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Jean-luc G
90 abonnés
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4,0
Publiée le 23 juillet 2025
Naples abrite depuis des siècles des luttes fratricides sous un soleil de plomb et cultive une religiosité dévote et prégnante. Naples captive par la richesse de son passé, et repousse par la pauvreté de ses quartiers, mis en coupe réglée par la mafia. Naples renait sans cesse de ses cendres, et se renouvelle comme les ados flingueurs dans Piranhas. Martone porte à l'écran un roman de E. Rea, un napolitain militant, issu de ce quartier enclavé de la Sanità, inlassable utopiste à la recherche du salut pour sa ville. Le héros tragique,spoiler: dont le destin est couru d'avance, incarné par un ténébreux Pierfrancesco Favino, revient attiré par sa ville comme un moustique par la lumière avant de se bruler les ailes. Pourquoi ce long exil, qui n'a pas effacé l'attachement viscéral à son quartier? La réponse est dans une amitié d'adolescence brutalement interrompue. Felice ("heureux" en italien…) revient soigner sa mère pendant ses dernières semaines, qui donne l'occasion de plusieurs scènes d'une délicatesse incommensurable. Puis la capitale se referme et ne laissera plus partir l'enfant qui l'a abandonné. Dans sa quête expiatrice, il croise un curé dans une magnifique église baroque, lequel s'agite contre l'inéluctable, aussi efficace qu'un rempart de sable contre l'assaut des vagues. Naples chuchote, observe derrière les volets mi-clos. Naples recrache ce qu'elle ne peut pas digérer. Rien de neuf, mais une atmosphère sacrément bien rendue. cinéma -janvier 2023
"Nostalgia" présenté lors du dernier festival de Cannes se glisse dans les pas de Felice qui revient après 40 ans d'exil dans sa ville natale de Naples.
Entre temps converti à l'Islam et remarié il passera du statut d'observateur de cette ville qu'il avait quasiment oubliée à celui d'explorateur de sa propre histoire et de ses racines...
Le film oscille entre récit initiatique à l'envers ( une personne revient sur les traces de son adolescence afin de découvrir si son ami d'enfance devenu parrain local lui est toujours lié) , thriller (une affaire mystérieuse a occasionné son départ précipité) et hommage aux civilisations méditerranéennes (visite des catacombes romaines de Naples, personnage principal du film qui vit au Caire dans un autre pays dont la civilisation fut autrefois brillante).
Cette vision entre élégie, nostalgie de l'âge d'or et déclaration d'amour du réalisateur à Naples qu'il a souvent filmé procure du charme à ce long métrage ...si on passe un montage parfois un peu déconcertant ( passer d'une visite d'appartement à la messe donnée pour la mort de la mère du héros qu'on avait vu 3 minutes plus tôt bordée avant son sommeil...
Peut être la brutalité d'enchaînement des plans répond il à une ville sous tension permanente.
Un bon Film sur Naples et la nostalgie de l'impossible retour aux sources et l'oubli impossible des fautes du passé qui rends le présent plus lourd et surtout plus mortel
Felice revient à Naples après 40 années d’absence. Il va alors se replonger dans son passé, dans sa jeunesse, dans sa ville, minée par les gangs. Un très beau film avec un comédien très talentueux. Images magnifiques.
La mafia n'oublie pas et ne laisse pas de traces. C'est le message de ce film qui nous conte le retour d'un égyptien d'âge mûr sur les lieux de son enfance. Après avoir assisté sa mère dans ses derniers instants, il décide de s'installer à Naples qu'il avait du quitter jeune homme après avoir été mêlé à un meurtre commis par son meilleur ami devenu le "parrain" du quartier. Empreint de nostalgie, il refuse d'entendre les avertissements itératifs des habitants. Donc film à l'atmosphère assez pesante car l'on comprend que l'inéluctable va se produire.
Un beau film tout de même très pessimiste puisque la rédempton semble impossible spoiler: au vu du destin du héros. . Le rythme est lent les images sont superbes et montrent toute la noirceur de cette ville gangénée par la pauvreté et la mafia. On aurait tout de même voulu voir une approche plus approfondie de l' amitié de deux hommes séparés par une tragédie qui a scéllé leurs destins respectifs. l' interprétation est brillante et ravira les spectateurs qui aiment voir le cinéma italien en v.o.
