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alchimissste
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3,5
Publiée le 10 janvier 2026
Auréolé du prix de la meilleure actrice à Cannes, ce film m'a intrigué : J'ai aimé : - le film traite plusieurs sujets : le passage à l'âge adulte, le fait que l'héroïne cherche sa place dans notre société et dois se conformer pour être acceptée, elle est aussi partagée entre la tradition (religion)ses désirs, l'homosexualité - Nadia Melliti, joue juste et est bluffante. - la scène avec l'iman, passe de commentaire Le film est aussi autobiographique, cela rend le film intéressant, ma note est de 13/20 pour cette découverte.
Troisième long-métrage de l’actrice et réalisatrice Hafsia Herzi, La petite dernière est adapté du roman éponyme de Fatima Daas. Histoire de la découverte de son homosexualité par une jeune fille musulmane issue des quartiers populaires, le film est superbement porté par Nadia Melliti, qui a obtenu le prix d’interprétation à Cannes pour ce rôle. Centré sur la culpabilité de Fatima, qui peine à assumer un moi profond en contraction avec ce qu’elle a intériorisé des attentes de ses proches, ce long-métrage qui tourne peut-être un peu en rond dans sa partie centrale, n'est jamais aussi pertinent que lorsqu'il se confronte, courageusement, aux injonctions des institutions qui pensent détenir la vérité. Loin des clichés attendus, et dans la lignée des films précédents de la réalisatrice, il esquisse aussi de tendres séquences familiales.
Comédienne largement saluée par le Festival de Cannes qui lui a décerné le Prix d'interprétation féminine, rien que ça, et en devenir même si son avenir semble déjà tout tracé, Nadia Melliti prend son rôle à bras-le-corps. Dans La petite dernière, à 17 ans, Fatima découvre des sensations nouvelles, dont celle de s'émanciper d'un schéma classique avec lequel elle sent bien qu'elle n'est plus en phase. Presque surprise elle-même d'être attirée par d'autres femmes, à un âge où la sortie du mal-être de l'adolescence est encore très récente, il faut composer avec les codes d'une société qui, certes, accepte la plupart du temps ces mœurs, mais aussi un entourage et surtout une religion pour qui, il n'y a pas le moindre doute sur la question, il s'agit tout bonnement d'un comportement déviant, autrement dit d'un pêché, point barre. Comment l'innocence peut-elle assumer son choix ? Comment la fragilité peut-elle prendre le dessus sur la règle, surtout quand elle émane d'une institution ? Comment la pudeur peut-elle exhiber des actes incompris de certains ? L'actrice incarne tout cela à la fois, dans sa foi, avec précision et perfection. En effet innocente, fragile, pudique, elle va mettre dans son personnage une sensibilité profonde, qui va se réveiller au fil du temps pour en faire quelqu'un qui apprend à se connaître, à s'aimer et à prendre sa place. L'histoire est relativement commune, l'écriture et l'interprétation ne le sont pas. Et cette petite dernière, entrée par hasard en 2024 dans le monde du cinéma sans même en avoir la formation, pourrait bien y demeurer et se hisser dans les premières élues à être appelées pour de futurs beaux projets .
La Petite Dernière est un film très juste, émouvant et profondément sincère, capable d’être à la fois triste, drôle et réaliste. Il aborde avec intelligence et sensibilité des thématiques complexes — homosexualité, islam, banlieue, identité — sans jamais tomber dans la caricature. Le traitement de l’homosexualité féminine dans un contexte culturel et religieux délicat se fait avec respect, tact et nuance, ce qui rend l’ensemble d’autant plus touchant. Le film est dense et passionnant, porté par des personnages crédibles et incarnés. Les acteurs jouent avec une grande justesse, et la jeune actrice principale, issue d’un casting sauvage, impressionne par un jeu tout en intériorité qui renforce l’authenticité du personnage. Pour un premier film, sa performance mérite largement une récompense de révélation féminine. La réalisation est elle aussi remarquable : la cinéaste fait preuve d’une vraie maîtrise, filmant les visages et les tensions intérieures avec finesse. Certaines scènes marquent durablement, notamment les échanges avec l’imam et avec la mère, d’une profondeur et d’une intensité rares, exactement ce que l’on attend du cinéma. Un film délicat et bienveillant, qui touche sans forcer, laisse une impression durable, et propose un regard sincère et lumineux sur l’émancipation, l’amour et le droit d’être soi.
J’ai peut-être entendu tellement d’éloges sur ce film que je m’attendais à mieux. J’en suis sortie déçue. Je m’attendais à une belle histoire d’émancipation, ce n’est pas le cas. La question du dilemme avec la foi et la religion est seulement survolé. Les personnages un peu caricaturaux.
Bien joué, joli témoignage de vie, mais qui reste superficiel et nous laisse sur notre faim avec le sentiment d'avoir vu une romance un peu quelconque....
très joli film. l'actrice Nadia Melliti, crève l'écran . La jeune Fatima grandit dans une famille traditionnelle, où la religion est présente. Elle est bonne élève, intégre une fac parisienne. Elle découvre son homosexualité féminine dont elle ignore les codes. Elle est confrontée à un grand dilemme face à sa religion où l'homosexualité est violemment réprimée.
