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Peter Franckson
81 abonnés
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4,0
Publiée le 20 décembre 2022
Encore un superbe mélodrame de SIRK qui reprend quelques ingrédients du film « Le secret magnifique » (1954) : Cary Scott (Jane WYMAN, 37 ans), veuve, s’éprend de son jardinier, passionné d’arbres, plus jeune, Ron Kirby (Rock HUDSON, 30 ans) mais cette fois-ci, le film est empreint d’une forte critique sociale d’une petite ville de Nouvelle-Angleterre (Stoningham dans le Connecticut) et du mode de vie américain (arrivée de la télévision dans les foyers pour combler l’ennui), d’autant plus pertinente qu’elle provient d’un réalisateur européen : puritanisme, colportage des rumeurs, culture de l’entre soi et non-mixité sociale et égoïsme des enfants de Cary Scott. Ron Kirby, dont le couple d’amis (le mari a fait la guerre de Corée avec Ron) est lecteur de « Walden ou la vie dans les bois » (1854) d’Henry David Thoreau (1817-1862), récit du séjour de son auteur dans une cabane près d’un étang de la commune de Concord (Massachussetts), est un homme libre, qui ne tient pas compte de l’avis des autres. Contrairement à Carry Scott, qui se sacrifie (en vain) pour ses enfants et trop sensible au quand dira-t-on, laissant les autres décider à sa place. Le film bénéficie aussi du Technicolor, du directeur de la photographie Russel METTY (4e collaboration sur 9) et du compositeur Franck SKINNER (5e collaboration sur 7). Le regard critique des enfants sur leur mère sera développé brillamment (dans un autre contexte) plus tard dans « Sur la route de Madison » (1995) de Clint Eastwood.
Bien construit du début à la fin, un bon film de Douglass Sirk.
Je n’ais pas mis 4 étoiles car l’histoire est un peu banal.
Mais le film est comme même fantastique malgré ce petit bémol.
C’est l’histoire d’une jeune veuve qui a deux grands enfants et qui tombe amoureuse de son jardinier, elle est riche et lui est assez pauvre, et les gens du village disent…
Pour ce film ancien, un scénario, des dilemmes moraux, une histoire d’amour assez sage, malgré la lutte contre les conventions. Cependant, on peut reprocher un jeu des acteurs terne, un manque sérieux d’entrain, de cette petite folie qui s’empare des gens qui se séduisent réciproquement. Là, cette rencontre fait vraiment artificielle. Il faut dire que le baiser sur la bouche est, aux USA, l’étape number one pour signifier à une femme qu’on éprouve des sentiments pour elle, alors qu’en Europe, normalement c’est la dernière étape avant de coucher (ce qui posa d’ailleurs un petit problème aux GIs postés en Angleterre en attendant le Débarquement). Aujourd’hui, ce serait une agression sexuelle. Mis à part quelques légers échanges philosophico-écologiques, les rapports entre les deux partenaires du couple sont trop sommaires et confinent à l’ennui (Ah ! Ce n’est pas « Sur la route de Madison », pour sûr !). La fin est un peu cucu avec ce coup du sort téléphoné. Quant au titre, il est vraiment grandiloquent.
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4,0
Publiée le 17 janvier 2008
Douglas Sirk rèalise un film lyrique,une chronique intimiste au merveilleux technicolor!L'histoire est toute simple mais le film est très fort!Cette bourgeoise et ce jardinier qui n'ont rien en commun et que tout oppose est superbement interprètè par Jane Wyman et Rock Hudson qui se retrouveront la même annèe dans le sublime film "Le secret magnifique" toujours dirigè par Douglas Sirk!Un mèlo flamboyant ou plane les mesquineries,les conventions,la solitude mais ou,l'amour est plus fort que tout!Un très grand film...
les films de Douglas Sirk sont considérés comme des chef d'oeuvre en général ! Si on regarde de près, ils s'agit quand même de mélos, dont on a du mal se passionner réellement pour l'histoire, même si ils sont sympathiques et surement illustrateur des problèmes du temps. Jane Wyman parait assez faible dans son personnage, Rock Hudson sans reproche dans un role plutot ingrat
Soixante ans plus tard, ce film plébicisté à sa sortie peine à convaincre derrière son technicolor tape à l'œil. La dénonciation du conformisme des classes bourgeoises des petites villes américaines n'est plus nouvelle… aujourd'hui, même si bien réelle avant la révolution des années 68. Un point de vue intéressant à retenir: le parallèle entre deux soirées, l'une conviviale entre amis chaleureux et éclectiques, l'autre guindée entre "gens bien".
À rapprocher: le thème est similaire au film Loin du paradis (noter l'opposition entre les deux titres) de T. Haynes avec à nouveau un jardinier, noir cette fois-ci! Sirk n'avait pas osé à l'époque. DVD aout 22
Douglas Sirk grand maître du mélodrame nous livre un film au scénario très en avance sur son temps , l'interprétation est au même niveau , une oeuvre exceptionnelle .
Ce classique de Douglas Sirk ne m'a pas vraiment convaincu. Trop classique justement. Que cela soit dans le déroulement du scénario ou l'écriture des personnages, tout y est extrêmement stéréotypés. Un amoncellement de clichés qui donne un sacré coup de vieux au film. Dommage parce que le propos, celui de la pression sociale contre l'amour, était lui plutôt audacieux et intéressant. Heureusement, la mise en scène et la photographie apporte quelques douceurs visuelles. Un mélo un peu vieillot mais qui se regarde.
