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Juan 75
78 abonnés
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4,5
Publiée le 31 octobre 2023
Hafsia Herzi est captivante dans ce film oppressant au scénario très original. La réalisation est parfaite et on suit pas à pas le déroulement d'une histoire de mensonge implacable avec un malaise jubilatoire. Un excellent premier film.
Ce film est à la fois singulier et émouvant et nous plonge dans une histoire dramatique même si à la fin tout ou presque se finit bien. Cette histoire c'est celle d'une sage femme qui suit la grossesse de son amie jusqu'à l'accouchement et qui va petit à petit se substituer à la mère pour finir par enlever l'enfant. Elle est allé tellement loin dans ses mensonges qu'elle ne peut plus revenir en arrière. Les personnages sont touchants et attachants, le film est émouvant. A voir.
De bons acteurs et une réalisation de qualité mais je suis resté un peu sur ma faim, à cause de la fin précisément, dont on peine à comprendre le dénouement sur le plan psychologique.
Un premier film intéressant qui creuse le même thème que dans le Sixième enfant : la maternité toxique, cette fois abordée sous l'angle de la vie mensongère. Si l'histoire est intrigante, le spectateur bute toutefois sur quelques écueils maladroitement laissés sur son chemin. Une voix-off envahissante qui le sort de l'intrigue au lieu de l'aider à saisir les ambiguïtés psychologiques des personnages. Et surtout l'interprétation de Hafsia Herzi trop froide et dépassionnée, sans doute adaptée à son rôle, mais qui l'empêche d'être vraiment touchante ou émouvante.
Un peu téléfilm, un peu racoleur, mais pas mal joué et bien mené. Le cheminement de la principale protagoniste est crédible. Un petit film français bien construit, assez rare pour être souligné.
Comment le manque d'amour peut mener à la folie ? Avec une maitrîse rare lors d'un premier film, la réalisatrice impose au spectateur le plus beau des spectales. Celui de l'humain déséspéré, incapable de tenir sa raison façe à l'impossible réalité. Les émotions sont intenses, on est bouleversé au même titre que nos certitudes, on en ressort profondément touché. Une pépite.
Je suis tout simplement choqué, je ne m’attendais pas à recevoir une telle claque devant le Ravissement. Avec la prestation simple et touchante de ses acteurs, Le Ravissement nous fait prendre d’empathie pour une femme tarée sur les bords et qui va construire sur plusieurs mois une vie de famille complètement artificielle pour espérer avoir un peu d’attention d’un homme qu’elle apprécie. Et le plus dur avec ce film, c’est que dans cet océan de mensonges, les émotions et sentiments entre les personnages sont pourtant bien authentiques. Faisant de ce mensonge une bulle qui gonfle, gonfle, sans jamais s’arrêter, jusqu’à une fin prévisible mais tellement déchirante. En 1h30, Iris Kaltenback signe un petit chef d’œuvre pour moi. A voir absolument !
Lydia est sage femme dans un hôpital et vit paisiblement jusqu’à sa rencontre par hasard avec Milos. Pour le séduire, elle va inventer un mensonge qui va la dépasser. C’est un film à couper le souffle, tant il captive le spectateur, avec une tension permanente. Ce film porté par Hafsia Herzi ne laisse aucun répit, bouleverse et touche au cœur.
Intrigue originale, qui surprend presque le spectateur. Le film met en évidence une belle relation d'amitié entre deux femmes, et pourtant la confiance n'est pas acquise lorsque l'une d'elles commet des dérives. Quelques longueurs au début puis le 2e ravissement prend le pas sur le 1er. Des scènes d'accouchement et de soins apportés aux futures mères dignes de documentaires. Hafsia Herzi et Alexis Manenti passent bien à l'écran.
