EO
Note moyenne
3,5
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208 critiques spectateurs

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OlivierG
OlivierG

3 abonnés 27 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 mars 2023
Je retiendrai une seue image de ce film foutraque, l'instant furtif où la silhouette de l'âne se fond dans les étoiles. Trop court pour s'en souvenir, demain je l'aurais oublié.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 octobre 2022
Je partage la critique de traversay 1.
J'ai été captivée par ce film du début à la fin que ce soit par rapport au triste sort de Eo ou par la qualité des images et des musiques. Je suis stupéfaite par l'âge du réalisateur.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 1 novembre 2022
Ce film est difficilement supportable notamment si on aime les animaux. Le projet esthétique est bien présent mais là encore sous forme de stimulations agressives pour les sens. L'idée de sensibiliser à la souffrance animale est évidemment magnifique. Mais c est davantage l impuissance et le dégoût pour l humain qui ressortent de cette expérience.
Jean-Jacques Altman
Jean-Jacques Altman

1 abonné 46 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2022
EO par Dingo de Cinoche
4.5/5, la meilleure note depuis des lustres. Remarquable en tous points. Par exemple la bande son, un mélange très réussi de musique classique et pop, cette dernière dominée par des percussions impressionnantes. Les images, pas un plan qui ne soit pas très travaillé, presque trop : une chouette au premier plan, l'âne EO au deuxième, des montagnes avec forêt et lac en arrière-plan. Ou encore EO trottinant sous des arcades colyséennes envahies par des chauves-souris ou franchissant un barrage aux écoulements d'eau improbables. Plusieurs séquences sont totalement rouges sans que la signification de cet usage soit clair, mais le résultat est là, c'est très beau, comme la scène pré-générique où l'âne et sa dresseuse de cirque se roulent amoureusement dans la paille. C'est le fond qui reste le plus enthousiasmant, malgré une bande annonce catastrophique, une affiche décourageante et par-dessus le marché la proclamation qu'il s'agit d'un hommage à "Au hasard Balthazar" de Robert Bresson, qui effectivement présentait un âne témoin des turpitudes du monde, mais combien ennuyeux comme tous les films de ce metteur en scène. Dans le film polonais de Jerzy Skolimowski, de retour à 84 ans après une longue absence et quelques chefs d'œuvres anciens comme "Travail au noir", sur l'exploitation des ouvriers polonais par les riches londoniens des quartiers chics de la ville, on peut voir un EO ballotté victime d'une rixe entre supporters alcoolisés d'un match de foot, profiter de la générosité qui lui coutera chère d'un camionneur bas du front, être recueilli par un bellâtre qui se révèle successivement italien prêtre, interdit de casino et incestueux (avec sa mère, la toujours remarquable Isabelle Huppert, même ici pour quelques minutes seulement). Cela se termine comme Dialogue des carmélites de Francis Poulenc dans la mise en scène de Olivier Py, autrement dit un chef d'œuvre.
JB D
JB D

9 abonnés 35 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 janvier 2023
Je crève l’abcès et exerce la fonction critique première, qui consiste au fond à dire en quoi nous aimons un film - ou un auteur à part entière - ou en quoi nous ne l’aimons pas. Je présume que mon rejet intégral du nouveau film de Skolimowski a à voir avec une question plus grande que je n’ai jamais nommée, bien qu’elle ne suffise pas à tout expliquer. Mais simplement, voilà : je n’ai jamais aimé aucun film du cinéaste polonais, figure célébrée, me semble-t-il un peu sur un joli accident (« Deep end ») et rien de plus. Cinéaste qui, je trouve, a toujours peiné à incarner des personnages et des idées au milieu du grand cinéma polonais des années 60 et 70 (qui sera mené ensuite par Kieslowski en figure de proue).

