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Shawn Atreides
35 abonnés
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4,0
Publiée le 12 février 2026
La Petite Dernière est un film fort, juste et poignant.
La jeune réalisatrice française Hafsia Herzi nous rappelle en creux que les injonctions viennent de toutes parts, et combien le chemin vers la souveraineté de l’être se brouille lorsqu’il fait nuit noire.
S'engage alors une mêlée quotidienne avec son cercle familial, sa religion, ses groupes d’amis, une pride vampirisante, l’amour vrai qui parfois se dérobe face à la profondeur sincère de l’autre, dénuée d’artifices et de masques.
Les actrices sont divines et d’une authenticité rare. Leurs regards contenus en disent long sur la lourdeur des conflits intérieurs.
La musique, discrète, accompagne le récit avec harmonie.
Les larmes finales l'emportent pour cette sublime séance, habitée et profondément humaine.
La petite dernière m a fait penser à la vie d adèle...on voit un fatima d origine algérienne bonne eleve.. issue d'une famille aimante qui se questionne sur son orientation sexuelle..elle est timide et pudique elle est tiraillée entre sa foi et l homosexualité ..Mais j'ai néanmoins trouvé que le flim manquait de profondeur
Je trouve ça dommage que le film rentre de manière trop répétitive dans les clichés. Les scènes sont longues sans pour autant que cela soit justifié. Le sujet du coming out et la difficulté de ce moment aurait pu être mieux traité. Le film manque de finesse et n’est à mes yeux pas abouti : il ne traite au final aucune des questions qu’il soulève.
Très jolie histoire, sans doute assez banale. Une jeune fille enfermée dans sa religion et qui s’empeche de vivre sa vraie vie. Une jeune actrice toute en pudeur au service d’une noble cause…
Le cinéma de Hafsia Herzi, à l'image des personnages qu'il filme, est rêche et mal léché. La façon de filmer de la réalisatrice est souvent dérangeante, et ne cherche pas à plaire au premier abord.
Fatima, l'héroïne de La petite dernière, lesbienne musulmane en banlieue, se situe bien dans cette filiation : taiseuse, peu commode, étrangère à son milieu. Mais la réalisation de Herzi est, cette fois-ci, un peu plus douce que d'habitude, et donc aussi plus convenue.
Sa manière de filmer l'évolution de Fatima (psychologique, sentimentale, sexuelle, sociale) apporte un parfait contrepoint au film d'Abdelatif Kechiche, La vie d'Adèle : une égale attention aux fluctuations du coeur et du corps, à travers deux regards très différents (le fameux male gaze d'un côté, une approche évidemment plus féministe ici).
Ceci étant posé, La petite dernière, tout en étant un joli portrait agréable à découvrir, parsemé de scènes étonnantes (la leçon de sexe lesbien donnée dans la voiture !), peine toutefois à générer de profondes émotions. C'est probablement parce que son déroulé didactique (chaque étape est consciencieusement cochée) finit par donner au film un côté prévisible.
Herzi s'affirme ici comme une réalisatrice qui compte dans le cinéma français. Elle révèle un talent remarquable, celui de son actrice Nadia Melliti, qui fait preuve d'une grande finesse dans son jeu.
Être une jeune femme franco algérienne, musulmane et qui aime les filles de surcroît, devoir faire le choix de la religion ou de l'amour, C'est le sujet qui est traité dans ce film, remarquablement interprétée par l'actrice principale qui mérite amplement son prix. Seul bémol, des longueurs sur certaines scènes qui auraient pu être évitées et auraient permis de raccourcir le film d'une bonne demi-heure ce qui n'aurait en rien entaché le scénario.
Très long, trop long, la vie estudiantine laisse perplexe, pas d'argent en cause , on ne devient pas lesbienne , on l'est. Incroyable de faire croire que la Maman (qui joue très bien comme une Maman,ne sois pas au courant !!!
Le prix de la meilleure actrice lors du Festival de Cannes pour Nadia Melliti est totalement mérité.
