C'est là un film médiatiquement réussi. De par son sujet, son origine littéraire et autobiographique, son actrice principale et sa réalisatrice.
Mais un film ne se nourrit pas uniquement du jeu médiatique. Artistiquement, c'est une autre histoire.
Si on peut louer le choix naturaliste qu'adopte Herzi pour cadrer l'étau qui encercle son héroïne, le dispositif a ses limites à l'image du jeu monolithique de sa jeune actrice dont c'est le 1er rôle. ça fonctionne au début mais à force d'appliquer la même mécanique, le film ne parvient pas à glisser sur ce petit supplément d'âme qui finit par se distiller dans le parcours de notre héroïne.
La belle conclusion n'y suffit pas.
Un film qui manque cruellement de fièvre ou d'incarnation et où l'ennui fait son nid.
C'est un bon film rien que de par son sujet via une triple cohabitation inhabituelle de l'homosexualité, la banlieue et la religion. Certaines scènes sont très justes, où l'on ressent que ce film est tiré d'un livre quasi-autobiographique. La dernière scène notamment de slience et d'aveu entre la mère et la fille est particulièrement réussie. En revanche, je regrette grandement la trop forte sexualisation du lesbiannisme, comme si Fatima ne pouvait vivre son homosexualité qu'à travers le sexe, c'est dommage.
Un très bon film qui parvient à traiter intelligemment un sujet important mais pouvant facilement être détourné de manière utopique. Le film évite les clichés en montrant réellement la difficulté d’assumer son homosexualité dans le cadre familial, social et religieux. L’histoire est ainsi réaliste et cohérente. De plus, les personnages sont complexes mais intéressants.
Techniquement le film est également réussi, en raison de l’intelligence de la réalisation.
Très chouette point de départ pour le dernier long de Hafsia Herzi avec un thème de la découverte de la sexualité en post adolescence, certes déjà traité maintes fois mais avec quelques trouvailles inédites ici, par exemple l’intégration de la religion et notamment de l’islam mêlée à des thématiques plutôt complexes du coup. Ça part bien, ça interroge, ça joue bien, et puis on retombe dans les travers connus du genre avec une touche de voyeurisme et des clichés à la pelle. On finit par s’y perdre et la puissance du scénario originel s’amenuise petit à petit au fil des scènes gentiment « chocs ». C’est dommage et d’autant plus que tout un pan de l’histoire est délaissé avec la famille de l’héroïne totalement mise de côté sur le fond. Au final ce n’est pas vilain et les thèmes abordés sont très intéressants mais tout est survolé malheureusement. Restent quoiqu’il arrive les belles interprétations générales et qui valent bien à elles seules le visionnage de La Petite Dernière.
Hafsia Herzi, en plus d’être une grande actrice, est donc devenue une très bonne réalisatrice, comme en témoigne son excellent « La petite dernière ». Un film intimiste, tout en subtilité et en non-dits, dans une nouvelle France bigarrée et tolérante, même si l’on sent la torture intérieure de Fatima, la jeune héroïne, écartelée entre ses amours inassumées et le poids des traditions. La performance de la jeune Nadia Melliti, pour son premier film, est remarquable, et sa Palme de meilleure actrice à Cannes en 2025 est amplement méritée. À voir!
J’avoue rester perplexe après le visionnage. Bien sûr le sujet traité et les interprétations sont impeccables, mais j’ai trouvé le film ennuyeux avec cette envie parfois de décrocher, puis à nouveau une scène qui sort du commun puis à nouveau le déjà vu. Bref, compte-tenu de la notoriété de ce film je suis très déçue.
Une adolescente d’origine algérienne issue d’une banlieue tente de concilier sa foi avec la découverte de son homosexualité tout en parvenant à gérer le flux d’émotion contradictoire la parcourant à cette période charnière de son existence. Ce récit d’émancipation déborde de tendresse pour son personnage principal incarné avec force et justesse par la jeune actrice Nadia Melliti véritable révélation du film qui irradie l’écran d’une présence aussi solaire que fragile. Cette histoire de l’intime et du quotidien n’appuie jamais le trait pour poser un regard bienveillant sur ce conflit intérieur vécu par cette jeune femme.
