Note moyenne
3,7
3486 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
34 critiques
4
138 critiques
3
111 critiques
2
49 critiques
1
24 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Dans La Petite Dernière, Hafsia Herzi adapte le roman de Fatima Daas avec une sincérité palpable, sans jamais chercher à tout lisser ni à plaire. On ressent, dès les premières images, une volonté farouche de raconter sans trahir. C’est un film qui cherche l’équilibre, entre fidélité et liberté, entre pudeur et affirmation, entre immersion sociale et poésie discrète.
Il s’en dégage une force certaine, une singularité rare, mais aussi une hésitation qui, par instants, limite la portée de ce qu’il pourrait pleinement embrasser.
L’histoire de Fatima — fille cadette d’une famille algérienne pratiquante, élevée en banlieue parisienne, et en pleine exploration de son homosexualité — est traitée avec une finesse que peu de films osent. Ici, la complexité n’est pas surlignée, elle est vécue, comme un déséquilibre intérieur permanent.
Herzi ne moralise jamais, ne simplifie rien. Elle laisse parler les silences, les regards, les ruptures minuscules qui disent plus que les dialogues. C’est là que le film est le plus fort : dans ce refus du spectaculaire, dans sa confiance envers le spectateur pour combler les interstices.
Le scénario s’autorise la nuance, parfois jusqu’à l’indécision. Cela participe à la richesse du film, mais en bride aussi parfois la portée émotionnelle. On reste suspendu entre empathie et distance, sans que la bascule ne se fasse toujours.
Le cœur battant du film, c’est Nadia Melliti. Sa performance est d’une intensité muette, sans effets, presque austère. Elle incarne Fatima avec un mélange de vulnérabilité retenue et de lucidité tranchante. Une présence à la fois fragile et ancrée, qui justifie à elle seule que le film ait été distingué en festival.
Sa manière d’habiter les contradictions du personnage – entre foi, désir, loyauté familiale et émancipation – donne au film une colonne vertébrale humaine, profondément crédible. Son interprétation ne cherche jamais l’excès, et c’est là toute sa force.
Autour d’elle, la distribution est inégale mais sincère. Certaines relations, notamment celle avec Ji-Na (Park Ji-Min), laissent entrevoir des dynamiques passionnantes… sans que celles-ci ne soient toujours explorées jusqu’au bout.
Hafsia Herzi signe une mise en scène sobre, cohérente avec son sujet. Elle évite le pathos, les effets faciles, et privilégie une caméra qui accompagne, qui écoute. Jérémie Attard à la photographie joue sur les lumières naturelles, les cadrages serrés, pour rester au plus près du vécu. C’est une belle idée… qui, parfois, frôle l’uniformité.
On aurait aimé, à quelques reprises, que la mise en scène prenne plus de risques. Le film reste très contenu, parfois trop. Cette réserve volontaire peut se traduire par une certaine platitude formelle dans la deuxième moitié, où le récit semble hésiter sur la direction à prendre.
La musique d’Amine Bouhafa accompagne sans envahir. Elle n’impose rien, mais elle ne transcende pas non plus. C’est un fil sonore doux, qui soutient les scènes les plus sensibles sans leur voler la vedette. Là encore, la retenue domine.
Le montage, signé Dirk Meier, choisit un rythme lent, contemplatif. Il respecte le cheminement intérieur du personnage. Ce choix est cohérent, mais il contribue aussi à une forme de stagnation narrative dans certaines séquences. Le film se permet l’ellipse, la suggestion, la fragmentation — ce qui est beau — mais il ne comble pas toujours les attentes qu’il crée.
La Petite Dernière n’est pas un manifeste. C’est une chronique intime, sociale et spirituelle, qui choisit de ne pas trancher. Le rapport à la religion, à la famille, à l’orientation sexuelle, à la langue, à la France… tout cela cohabite dans une même tension, jamais résolue. Et c’est justement cette non-résolution qui rend le film à la fois précieux et partiellement frustrant.
Il faut saluer son courage, sa délicatesse, sa volonté de ne jamais céder aux clichés, ni à la complaisance. Mais cette posture d’équilibriste empêche parfois l’œuvre de réellement s’envoler. On sort du film touché, interrogé, mais pas bouleversé.
La Petite Dernière est un film important par ce qu’il représente, par ce qu’il tente, par la lumière qu’il jette sur des parcours trop rarement portés à l’écran. Il est profondément honnête, souvent poignant, parfois bouleversant dans sa simplicité.