Il y aurait beaucoup à dire, mais on peut résumer ce film à trois mots : fiction, vulgarité et carence.  Fiction : parce que l’histoire est très lisse, que le personnage est caricatural spoiler: (mise en avant d’une droiture morale exemplaire pour le personnage de Fatima, entouré de personnages peu réfléchis ou à tout le moins trop attendus - l’exemple le plus frappant de cela étant les membres de sa famille, cantonnés à 2 pièces et à des personnalités inexploitées sans que cela serve authentiquement l’histoire) et plus encore parce que les effets de scénario (rebondissements, chemin du héros) sont anticipables à l’excès. Vulgaire : dans un découpage temporel qui m’échappe (par saisons), des scènes d’une vulgarité parfois excessive sont systématiquement montrées (et cette vulgarité est le plus souvent gratuite voire brutale : les corps sont des objets de jouissance et de provocation, des dialogues entiers suintes d’un besoin d’excès et de « jouir »). C’est suffisamment surprenant (et puissant) que cela fait vaciller Fatima qui paraissait stoïque devant tant d’éléments de sa vie spoiler: (milieu social, cadre de vie, entourage amical) qui ne sont pas exploités par son questionnement. Je signale que cette vulgarité n’est pas lié au fait de filmer des corps ou l’amour : c’est dans le traitement qui est fait que se niche le problème. Carence : le film sélectionne ses problématiques à l’excès. Dans un récit tourné vers le souhait du personnage de se réaliser pour ce qu’il est, la famille et la religion sont des enjeux fondamentaux (pour ce qu’ils peuvent venir questionner, freiner ou soutenir une démarche). Ici, ces enjeux sont vides d’intérêt sans pour autant être caricaturaux : c’est déroutant. Enfin, le film n’apporte pas de conclusion nette après avoir été assez partial et militant dans sa manière de gérer l’enjeu du film, c’est à mon sens un paradoxe qui dessert le film.
L’authenticité de l’actrice principale est cependant à souligner, il faudra vérifier ultérieurement que sa palette de jeu est réelle.
Le thème paraissant intéressant et j’avais confiance en Hahsia Herzi. Mais quelle déception ! C’est plat et filmé de façon académique. On s’ennuie d’un bout à l’autre. Finalement, l’Islam ne s’en sort pas mieux avec le lesbianisme que la religion catholique.
Vu par erreur (de salle de ciné !), ce film, que je ne devais pas voir et dont je ne savais donc pas grand chose, m’a beaucoup plu. L’interprète est excellente et le sujet de la recherche d’identité est traitée avec délicatesse. Certaines relations m’ont beaucoup touché.
Tellement humain et sensible. Aussi, alors que j'ai vu le film il y a quelques semaines, le personnage de la mère et le rapport mère - fille me reviennent à l'esprit et c'est ce lien là, cet amour fait de non-dits et de craintes, d'amour et de mystère qui m'a le plus touché, ému. Un grand film aussi sur l'amour inconditionnel, celui maternel.
Il est plutôt paradoxal qu’un film traitant de l’émancipation demeure à ce point subordonné à une ligne scénaristique faite de passages obligés, balises que la mise en scène applique par la juxtaposition mécanique de séquences opposées : spoiler: au monde la nuit répond la lumière de la mosquée, de l’appartement familial ou des études secondaires puis supérieures, aux basses pleines de vibrations succèdent les bruits du quotidien, reliés par des transitions sonores maladroites – l’effet est répétitif. Les saisons imposent un chapitrage cyclique, chacune renvoyant à une étape de l’introspection. L’antithèse entre deux communautés que tout sépare se voit heureusement invalidée par le personnage de Fatima, bijou d’écriture et révélation d’une jeune actrice talentueuse : son naturel quel que soit le milieu investi déjoue le récit d’apprentissage traditionnel dans la mesure où notre protagoniste demeure fidèle à elle-même, refuse de se soumettre aux codes des milieux fréquentés (vestimentaires notamment) sans pourtant se révolter. Car La Petite dernière, œuvre sur l’émancipation, ne constitue en rien un manifeste : spoiler: les dogmes, les leçons, les interdits viennent des autres ; Fatima leur substitue des fictions dans lesquelles elle se dévoile, en témoignent son baccalauréat littéraire, l’altérité qu’elle se crée sur les réseaux sociaux, la prétendue amie pour laquelle elle vient consulter l’homme de foi, la perspective d’une publication enfin que consacre le générique de clausule . Hafsia Herzi capte parfaitement le désir des corps, leur accorde un temps à l’image suffisant, pudique, échappe en cela aux travers du genre spoiler: que sont le voyeurisme ou, au contraire, la pudibonderie ; nous regrettons qu’elle n’accorde pas assez sa confiance au spectateur, le tenant par la main, explicitant inutilement le cheminement symbolique de son personnage. Une petite réussite.
Film assez disparate. Le premier tiers est super, mais passé la présentation de Fatima, de son attirance pour les femmes, et sa difficulté à communiquer, le film tourne un peu en rond et m'a vite ennuyé fleurtant avec des clichés un peu attendus.
J'ai adoré ce film. J'ai trouvé la comédienne magnifique et j'ai beaucoup aimé le scénario et la réalisation. Je trouve que le sujet du conflit d'être musulmane et lesbienne est traité avec finesse et intelligence. À voir absolument!