Le Dossier Maldoror
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Indiana Perrier
Indiana Perrier

1 abonné 1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2025
Un film qui passe très vite avec beaucoup de rebondissements et une réalisation très américaine! Anthony Bajon est super. Un très bon film d’enquête à voir sur grand écran pour s’immerger dans les images et le son.
barbara boudet
barbara boudet

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2025
J'ai beaucoup aimé ce film. Super policier des années quatre vingt dix en Belgique. Tous les acteurs jouent très bien.
B M
B M

1 abonné 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2025
(Avant-première UGC Halles).
Le risque de racolage en abordant le sujet Dutroux a été évité, et heureusement pas de justesse. Le réalisateur s'était déjà offert Message from the King en pur style USA, revenge movie où on castagnait du déviant sexuel; d'ailleurs un bon film dans le genre, vitrine d'un Chadwick Boseman des grands jours.
Mais ici une longue réflexion sur ce qui l'attendait derrière le virage de la réception publique lui a sûrement fait bénéficier d'une écriture plus européenne, et même bien belge, que typée blockbuster américain surtout au casting des rôles secondaires formant un écrin avec les décors bruts du Nord pour que les premiers rôles s' y enchâssent d'une belle sincérité qui ne dénote pas et sublime l'ensemble (sans aller jusqu'à jouer l'accent tant moqué chez nous).

Le personnage principal fictif (Bajon confirme Chien de la casse et prend enfin son envol depuis le talent qu'on lui voyait tous avec son jeu toujours naturel mais plus maîtrisé qu'avant, plus...naturel, moins scolaire) et la liberté avec les faits ne donnent pas l'impression de noyer les vrais noms et les pistes inexploitées des réseaux de pouvoir demandeurs de l'offre que proposait Dutroux: cela aurait pu être le principal regret craint avant visionnage.
Pour cela la réflexion morale bien/mal enracine son ampleur dans la nuance sans perdre en intégrité, grâce à la dernière conversation, qui rappelle sur le fond la fin ambiguë d' El club de Pablo Larrain.
La littérature sur Dutroux et les ombres se profilant au-delà de son cas individuel existe si on se donne la peine, même sur les dizaines de morts non naturelles frappant beaucoup de noms gravitant autour des enquêtes bâclées, corrompues, dans les quelques années qui suivirent le scandale.

Le film ne réouvre pas la cicatrice mal refermée.
Il propose une sorte de recueillement populaire, une parole romanesque mais vibrante et respectueuse qui hélas n'est pas sans rappeler l'actualité du silence des autorités anglaises sur les viols, dont plusieurs victimes furent torturées et tuées, par les gangs pakistanais locaux et donc aussi par chaine de responsabilité indirecte par les pouvoirs publics anglais, pendant de nombreuses années.

En tout cas, le film est assez fort pour devoir bouger son c** jusqu'à un grand écran. Et il respire, nous gratifiant de beaux moments de légèreté via l'enthousiasme roublard de Chartier, ou de tensions familiales heureuses ou dramatiques.
Casey F
Casey F

5 abonnés 35 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2025
il est long a commencer, aprés on voit toutES la compeixité de service de police belge en l'occurence des année 90.
spoiler: certains second role dynamiser le rythme du film,
Babydollblu
Babydollblu

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2025
Excellent polar inspiré de l'affaire dutroux et qui fait froid dans le dos.les comédiens sont excellents. Anthony Bajon excellent. Béatrice Dalle dans ce rôle de mère un peu perdue superbe. Tous les comédiens excellent. Belle route à ce film
Alain T.
Alain T.