Mais c’est aussi un film qui avance prudemment, qui se retient là où il aurait pu s’embraser, qui suggère plus qu’il ne révèle. Une œuvre profondément humaine, qui touche juste, mais qui laisse une légère sensation d’inachevé. Comme si elle avait choisi, délibérément, de rester à mi-hauteur – et que c’est précisément cette position qui en fait toute sa singularité.
Il s’en dégage une force certaine, une singularité rare, mais aussi une hésitation qui, par instants, limite la portée de ce qu’il pourrait pleinement embrasser.
L’histoire de Fatima — fille cadette d’une famille algérienne pratiquante, élevée en banlieue parisienne, et en pleine exploration de son homosexualité — est traitée avec une finesse que peu de films osent. Ici, la complexité n’est pas surlignée, elle est vécue, comme un déséquilibre intérieur permanent.
Herzi ne moralise jamais, ne simplifie rien. Elle laisse parler les silences, les regards, les ruptures minuscules qui disent plus que les dialogues. C’est là que le film est le plus fort : dans ce refus du spectaculaire, dans sa confiance envers le spectateur pour combler les interstices.
Le scénario s’autorise la nuance, parfois jusqu’à l’indécision. Cela participe à la richesse du film, mais en bride aussi parfois la portée émotionnelle. On reste suspendu entre empathie et distance, sans que la bascule ne se fasse toujours.
Le cœur battant du film, c’est Nadia Melliti. Sa performance est d’une intensité muette, sans effets, presque austère. Elle incarne Fatima avec un mélange de vulnérabilité retenue et de lucidité tranchante. Une présence à la fois fragile et ancrée, qui justifie à elle seule que le film ait été distingué en festival.
Sa manière d’habiter les contradictions du personnage – entre foi, désir, loyauté familiale et émancipation – donne au film une colonne vertébrale humaine, profondément crédible. Son interprétation ne cherche jamais l’excès, et c’est là toute sa force.
Autour d’elle, la distribution est inégale mais sincère. Certaines relations, notamment celle avec Ji-Na (Park Ji-Min), laissent entrevoir des dynamiques passionnantes… sans que celles-ci ne soient toujours explorées jusqu’au bout.
Hafsia Herzi signe une mise en scène sobre, cohérente avec son sujet. Elle évite le pathos, les effets faciles, et privilégie une caméra qui accompagne, qui écoute. Jérémie Attard à la photographie joue sur les lumières naturelles, les cadrages serrés, pour rester au plus près du vécu. C’est une belle idée… qui, parfois, frôle l’uniformité.
On aurait aimé, à quelques reprises, que la mise en scène prenne plus de risques. Le film reste très contenu, parfois trop. Cette réserve volontaire peut se traduire par une certaine platitude formelle dans la deuxième moitié, où le récit semble hésiter sur la direction à prendre.
La musique d’Amine Bouhafa accompagne sans envahir. Elle n’impose rien, mais elle ne transcende pas non plus. C’est un fil sonore doux, qui soutient les scènes les plus sensibles sans leur voler la vedette. Là encore, la retenue domine.
Le montage, signé Dirk Meier, choisit un rythme lent, contemplatif. Il respecte le cheminement intérieur du personnage. Ce choix est cohérent, mais il contribue aussi à une forme de stagnation narrative dans certaines séquences. Le film se permet l’ellipse, la suggestion, la fragmentation — ce qui est beau — mais il ne comble pas toujours les attentes qu’il crée.
La Petite Dernière n’est pas un manifeste. C’est une chronique intime, sociale et spirituelle, qui choisit de ne pas trancher. Le rapport à la religion, à la famille, à l’orientation sexuelle, à la langue, à la France… tout cela cohabite dans une même tension, jamais résolue. Et c’est justement cette non-résolution qui rend le film à la fois précieux et partiellement frustrant.
Il faut saluer son courage, sa délicatesse, sa volonté de ne jamais céder aux clichés, ni à la complaisance. Mais cette posture d’équilibriste empêche parfois l’œuvre de réellement s’envoler. On sort du film touché, interrogé, mais pas bouleversé.
La Petite Dernière est un film important par ce qu’il représente, par ce qu’il tente, par la lumière qu’il jette sur des parcours trop rarement portés à l’écran. Il est profondément honnête, souvent poignant, parfois bouleversant dans sa simplicité.
