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Jean-Philippe Jacquemin
4 critiques
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4,0
Publiée le 21 janvier 2024
Un film social, comme d'habitude, rempli d'humanité et de fraîcheur. Vu la même semaine que The Old Oak de Ken Loach qui lui a oublié de faire des personnages vivants (pourtant j'ai longtemps aimé les 2). Les racines de l'engagement politique réel.. entraînant !
Un Guédiguian, c'est comme un Godard ou un Fellini, ça ne se rate pas! Ils sont beaux, mais très beaux, simples et intenses, et grâce à Ariane Ascaride, j'ai découvert les pâtes aux anchois! La scène finale, et sa musique (...) est très bouleversante, mieux vaut avoir ses mouchoirs! Merci, continuez à nous faire vibrer si fort.
Ce film est à la fois touchant et touche à tout. Plus porté par la qualité des acteurs qui surjouent à peine que par son propos un peu confus, il tente de relater le mode de vie ainsi que les joies et peines d’une population marseillaise autant immigrée qu’idéalisée. Lorsque certaines scènes suscitant l’émotion pourraient nous laisser à penser que les auteurs sont parvenus à nous emmener dans leur rêve, elles sont vite compensées par d’autres qui nous ramènent à la réalité d’une banale salle de projection. Quel dommage que ce film soit aussi inégal car l’intention est intéressante et aurait supporté un traitement plus qualitatif.
Mièvre niais et cliché ! Seul Daroussin s'en sort mais pourquoi s'aventure t il dans cette galère ? Ascaride en fait trop, mal servie par un scénario scolaire
Évocation douce et triste à la fois du combat politique exténué pour relever Marseille. Un choix pas complètement fait entre romantisme et militantisme. Je reste un peu sur ma faim pour cette raison. Quelques effets de montage (ou non) surprenants. Jeux facteurs très justes.
A l’instar d’un Woody Allen, d’un Ken Loach ou encore d’un Almodovar, il y a des cinéastes qui, s’ils ne surprennent plus avec la teneur de leurs films, savent cueillir leur public en leur proposant des œuvres dans lesquelles on entre comme dans des pantoufles bien chaudes pour peu qu’on soit client. L’inamovible Robert Guédiguian est assurément de ceux-là avec ces chroniques humanistes et politiques entre légèreté et tragique selon les opus. Avec ces artistes, on sait ce qu’on plus ou moins ce qu’on va voir et à la surprise se substitue le réconfort d’artisans installés qui connaissent leurs sujets sur le bout des doigts.
« Et la fête continue! » constitue d’ailleurs peut-être même l’un des films les plus symptomatiques et synthétiques de sa riche filmographie. En effet, on y retrouve presque la totalité de sa bande d’acteurs fétiches (ne manque peut-être qu’Anaïs Demoustier dans les ajouts les plus récents), une histoire chorale se déroulant à Marseille, sa ville de cœur, et toutes les thématiques qui lui sont chères réunies, du communisme à l’Arménie en passant par la lutte sociale et la famille auquel on ajoute en filigrane le système de santé français exsangue. Presque un film-somme en somme...
Cette chronique bercée dans un doux soleil hivernal où Marseille est filmée comme toujours, sans cliché mais avec amour, nous enveloppe dans un certain confort. Les échanges entre les personnages sont malicieux, la plupart du temps intéressants, et véhiculent bon nombre d’idées qui caractérisent le cinéaste. On y parle du génocide arménien avec désespoir, d’une gauche fatalement et complètement désunie et exsangue ou encore du poids d’un passé communiste fantasmé. On passe d’un protagoniste à l’autre qu’incarne avec passion pour le cinéaste sa traditionnelle famille de comédiens mais il manque clairement d’une ligne directrice claire à « Et la fête continue! ».
Cette absence de trame narrative se ressent aussi dans la manière dont Guédiguian aborde ses nombreux sujets. Il parle ici de beaucoup de choses mais les effleure, la surabondance de personnages et de thématiques empêchant vraiment d’en approfondir une. Il y a bien le mal logement et la crise des hôpitaux qui apportent un peu d’eau fraîche au moulin de sa filmographie mais ce n’est malheureusement que survolé. Alors on se régale d’une nouvelle œuvre agréable, sans prise de risque, mais qui ne nous marquera pas autant que d’autres par le passé. Un film mineur mais tout de même appréciable.
