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Clntra
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3,0
Publiée le 29 novembre 2025
Film aux intentions fort louables, qui malheureusement s'en tient à la surface des véritables pulsions. Cette jeune femme est touchante certes. Un peu trop démonstratif, trop d'éléments interferent pour aborder son mal vivre. Mais laisse augure une réelle cinéaste, peut-être quand elle se sera débarrassée d'influences un peu pesante. Je pense à Kechiche.
Un peu comme les personnages qu’elle interprète, le film d’Hafsia Herzi avance suivant la trajectoire rectiligne des douleurs secrètes, de la colère rentrée, avec la loyauté en étendard et une obstination butée. Nadia Melliti et Ji-Min Park (déjà très juste dans « Retour à Séoul » de Davy Chou) sont bouleversantes, par la façon dont la cinéaste campe la force de leur présence (y compris physique, désirée et désirante). Le poids de la tradition, l’effroi et le réconfort de la famille, pèsent leur poids sans pour autant devenir démonstratifs. Hormis la musique parfois un peu superflue, le film frappe par son juste équilibre et l’émotion qu’il distille avec tant de délicatesse.
Assez long et ennuyant. C’est un remake de La Vie d’Adèle. Assez d’accord avec les critiques concernant les incohérences du film notamment par rapport à la famille de la jeune femme. Perso je trouve que c’est tout à fait cliché concernant les jeunes et la sexualité et vu et revu. Aucun interet à ce film. J’ai été voir ce film sans regarder la bande annonce ni lire le synopsis je ne savais pas du tout de quoi cela parlait. Assez décevant.
Cela débute "Entre les murs", puis flirte avec une atmosphère des rencontres de "Nuits fauves", pour nous confronter au trouble d'une jeune femme d'origine algérienne, issue d'une famille paisible et aimante, interrogeant son orientation sexuelle lorsqu'elle accède à l'environnement de la faculté. Entre l'évidence des émotions, de la sensualité et l'impossibilité culturelle et religieuse, la souffrance s'incruste, empêche de respirer. Le film a la délicatesse de ne rien trancher. "C'est ainsi que les femmes vivent" lorsque tel dilemme les tient.
J'ai détesté ce film (ce qui est rare, je suis plutôt bon public), je m'y suis profondément ennuyée, certaines scènes s'etirent inutilement, et d'autres à la limite du gênant. Fatima est à la limite de l'antipathie, à part quelques rares sourires, et qq larmes inattendues, son attitude est froide et distante. Seule la belle ambiance familiale sauve le film (Jolie famille vraiment attachante que ce soit la mère, les sœurs et le père). Je rejoins un autre spectateur : elle a 17 ans, elle est musulmane pratiquante et découche sans que personne ne s'en étonne. Pourquoi une telle note enthousiaste ? Je ne me l'explique pas !
Hafsia Herzi confirme qu’elle est en passe de devenir une grande réalisatrice ou, tout du moins, une réalisatrice sur laquelle il va falloir compter. Et, on pourrait même avancer qu’elle s’avère peut-être meilleure cinéaste qu’actrice au vu de ses prestations peu convaincantes dans ses derniers films (le très pénible « La Prisonnière de Bordeaux » et « Les gens d’à-côté ») si ce n’est « Borgo » où son jeu était en phase avec le sujet et le personnage. Et sa sélection en compétition officielle au dernier Festival de Cannes n’est pas usurpée tant « La petite dernière » y méritait sa place. Après un essai inaugural moyennement convaincant avec « Tu mérites un amour », elle a enchaîné dans une veine plus sociale avec le très joli portrait d’une matriarche maghrébine, « Bonne mère ». Elle s’élève encore plus ici avec ce troisième film où son talent de réalisatrice explose et où elle se montre en toute possession de ses moyens.
On sent le patronage de celui qui l’a révélée dans « La graine et le mulet » toute jeune, Abdellatif Kechiche. Surtout dans les premiers films de ce dernier. Un cinéma naturaliste au plus près des cœurs et des corps qui semble avoir influencé sa jeune actrice. Mais on est loin du copier-coller dans la manière de filmer son sujet et de l’appréhender. Herzi s’est tracé sa propre voie. Elle prend même le contrepied du film le plus célèbre du cinéaste, « La vie d’Adèle », en choisissant une histoire mettant en scène une lesbienne dans le rôle principal. Loin du versant cru et intense du film ayant révélé Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos, elle filme de manière tout aussi juste mais choisit la voie de la douceur avec un rendu très réaliste mais plus délicat. Rien n’est ici enjolivé pour autant, le récit est parfois âpre mais il évite tout voyeurisme ou scène choc.
Comment parler de « La petite dernière » sans évoquer la prestation incroyable de son actrice principale, véritable révélation qui n’a pas volé son prix d’interprétation cannois face à une concurrence pourtant féroce, composée de Jennifer Lawrence ou Renate Reinsve pour ne citer qu’elles. La jeune Nadia Melliti livre une de ces prestations intenses, brutes et immensément naturelles comme on en voit peu dans l’année. Et, ironie du sort, elle nous fait penser aux talents sidérants et encore innocents qu’à révélé Kechiche, de Sabrina Ouazani à Sara Forestier en passant par Adèle Exarchopoulos et... Hafsia Herzi.
« La petite dernière » est certes un film sur l’homosexualité quand on fait partie d’une famille musulmane et de cité. C’est surtout le récit d’émancipation d’une jeune femme qui va vivre sa sexualité. Pas à pas. Petit à petit. Et le scénario est à ce titre exemplaire tant il épouse avec justesse chaque étape d’un coming-out personnel. Le film embrasse un sujet polémique avec force et sincérité : celui de l’Islam face à l’homosexualité dans une scène aussi réaliste que terrifiante quant à la fermeture d’esprit de ce culte face aux personnes LGBT. Une scène nécessaire qui fait froid dans le dos. En revanche, il élude plus leur condition dans les cités si ce n’est une scène qui nous enrage de voir la bêtise des jeunes de cité face à un jeune gay. Il manque néanmoins un petit quelque chose de ce côté-là.