Le film était très prenant dès le début. Avec des excellentes actrices. On suit l'évolution de Fatima au fil des saisons où elle tente de vivre sa vie. En cachant certaines choses sur elle à sa famille.
Tout simplement émancipateur et d'utilité publique ! Le film est esthétique et touchant, et il sera j'en suis convaincu un soutien à toutes celles et ceux pris au piège des carcans religieux et familiaux. Faites sauter les verrous et prenez votre envol. Il faut saluer également le courage de la réalisatrice et des actrices, rien que pour ce beau geste, il faut encourager le film en allant le voir en salle.
Très réussi. J'ai une préférence pour les scènes intimistes plutôt que les fêtes ou les scènes de groupe qui m'ont semblé presque superflues. Nadia Melliti est vraiment parfaite.
Dans La Petite dernière, Hafsia Herzi esquisse le portrait sensible d’une jeune femme, Fatima, déchirée entre sa foi et son homosexualité, l’une et l’autre vécues comme irréconciliables. Si le film souffre parfois d’un scénario trop linéaire et d’un symbolisme un peu appuyé, il se distingue par la justesse avec laquelle il fait coexister ces contradictions sans chercher à les résoudre. La réalisatrice parvient à filmer la complexité du conflit intérieur sans moralisme, portée par l’interprétation lumineuse et habitée de Nadia Melliti, qui donne à Fatima une densité impressionnante.
Fatima, lycéenne en terminale, musulmane, petite dernière d'une famille de trois filles, asthmatique et amatrice de foot se découvre homosexuelle.
Pour son 3e film en tant que réalisatrice, Hafsia Herzi adapte le roman d'autofiction de Fatima Daas. En compétition au dernier festival de Cannes, le film a reçu le prix d'interprétation féminine pour Nadia Melliti qui porte le film et en est son principal intérêt.
Car si le film intéresse par son sujet, il nous perd un peu dans sa façon d'enchaîner les scènes, dont une image de l'homosexualité qui semble un peu outrancière, sans que rien ne semble avoir d'impact sur l'environnement social de Fatima. Seuls ses tourments intérieurs sont ici étudiés. Ce récit de découverte et d'acceptation de soi, qui est aussi un récit d'apprentissage, se regarde malgré tout presque sans ennui, grâce aux scènes de famille et de bandes qui fonctionnent particulièrement bien, et grâce à la qualité d'interprétation des comédiens amateurs comme professionnels (mention spéciale pour l'interprète de la mère de Fatima).
Drôle de film qui oscille entre fiction , tutos sur le monde lesbien et propagande. Ceci dit , les actrices sont plutôt bien , certaines scenes vraiment originale , en tout cas parfois atypique , ce qui est une qualité.
On remarque une influence forte avec deux passages évidents qui renvoient toutes deux au film "La Vie d'Adèle" (2013) qui l'a révélé. D'ailleurs, ici c'est un peu maladroit car rappelons qu'être gay/lesbienne ne veut pas forcément dire militant, surtout dans ce cas précis où Fatima/Melliti fait tout pour rester discrète mais va à la manif (?!). On s'étonne que l'ado sorte aussi souvent et aussi facilement, spoiler: découche sans soucis sans que jamais ni les parents ni les soeurs ne l'interrogent à minima ?! Et enfin, ça paraît un détail mais ça pousse au questionnement, dans les scènes intimes il apparaît que le personnage principal soit la seule à ne jamais être denudée. Par contre on apprécie la pudeur ambiante même si elle est poussée telle que le film est dénué de sensualité, le sexe étant une sorte de truc vite fait voir bêtement bestial. Le plus gênant est qu'on ne voit pas vraiment évoluer Fatima, et notamment comment elle gère avec sa religion alors qu'un imam explique bien que ce n'est pas possible et que c'est interdit. Rappelons que la romancière Fatima Daas affirme avoir assumée sa différence dès l'adolescence ce qui est loin d'être probant dans le film. Un coup d'épée dans l'eau... Site : Selenie