Note moyenne
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Le pitch du film est plus ambitieux que le résultat à l’écran. Le cheminement d’une adolescente sur sa sexualité ou rien n’est vraiment exprimé et on ne voit pas bien pourquoi cette évolution. Une première rencontre dans une voiture qui arrive comme "un cheveux sur la soupe"… puis des successions de scènes sans vraiment de lien. On passe au travers sans vraiment d'émotion.
L'histoire d'une jeune musulmane tiraillée entre sa foi et son désir homosexuel.
Pour son 4e film en tant que réalisatrice, l'actrice Hafsia Herzi traite avec délicatesse, mais aussi sensualité, de la solitude du secret et du partage de ce désir, entre frustration et acceptation.
Un récit plus tendre que frontal, filmant les mots comme les silences, qui peut stagner un peu par moments dans sa progression narrative (j'aurai notamment été très curieux de voir ce que Fatima fait de son émancipation enfin acquise), mais une adaptation cinématographique portée surtout par un casting tout en alchimie et en spontanéité, et envers lequel Herzi a une confiance totale, et ça se sent à l'écran.
Mention spéciale à la charismatique Nadia Melliti dans le rôle de Fatima, portant toute cette dualité interne dans son attitude et surtout son regard, fort et fragile à la fois. Un Prix d'Interprétation cannois bien mérité, d'autant plus pour un tout premier rôle qu'elle porte avec justesse sur ses épaules durant le film.
Une double belle découverte pour moi, celle d'une actrice et celle d'une cinéaste, pour une œuvre intimiste qui m'a touché, sans pour autant me bouleverser. 7-7,5/10.
Pour son 4e film en tant que réalisatrice, l'actrice Hafsia Herzi traite avec délicatesse, mais aussi sensualité, de la solitude du secret et du partage de ce désir, entre frustration et acceptation.
Un récit plus tendre que frontal, filmant les mots comme les silences, qui peut stagner un peu par moments dans sa progression narrative (j'aurai notamment été très curieux de voir ce que Fatima fait de son émancipation enfin acquise), mais une adaptation cinématographique portée surtout par un casting tout en alchimie et en spontanéité, et envers lequel Herzi a une confiance totale, et ça se sent à l'écran.
Mention spéciale à la charismatique Nadia Melliti dans le rôle de Fatima, portant toute cette dualité interne dans son attitude et surtout son regard, fort et fragile à la fois. Un Prix d'Interprétation cannois bien mérité, d'autant plus pour un tout premier rôle qu'elle porte avec justesse sur ses épaules durant le film.
Une double belle découverte pour moi, celle d'une actrice et celle d'une cinéaste, pour une œuvre intimiste qui m'a touché, sans pour autant me bouleverser. 7-7,5/10.
Vu le 04/11/25 à Tours. Ce film traite subtilement de la recherche d'un chemin d'équilibre dans la vie pour une jeune fille entre poids de la religion, de la famille et de la société.
Au départ cette jeune lycéenne nonchalante m’a un peu agacée, j’avais envie de la secouer.
Et finalement, on assiste à la véritable éclosion d’une fleur, à mesure qu’on la voit se découvrir et s’épanouir.
Elle est à l’âge où l’on apprend qui l’on est, où les premières expériences sont tellement importantes, où l’on se construit, dans nos sentiments amoureux, dans son rapport aux autres.
Il y a beaucoup de tendresse qui se dégage de son personnage, et on est touchés par son histoire.
On ne peut être que bouleversé par le dilemme qu’elle traverse entre sa foi, si importante dans sa vie, et son identité. Le rapport avec sa mère est aussi beau, car on imagine qu’il sera fragilisé par cette quête de soi. Car comment se trouver et être soi-même quand l’équilibre familial, et de l’entourage au sens large, est menacé.
Et finalement, on assiste à la véritable éclosion d’une fleur, à mesure qu’on la voit se découvrir et s’épanouir.
Elle est à l’âge où l’on apprend qui l’on est, où les premières expériences sont tellement importantes, où l’on se construit, dans nos sentiments amoureux, dans son rapport aux autres.
Il y a beaucoup de tendresse qui se dégage de son personnage, et on est touchés par son histoire.
On ne peut être que bouleversé par le dilemme qu’elle traverse entre sa foi, si importante dans sa vie, et son identité. Le rapport avec sa mère est aussi beau, car on imagine qu’il sera fragilisé par cette quête de soi. Car comment se trouver et être soi-même quand l’équilibre familial, et de l’entourage au sens large, est menacé.
Quel film ! tellement d'actualité mais jamais mêlé avec la religion. l'actrice qui joue Fatima est juste magnifique.