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2025
Vu en avant-première avec l’équipe du film:
Film puissant et poignant !
Les comédiens sont excellents et surtout Anthony Bajon!
Bravo au réalisateur !
Yazidmanou
Yazidmanou

13 abonnés 9 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2025
Bon, j'ai aimé suivre cette enquête tortueuse mais ensuite, disons 30 minutes avant la fin, j'ai décroché. Trop long pour moi. D'où au final, ma réaction très mitigée. Déception sur la fin.
Olivier
Olivier

39 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 janvier 2025
Vu en avant-première à l'UGC ciné Cité de Lille en présence du réalisateur Fabrice Du Welz.
Belgique 1995. la disparition inquiétante de deux jeunes filles bouleverse la population et déclenche une frénésie médiatique sans précédent. Paul Chartier,jeune gendarme idéaliste, rejoint l'opération secrète "Maldoror" dédiée à la surveillance d'un suspect récidiviste. Confronté aux dysfonctionnement du système policier ,il se lance seul dans une chasse à l'homme qui le fera sombrer dans l'obsession.
Une claque cinématographique !! Un film coup de poing qui nous met KO et dont on à du mal à se remettre longtemps après le visionnage.
Le climat sombre et pluvieux d'une Belgique face à ses démons,des plans mal cadrés et flous qui s'ajoutent à cette enquête inspirée de l'affaire Dutroux nous fait froid dans le dos .
Anthony Bajon nous livre une prestation magistrale dans le rôle du gendarme Paul Chartier (René Michaux dans la vraie affaire Dutroux) dont l'enquête virera à l'obsession au point de sacrifier sa vie personnelle.
Alexis Manenti est également exceptionnel dans un rôle du gendarme Luis Catano (Aimé Bille dans la vraie affaire Dutroux).
Ce film nous montre aussi la déficience profonde des systèmes judiciaires et policiers belges (perquisitions bâclées, mauvaise exploitation des données qui auraient pû sauver le vie des victimes.
Certains trouveront le film un peu trop long car détaillé avec une précision chirurgicale...
Fabrice Du Welz sait aussi jongler avec instant de bonheur (certains spectateurs peuvent également trouver la scène du mariage un peu longue et sans réel intérêt à l'histoire) avant de rentrer au cœur des ténèbres les plus sombres et malsaines.
Un film dans la lignée de Seven, Zodiac et La Proie.
Une mention spéciale pour les seconds rôles de Laurent Lucas mais surtout Sergi Lopez et Jackie Berroyer terrifiants à souhait.
Certaines scènes de sexe film sont à la limite du soutenable donc réservé à un public averti !!!!
À souligner également la bande son qui n'est pas sans rappeler le grand Ennio Morricone .
Un grand film d'utilité publique dont vous ne sortirez pas indemne !!!
Franreal
Franreal

