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frederic T.
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2,0
Publiée le 21 novembre 2023
Robert Guédiguian convoque une nouvelle fois sa troupe de comédiens fidèles pour nous conter une nouvelle chronique marseillaise compilant tous les thèmes qui lui sont chers : la solidarité familiale et de la communauté, l’engagement militant, la nécessité de poursuivre la lutte sociale, le refus de la résignation malgré la violence de la société.....Si Il est incontestablement moins à l’aise pour diriger ces plus jeunes acteurs et incarner leurs personnages (Robinson Stevenin trop souvent béat, Lola Naymark appliquée,..), il est toutefois difficile de se laisser emporter par l’amourette pour sexagénaires entre Ariane Ascaride et Jean-Pierre Darroussin. Cette romance candide n’est qu’un prétexte à survoler trop de sujets qui mériteraient un développement moins didactique et beaucoup plus profond. Pour nous sensibiliser à l’accueil des migrants, au scandale des logements insalubres, au génocide arménien, à l’abandon de l’école et de l’hôpital publics, à l’impossible union de la gauche,....les derniers films de Ken Locah ou de Nanni Moretti sont en l’espèce beaucoup plus convaincants.
Guediguian me convie à ses émotions et j'ai l'impression de faire partie de la famille. La famille de ses acteurs, de ses actrices. Ils changent de place et de coiffure mais c'est le même petit théâtre que j'aime. Les acteurs vieillissent, les désillusions grandissent, je les ressens, je suis comme eux. Le petit théâtre, c'est aussi Marseille et la Méditerranée. La ville s'écroule à travers les deux immeubles de la rue d'Aubagne. Les Arméniens résistent dans leur bar où les néons disent leur amour pour le pays lointain, nouvellement menacé. La gauche fout le camp et se réduit comme peau de chagrin. Le regard de Guédiguian est profondément désabusé mais pas amer. Chez lui les liens de l'amour sont les plus forts. Et les plus lyriques. Parce que les émotions sont sur le fil. Elles passent ou elles cassent. Le vieux couple ( Ascaride-Rosa et Darroussin) s'invente et danse. Ridicule? Non car Guediguian ose et choisit la clarté et la force de l'émotion. Il ose aussi le lyrisme et l'hommage incroyable à Godard et Delerue avec le thème de Camille. Guediguian choisit Homère, "aveugle mais pas sourd" pour dire dans une scène magnifique que les immeubles effondrés de la rue d'Aubagne sont une Tragédie et que les jeunes générations n'oublieront pas.
Quelle déception ce film pour moi qui ai tant aimé "Marius et Jeanette " "Marie-Jo et ses deux amours" "Les neiges du Kilimandjaro" ... vus et revus ... Et pourtant quelle joie de revoir Ariane Ascaride et Jean Pierre Daroussin ensemble !! Le film passe complètement à côté de la réalité des sujets qu'il aborde et tellement il se veut avant tout donneur de leçons (lesquelles d'ailleurs?) , même la poésie y sonne faux ... C'est bien dommage !