Mais c’est aussi un film qui avance prudemment, qui se retient là où il aurait pu s’embraser, qui suggère plus qu’il ne révèle. Une œuvre profondément humaine, qui touche juste, mais qui laisse une légère sensation d’inachevé. Comme si elle avait choisi, délibérément, de rester à mi-hauteur – et que c’est précisément cette position qui en fait toute sa singularité.
Et bien, je vais au cinéma pour des moments comme celui, la une historie réaliste, bien filmée et bien jouée, une actrice incroyable qui méritée sa palme, que c’est beau !
Un très bon film, juste, touchant, bien interprété. Mais je reste un peu sur ma faim concernant la fin… J’aurais aimé que le sujet familial et celui du coming out soient davantage explorés. Il y avait matière à aller un peu plus loin émotionnellement.
#LaPetiteDernière #CinémaFrançais #FilmÉmotion #ComingOut #Famille #AvisCinéma #FilmÀVoir
#LaPetiteDernière #CinémaFrançais #FilmÉmotion #ComingOut #Famille #AvisCinéma #FilmÀVoir
Très loin d'être un manifeste queer, c'est avant tout un film sur l'éveil amoureux et sexuel, souvent en retenue grâce à la géniale et si attachante Nadia Milliti, mais qui se laisse aller aussi à quelques scènes d'une sensualité rarement aussi bien filmées.
On est balloté d'un sentiment à l'autre, tour à tour amusé, révolté et surtout ému par cette femme en quête de son émancipation.
Un grand film.
On est balloté d'un sentiment à l'autre, tour à tour amusé, révolté et surtout ému par cette femme en quête de son émancipation.
Un grand film.
Vu ce jour, très déçue ,sujet sensible qui aurait pu être traité avec plus de nous fait vivre sa douleur, sa torture on commence avec on finit avec dommage
Une belle description de la difficulté d’ être soi, particulièrement dans un contexte rigoriste : un beau film très bien interprété.
Superbe film,
une interprétation excellente et un sujet abordé avec beaucoup de finesse 
Actuelle, intemporel !
une interprétation excellente et un sujet abordé avec beaucoup de finesse 
Actuelle, intemporel !
Très bon film, l' actrice principale est très convaincante et le sujet du film intéressant
Cependant je ne comprends pas pourquoi le film n'est pas interdit aux moins de 15 ans (voire 18)
Il convient à un public averti
Cependant je ne comprends pas pourquoi le film n'est pas interdit aux moins de 15 ans (voire 18)
Il convient à un public averti
Un manque de subtilité que je n'ai pas vraiment apprécié : le bilan est très mitigé. Je m'explique.
Certes, l'actrice principale est talentueuse et charismatique, et son jeu est juste. Aussi, son histoire avec Ji-Na (superbe actrice) est touchante et profonde, et j'aurais aimé les voir davantage, et voir moins, beaucoup moins, de ces histoires et relations secondaires qui ne collent pas au personnage et à sa réalité. Peut-être que la temporalité plus allongée du livre rend ce changement de comportement plus réaliste... Là, ça ne marche pas.
Mais le problème de ce film, surtout, est l'aspect brutal, presque violent, d'images et de discours portant sur la sexualité : c'est cru, sans filtre, parfois très peu progressiste (je pense là à l'histoire horrifiante racontée par des jeunes hommes au début : était-ce censé être drôle ?).
On est très loin de la sensibilité et de la délicatesse que je pensais trouver en allant voir ce film. Le visionnage était en fait plutôt inconfortable (et dans le mauvais sens).
Bref, je n'ai pas vraiment aimé le film, finalement trop peu moderne, mais peut-être que je consulterai le livre, car l'histoire est intéressante, de même que la réalité sociale qui y est associée.
Certes, l'actrice principale est talentueuse et charismatique, et son jeu est juste. Aussi, son histoire avec Ji-Na (superbe actrice) est touchante et profonde, et j'aurais aimé les voir davantage, et voir moins, beaucoup moins, de ces histoires et relations secondaires qui ne collent pas au personnage et à sa réalité. Peut-être que la temporalité plus allongée du livre rend ce changement de comportement plus réaliste... Là, ça ne marche pas.
Mais le problème de ce film, surtout, est l'aspect brutal, presque violent, d'images et de discours portant sur la sexualité : c'est cru, sans filtre, parfois très peu progressiste (je pense là à l'histoire horrifiante racontée par des jeunes hommes au début : était-ce censé être drôle ?).