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2025
Fabrice Du Welz s’approprie l’affaire Marc Dutroux et construit brillamment le point de vue de Paul Chartier (Anthony Bajon), personnage fictif, le gendarme qui n’a pas sauvé les enfants.
Dans la Belgique des années 1990, les différents corps de police et gendarmerie sont concurrents. Les individualités s’expriment aussi fortement, et participent de l’inefficacité systémique. Dans ce contexte, on s’attache à Paul Chartier sur plusieurs années, poursuivant lui-même une quête personnelle dans cette ancienne ville industrielle. Evoluant dans plusieurs mondes sans vraiment appartenir à l’un d’eux, il y côtoie des personnages secondaires nombreux et complexes pour certains.
Anthony Bajon (Paul), Alba Gaïa Bellugi (Jeanne), Alexis Manenti (Luis), Lopez et Lucas sont convaincants, cependant, les camarades Dalle, Berroyer et Doutey le sont moins. Beaucoup de comédiens de troisièmes rôles sont non-professionnels, la petite touche d’authenticité.
Le réalisateur, habité par cette affaire depuis l’enfance, tente de décrire le mal qui s’exerce aussi bien dans la cave d’un pédophile que dans des bureaux de police ou d’administrations. La figure maternelle omniprésente s’oppose à cela, porteuse du cheminement vers le bien et les solutions (Il manquera toutefois quelques mères importantes… ).
Le Dossier Maldoror, selon le réalisateur, relate 80% de faits et 20% de fiction, et peu importe car ce n’est pas un documentaire. Le film assume la thèse du réseau pédophile étendu, et c’est ce qui en fait un plutôt bon film. Il ne met pas non plus les deux pieds dans le conspirationnisme et les zones d’ombre deviennent un espace de créativité.
Les 2h32 permettent d’étaler une forme hybride et de développer les situations : Les moments de comédie, puis la transformation en Jason Bourne, seul contre tous, fonctionnent bien. Seul dans plusieurs mondes : les jours heureux de la communauté Italienne, bulle préservée, contrastent avec l’extérieur trouble et immorale, évoquant Voyage au bout de l’enfer. Le Dossier Maldoror laisse toutefois une très petite place à l’horreur des victimes de l’Affaire Dutroux.
Placer un personnage fictif sur lequel repose les thématiques de l’histoire, dans un contexte d’histoire « vraie », est un procédé créatif que j’apprécie. J’ai toutefois trouver la mise-en-scène parfois brouillonne, certaines longues séquences intenses m’étaient difficiles à saisir ou manquaient de crédibilité. J’aurais aimé que le switch fictif apparaisse plus rapidement dans la narration, pour en voir plus.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2024
Le malaise est une constante des films de Fabrice du Welz et il atteint une sorte d'acmé dans Le dossier Maldoror (qu'en aurait pensé Lautréamont ?) qui évoque de manière très peu confortable spoiler: une affaire qui a traumatisé la Belgique : l'affaire Dutroux, pour ne pas la nommer.
Le film n'est pas centré sur la personnalité du monstre mais sur celui d'un policier (fictif) qui représente une sorte de conscience de même que le fantasme d'un homme qui avait tout compris avant tout le monde.et devient justicier solitaire. L’ambiguïté du métrage vient du mélange du faux et de l'avéré, dans un maelström de scènes, certaines à la limite du crapoteux, qui montrent la virtuosité du cinéaste mais aussi un certain goût pour une forme de perversité dont on est en droit de se demander quelles sont les véritables visées. L'une d'entre elles, évidente, est de faire état de la concurrence entre les trois corps policiers qui ont participé, peu ou prou, à l'enquête, tout en la ralentissant. Au-delà de l'affaire elle-même et de ses mises en cause jusqu'à des individus haut placés, le film s'intéresse particulièrement au caractère obsessionnel qu'il peut revêtir, dans le cas d'un flic intègre mais capable de passer outre les limites de sa fonction. Dans ce rôle; Anthony Bajon est époustouflant, phagocytant le film et laissant des miettes à des acteurs sous-employés et parfois moyennement crédibles dans leurs personnages, à l'instar de Sergi Lopez, Laurent Lucas ou Béatrice Dalle. Reste au final une œuvre puissante, trouble et équivoque, au sein d'une histoire bien glauque.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 octobre 2024
Passionnant et haletant, le thriller noir et macabre de DU WELZ confirme sa maîtrise du polar, et donne lieu à une enquête sombre et maîtrisée du cinéaste, un peu longue, mais très prenante
Naughty Doc

1 041 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2024
Projet ambitieux que ce Maldoror pour Fabrice du Welz (Calvaire, Inexorable), désireux de faire son Zodiac à partir de la sordide affaire Dutroux en 1996.
Mais malgré un carton introductif recontextualisant la division des polices belge, le film se veut avant tout étude de personnage héritée du cinéma hardboiled 70's plutôt que chronique ample censée encapsuler tous les enjeux socio-politiques de cette affaire.

Pourtant, Du Welz souhaite régulièrement tâter ce terrain-ci, de manière un peu décevante ou classique (le regard sur les politiques ou les forces de l'ordre est aussi primaire que celui centré sur les proxénètes de l'intrigue). Cependant, Maldoror se révèle vraiment dense sur ses 2h30, avant tout centré sur le personnage fictif de Paul Chartier (Anthony Bajon porte réellement tout le film) qui de gendarme épris de justice sombrera peu à peu face aux ingérences du gouvernement. Une descente aux enfers bien orchestrée, dopée par une mise en scène souvent âpre émulant la granulosité texturée des 90's, jusqu'à un ultime mouvement plus viscéral, où les balles et le sang renvoient aux premiers films du réalisateur.

Variant efficacement les tons, Maldoror est certes imparfait (Alba Gaia Bellugi semble sous-exploitée dans sa deuxième partie alors que le film introduit admirablement le microcosme familial de Chartier ; Sergi López xampe un personnage antagoniste incarné un peu trop sur le tard..) mais il y a du cinéma dans ce film qui ne laisse pas insensible, jusqu'à son dernier plan lourd de sens.

Un nouveau bon film donc !
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