C’est à l’Antiquité que pense Robert Guédiguian en écrivant puis en réalisant Et la fête continue !, en témoignent l’attachement au buste d’Homère ornant la place bientôt rebaptisée du 5 novembre, la présence d’un chœur d’abord engagé dans une chanson d’Aznavour – il est beaucoup question de l’Arménie ici – puis dans le chant d’un poème militant rendant hommage aux disparus et aux délocalisés du quartier, le choix d’un amphithéâtre comme lieu de réunion des deux amants sous le feu des projecteurs. Cet ancrage mythologique, sans cesse rappelé par diverses cartes postes et lectures érudites, permet au cinéaste d’intégrer sa réflexion politique dans l’espace de la cité phocéenne : chacune des rues, chacun des bars, toutes les églises et les places de marché parlent politique, interrogent les actions à mener, s’égarent dans le jugement rétrospectif des passées qui n’ont rien amené ; même la commande d’anchois par le fils à sa mère accentue l’engagement militant de cette dernière et l’urgence à laquelle elle fait face à longueur de journée – notons d’ailleurs qu’elle est urgentiste. En cela, la démarche de Guédiguian se situe dans le prolongement du récent et remarquable Adults in the Room (Costa-Gavras, 2019), articulant lui aussi les enjeux cn contemporains de son pays au regard de la Grèce antique. Le refus de protagonistes principaux au profit d’un film choral confère une singularité qui tourne parfois à la caricature : Robinson Stévenin exagère à outrance son rôle d’Arménien revendicateur, Grégoire Leprince-Ringuet surjoue lui aussi le capital sympathie de son personnage. Tous ont un lien avec l’exil et l’identité métissée, centre de gravité autour duquel gravitent les forces du long métrage : exil physique des Arméniens qui en conduit certains à regretter la terre natale et d’autres à devoir la gagner ; exil symbolique d’une génération qui tend à la retraite et que préoccupe la nécessité d’un passage de flambeau avec la suivante. Le couple formé par Ariane Ascaride et Jean-Pierre Darroussin apporte à l’ensemble une mélancolie lumineuse, romance improvisée qui éclaire les tunnels idéologiques du scénario et nuance l’optimisme naïf des dialogues (« il n’y a ici que des gens bien »).
Retour à Marseille pour ce dernier film de Guédiguian, avec la famille désormais familière des interprètes (Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan, Gérard Meylan...). L'histoire reprend les thèmes chers au réalisateur : l'Arménie, la famille, la nécessité de l'engagement et de la solidarité, le projet politique... La ville est magnifiquement filmée et la rencontre amoureuse entre les deux parents vieillissants touchante. Malheureusement, la chronique marseillaise manque de nuances et s'exprime souvent avec une candeur inattendue...
Voir un film de Guédiguian, c'est comme partir un peu en vacances à Marseille chez des amis de gauche, engagés, militants, poète et ici d'origine arménienne..ça fait autant de bien que de prendre un apéro face à la mer à Marseille au coucher de soleil en bonne compagnie ou avec une famille de coeur..Après l'abbé Pierre, the old oak, je termine une trilogie de films qui incitent à l'engagement, l'action, à la solidarité et la fraternité.enfin l'espoir dans l'homme...Dans le contexte actuel, c'est vraiment salvateur..Merci
J’ai vu pas mal de films de guediguian, et la plupart du temps, j’ai trouvé ca plutôt pas mal, mais la franchement je n’ai pas vraiment adhéré. Ca ronronne gentiment avec un scénario très leger, et on s’ennuie devant des scènes qui traînent passablement en longueur. Les opinions politiques du metteur en scène ne sont un secret pour personne mais la c’est vraiment too much, et le gauchisme sans nuance, ultra militant et radical de la mise en scène, m’a personnellement assez vite fatigué. Pas terrible pour un metteur en scène qui a déjà fait mieux
Le cinéma "populaire" de Guédiguian est courageux. Dans notre univers plutôt blasé voire désabusé, le cinéaste continue à afficher engagement, solidarité, valeurs humanistes, amour... et ça fait du bien. D'autant que le regard critique sur la société, les partis politiques ou l'hôpital qui se délite n'est jamais moralisateur. Cela donne un film militant, généreux, un brin utopiste ou poétique (au choix) et très géolocalisé à Marseille, belle et loin des images véhiculées par les médias. Les acteurs fétiches sont là, tendrement filmés, avec une mention particulière pour Ariane Ascaride.
Rosa est medecin à l’hôpital la timone de Marseille en parallèle de son engagement politique. Ce film raconte l’engagement, chevillé au corps de cette femme, mère de deux fils et qui cherche à unir la gauche en vue des élections municipales, dans une ville marquée par le drame de la rue d’Aubagne. C’est fort et touchant et Ariane Ascaride incarne parfaitement son personnage.