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Aurait dû être un film roman d'amour ...et il l'est mais pas d'Amour avec un A majuscule mais avec un S ...les différents types d'amour selon l'âge et la relation entre les personnages ...malheureusement pour moi la trame du film s'étiole un peu avec les 3 histoires d'amours et les 3 drames de fond ...le rythme est un peu saccadé, j'ai baillé 4 fois...pourtant plusieurs scènes sont particulièrement bien réussies ...alors je ne peux que donner un 6,5/10.
Quelle paresse tout de même! Guedigian nous refait le coup de la même bande d’acteurs , du même lieu emblématique, ( Marseille), du même discours bien pensant de gauche. On a coutume de dire qu’un grand auteur se reconnaît au fait qu’il raconte toujours la même chose, mais il y a tout de même des limites à notre endurance . Ici tout est prévisible , déjà vu, peu crédible, gnangnan, cliché. Les acteurs se débattent avec des situations poussives et des dialogues très naïfs ou maladroits (« goûte moi ces rougets, ils contiennent toute la Méditerranée »)On se croirait dans Plus belle la vie. Bref, un coup pour rien.
Guediguian me convie à ses émotions et j'ai l'impression de faire partie de la famille. La famille de ses acteurs, de ses actrices. Ils changent de place et de coiffure mais c'est le même petit théâtre que j'aime. Les acteurs vieillissent, les désillusions grandissent, je les ressens, je suis comme eux. Le petit théâtre, c'est aussi Marseille et la Méditerranée. La ville s'écroule à travers les deux immeubles de la rue d'Aubagne. Les Arméniens résistent dans leur bar où les néons disent leur amour pour le pays lointain, nouvellement menacé. La gauche fout le camp et se réduit comme peau de chagrin. Le regard de Guédiguian est profondément désabusé mais pas amer. Chez lui les liens de l'amour sont les plus forts. Et les plus lyriques. Parce que les émotions sont sur le fil. Elles passent ou elles cassent. Le vieux couple ( Ascaride-Rosa et Darroussin) s'invente et danse. Ridicule? Non car Guediguian ose et choisit la clarté et la force de l'émotion. Il ose aussi le lyrisme et l'hommage incroyable à Godard et Delerue avec le thème de Camille. Guediguian choisit Homère, "aveugle mais pas sourd" pour dire dans une scène magnifique que les immeubles effondrés de la rue d'Aubagne sont une Tragédie et que les jeunes générations n'oublieront pas.
Robert Guédiguian réunit sa bande de fidèles acteurs au coeur de la cité phocéenne . Il y dresse le portrait de Rosa (Ariane Ascaride), femme engagée politiquement, bientôt à la retraite, et qui va retrouver sa jeunesse dans les bras d'Henri (Jean-Pierre Darroussin). Le cinéaste trouve le ton juste entre des moments légers comme à la plage en famille, et d'autres moins, avec le mal logement ou le deuil. On aura compris que malicieusement le titre du film était une façon de dire que le combat continuait devant ces injustices. Du cinéma social indispensable!
Excellent scénario, interprèté par des acteurs touchants. Plusieurs thèmes : santé, précarité, logements, migrants, génocide, sont passés en revue. Jolis paysages,dialogues ciselés
Dans ce film, Guédiguian fait du Guédiguian. Quoique basé sur un fait réel extrêmement important et révoltant, le film n'est ni un documentaire ni complètement une fiction et si même si l'on adhère à ses opinions, le récit reste pénible dans sa forme assez didactique. En tant que spectateurs connaissant ses autres films, nous n'avons même plus la fraîcheur de la nouveauté à quoi nous raccrocher. De plus, tant d'insistance dans le désir de convaincre le spectateur fini par desservir son propos. Dorénavant, j'y regarderai à deux fois avant d'aller voir un Guédiguian...
Du vieux cinéma français lourd, long, on aurai du dit un vieux film d époque mal joué. Tout était trop. Quelques rares sourires à certains moments mais pour ma part rien d'accrocheur. C est rare mais je n'ai pas aimé du tout ce film !