de délicatesse et de finesse, bravo!
Le style de narration choisi m'a un peu deconcerté mais finalement on suit le développement de l'histoire avec la voix d'un des protagoniste (ce que la bande annonce nous laisse présager). Hafsia Herzi joue là une amie et sage femme très inquiétante, avec une superbe scène lorsqu'elle raconte l' accouchement à Milo : impression de revoir Romy Schneider dans L'important c'est d'aimer et la scène du tournage de film où Romy est seule face à la caméra. Tout le casting est aussi très bon et une réalisatrice à suivre.
Malgré un scénario manquant de crédibilité – bien que tiré d’un fait divers réel - Iris Kaltebäck signe là un quasi-documentaire fort sur les sages-femmes avec une très convaincante prestation de Hafria Herzi. De bonnes scènes dont la présentation à la famille serbe. Un premier film plein de promesses.
Une très belle surprise. Un premier film intense et parfaitement maîtrisé de bout en bout. Ce qui marque le plus c’est la capacité de sa réalisatrice à mener son récit de manière implacable, sans aucune distraction, de nous faire plonger dans l’univers mental de son héroïne et de nous faire plonger dans sa chute sans jamais céder à la lourdeur du portrait psychologique didactique. Dès la scène d’accouchement, le film devient malaisant, oppressant, et dès lors on est à la fois captivé et dérangé par le parcours de cette jeune sage femme en proie à l’extrême solitude, au manque affectif et qui, de hasards en glissements, en vient à commettre l’irréparable, sans véritable projet, de manière quasi somnambulique. Il faut pour mener ce récit un grand talent de conteur et de cinéaste, et l’on pense parfois à l’univers des Dardenne. Et bien sûr, l’interprétation est exemplaire : Hafsa Herzi en premier lieu, peu loquace, opaque et dérangeante, dont le regard paniqué et éperdu d’affection nous émeut profondément. Mais aussi Nina Meurisse, dont chacune des compositions est différente de la précédente et Alexis Manenti qui apporte une tendresse et une humanité rares. Un Premier film exigeant, à soutenir.
Ce film est un ravissement. Hafsia Herzi y est épatante, tout comme Nina Meurisse. C ´est bien ficelé, presque calme... et puis, on y souligne encore le fabuleux métier de sage-femme. Un très beau moment.
Premier long métrage d'une réalisatrice qui a su parfaitement maîtriser son sujet. On assiste progressivement au piège du mensonge établi par Lydia, et qui va culminer par des actes complètement irréfléchis de sa part ... Souffre t'elle d'une pathologie mentale ou veut-elle se venger d'un amant d'une nuit qui n'a pas voulu donner suite à une relation d'une nuit ? Le personnage joué par Hafsia Herzi est très complexe, mais semble parfois atteint d'une passivité un peu étrange ... Film très fort malgré tout
On s'interroge alors sur deux points : comment Salomé ne peut-elle pas voir que son amie n'est pas heureuse ?! Est-ce que Nina n'est pas bien justement parce que son métier lui renvoie un bonheur qui ne lui semble pas accessible ?! Evidemment Nina/Herzi prend un petit coup au moral quand la grossesse de Salomé/Meurisse arrive alors qu'au même moment Nina confond amour et coup d'un soir. Cette partie est intelligente et plein d'acuité sur les rapports entre les gens au jour d'aujourd'hui, mais aussi sur la solitude, la maternité, l'amitié sans que ce soit appuyé ou un peu lourd. C'est plutôt traité de façon subtil même si on ne comprend pas le choix de la voix Off qui gâche un peu cette sensation, en effet Milos/Manenti commente des événements dont il n'est pas témoin ou qu'il soit impossible qu'il puisse savoir les tenants et aboutissants. La voix Off, s'il devait en avoir une, aurait dû être celle de Nina tout simplement. Néanmoins, les thématiques sont très actuels, les sujets intéressants et le scénario prenant car émotionnellement ne peut laisser indifférent avec en prime un joli casting dont un joli duo/portrait de femmes. Site : Selenie.fr
Entre la mélancolie et la tragédie, entre la tristesse et la joie un film choc sur ce que peut faire l’humain pour avoir ce qu’il veut… J’ai vraiment été surpris par ce film, l’actrice principale, Hafsia Herzi, est tout simplement géniale elle crève l'écran et on l’a voit sombrer dans son erreur, dans son envie, minutes après minutes en ayant envie de lui dire « stop » à travers l’écran. Un film très bien réalisé Alexis Manenti est très bien et la musique aussi.