5 ans après la catastrophe de la rue d aubagne qui a endeuillé la ville de Marseille, guediguian grâce à ce film rend hommage au victimes dont des le début nous visionnons les images d archives qui est assez émouvante. C est notre ken loach a nous, tous ces films sont émouvants, celui ci l est totalement. Il fait partie pour moi de ces réalisateurs de combat contre le capitalisme sauvage, pour cette population victime de celle ci, il filme ces gens sans condescendance, avec douceur et tendresse très touchante. Alors c eet vrai qu il y a une certaine naïveté et avec un arc dramatique quasi absent mais ça fait tellement de bien qu on sort du visionnage léger.
A vu "Et la fête continue". C'est toujours une joie d'attendre à saison régulière le nouveau film de Robert Guédiguian accompagné de toute sa troupe habituelle et familiale. C'est un peu comme un roman de Zola, chaque personnage rempli une fonction, chaque épisode est la peinture d'un milieu social, c'est prévisible et l'on est tout de même surpris par la démonstration qui emprunte à la politique et à la poésie. Depuis les années 80 nous suivons les mêmes acteurs, Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin et Gérard Maylan que l'on a vu vieillir (comme nous et avec nous) et maintenant accompagnés d'une nouvelle génération de jeunes adultes (Grégoire Leprince-Ringuet et Robinson Stevenin, Lola Naymark depuis plusieurs opus). Dans ce nouvel épisode nous suivons Rosa, infirmière désabusée bientôt à la retraite qui va se lancer petit à petit dans la politique en même temps qu'elle rencontre un dernier grand amour. Ce qui caractérise le mieux le cinéma de Guédiguian c'est son amour des gens et sa générosité. Mais trop de générosité peut aussi vite devenir de l'éparpillement. Le metteur en scène veut étreindre bien trop de sujets : les immeubles insalubres de Marseille qui s'écroulent avec ses habitants, les hôpitaux qui s'effondrent faute de budget et d'une politique digne de ce nom, le Parti Communisme qui s'éboule avec le temps à la faveur du RN, puis l'Arménie, Homère, la stérilité... Tout comme la bande originale du film qui passe d'Aznavour à Schubert, Mozart, au folklore arménien en passant par Delerue sans aucune logique, les thématiques s'enchainent sans rien creuser, ni analyser. Certains personnages ne sont guère qu'esquissés. Seule Ascaride réussi à traverser le long métrage et cette succession de problématiques avec émotion et consistance. C'est foutraque mais ça reste sympathique. Un peu comme pour un rendez-vous trop espéré et dont on ressort déçu. Ce n'est pas si grâve, la fête continue... et l'on attend avec impatience la prochaine en espérant qu'elle soit mieux organisée et consistante.
Quel bonheur de retrouver cette bande joyeuse de comédiens, d'amis pourrais-je dire, tant nous avons l'impression de les connaître. Alors oui, c'est toujours les mêmes, encore à Marseille, toujours militant, ce qui me correspond parfaitement. Cette bonne humeur sous le soleil où le cabotinage est toujours présent fait du bien. Pour qui connaît un peu Marseille, cette virée intra-muros est un vrai bonheur.
Tout le monde. Tout le monde est gentil. C'est niais. C'est mièvre.
Les acteurs jouent sans conviction. L'acteur qui joue le teneur du bar est tout sauf charismatique. Un chauffeur de taxi, communiste. Jamais vu dans ma vie.
Film bouleversant, réalisé et interprété avec talent. Cette comédie dramatique nous entraine et nous captive par sa justesse et la force des sentiments .
Terriblement nul. Scénario prévisible, dialogues rincés, manque de justesse permanent dans le jeu, le tout noyé de plein de bon sentiments niais et convenus... Ce film ne rend pas vraiment hommage aux disparus de Noailles...