J’ai été subjugué par ce film. La découverte de son homosexualité par une adolescente française musulmane d’origine algérienne, Fatima, et son mal être à l’assumer sont traités avec une finesse et une sensibilité remarquables. Les personnages sont filmés avec douceur, sensualité, générosité. La mise en scène est maîtrisée d’une façon surprenante par Hafsia Herzi qui n’est qu’ à son deuxième film. Les scènes intimistes, le dialogue avec la mère, les crises des relations naissantes, sont dessinées avec profondeur et pudeur ; les scènes de fêtes, de danse, de chahut de classe nous invitent en leur sein ; les retours nocturnes de Fatima dans un Paris sont lumineux et poétiques. La bande-son, essentiellement électro, est vibrante. L’interprétation est formidable avec Nadia Melliti, bien sûr, qui a reçu la Palme d’or à Cannes mais aussi avec la non moins formidable Ji-Min Park. Il n’y a pas de misérabilisme dans ce film. Un film d’une finesse et d’une profondeur extrêmes.
Une histoire intéressante, celle d’une femme musulmane homosexuelle qui doit faire face a ces qualificatifs incompatibles religieusement parlant. Elle s’émancipe progressivement pour faire ses choix. Nadia Melliti s’approprie bien le rôle et est tout à fait crédible. Les scènes familiales sont particulièrement réussies, mais j’ai préféré celle de la conversation avec l’imam. En revanche, on peut déplorer un peu trop de scènes de sexe.
Long, lent, brouillon, ennuyeux c’est à peu près tout ce que je peux dire sur ce film très surcoté. Manifestement certains sujets et certaines histoires bénéficient de jugements positifs assez étonnants…
Pour son troisième long-métrage en tant que réalisatrice, Hafsia Herzi s’empare d’un sujet éminemment complexe. Elle évoque le parcours initiatique d’une adolescente musulmane (Nadia Melliti) tiraillée entre sa culture religieuse et son attirance pour les femmes. Dans ce film, sorti en 2025, l’auteure ne cherche pas à prendre le spectateur en otage. Il n’y a aucun jugement moralisateur, juste la vision naturaliste d’une jeunesse plurielle assumant ses choix. La sincérité du propos passe malheureusement par quelques temps faibles donnant ainsi le sentiment de longueurs inutiles. Bref, une œuvre intimiste sur l'émancipation dans une société où les repères sont de plus en plus disparates.
Fatima a 17 ans est la petite dernière. Elle vit en banlieue avec ses sœurs dans une famille joyeuse et aimante. Bonne élève, elle intègre une fac de philosophie à Paris et découvre un tout nouveau monde. Alors que débute sa vie de jeune femme, elle s'émancipe de sa famille et ses traditions. Fatima se met alors à se questionner sur son identité. Comment concilier sa foi avec ses désirs naissants. Nous voilà avec Fatima, qui a du mal dans sa vie d'adolescente, asthmatique, malgré un petit ami insistant, elle se sent plus attirée par le genre féminin. Discrète, secrète, elle explore et expérimente cet irrésistible attrait. Elle s'arrange pour que ses proches n'en sachent rien. Ils ne comprendraient pas. Que cherche t-elle ? Des rencontres, des relations plus intimes, une amoureuse, un défilé LGBT, où parmi la foule elle se sent moins seule. 1, 2, 3 Vive les lesbiennes ! Dans des soirées très animées Fatima trouve un défouloir. Assumer sa sexualité et continuer sa pratique religieuse devient difficilement compatible. Renoncer à son homosexualité parce que c'est strictement interdit par l'Islam. Cacher en vie privée ses goûts et ses envies et ne pouvoir rien confier à sa mère. Elle pleure Fatima sur la triste fatalité de son destin. Prisonnière entre l'amour familial et l'épanouissement sensuel de sa chair, elle garde tout pour elle. Et … On nous laisse planté là. Le film s'arrête. On aurait bien voulu voir un dénouement et non une voie sans issue, parce que elle nous aura touché cette jeune femme de notre époque.
C’est un film qui est plutôt bien, qui aborde un sujet sensible. J’apprécie beaucoup le fait qu’on soit plongé au cœur des émotions du personnage principal, qu’on puisse ressentir son vécu dans ses paroles et ses silences… toutefois, au milieu du film, il stagne, et on enchaîne plusieurs séquences inutiles, ce qui peut perdre le spectateur à mon sens, ce qui est vraiment dommage. Au final, ce film apporte plus de questions que de réponses. A voir, mais c’est pas un film qui me manquera au point de vouloir le revoir dans 1 an ou 2