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Mel de Mars
9 critiques
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2,0
Publiée le 20 décembre 2025
J’ai peut-être entendu tellement d’éloges sur ce film que je m’attendais à mieux. J’en suis sortie déçue. Je m’attendais à une belle histoire d’émancipation, ce n’est pas le cas. La question du dilemme avec la foi et la religion est seulement survolé. Les personnages un peu caricaturaux.
Bien joué, joli témoignage de vie, mais qui reste superficiel et nous laisse sur notre faim avec le sentiment d'avoir vu une romance un peu quelconque....
très joli film. l'actrice Nadia Melliti, crève l'écran . La jeune Fatima grandit dans une famille traditionnelle, où la religion est présente. Elle est bonne élève, intégre une fac parisienne. Elle découvre son homosexualité féminine dont elle ignore les codes. Elle est confrontée à un grand dilemme face à sa religion où l'homosexualité est violemment réprimée.
Il y aurait beaucoup à dire, mais on peut résumer ce film à trois mots : fiction, vulgarité et carence.  Fiction : parce que l’histoire est très lisse, que le personnage est caricatural spoiler: (mise en avant d’une droiture morale exemplaire pour le personnage de Fatima, entouré de personnages peu réfléchis ou à tout le moins trop attendus - l’exemple le plus frappant de cela étant les membres de sa famille, cantonnés à 2 pièces et à des personnalités inexploitées sans que cela serve authentiquement l’histoire) et plus encore parce que les effets de scénario (rebondissements, chemin du héros) sont anticipables à l’excès. Vulgaire : dans un découpage temporel qui m’échappe (par saisons), des scènes d’une vulgarité parfois excessive sont systématiquement montrées (et cette vulgarité est le plus souvent gratuite voire brutale : les corps sont des objets de jouissance et de provocation, des dialogues entiers suintes d’un besoin d’excès et de « jouir »). C’est suffisamment surprenant (et puissant) que cela fait vaciller Fatima qui paraissait stoïque devant tant d’éléments de sa vie spoiler: (milieu social, cadre de vie, entourage amical) qui ne sont pas exploités par son questionnement. Je signale que cette vulgarité n’est pas lié au fait de filmer des corps ou l’amour : c’est dans le traitement qui est fait que se niche le problème. Carence : le film sélectionne ses problématiques à l’excès. Dans un récit tourné vers le souhait du personnage de se réaliser pour ce qu’il est, la famille et la religion sont des enjeux fondamentaux (pour ce qu’ils peuvent venir questionner, freiner ou soutenir une démarche). Ici, ces enjeux sont vides d’intérêt sans pour autant être caricaturaux : c’est déroutant. Enfin, le film n’apporte pas de conclusion nette après avoir été assez partial et militant dans sa manière de gérer l’enjeu du film, c’est à mon sens un paradoxe qui dessert le film.
L’authenticité de l’actrice principale est cependant à souligner, il faudra vérifier ultérieurement que sa palette de jeu est réelle.
Le thème paraissant intéressant et j’avais confiance en Hahsia Herzi. Mais quelle déception ! C’est plat et filmé de façon académique. On s’ennuie d’un bout à l’autre. Finalement, l’Islam ne s’en sort pas mieux avec le lesbianisme que la religion catholique.
Vu par erreur (de salle de ciné !), ce film, que je ne devais pas voir et dont je ne savais donc pas grand chose, m’a beaucoup plu. L’interprète est excellente et le sujet de la recherche d’identité est traitée avec délicatesse. Certaines relations m’ont beaucoup touché.
Tellement humain et sensible. Aussi, alors que j'ai vu le film il y a quelques semaines, le personnage de la mère et le rapport mère - fille me reviennent à l'esprit et c'est ce lien là, cet amour fait de non-dits et de craintes, d'amour et de mystère qui m'a le plus touché, ému. Un grand film aussi sur l'amour inconditionnel, celui maternel.
Il est plutôt paradoxal qu’un film traitant de l’émancipation demeure à ce point subordonné à une ligne scénaristique faite de passages obligés, balises que la mise en scène applique par la juxtaposition mécanique de séquences opposées : spoiler: au monde la nuit répond la lumière de la mosquée, de l’appartement familial ou des études secondaires puis supérieures, aux basses pleines de vibrations succèdent les bruits du quotidien, reliés par des transitions sonores maladroites – l’effet est répétitif. Les saisons imposent un chapitrage cyclique, chacune renvoyant à une étape de l’introspection. L’antithèse entre deux communautés que tout sépare se voit heureusement invalidée par le personnage de Fatima, bijou d’écriture et révélation d’une jeune actrice talentueuse : son naturel quel que soit le milieu investi déjoue le récit d’apprentissage traditionnel dans la mesure où notre protagoniste demeure fidèle à elle-même, refuse de se soumettre aux codes des milieux fréquentés (vestimentaires notamment) sans pourtant se révolter. Car La Petite dernière, œuvre sur l’émancipation, ne constitue en rien un manifeste : spoiler: les dogmes, les leçons, les interdits viennent des autres ; Fatima leur substitue des fictions dans lesquelles elle se dévoile, en témoignent son baccalauréat littéraire, l’altérité qu’elle se crée sur les réseaux sociaux, la prétendue amie pour laquelle elle vient consulter l’homme de foi, la perspective d’une publication enfin que consacre le générique de clausule . Hafsia Herzi capte parfaitement le désir des corps, leur accorde un temps à l’image suffisant, pudique, échappe en cela aux travers du genre spoiler: que sont le voyeurisme ou, au contraire, la pudibonderie ; nous regrettons qu’elle n’accorde pas assez sa confiance au spectateur, le tenant par la main, explicitant inutilement le cheminement symbolique de son personnage. Une petite réussite.