L’intelligence du titre à double entrée, dont on ne peut révéler la subtilité sans défleurer les ressorts d’un scénario écrit avec finesse, cache une très belle surprise. Lydia et Salomé, jeunes femmes et meilleures amies, vivent une amitié sous forme de « yin yang ». Vases communicants, quand l’une va, l’autre va moins bien. Donc quand Salomé est enceinte, Lydia en mal d’amour s’implique pleinement dans la grossesse de son amie ; toujours à bonne distance, elle est sage-femme. Lydia en parallèle, une nuit, rencontre Milos, chauffeur de bus pour une relation d’un soir. Après avoir attendue plus, elle lâche l’affaire, jusqu’à ce qu’elle retombe sur lui quelques mois plus tard et c’est là que tout bascule. Pourquoi ment-elle à ce moment-là ? Qu’attend-elle de ce mensonge ? Ce mensonge est le point de bascule du film. Encore que…. Lydia est un personnage insondable, énigmatique, aux failles perceptibles mais non dites. Hafsia Herzi donne une âme et une épaisseur à cette jeune femme complexe ; un regard, un mouvement, des paupières lourdes d’un vécu que l’on ignore. Ses intentions sont toujours indéchiffrables. Ce personnage permet à Iris Kaltenback dont c’est le premier film de mettre en scène avec une grande maitrise un thriller intime autour de la maternité. Une énigme réside par contre dans son scénario ; pourquoi Lydia s’acharne à créer une relation avec Milos « le coup d’un soir » plusieurs mois après leur nuit ensemble ? Et donc pourquoi pousse-elle le curseur si loin ensuite ? Mais cette histoire entre eux deux permet une très jolie réplique d’un Milos ignorant la vérité sur le mensonge de sa compagne : « Si Esmée n’avait pas été là, je n’aurais peut-être pas pris le temps de te rencontrer. ». La fin aussi révèle une belle surprise ; surtout loin d’un drame absolu qui aurait plombé le propos ; une rédemption tout en douceur. Sur France Culture : « "Le Ravissement" reste une expérience surprenante et un film d'une justesse inouïe parce qu'il décrit – presque comme on l'imagine –, la complexité de l'âme humaine et confirme qu'un mot, une phrase ou encore un regard peut constituer un point de bascule. » Premier film très prometteur TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
D'un sujet éminemment casse-gueule, la cinéaste réalise un très beau film, porté par Hafsia Herzi, au sommet de son art, entre hésitations et prises de risques. Au-delà d'un comportement jusqu'au-boutiste, l'actrice incarne une femme amoureuse dont le désespoir nourrit les actions les plus insensées. Elle est magnifique de sincérité et on comprend, dans les derniers plans, l'envie de l'homme à qui elle a tant menti de la prendre de ses bras.
Deux définitions pour ravissement : 1 - « Fait d'être ravi transporté au ciel - sentiment de bonheur ou de plaisir extrême » 2 - « Action de ravir, d'enlever de force ».
Je suis comme convaincu que la réalisatrice Iris Kaltenbäck a joué sciemment sur l’ambiguïté de son titre. Ainsi, aussi étrange que cela puisse paraître, j’ai comme le sentiment désagréable que la réalisatrice parvient à éviter que le spectateur déteste véritablement Lydia. Autre sentiment : il ne me semble pas qu’Iris Kaltenbäck porte un jugement sur le comportement répréhensible de Lydia. Ainsi, on n’a pas affaire à une psychopathe genre « La main sur le berceau » ! J’exagère un peu. J’exagère à peine tant le récit est malaisant, tant c’est une variation sur une insidieuse intrusion. Le jeu de Hafsia Herzi - bien dirigée - est réussi car elle arrive à jouer sur les deux définitions du mot ravissement : exaltée et ravisseuse. A voir.
La poésie qui se dégage de ce drame, tant sur le fond que la forme, accapare l'intérêt dès les premiers instants. Le scénario se déroule sans accroc et de façon assez implacable, mais ne parvient que partiellement à retranscrire toute la dimension psychologique qui entoure les deux personnages principaux et qui justifie leurs actions.
Film intéressant subtil bien joué. L'histoire est prenante et captivante. Je recommande car le suspens est au rdv . Une histoire originale. On a le temps de rentrer dans l'histoire avec un rythme particulièrement bon. Très bon film.