Ai vu "Nostalgia" de Mario Martone. Felice 15 ans suite à un traumatisme fuit du jour au lendemain sa mère, son ami Oreste et sa ville Naples. 40 plus tard, pris de nostalgie (puisque c'est le titre du film) il revient sur son passé. Dans la nostalgie il y a une dimension de douleur que l'on ne ressent jamais pendant le film. On ne comprend pas vraiment les motivations de Felice, et le metteur en scène avorte un peu les 3 sujets qu'il essaye de mener de front, la relation mère/fils (probablement les plus belles scènes du film), la relation amicale avec Oreste (la partie la moins bien écrite et aboutie) et l'amour de Felice pour sa ville où la mafia fait peser une atmosphère mortifère. Felice (Heureux) est bien plus mélancolique que nostalgique, ses promenades solitaires dans les ruelles de la ville sont très belles mais le réalisateur n'arrive pas vraiment à nous faire ressentir les émois et les tiraillements de son personnage. Et s'est parfois la langueur qui envahit le spectateur. Le personnage principal est bien trop fantomatique et mystérieux pour que l'on s'intéresse vraiment à lui pendant 1h48, d'autant plus que tout est révélé trop rapidement et que l'on devine la fin très vite. Alors tout se transforme en une promenade longuette et touristique à travers la ville et sa cour des Miracles. Il faut avouer que j'ai du mal à être émerveillé par la ville de Naples qui m'a toujours fait sentir très vulnérable et en état de stress. PierFrancesco Favino est irréprochable et probablement un des plus grands comédiens italiens actuels. C'est bien réalisé, mais enchainer deux plans dans le même décor éclairé de façon différente pour faire comprendre le temps qui est passé, ne peut déclencher ce sentiment qui vous tiraille le ventre comme une épée, qui vous fait venir les larmes aux yeux, qui vous donne envie de mourir parce que tout vous échappe, comme si votre jeunesse n'avait jamais été : La Nostalgie.
ouf ! ouf ! un très bon film joué à la perfection des premiers aux seconds rôles et même les figurants. en plus d'un scénario qui se tient même si on imagine la fin on a le plaisir de voir Naples. la réalisation et la mise en scène sont très réussies. pas facile de vivre dans un climat de mafieux où malheureusement la vengeance est omniprésente
Très lent, trop lent, ce joli film , dont le personnage principal est Naples, commence au bout de 30 mn, et va crescendo jusqu'au dénouement attendu. Très belle ode à la vieille ville de. Naples , vue sous tous les angles...
Si on aime bien le personnage principal et le rapport qu'il a avec sa mère au début du film , on se laisse séduire par ses tribulations présentes ou passées dans Naples.
Le début est lent et sans objet identifiable. La suite est quasi aussi lente mais le film commence à avoir du sens. La fin est plus intéressante. Durant les 10 dernières minutes on attend le dénouement. Belle tension. Pas si mal.
"Nostalgia" nous met en totale immersion dans les quartiers populaires de Naples. De retour dans sa ville natale, Felice retrouve sa mère. Sa soif de renouer avec son enfance, lui permettront de rattraper le temps perdu. Sillonnant le quartier à la recherche d'un logement, il fait connaissance de Don Luiggi, un prêtre luttant contre la camorra, se refusant de battre en retraite et déterminé à offrir à la jeunesse napolitaine un avenir, une alternative. Cette rencontre, loin d'être anodine, donnera l'opportunité à Felice de se confronter à son passé, et de retrouver son ami, aujourd'hui, chef de clan du trafic de drogue. Un film d'une grande intensité et bouleversant à la fois. Un récit intimiste sans concessions avec la réalité, porté par une distribution d'exception, magistrale ! Orchestré par le réalisateur Mario Martone. Pierfrancesco Favino, tel le "fils prodigue" revient sur les pas d'une jeunesse aux frontières de la délinquance, tout en retrouvant l'amour maternel empreint d'une grande pudeur. A la fois naïf et sincère, enivré par la cité Napolitaine. Tommaso Ragno, un Oreste sans foi, ni loi. Chef incontesté du trafic de drogue, un prédateur arpentant les ruelles à la recherche d'une proie. Francesco Di Leva, prédicateur sans relâche, défiant la camorra, et veut donner à la jeunesse napolitaine, un futur digne d'elle. Aurora Quattrocchi, une maman usée par les affres de la vie, au comble du bonheur au retour inopiné de son fils unique. Absolument SUBLIME ! "Nostalgia" m'a permis de renouer avec le cinéma italien que j'avais perdu de vue, malgré moi. Un "come back", un retour aux sources, non sans émotion. A voir sans modération !
Très beau film. Pierfrancesco Favino est excellent ,lumineux. La ville est très bien filmée au plus près si bien qu'on croirait s'y retrouver nous aussi.