Film assez disparate. Le premier tiers est super, mais passé la présentation de Fatima, de son attirance pour les femmes, et sa difficulté à communiquer, le film tourne un peu en rond et m'a vite ennuyé fleurtant avec des clichés un peu attendus.
J'ai adoré ce film. J'ai trouvé la comédienne magnifique et j'ai beaucoup aimé le scénario et la réalisation. Je trouve que le sujet du conflit d'être musulmane et lesbienne est traité avec finesse et intelligence. À voir absolument!
La petite dernière est une comédie dramatique de Hafsia Herzi, avec Nadia Melliti, d'après le roman éponyme de Fatima Daas.
Fatima (Nadia Melliti), lycéenne en banlieue, va passer le baccalauréat. Elle est attirée par les femmes et s'interroge sur comment concilier ses envies personnelles avec la religion musulmane qu'elle pratique...
Casquette noire vissée sur la tête, piercings aux oreilles, Nadia Melliti incarne Fatima avec beaucoup de naturel. Elle joue au foot seule sur le terrain de la cité. Elle explore ses envies et sa sexualité. Le film a été lauréat de la Queer palm au Festival de Cannes tandis qu'elle a remporté le prix de la meilleure actrice au dernier Festival de Cannes.
Ji-Min Park campe la petite amie de l'héroïne. Elle sera à l'affiche du très joli film Love me tender de Anna Cazenave Cambet le 10 décembre, aux côtés de Vicky Krieps, que j'ai eu la chance de voir en avant-première.
Hafsia Herzi réalise ici son quatrième film, après Tu mérites un amour, La cour et Bonne mère. Je l'apprécie comme actrice, notamment dans son dernier rôle de gardienne de prison en Corse dans Borgo qui lui a valu le César de la meilleure actrice. J'ai apprécié les scènes de fête qui m'ont fait penser au cinéma d'Abdellatif Kechiche avec qui Hafsia Herzi a débuté sa carrière d'actrice, ainsi que les scènes en cuisine qui dévoilent la relation mère-fille et entre sœurs, tout comme la scène à la Grande Mosquée de Paris.
C'est un très joli film, contemporain et vivant, réalisé avec beaucoup d'énergie, qui révèle une jeune actrice talentueuse.
Thème plutôt rarement abordé au cinéma et traité avec subtilité, et malgré les scènes érotiques, avec beaucoup de pudeur. L'actrice principale a amplement mérité son prix à Cannes car pour un premier film elle est excellente et bouleversante de justesse.
Moi qui adore les films de Kechiche et qui avais beaucoup aimé « Tu mérites un amour », le premier film d’Hafsia Herzi, j’ai été très déçu par ce film long et assez laborieux pour lequel la relation entre la protagoniste et certains personnages n’est pas crédible. Sa relation avec son « boyfriend », inexistante, sans parole. Le personnage du père est totalement absent. Les scènes de famille, répétitives et caricaturales se situent toutes autour de la table de la cuisine. Sa relation avec sa copine asiatique n’est pas crédible, elle voulait refuser son profil sur le site de rencontres mais ne l’a pas fait, non pas parce qu’elle lui plaisait, mais parce qu’elle s’est rendue compte à ce moment-là qu’elle était dans la même pièce qu’elle… Nadia Melliti alterne les scènes où elle est impassible avec d’autres où elle a la larme facile, mais est-ce suffisant pour crier au génie et lui donner un prix d’interprétation à Cannes ? Elle a un visage changeant et photogénique mais très peu expressif. Les critiques parlent d’un film solaire et lumineux mais je ne vois pas de lumière dans ces personnages névrosés qui ont du mal à s’assumer et à être heureux. Tout ça manque de vie, de joie, de sourire, d’expression, de lumière, de simplicité que l’on pouvait retrouver dans le premier film de la réalisatrice et dans les films de Kechiche. Une autre actrice plus solaire aurait surement changé l’impression du film.