Super déçue ! Je n'ai ressenti aucune émotion, je ne comprends pas trop cet enchaînement de séquences (appart, fac, boîte de nuit, drague, et on recommence), presque sans dialogues. Je n'ai pas trouvé l'actrice principale très expressive, elle ne m'a pas embarquée même dans ses moments de grande tristesse. Sa mère m'a bien plus marquée. Mince, j'avais tellement aimé Borgo...
Thème prometteur mais film insipide, dialogues pauvres, les scénes banales du quotidien d'une étudiante de banlieue s'enchaînent, ajoutez-y un voile par-ci une prière par là, c'est tout ce que propose ce film.
Une très grande réussite que ce dernier film de Hafzia Herzi , qui traite de la découverte et de l’apprentissage de l’amour et de la sexualité , mais aussi de la prise de conscience par Fatima de son désir et de son amour pour les femmes .
Tout cela sans aucune lourdeur , ni militantisme appuyé, mais avec une infinie douceur , un réalisme qui n’édulcore pas la réalité et les difficultés qu’éprouve Fatima à assumer son désir et à le concilier avec sa profonde croyance et avec l’islam.
Tous les acteurs et actrices sont exceptionnels et la beauté des plans et leur simplicité nous éblouissent .
C’est profondément émouvant , bouleversant, passionnant et l’avant dernière scène entre Fatima et sa mère est pudique et déchire le cœur par sa simplicité et sa beauté.
Un chef d’œuvre de plus pour la grande Harzia Herzi , qui en plus d’être une grande actrice est une excellente réalisatrice !
Ce film est merveilleux et on en sort bouleversé mais tellement heureux…
Tout cela sans aucune lourdeur , ni militantisme appuyé, mais avec une infinie douceur , un réalisme qui n’édulcore pas la réalité et les difficultés qu’éprouve Fatima à assumer son désir et à le concilier avec sa profonde croyance et avec l’islam.
Tous les acteurs et actrices sont exceptionnels et la beauté des plans et leur simplicité nous éblouissent .
C’est profondément émouvant , bouleversant, passionnant et l’avant dernière scène entre Fatima et sa mère est pudique et déchire le cœur par sa simplicité et sa beauté.
Un chef d’œuvre de plus pour la grande Harzia Herzi , qui en plus d’être une grande actrice est une excellente réalisatrice !
Ce film est merveilleux et on en sort bouleversé mais tellement heureux…
J'hésite, pour la note, entre 3,5 et 4.
Film très bien réalisé, qui ne se contente pas d'éviter les clichés (et le male gaze) mais s'applique à les désamorcer en creux, de manière subtile et intelligente.
La direction d'acteurices est au top.
L'histoire, pour sa partie initiation à la vie amoureuse, est très bien traitée.
Mais la partie qui a trait à l'émancipation de l'héroïne et à sa quête de soi, douloureuses, n'est pas traitée avec la même ardeur.
À l'arrivée, j'ai pensé : "tout ça pour ça", car malgré toutes les qualités du film, le scenario est un peu léger.
Film très bien réalisé, qui ne se contente pas d'éviter les clichés (et le male gaze) mais s'applique à les désamorcer en creux, de manière subtile et intelligente.
La direction d'acteurices est au top.
L'histoire, pour sa partie initiation à la vie amoureuse, est très bien traitée.
Mais la partie qui a trait à l'émancipation de l'héroïne et à sa quête de soi, douloureuses, n'est pas traitée avec la même ardeur.
À l'arrivée, j'ai pensé : "tout ça pour ça", car malgré toutes les qualités du film, le scenario est un peu léger.
Vraiment déçu par ce film dont le principal mérite est de mettre en avant un personnage invisibilisé au cinéma. Nadia Melliti est très juste dans son rôle et la première partie est plutôt bien traité. Mais très vite, au lieu de faire avancer son scenario, Hafsia Herzi enchaine les scenes de sexe et les soirées. Et cela tourne en rond. De plus, le film multiplie les clichés sur la banlieue, sur le monde lesbien. Ni la volonté de mettre en parallèle la foi religieuse, ni la relation avec sa famille ne convainc au final. Certaines scenes sont interminable et ne donnent rien au final car nous ne ressentons pas grand chose.
Génialissime comme prévu! On retrouve la sincérité habituelle et propre à Hafsia Herzi, sans le moindre tabou et c’est un des meilleurs films français de l’année. Elle nous développe une nouvelle fois une protagoniste super touchante et interprétée à la perfection par Nadia Melliti, future révélation à la prochaine cérémonie des Césars à mon avis. J’aime beaucoup le découpage de l’œuvre, lié aux saisons et le fait que l’on accompagne cette femme dans son passage à l’âge adulte. Cela permet d’étudier différents âges et différentes situations psychologiques même si j’aurais aimé que cela dure plus longtemps. Pas déçu, c’est très beau. 16,5/20 (Cinéma)
Un beau film sans misérabilisme, ni pathos, une réalisation, des actrices talentueuses. Une dernière scène particulièrement réussie. Une palme à Cannes méritée.
