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Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
42 abonnés
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3,5
Publiée le 20 novembre 2025
Pour ce nouveau film, la réalisatrice a choisi de filmer son personnage principal sans presque jamais la quitter, la suivant dans son apprentissage, ses rencontres et sa vie de famille, au point que les personnages secondaires restent en retrait et apparaissent finalement peu à l’écran. Autre regret : le film se présente comme une suite de séquences sans évolution dramatique vraiment marquée.
Hafsia Herzi filme sa jeune actrice, Nadia Melliti, au plus près, multipliant les gros plans pour mieux saisir les gestes, les corps et les regards. Mais contrairement à certains films — ceux des frères Dardenne, par exemple, qui adoptent souvent ce parti-pris — j’ai rarement ressenti de fièvre ni d’urgence dans ce récit, qui m’a paru finalement assez lisse, trop sage dans sa mise en scène, malgré la singularité du sujet et de son personnage.
Malgré tout, le film se laisse regarder avec grand plaisir, d’abord pour la performance des acteurs, tous très bons, mais aussi pour la manière de traiter son sujet, évitant le piège des clichés sur la représentation de la banlieue. /
Les scènes de famille et de vie avec les copains sont formidables de justesse. Nadia Melliti est crédible de bout en bout dans sa quête d’identité. Mais les (trop) nombreuses scènes intimes entre femmes emmènent le film vers quelques chose de moins universel, alors que les doutes et interrogations pourraient concerner tout un chacun.
Ce film contribue à effacer le cliché de l’enfermement des maghrébines nées en France dans leur culture d’origine. Fatima/Nadia passe un bac général, démarre la fac de philo et découvre en la vivant son homosexualité. Elle est à peu près à l’aise avec sa sexualité, sauf dans la mosquée et surtout dans la famille (la maman toute de tendresse, le papa taiseux et les deux sœurs aînées chamailleuses). Il faut souligner le soin et la délicatesse avec lesquels Hafsia Herzi a filmé le visage de son actrice.
Prix d'interprétation à Cannes c'est quand même un peu gros pour une actrice débutante qui ne joue pas, mes vie se rôles comme elle peut se comporter dans la vie. À part ça, on a compris que les lesbiennes aiment faire l'amour. Le film reste consensuel et ne prends pas de risque par rapport au poids de la religion
Ce filme ne parle pas (du tout) de philosophie! C'est une erreur d'interprétation de ma part! Et pas d'"émancipation" non plus! Pour un filme fait par une femme, pour les femmes, il reprend tous les codes du machisme et de la pornographie! Ce en quoi il est triste et très très décevant! De toute évidence, la metteuse en scène ne sait pas de quoi elle parle! Et elle a été très mal conseillée et a fait un filme qui frise la perversion pour que les chalands viennent se rincer l'œil. Dommage!
Film complétement nul, et choquant pour certains publics, car la proportion du scénario est basée sur les trois quart sur la sexualité, avec amplification du son, peu nécesssaire, et non sur le but du film. Très dommage pour un film actuel qui demande un peu plus d'envergure, et de raisonnement. J'avais envie de partir dès les premières images..., car cela ne m'a rien apporrté en interrogations personnelles. Par contre les acteurs sont impeccables!
« La petite dernière » est la fille cadette d’une fratrie de trois filles vivant dans une famille aimante de culture traditionnelle maghrébine et musulman dans la banlieue parisienne. Les traditions sont bien présentes, la religion aussi ; mais tout cela est assez fluide et se fond bien dans le paysage ; pas d’extrémisme, de fondamentalisme aussi bien religieux que culturel. Cette famille vit en harmonie avec sa culture et son environnement ; une famille assez banale somme toute et tant mieux pour conter un récit d’émancipation dans lequel un maximum de spectateur peut ou pourrait se retrouver. Et si la pépite de Hafsia Herzi n’était en fait qu’un énième récit d’émancipation, de découverte et d’acceptation de sa vraie nature sexuelle ? En effet, le film est bien loin de ce qu’en dit la presse, les critiques et donc de ce que j’en attendais. A savoir, comment gérer ce conflit de loyauté quand on est une jeune fille musulmane dans une famille traditionnelle et que l’on se sent homosexuelle. Premier point d’achoppement ; la jeune fille accepte de se voir comme homosexuelle à 18 ans quand un garçon homosexuel de son lycée lui renvoie sa propre image d’homosexuelle en pleine gueule. A 18 ans, elle ne s’était même pas autorisée à penser à son orientation ; et à partir de cette scène, tout s’enclenche, c’est tellement étrange !!! Ensuite, on attend qu’elle se retrouve