Satire habile d'une communauté bourgeoise où les apparences et la place sociale prévalent majoritairement, fin portrait d'une femme confrontée à la force d'une passion a priori interdite ou du moins extravagante, cruel rappel de l'égoïsme filial, ce mélodrame illustre en petites touches et détails révélateurs le poids des convenances ainsi que les affres de la jalousie, porté par une musique romantique et des éléments romanesques. Une tendre ode à la simplicité et à l'amour pur.
C'est une belle romance dans une Amérique divisée entre la haute société et les petites gens. L'histoire se situe dans une petite ville située dans l'Etat de New York, là ou les tradition n'ont pas des lustres. Une affaire de oui dire et de on dit, des commérages de femmes membres d'une société faussement idéale.
"Tout ce que le ciel permet", réalisé par le grand maître du mélodrame Douglas Sirk, nous raconte l'histoire de Cary Scott, une veuve qui vit dans une agréable banlieue américaine. Désormais seule, elle se réjouit quand ses deux enfants passent la voir à la maison tandis qu'elle évite du mieux qu'elle peut tous les cocktails mondains organisés dans son quartier, cocktails remplis de gens vains et méprisants qui ne vivent que pour les ragots. Et question ragots, ils vont être servis. En effet, Cary tombe peu à peu sous le charme de Ron, son beau jardinier de quinze ans son cadet. Alors qu'elle vit un amour qu'elle n'espérait plus, elle se rend compte que personne, pas même ses enfants, ne voit d'un bon œil cette relation qui fait jaser. Mélo par excellence, ayant inspiré des variations par Rainer Werner Fassbinder ("Tous les autres s'appellent Ali") et par Todd Haynes ("Loin du Paradis"), "Tout ce que le ciel permet" confirme l'aptitude de Sirk de pointer du doigt les travers d'une société américaine figée, incapable d'accepter l'amour d'une femme pour un homme plus jeune alors qu'elle n'a aucun mal à accepter le mariage d'une jeune femme avec homme beaucoup plus âgé. C'est sur une bourgeoisie complaisante et méprisable que se penche le film, dénonçant avec vigueur le regard des autres qui devrait dicter la conduite d'un individu. Douglas Sirk reste cependant optimiste et le message qu'il tâche de faire passer est clair : il ne sert à rien de rester passif devant la vie (métaphore représentée par la télévision que tout le monde semble vouloir s'acharner à offrir à Cary) mais il faut la croquer à pleine dents, quitte à ce que notre univers se retrouve bousculé. Pour cela, Sirk utilise tout ce qu'il a sous la main en commençant par Russell Metty, son directeur de la photographie. Les couleurs du film, baignant dans des atmosphères automnales et hivernales, sont magnifiques, venant souligner les sentiments ressentis par les personnages. Le couple formé par Jane Wyman et Rock Hudson y est également pour beaucoup. Pas étonnant que Hudson, véritable sex-symbol à l'époque, fasse chavirer le cœur de Cary, découvrant à ses côtés un nouveau mode de vie, éloigné de la bourgeoisie matérialiste. Et puis surtout il y a Jane Wyman. L'actrice est absolument impeccable dans son rôle de femme découvrant l'amour (qu'elle n'a sûrement jamais connu avant, mariée à 17 ans à un business-man typique des années 50) et en proie à ses doutes assénés par tous ses proches. Bien qu'un peu trop classique (bizarrement "Loin du Paradis" est plus réussi), "Tout ce que le ciel permet" n'en est pas moins un modèle absolu du genre, portrait d'une femme brisant les conventions pour vivre sa vie filmé dans des couleurs somptueuses. Il aurait peut-être fallu que le film dure un peu plus longtemps pour mieux développer le lien unissant Cary et Ron. Mais qu'importe, les beaux sentiments sont là et Sirk les exprime à merveille.
Belle histoire d'amour, d'un couple faisant face au préjugés et aux convenances de l'époque dans cette Amérique conservatrice. Le mélo sauce bourgeoisie des années 50, le charme du technicolor et des acteurs et actrices font de ce film un classique du Cinéma.
Ce film est vraiment très beau... romanesque, triste et plein d'espoir ! Bref un vrai classique Hollywoodien ! Rock Hudson est charismatique, Jane Wyman est sympathique et touchante et on se prend au jeu de cette romance impossible entre une veuve d'âge mûr et un jeune jardinier ! Moi j'ai adoré voir cette pauvre femme souffrir et plier sous la pression de ses enfants, des habitants de son village, des qu'en dira-t-on... et ca m'a vrillé le ventre ! L'amour n'a pas d'âge et c'est pas mon grand garçon qui dira le contraire ! Hein mon homme ?
Un mélodrame réalisé avec élégance par l’un des plus grands artisans du genre. Une histoire que j’ai suivi avec plaisir même si l’ensemble est un peu trop appuyé à mon goût.
Sans doute un des chefs-d’œuvre de son auteur. Mélo flamboyant admirablement porté par Jane Wyman, où l'utilisation des couleurs (admirable photo de Russell Metty) donne le pouls du récit (l'héroïne porte des robes de couleur vive lorsqu'elle est en confiance). Et que dire de la beauté des travellings (le plan qui ouvre le film, en plongée, est un des modèles du genre) ? Une influence essentielle de Todd Haynes pour "Loin du paradis".