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Damien Vabre
190 abonnés
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2,0
Publiée le 15 novembre 2024
Une sage-femme malheureuse (Hafsia Herzi) fait croire à un amant (Alexis Manenti) qu'il est le père de son enfant alors qu'il s'agit en réalité de l'enfant d'une amie à elle (Nina Meurisse). Solitude sordide, déceptions sentimentales, glissement dans la folie... De l'interprétation à la photo en passant par le rythme, un film déprimant difficile à aimer.
Un film qui vous prend aux tripes comme au cœur. C'est poignant, extrêmement bien joué et mis en scène, j'ai A-DO-RE ! Pour moi, une telle sensibilité mérite 5 étoiles et c'est la note que j'attribue à cette belle réalisation.
très bon film avec des acteurs formidables tout en nuance, vraiment superbe et à voir même si peu de pub pour lui malheureusement et peu d'endroits où le voir
Alors que la bande annonce pouvait laisser penser à un film d'auteurisant, Le Ravissement est un véritable chef d'œuvre surprise. Aidé par une écriture fine et juste, le film se déploie comme une véritable tragédie, dont l'issue funeste est annoncée d'entrée et devient inéluctable. Le duo formé par Hafsia Herzi et Alexis Manenti est absolument bouleversant et donne vie à des personnages tout en nuance et en humanité. Malgré leurs choix, malgré le déroulement de l'histoire, on parvient toujours à entrer en empathie avec eux, et notamment avec le personnage principal de Lydia qui s'enferme progressivement dans ses mensonges et s'isole toujours plus alors même qu'elle ne cherche qu'à créer du lien avec celles et ceux qui l'entourent. La mise en scène est sobre mais démultiplie la puissance de son propos. Il est difficile de mettre le doigt sur ce qui fait la force de ce film, tant il semble simple et dépouillé. Et pourtant, il nous transperce le cœur, que ce soit dans son déroulé ou dans sa conclusion. L'un des plus beaux films de l'années.
Excellent, un film incroyable, Hafsia Herzi est d’une justesse sans nom. Le suspens est poussé à son paroxysme et la santé mentale y est traité de façon très juste
Lydia restera un mystère. Comment cette femme qui ne cherche qu'à aimer pourra ainsi déraper, se laisser attirer dans le gouffre de mensonges répétés ? Et cela pour un bonheur qu’elle sait d’avance éphémère et perdu… La solitude et le besoin d’être aimée suffisent-ils à expliquer son cheminement ? Le montage est sobre mais efficace. La narration par Milos en voix off, empreinte d'une tendresse particulière, donne de la véracité au récit. Hafsia Herzi est d’une sensibilité remarquable dans le rôle de Lydia, femme indéfendable qui soulève pourtant notre émotion et notre compassion. Toute la subtilité du film est dans cette opposition entre la raison et l’humanité – toute personne a une dignité. L'évolution de Milos est également passionnante. Milos est un prénom serbe porteur d’une forte signification symbolique : celui qui aime, qui est empreint de bienveillance envers les autres. Il passe ainsi du machiniste distant et professionnel à celui qui s'attache Lydia pour son enfant, qui témoignera contre elle avant de la comprendre et de l’aimer pour elle-même.Une très belle figure, derrière un masque froid jusqu’au bout. Nina Meurisse joue un rôle peut être un peu inabouti dans le rôle de Salomé, vraie mère d’Esmée – en grec « Celui qui est aimé ». Avec une amitié déroutante entre elle et Lydia qui aurait peut-être mérité davantage de développement.