confronter à sa culture et à sa religion ; mais cela n’arrivera que de très rares fois dont une scène risible avec un imam ; mais surtout lors d’une des scènes finales, un face à face avec sa mère le jour de son anniversaire. La plus belle séquence du film qui malheureusement arrive trop tard ; car c’est bien à ce moment-là que le film se démarque de la production habituelle sur ce même thème. On aurait aimé que le film démarre là ou moins est encore 45’ à nous conter ; car cet épilogue mériterait un film à lui tout seul ; et un film n’ayant pas été fait mille fois comme celui-ci. On attendrait aussi lorsqu’elle entre en fac de philosophie, que la matière même de ses études l’aide à se façonner et à réfléchir sur elle-même ; mais à part une misérable citation de « La Boetie » cité par le prof dans l’amphi’, il n’en sortira rien. Dommage encore !!! Et puis au rang des incohérences, plusieurs sautent aux yeux. Comment croire qu’une jeune fille se cache dans des cages d’escalier avec un potentiel petit copain pour n’être vu de personne (alors qu’ils ne se touchent même pas du bout des doigts), mais puisse sortir toute la nuit dans Paris et rentrer au petit matin comme une fleur et être accueilli avec des crêpes par une mère qui ne pose aucune question ? Les sœurs ainées qui auraient pu être aussi des personnages secondaires importantes sont insignifiantes tant elles apportent peu à la narration ; elle ne servent qu’à répéter des scènes durant lesquels on se goinfre de crêpes dans la cuisine familiale. La répétition fait entièrement partie du film : les soirées dansantes et les ébats sexuels. Ces derniers demeurent bien utiles car ils permettent bien de nourrir le seul thème du film par leur crescendo érotique : la découverte de son corps, du plaisir sexuel et l’émancipation. Mais ce propos est tellement universel et multi filmé que ce film n’apporte pas grand-chose de nouveau. Bien dommage, sur ce thème on pouvait tellement faire un autre film plus novateur et surtout traiter du thème de l’homosexualité dans l’Islam ; le propos est tellement universel, transculturel et transcultuel… que l’on en ressort comme on y est rentré.
LA PETITE DERNIÈRE est un film émouvant réalisé par Hafsia Herzi et tiré du roman biographique de Fatima Daas, qui raconte ses premiers émois et la découverte de son homosexualité difficile à assumer par rapport à son identité franco-algérienne et musulmane. Malgré le sujet difficile, le film est "tendre" et les gros plans sur les visages (petite marque de fabrique de Hafsia) couplés à l'excellent jeu d'acteurs permettent de faire passer beaucoup d'émotions. En tous cas, le personnage de Fatima n'est pas facile à appréhender et le prix de l'interprétation féminine au dernier festival de cannes est mérité.
Un beau film, pudique et sensible. Des acteurs incroyables de vérité, sur des dialogues qui sonnent vrai. L’actrice principale est émouvante dans la sobriété. Les scènes érotiques sont esquissées et s’arrêtent au bon moment, de sorte qu’on ne tombe jamais dans le voyeurisme. Bref, moi qui ne suis pas amateur de film sur ce sujet, je me suis laissé prendre aux sentiments des uns et des autres. Ou comment réaliser en finesse un film captivant, juste sur des états d’âme de !
Un fil très sensuel ou 1 jeune fille musulmane vivant dans 1 famille unie et aimante , brave les interdits . Elle essaie d'assumer ses orientations sexuelles , pas facile .....
C’est sans tapage ni ostentation que Hafsia Herzi accompagne son héroïne sur la révélation d’un sentiment amoureux auquel elle ne s’attendait pas . Dans un milieu musulman très ouvert semble-t-il ( Fatima va et vient sans que ses parents trouvent à redire, et surtout ne disent rien ) la jeune femme en fréquentation platonique avec un garçon, découvre peu à peu que l’amour est partout. Mais peut-elle s’autoriser le moindre écart sentimental, le blasphème suprême aux yeux de sa religion, quand son plaisir prend le pas sur les conventions ? De ces passions interdites au cœur de cette communauté musulmane où l’homosexualité est un péché irrévocable . La caméra est insistante, la jeune femme lui résiste. De l’ambiguïté de cette mise en scène nait ce désir de conquête amoureuse qui la transporte au point de l’abandon et des amours incertaines . « La petite dernière », c’est la beauté du regard de Hafsia Herzi , l’aura de son interprète Hafsia Herzi couronnée au festival de Cannes pour son interprétation très intériorisée, presque mutique parfois, et distante. Un beau personnage … Pour en savoir plus :
Un film aussi sensuel que sobre, subtil que profond, un film à l'os, sans esbrouffe qui touche en plein cœur et dans lequel on se retrouve, quel que soit son chemin intime personnel. Profondément touchant. Un film joyeux aussi.