Herzi se montre de plus en plus à l’aise avec sa caméra et son cinéma est de plus en plus beau sans jamais pour autant se montrer ostentatoire ou prétentieux. Elle filme au plus près de ses personnages et de son actrice qui exprime tellement avec le regard et ses silences. Les scènes de rencontres sont sobres mais pas non plus trop pudiques. Elle sait toujours où et quand couper tout en nous gratifiant de quelques très jolis plans. Le film n’oublie jamais de saborder les clichés et sur un tel sujet c’est vraiment louable. La jeune cinéaste nous gratifie également d’une scène finale très émouvante entre une mère inquiète et sa fille qui s’avère aussi déchirante que solaire. On sort de « La petite dernière » conquis par un film beau et simple, promettant de belles choses pour une cinéaste qui ne cesse de s’améliorer.
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L’intrigue est audacieuse et aurait pu facilement sombrer dans la maladresse, mais la réalisatrice parvient à l’aborder avec une grande délicatesse et une justesse remarquable. Nadia Melliti, dans le rôle principal, livre une performance saisissante : elle transmet avec une précision rare le malaise de son personnage, rendant palpable la difficulté de cette jeune femme à trouver sa place dans le monde.
En revanche, certains personnages secondaires déstabilisent quelque peu l’ensemble. Leur présence semble parfois superflue, et leur évolution manque par moments de cohérence, ce qui peut donner l’impression d’un récit qui se disperse par endroits.
En lisant le synopsis je m'attendais à un film sur les differences socio- démographique, le passage de l'adolescence a l'adulte, le vécu de la derniere d'une fratrie, son entourage quand elle quitte le milieu familial.
Hors ici c'est 1h45 d'ennui, de platitude, avec 1h de sexe (limite pornographique) de pleurs, trop convenue, sans saveur sans scénario de qualité, lourd tres lourd, juste une adaptation d'un livre sans profondeur.. les seules scènes d'intérêt sont celles qui se passent dans la famille de fatima, avec sa mère ses 2 sœurs et son père... le reste niet. Nullissime.
Je ne comprends pas sa note presse, ni la note spectateurs qui enssasent ce film.
J’avais de l’appréhension au vu des avis négatif mais ce film est une pépite ! Super émouvant, transportant et authentique, une ode à la communauté LGBT! Jeux d’acteur naturel, innocent, j’ai adoré. Pas beaucoup de scènes de sexe on ne voit absolument rien, bien moins gênant que d’autre films. Les avis négatif sont clairement des gens qui ne l’ont pas vu et qui voudraient salir le film. A voir absolument !
L'adaptation du magnifique livre de Fatima Daas par Hafzia Herzi ne dénature en rien l'oeuvre originale en étant une oeuvre autrement touchante et humaine. Ce film est lumineux et réjouissant. Un bonheur à voir au cinéma avec une utilisation très intelligente des couleurs par thématique (le jaune pour la famille, le rouge pour l'intime et le bleu pour la foi) et des plans très serrés pour permettre au spectateur d'être au plus près des personnages. C'est beau, c'est pudique, c'est drôle et bouleversant à pleurer !
Film profond et magnétique. Il nous force à prendre conscience de certaines questions sociétales impactantes. L'actrice principale est sublime et joue magnifiquement le rôle.
J'attendais ce film avec impatience. J'avoue que je m'attendais à plus de profondeur et de réflexion face à l'homosexualité et la religion, ce sujet étant plus survolé pour laisser place à une découverte de la sexualité et que je me suis retrouvée devant des scènes plutôt très crues. Le film reste néanmoins bien dans son ensemble. L'actrice principale est mutique mais a une sacrée présence. A suivre !
Le pitch du film est plus ambitieux que le résultat à l’écran. Le cheminement d’une adolescente sur sa sexualité ou rien n’est vraiment exprimé et on ne voit pas bien pourquoi cette évolution. Une première rencontre dans une voiture qui arrive comme "un cheveux sur la soupe"… puis des successions de scènes sans vraiment de lien. On passe au travers sans vraiment d'émotion.
L'histoire d'une jeune musulmane tiraillée entre sa foi et son désir homosexuel.
Pour son 4e film en tant que réalisatrice, l'actrice Hafsia Herzi traite avec délicatesse, mais aussi sensualité, de la solitude du secret et du partage de ce désir, entre frustration et acceptation.
Un récit plus tendre que frontal, filmant les mots comme les silences, qui peut stagner un peu par moments dans sa progression narrative (j'aurai notamment été très curieux de voir ce que Fatima fait de son émancipation enfin acquise), mais une adaptation cinématographique portée surtout par un casting tout en alchimie et en spontanéité, et envers lequel Herzi a une confiance totale, et ça se sent à l'écran.
Mention spéciale à la charismatique Nadia Melliti dans le rôle de Fatima, portant toute cette dualité interne dans son attitude et surtout son regard, fort et fragile à la fois. Un Prix d'Interprétation cannois bien mérité, d'autant plus pour un tout premier rôle qu'elle porte avec justesse sur ses épaules durant le film.
Une double belle découverte pour moi, celle d'une actrice et celle d'une cinéaste, pour une œuvre intimiste qui m'a touché, sans pour autant me bouleverser. 7-7,5/10.
Vu le 04/11/25 à Tours. Ce film traite subtilement de la recherche d'un chemin d'équilibre dans la vie pour une jeune fille entre poids de la religion, de la famille et de la société.