Début en salle d' accouchement, pudiquement et sensiblement filmé, une sage -femme très investie dans son métier tombe dans les pièges du mensonge. On ne peut pas en dire beaucoup plus sans spolier la fin bien qu' elle soit quand même prévisible. Il n' en reste pas moins que c' est bien fait, que Lydia et Milos sont attachants dans leur fragilité, et surtout on a envie de lui pardonner
Traîne en longueurs comme c’est pas permis pour rien. Des scènes loooongues qui n’apportent rien à l’histoire. Des acteurs ayant le charisme d’une huître en plein été. Déjà la moitié du temps du film pour mettre en place le postulat de base qui est dans le synopsis ! Au secours ! Comment peut ont produire et distribuer ce genre de choses pendant que des réalisateurs bien plus talentueux galèrent à trouver le moindre financement. C’est tout sauf du cinéma avec un grand C. Un téléfilm aurait déjà été beaucoup
J'ai beaucoup aimé ce film ! C'est avec peu de choses que notre vie peut basculer ....sincère humaine, elle est tout simplement pris dans un engrenage ...le petit mensonge engendre un autre et comment s'en sortir ? L'actrice nous émeut on l'aime et on a envie de lui dire , tout ira bien ...Fabuleux film célébrant la féminité et humaniste ...top !
Un peu téléfilm, un peu racoleur, mais pas mal joué et bien mené. Le cheminement de la principale protagoniste est crédible. Un petit film français bien construit, assez rare pour être souligné.
J'ai nourri, je le crois, un peu trop d'attentes vis-à-vis de ce film. La simplicité profonde de ce titre, la bande annonce...J'ai été surpris d'assister au simple déroulement d'un fait divers. Alors certes, l'histoire reste très personnelle et mérité d'être portée à l'écran, mais il lui manque beaucoup pour incarner la force symbolique véhiculée par son titre (le ravissement, comment une vie peut s'échapper alors qu'on pense la contrôler...une multiplicité de sens type métamorphose kafkaïenne, c'est ce que j'imaginais).
Joli premier film, maîtrisé et touchant. Le scénario expose délicatement une dérive émotionnelle et psychologique, nourrie de frustration d’amour et de solitude urbaine, d’un rapport complexe à la maternité, d’un sentiment délirant de vie par procuration. Il colle avec réalisme au personnage féminin central, tout en confiant le point de vue principal à un autre personnage, ce qui apparaît judicieux car mieux à même de traduire le trouble et l’inconfort liés à cette histoire, d’évoquer l’ambiguïté et l’opacité du personnage principal, sans la prétention de se mettre « à la place de ». Cette humilité et cette subtilité d’approche, combinées à une interprétation sobre et juste – qui éveille l’empathie –, font la qualité de ce film qui illustre bien, par ailleurs, le double programme sémantique de son titre, et dont la profonde tristesse immanente est habilement adoucie par les dernières images. Il n’y a peut-être rien d’extraordinaire à signaler sur le plan formel, mais une belle sensibilité d’ensemble à apprécier.
Pas facile de filmer la solitude sans ennuyer le spectateur. Iris Kaltenbäck y parvient pourtant en racontant l'histoire de cette jeune sage-femme qui, se débattant dans une vie d'abandon, en arrive à commettre l'impensable. Malgré quelques petites incongruités (le Paris-Trouville de la bonne copine en 10 minutes), le scénario tient la route. C'est le récit d'un glissement plus que d'une chute. C'est en cela très réaliste d'autant que la caméra sait se faire oublier pour donner vie et crédibilité à l'histoire. Réussi.
Une grande amitié trahie par un amour perdu. Cette femme sage femme qui prend avec responsabilité le soin de mettre au monde des enfants et qui se permet de kidnapper celui qui représente l'amitié entre deux êtres. Oui la mère amie ne pardonnera pas, le supposé père lui reviendra apres la libération de prison vers cette menteuse pour certainement lui fabriquer un enfant ... Sujet mal décliné rythme et situation telephonés... Un grand ennui ce film
Lydia dont la BFF est Salomé considère qu'un fil invisible les relie et qu'il fonctionne comme un vase communicant, quand l'une est heureuse l'autre est malheureuse. Quand Salomé tombe enceinte et se destine à être heureuse toute sa vie que va devenir Lydia?. Un joli film sobre et remarquablement bien écrit avec des dialogues simples mais qui visent toujours là où il faut sur les vicissitudes de la natalité et de l'amitié.