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Nestelle
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3,0
Publiée le 24 septembre 2025
J’ai pu voir ce film lors du festival de l’écrit à l’écran de Montélimar. Ce film parle d’un sujet très intéressant. L’actrice principale porte le film.
Film vu en avant-première Très belle interprétation de Nadia Medilli sur une jeune fille en quête d’emancipation. Le film est juste dans la recherche de Fatima a tout concilier ce qu’elle est, et ce qu’elle veut être et devenir
Pour son troisième long-métrage , La petite dernière, en compétition cette année au Festival de Cannes , l’actrice et réalisatrice Hafsia Herzi adapte là librement et brillamment le Roman éponyme de Fatima Daas qui emporte le spectateur dans une émancipation précieuse grâce à sa comédienne Nadia Melliti ! C'est un film d'étreintes et de regards, passant de nuances de bleu-gris aux teintes orangées de la nuit !
Film très touchant avec une interprétation magnifique. Beaucoup de justesse et de tendresse alors que le personnage principal est pris dans une tension interne
Très beau film, solaire et lumineux, sensuel, émouvant et très loin d'un truc torturé alors que son héroïne, Fatima, cherche qui elle est vraiment, tiraillée entre sa religion, son homosexualité et ultimement, la réaction de sa famille dont elle est si proche. Bravo à la directrice de casting qui a découvert Nadia Melliti.
Magnifique portrait. C'est sensible, vivant, parfois dur et souvent doux. La jeune actrice crève l'écran, la regarder se construire est très émouvant. Qu'est-ce qu'elle est bien filmée ! Un personnage que l'on n'avait jamais vu au cinéma. Film important.
Une fois n'est pas coutume une transposition de roman à l'écran m'a paru plus réussi que le roman lui-même. Certainement parce que Hafsia Herzi a su se départir du ton assez agressif de Fatima Daas pour s'approprier le texte et en sortir quelque chose qui lui ressemble.
Et dorénavant c'est certain l'actrice de talent est une véritable cinéaste qui a su digérer ses influences majeures, Kechiche et Pialat, sans rien en renier. Dans "La Petite Dernière" les relations sont complexes, l'évolution passe par le langage mais aussi le concret, l'expérimentation. Ce qui en résulte est très beau, le personnage de Fatima n'enterrant jamais son esprit frondeur mais s'abandonnant au vertige des corps. Le film est donc ancré dans le réel, dans quelque chose de sec, en cela le jeu accroché au sol de la débutante Nadia Melliti impressionne, jusque dans une sensualité qui ne regarde pas à côté. Et puis il y a cette scène finale avec la mère, cette discussion où les non-dits transpirent l'amour, où les maîtres de la réalisatrice ressurgissent très fort. Hafsia Herzi a appris d'eux que la vérité passe souvent par la durée, par une caméra qui ne lâche pas sa proie, en n'oubliant jamais qu'un silence vaut un mot, comme pour faire jaillir du personnage/acteur une intensité émotionnelle rare. Et à voir les yeux rougis quand les lumières se sont rallumées dans la salle cette émotion est contagieuse.
C’est un film d’une justesse rare, qui touche à l’intime sans jamais forcer. On suit Fatima dans un cheminement qui m’a énormément parlé. Je me suis vu en elle, vraiment. Toute ma scolarité, je l’ai passée entouré d’amis en Lacoste, en TN, très “wesh wesh� comme on dit. C’était mon monde, mon cadre. Et puis j’ai commencé les études supérieures, et là j’ai atterri dans un autre univers. Des gens très différents de moi, avec d’autres codes, d’autres repères. Même, pour être honnête, des personnes pas hétéro, ce que je n’avais jamais vraiment connu avant. Je sortais de ma bulle, et ça m’a fait un truc bizarre, un mélange de malaise, de curiosité, de peur et d’ouverture aussi.
Et comme Fatima dans le film, j’ai réussi à traverser ce décalage. Je m’en suis sorti rapidement, j’ai fait de très belles rencontres. Des personnes que j’aime beaucoup aujourd’hui. Ce film, c’est exactement ça, une traversée intérieure. Fatima ne subit pas, elle avance, elle doute, elle cherche. Et surtout, elle vit. L’actrice qui l’incarne est incroyable. Elle est Fatima, c’est tout. Pas une fausse note.
Le film parle de choses profondes la foi, la sexualité, l’identité, la tradition mais toujours avec beaucoup de délicatesse. On est à l’intérieur d’elle, dans son corps, dans sa tête. Tout sonne juste. Le casting est super solide, et l’écriture est fine, touchante. C’est un vrai film sur le passage à l’âge adulte, sans pathos, juste avec beaucoup d’humanité.
Le seul petit truc que j’ai trouvé un peu en dessous, c’est la musique. Elle est un peu trop classique, un peu cliché parfois. Mais franchement, c’est vraiment rien à côté de tout ce que le film réussit.
En sortant, j’avais le cœur plein. Ce film mérite d’être vu, et je ne serais pas étonné qu’il reparte avec une Palme.
Avec une douceur et une justesse folle, HERZI dépeint le portrait d'une jeune femme en plein changement, avec une surprenante délicatesse qui rend ce récit classique, extrêmement évocateur, le tout sublimé par la performance folle de MELLITI
Découvert en avant-première grâce à Pathé quelques jours après sa projection à Cannes. Hafsia Herzi filme avec douceur des sujets douloureux, le déchirement entre le désir irrépressible d'être soi et la foi, le manque, les non dits familiaux. Le casting est parfait, la prestation puissante de Nadia Melliti mérite son prix d'interprétation.
Vu durant le festival de Cannes à Paris lors de la diffusion de la sélection du festival. Film très touchant et juste. Merci pour ce très beau film et bravo les lesbiennes !
"La Petite Dernière", nouveau long-métrage d’Hafsia Herzi, a fait sensation à Cannes cette année, raflant au passage la Queer Palm et le prix d’interprétation féminine pour sa jeune actrice principale, éblouissante de justesse. Et à raison. C’est un film qui avance sur un fil tendu, entre la douceur d’un éveil intime et les secousses profondes d’un conflit culturel. L’héroïne, encore lycéenne, découvre son homosexualité dans un quartier populaire où chaque geste, chaque mot, semble devoir être codé, retenu, pesé. Sauf que le cœur, lui, ne négocie pas. Ce qui frappe ici, c’est la simplicité avec laquelle Herzi aborde des sujets aussi explosifs. Jamais didactique, jamais revendicatif. Elle filme au plus près, avec une caméra qui écoute autant qu’elle regarde, et qui ne lâche pas son personnage principal, même dans ses silences. Il y a des scènes qui serrent la gorge, une conversation avec la mère, un face-à-face tendu avec l’imam, où tout est dit sans que personne ne crie. Le choix de mettre au centre une adolescente musulmane d’origine algérienne n’a évidemment rien d’anodin. On sent que c’est précisément ce que le film veut interroger : que devient le désir quand il se heurte aux attentes d’une communauté, à des traditions, à une foi ? Herzi ne donne pas de réponse, elle préfère poser la question, encore et encore, avec un respect bouleversant pour chacun des personnages. Et c’est peut-être ce respect-là, rare, qui rend le film aussi fort.