Pour son premier film, Iris Kaltenbäck nous transporte à travers un éventail d'émotions, nous racontant l'histoire d'une sage-femme plongée dans une spirale infernale, alimentée par le mensonge. Du tumulte de la dépression post-partum à un mal de mère destructeur, "Le Ravissement" explore avec finesse les multiples traumatismes auxquels les mamans, ou celles qui veulent le devenir, peuvent être confrontées. Tantôt poignant, tantôt angoissant, le film nous plonge dans un thriller délibérément lent, porté par la narration prenante de Milos (Alexis Manentis) qui dévoile le tragique récit d'une Lydia aussi humaine que monstrueuse, magnifiquement interprétée par Hafsia Herzi. Alexis Manentis, quant à lui, livre une prestation parfaite de ce "voisin des faits divers, qui n’a rien vu, rien entendu”. Ainsi, les performances des acteurs, que je découvrais pour la première fois, s'avèrent être très bonnes et cohérentes. Le montage est également irréprochable, évitant toute longueur inutile.
Malgré un scénario légèrement prévisible, c’est une première plus que réussie pour la réalisatrice !
Lydia est une sage-femme impliquée dans son métier, qui mène une vie plutôt normale jusqu'à ce que sa meilleure amie avec qui elle entretient une amitié fusionnelle tombe enceinte. À force de l'accompagner durant chaque étape et de s'occuper de la petite une fois l'accouchement terminé, Lydia développe autour d'elle un univers de mensonges pour forcer l'intérêt d'un homme sur elle. En salle le 11 octobre.
spoiler: Le Ravissement est une histoire glaçante à plusieurs niveaux : tout d'abord, Lydia est un personnage volontairement banal dans lequel beaucoup de monde peut se reconnaître. L'escalade vient d'un premier petit mensonge et elle perd rapidement le contrôle. Ensuite, l'attachement à l'enfant jusqu'à la kidnapper témoigne d'un amour et d'une jalousie maladives. Je n'adhère pas beaucoup à la fin d'un film qui montre Milos revenir vers elle alors que tout ce qui le rattachait à elle s'est évaporé tel un écran de fumée. Même si le personnage principal est humanisé, les conséquences de ses actes sont énormes.
Ouah ! le film, français de base, inintéressant. J'ai tenu une grosse demie heure avant de m'endormir. Et puis la voix off, c'est d'un autre âge, non ?
Du beau cinéma pétri d'intelligence qui place le spectateur au cœur du film via des processus de narration plutôt brillants (voix off bien pensée traduisant subtilement l'état d'esprit du personnage principal, laissant libre court à l'interprétation du spectateur). Tout dans ce film est très subtile en fait Dialogue et personnages bien écrits Superbe résultat pour un budget de seulement 2M, chapeau !
Pour son premier film, Iris Kaltenbäck frappe fort.
Dès les premières images, l'histoire de Lydia, entrevue depuis le bus conduit par Milos, nous happe.
A quoi peut tenir ce sentiment d'hyper réalité qui nous serre alors la gorge et ne nous quittera plus ? Peut-être à une mise en scène épurée, une photographie un peu grise, un montage au cordeau... mais surtout à l'interprétation magistrale d'Hafsia Herzi. C'est peu dire que cette dernière est de nouveau renversante : tour à tour sage-femme dévouée, jeune femme dépitée au visage marqué, amoureuse décidée, sombre amie soumise à la tentation.
Hafsia Herzi est ici comme un paysage mental qui semble creuser l'écran. Ses tourments affleurent au moindre tremblement, ses gestes sont lourds tant elle est semble lasse de vivre, ses regards obliques aux paupières lourdes nous transpercent.
Autour d'elle, le reste du casting joue une partition parfaite : Alexis Manenti exprime dans son jeu une densité comparable à celle de sa partenaire, alors que Nina Meurisse excelle dans un rôle difficile de copine en proie à une sévère dépression post-partum.
La réalisatrice fait preuve d'une grande maestria quand il s'agit de filmer les émotions (superbe scène finale à l'hôtel) ou les scènes de groupe (la famille de Milos) : il y a du Cassavetes et du Kechiche dans sa façon de filmer frontalement l'expression des sentiments les plus intenses, dans un style qui rappelle certains documentaires.
Une cinéaste dont on entendra à nouveau parler, c'est certain.