On est très loin de la sensibilité et de la délicatesse que je pensais trouver en allant voir ce film. Le visionnage était en fait plutôt inconfortable (et dans le mauvais sens).
Bref, je n'ai pas vraiment aimé le film, finalement trop peu moderne, mais peut-être que je consulterai le livre, car l'histoire est intéressante, de même que la réalité sociale qui y est associée.
"La Petite Dernière", ou la chronique d’une émancipation contrariée.
Fatima, benjamine d’une fratrie algérienne installée en banlieue, quitte le cocon familial pour découvrir d’autres horizons et s’affirmer dans ses choix intimes (elle préfère les femmes), tout en restant liée à sa foi et à ses origines.
Le thème promettait une vraie réflexion sur l’identité et le courage d’être soi, mais la mise en scène manque franchement d’élan.
Je n’ai pas accroché avec la personnalité de cette jeune Fatima, trop hermétique émotionnellement pour accueillir de l’empathie de la part du spectateur dans son parcours amoureux.
Un sujet épineux (le tiraillement entre religion et liberté), mais uniquement survolé selon moi, la réalisatrice soulève des interrogations mais se garde bien d’y plonger en profondeur.
Reste une oeuvre sincère mais sans relief, qui effleure plus qu’elle ne bouscule. Un drame très très moyen pour rester constructif.
Timide et inabouti.
Site CINEMADOURG . free . fr
Fatima, benjamine d’une fratrie algérienne installée en banlieue, quitte le cocon familial pour découvrir d’autres horizons et s’affirmer dans ses choix intimes (elle préfère les femmes), tout en restant liée à sa foi et à ses origines.
Le thème promettait une vraie réflexion sur l’identité et le courage d’être soi, mais la mise en scène manque franchement d’élan.
Je n’ai pas accroché avec la personnalité de cette jeune Fatima, trop hermétique émotionnellement pour accueillir de l’empathie de la part du spectateur dans son parcours amoureux.
Un sujet épineux (le tiraillement entre religion et liberté), mais uniquement survolé selon moi, la réalisatrice soulève des interrogations mais se garde bien d’y plonger en profondeur.
Reste une oeuvre sincère mais sans relief, qui effleure plus qu’elle ne bouscule. Un drame très très moyen pour rester constructif.
Timide et inabouti.
Site CINEMADOURG . free . fr
Pas vraiment de fin à l’histoire. Le jeu d’acteur du médecin bof. Dommage il y avait matière à faire un bon film
Un film bourré de clichés : sur la banlieue et ses jeunes, sur les lesbiennes (représentées comme des prédatrices ne pensant qu’au sexe et à la fête), sur les coréens…
Ajoutons à cela qu’à aucun moment il n’est remis en question le fait que cette jeune femme de 17/18 ans sorte et couche avec des femmes de 30 ans et plus.
Le tout saupoudrer de scènes inutiles ( spoiler: à quoi sert le long plan centré sur le corps à moitié dénudé d’Aloïse Sauvage dans un magasin de chaussures ??)
er d’éléments incohérents ( spoiler: elle découche sans cesse de chez elle mais sa famille dont elle est proche et un plutôt traditionnelle ne pose jamais de questions ?
).
Si c’était à revoir, ce serait sans moi ! spoiler:
Ajoutons à cela qu’à aucun moment il n’est remis en question le fait que cette jeune femme de 17/18 ans sorte et couche avec des femmes de 30 ans et plus.
Le tout saupoudrer de scènes inutiles ( spoiler: à quoi sert le long plan centré sur le corps à moitié dénudé d’Aloïse Sauvage dans un magasin de chaussures ??)
er d’éléments incohérents ( spoiler: elle découche sans cesse de chez elle mais sa famille dont elle est proche et un plutôt traditionnelle ne pose jamais de questions ?
).
Si c’était à revoir, ce serait sans moi ! spoiler:
Des scènes érotiques qui s'étirent inutilement et lourdement ; au final on se demande si le propos ne devient pas le prétexte .
Vraiment gênant.
Pas porno cependant car le film est bien léché
Vraiment gênant.
Pas porno cependant car le film est bien léché
Des images et des cadrages superbes; un film émouvant profond et tendre. De très beaux personnages et des comédiens parfaits
Provocation et sensibilité sont au rendez-vous de ce très beau film. Famille, amour, sexualité et religion s’entrechoquent dans un très beau ballet.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse