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ATON2512
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3,0
Publiée le 28 novembre 2023
De Robert Guédiguian (2023). Quand Guédigian fait du Guédigian. Un film sociétal comme tous ses films emplie de cette grande humanité et empathie qui caractérisent les films du réalisateur. Dans cet opus, il y a à la fois comme un désenchantement et pourtant aussi un semblant d'optimisme porté par l'actualité de la ville tant aimée du réalisateur et par les gens dits ordinaires et qui pourtant recèlent tout l'avenir du monde. En sortant de la salle on ne peut qu'^tre baigné par un vent (léger dirons certains) d'optimisme.Et c'est déjà pas mal. A noté comme à son habitude Ariane Ascaride excellente et plein d'autres personnages sympathiques comme Jean-Pierre Darroussin, Lola Naymark.
C'est très mauvais. C'est raté. On voit l'idée de départ, mais ça ne fonctionne pas. Personne n'y croit à commencer par les acteurs, qui malgré leur talent [on les connait], jouent mal. Le petit couple par exemple dégage autant d' émotion que des harengs. Bref, une erreur
C'est toujours un plaisir de retrouver Guédiguian et sa troupe. Toutefois, ce film est un peu fouillis. Il aborde plusieurs sujets (l'Arménie, les victimes de l'immeuble écroulé, l'impéritie des politiques, l'altruisme) ce qui crée de la confusion. Il y a aussi ces femmes qui subissent les décisions des hommes, compagnon ou fils. Comment trouver sa place dans une famille où l'identité arménienne s'impose et qu'on ne l'est pas et qu'on ne peut répondre aux attentes ? Mais c'est un film attachant, qu'on regarde avec tendresse.
Un Guediguian porteur d'espérance, moins démonstratif que certains autres, plus subtil, et toujours cette bienveillance envers les personnages , une formidable compréhension de Marseille et du peuple qui la compose. Un coup de chapeau aux acteurs et une palme à A. Ascaride et à J. P. Daroussin pour l'épaisseur qu'ils donnent à leur rôle. Courrez-y.
Un petit peu déçu par le dernier film de Guediguian dont j'adore l'univers. Bien sûr on retrouve ces superbes acteurs et cette bouffée d'humanité dont on a tant besoin actuellement mais avec moins de poésie, d'émotion et de subtilités qu'habituellement. Le réalisateur semble vouloir traiter trop de sujets à la fois et se perd un peu. Je ne regrette pas cette séance mais reste sur ma faim et attend impatiemment le prochain film. Robert nous doit une revanche.
Quelle déception que ce film banal et sans surprise ou l on ne cesse d attendre qu il se passe qq chose d un peu différent de nos réalités , qq chose qui nous emporte au dela des banalités et qui nous redonnerait un peu d espoir en l avenir ..... On a beau attendre , rien ne se passe réellement et même la sublime chanson d Aznavour perd en émotions comme en intensité au fil du film
A vu "Et la fête continue". C'est toujours une joie d'attendre à saison régulière le nouveau film de Robert Guédiguian accompagné de toute sa troupe habituelle et familiale. C'est un peu comme un roman de Zola, chaque personnage rempli une fonction, chaque épisode est la peinture d'un milieu social, c'est prévisible et l'on est tout de même surpris par la démonstration qui emprunte à la politique et à la poésie. Depuis les années 80 nous suivons les mêmes acteurs, Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin et Gérard Maylan que l'on a vu vieillir (comme nous et avec nous) et maintenant accompagnés d'une nouvelle génération de jeunes adultes (Grégoire Leprince-Ringuet et Robinson Stevenin, Lola Naymark depuis plusieurs opus). Dans ce nouvel épisode nous suivons Rosa, infirmière désabusée bientôt à la retraite qui va se lancer petit à petit dans la politique en même temps qu'elle rencontre un dernier grand amour. Ce qui caractérise le mieux le cinéma de Guédiguian c'est son amour des gens et sa générosité. Mais trop de générosité peut aussi vite devenir de l'éparpillement. Le metteur en scène veut étreindre bien trop de sujets : les immeubles insalubres de Marseille qui s'écroulent avec ses habitants, les hôpitaux qui s'effondrent faute de budget et d'une politique digne de ce nom, le Parti Communisme qui s'éboule avec le temps à la faveur du RN, puis l'Arménie, Homère, la stérilité... Tout comme la bande originale du film qui passe d'Aznavour à Schubert, Mozart, au folklore arménien en passant par Delerue sans aucune logique, les thématiques s'enchainent sans rien creuser, ni analyser. Certains personnages ne sont guère qu'esquissés. Seule Ascaride réussi à traverser le long métrage et cette succession de problématiques avec émotion et consistance. C'est foutraque mais ça reste sympathique. Un peu comme pour un rendez-vous trop espéré et dont on ressort déçu. Ce n'est pas si grâve, la fête continue... et l'on attend avec impatience la prochaine en espérant qu'elle soit mieux organisée et consistante.
5 ans après la catastrophe de la rue d aubagne qui a endeuillé la ville de Marseille, guediguian grâce à ce film rend hommage au victimes dont des le début nous visionnons les images d archives qui est assez émouvante. C est notre ken loach a nous, tous ces films sont émouvants, celui ci l est totalement. Il fait partie pour moi de ces réalisateurs de combat contre le capitalisme sauvage, pour cette population victime de celle ci, il filme ces gens sans condescendance, avec douceur et tendresse très touchante. Alors c eet vrai qu il y a une certaine naïveté et avec un arc dramatique quasi absent mais ça fait tellement de bien qu on sort du visionnage léger.
A force d'hésiter entre un film politique engagé et un récit familial réconfortant, Guédiguian finit par nous perdre...mais d'une manière plutôt agréable. Tout juste la moyenne pour les acteurs moins fainéants que le film.
On retrouve avec plaisir la bande à Guediguian dans ce film tout en délicatesse sur le thème de l'engagement. L'engagement politique, humanitaire, pour son peuple, pour son quartier mais aussi l'engagement amoureux.