Cette adaptation du roman autobiographique de Fatima Daas est une très belle exploration de l’émancipation féminine malgré les freins cultuels et culturels très prégnants en banlieue. Les actrices principales, Nedia Melliti mais aussi Park Ji-Min (découverte dans « Retour à Séoul », 2023), sont parfaites. Néanmoins, on peut regretter que la réalisatrice Hafsia Herzi n’aille pas plus loin, n’appuie pas davantage sur la dissonance cognitive de l’héroïne, sur la nécessaire déconstruction mentale forgée par la religion pour s’accepter librement dans sa sexualité.
spoiler:
Enfin, je suis étonné que cela soit aussi facile de sortir en soirée et même de « découcher » la nuit entière pour une jeune fille musulmane, sans qu’elle ait à trouver un alibi, dans une famille, à cheval sur les traditions (cf. les rendez-vous homme / femme dans l’escalier), où les secrets partagés, même entre sœurs, manquent.
Rome ne s’est pas fait en un jour et cette première pierre / œuvre est un bon début.
Rome ne s’est pas fait en un jour et cette première pierre / œuvre est un bon début.
Magnifique réussite.
Hafsia Herzi confirme qu'en plus d'être une excellente actrice, elle est une grande réalisatrice. Bien-sûr, la première référence qui vient à l'esprit est celle d'Abdellatif Kéchiche, son mentor, car elle a su s'inspirer de ce qui fait le sel de son cinéma, ces moments de vie croqués dans par une caméra à juste distance. Mais elle ne fait pas que s'inspirer, elle apporte l'originalité de son regard sur le monde. « Dans la petite dernière », elle traite de la difficulté de se découvrir lesbienne lorsqu'on est musulmane. C'est un film très intimiste, très bien mis en scène, qui évite les clichés. Il y a beaucoup de non-dits chez ses personnages mais sa caméra leur donne une voix. L'héroïne – magnifiquement interprétée par la jeune Nadia Melliti – qui ne parvient pas à dire ce qu'elle vit mais aussi son ami Ji-Na et sa mère.
C'est subtil. Cela raconte la difficulté à s'extraire des codes normatifs, en particulier lorsqu'ils sont religieux. Cela parle de la complexité des identités, faites d'une multitude d'héritages et de choix qui se superposent parfois avec difficulté. Cela ne réduit pas le monde musulman à un monde d'intransigeance mais rappelle que l'amour est partout et que la foi n'implique pas obligatoirement l'aveuglement. A ce titre, la dernière scène entre la mère et la fille est particulièrement touchante.
Bravo. Un film intelligent.
Hafsia Herzi confirme qu'en plus d'être une excellente actrice, elle est une grande réalisatrice. Bien-sûr, la première référence qui vient à l'esprit est celle d'Abdellatif Kéchiche, son mentor, car elle a su s'inspirer de ce qui fait le sel de son cinéma, ces moments de vie croqués dans par une caméra à juste distance. Mais elle ne fait pas que s'inspirer, elle apporte l'originalité de son regard sur le monde. « Dans la petite dernière », elle traite de la difficulté de se découvrir lesbienne lorsqu'on est musulmane. C'est un film très intimiste, très bien mis en scène, qui évite les clichés. Il y a beaucoup de non-dits chez ses personnages mais sa caméra leur donne une voix. L'héroïne – magnifiquement interprétée par la jeune Nadia Melliti – qui ne parvient pas à dire ce qu'elle vit mais aussi son ami Ji-Na et sa mère.
C'est subtil. Cela raconte la difficulté à s'extraire des codes normatifs, en particulier lorsqu'ils sont religieux. Cela parle de la complexité des identités, faites d'une multitude d'héritages et de choix qui se superposent parfois avec difficulté. Cela ne réduit pas le monde musulman à un monde d'intransigeance mais rappelle que l'amour est partout et que la foi n'implique pas obligatoirement l'aveuglement. A ce titre, la dernière scène entre la mère et la fille est particulièrement touchante.
Bravo. Un film intelligent.
Un film ennuyeux comme la pluie. Une pluie de clichés. On n'apprend absolument rien dans ce film aux scènes convenues, souvent étirées mais juxtaposées et laissees inachevées aucun second rôle 'ezt travaille. La bande son est insupportable avec ses bruits de bouche appuyes. Des scènes sans suite. Une louche de voyeurisme. Une loiche de plans très étudiés en mode "regarde comme je fais de belles mages". Le plus triste est qu'à cause du film je n'ai plus du tout envie de lire le livre!
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