The Things You Kill a reçu le prix du Meilleur réalisateur Cinéma du Monde lors du Festival de Sundance en janvier 2025. En France, il a obtenu deux récompenses lors du festival Reims Polar, en avril 2025 : le Prix de la Critique et le Prix du Jury.
Il s’agit du troisième long-métrage du cinéaste d’origine iranienne Alireza Khatami, après Les Versets de l’oubli (prix Orizzonti du meilleur scénario et prix FIPRESCI à la Mostra de Venise en 2017) et Chroniques de Téhéran (présenté dans la catégorie Un Certain Regard au Festival de Cannes en 2023).
The Things You Kill répondait à un besoin important de la part du cinéaste de se réconcilier avec sa propre histoire et la violence qui régnait au sein de sa famille.
À l’origine, le film devait se dérouler dans le pays d’origine du cinéaste, l’Iran, et être tourné en farsi. Mais face aux autorités de censure qui souhaitaient qu’il retire le thème du parricide, Alireza Khatami a choisi de déplacer l’intrigue en Turquie. Un pays qui n’a pas été choisi au hasard puisqu’il est issu d’une famille indigène turcophone en Iran.
Parmi les cinéastes qui ont été une source d’influence pour Alireza Khatami sur le film, il y a notamment David Lynch, dont il souhaitait retrouver le style atypique et les choix particuliers de mise en scène, finalement assez rares dans les cinématographies du Moyen-Orient.
Alireza Khatami définit son film comme une œuvre d’auto-fiction. Il a d’ailleurs souligné qu’il ne savait pas comment le montrer à sa famille puisque près des trois quarts du film sont autobiographiques.
Parmi ses différentes inspirations artistiques, le cinéaste cite également des poètes classiques persans comme Hafez, Saadi et Rumi, dont il loue la narration très imagée, idéale pour le cinéma.
Tourné à Ankara (Turquie) en turc et en anglais, The Things You Kill est une coproduction internationale entre la Turquie, la Pologne, la France et le Canada, pays dans lequel Alireza Khatami vit aujourd’hui.