Et justement, le cinéma polonais de cette époque démontre une richesse formelle et narrative d’une maîtrise que très peu de filmographies européennes auront dépassée : cinéastes malheureusement restés dans l’anonymat (Kawalerowicz, Wojciech Has) ou pan d’une longue filmographie mis de côté (les coups de maître du jeune Polanski), que l’histoire du cinéma aura sérieusement oublié de rappeler à ses fondations. C’est simple, à cette époque de charnières, il y a le Nouvel Hollywood, le néo-réalisme italien, la nouvelle vague française et l’école polonaise (moins populaire, mais aussi ardente, novatrice, géniale).

Dans ce grand bain naît un iconoclaste un brin revêche, un certain Skolimowski, non dénué de talent ni de style, pour sûr, mais il y a déjà cette espèce de raideur, d’arrogance rentrée, d’énergie lourde, pesante, néfaste à la tonalité faussement libérée de ses films.

60 ans plus tard, il en est de même, malgré bien sûr une jeunesse intrépide que l’on peut trouver belle, audacieusement belle. Mais qu’un cinéaste de 84 ans fasse un film rageux, expérimental, punk et lyrique, un film « jeune » comme on aime le dire (qu’est-ce que serait donc un film « vieux »?), sur le papier cela n’empêchera pas le bon sens critique (ou le mauvais goût du critique).
« EO » ressemble très bien au chemin que Skolimowski a pris depuis dix ans, sorte de cinéma niché entre psychédélisme, provocation esthétisante (l’affreux « Essential Killing », qu’on enseigne parfois en fac de cinéma ; autre débat) et objet versatile à mi-chemin entre un geste de peintre moderne et un cinéma qui ne croit plus au cinéma.

Mais n’est pas Godard qui veut, et encore moins Bresson dont l’âne Balthazar n’avait besoin de rien d’autre que les yeux communiants de son cinéaste pour refléter notre part animale, et en la bête sa part humaine. Film touché d’une grâce peu commune, d’une pure blancheur religieuse. Entendu, Skolimowski ne fait pas un remake, mais l’hommage qu’il rend au seul film de l’histoire du cinéma qui l’ait fait pleurer (c’est lui qui le dit!), ne peut pas vivre sans l’image du film qui le précède (et c’est là le génie indéniable du film de Bresson ; il n’est plus d’âne qui ne soit Balthazar).

Ici déambule en dépit du bon sens mais pour la beauté du geste, un animal dont on perd vite l’identification, pris au piège du jeu des points de vues multiples qui mène à l’absence de point de vue, rencontrant en son fatal périple une galerie de personnages qui touchent des points de réel : brutaux supporters de foot, jeune femme au cirque défendant l’animal, écologistes, maire et villageois, routier et immigrée africaine. Les saynètes s’enchaînent comme un commentaire désespéré d’une Europe qui n’a plus de sens ni d’empathie, illustrée comme un monstre stroboscopique dont ne restera que la beauté dépouillée de quelques montagnes enneigées (merci Beethoven pour soutenir la puissance allusive des images).
On dirait que tout dans ce film cherche à résoudre les séquences, comme si Skolimowski cherchait une cadence parfaite à chaque ligne dodécaphonique pour passer à la suivante : sentiment étrange qui donne au film quelque chose de si aléatoire qu’on finit vite par se demander si ses quelques fulgurances - dont une belle citation nocturne de « La nuit du chasseur » - ne sont pas l’œuvre du hasard et d’une équipe technique inspirée à sauver le navire du péril.

« EO » est juste déprimant comme à peu près tous les films de Skolimowski - non pas qu’ils parlent de dépression, mais juste parce qu’ils ont le poids désagréable qu’ont parfois les auteurs nihilistes et arrogants, et qui confère un vide stomacal en fin de séance. Peut-être parce rien n’est épargné, et parce que l’humanité que le film pourrait débusquer ici et là est tuée dans l’œuf d’un fatalisme qui désintéresse vite. Ca se finit avec Isabelle Huppert (qui joue mal son rôle d’Isabelle Huppert) en caricature de mater incestua, sorte de repère pour spectateur d’Art et essai européen, puis quelques images à la Sokourov (un autre cinéaste qui fait du cinéma en croyant à la peinture et non au cinéma), et l’on cherche en vain une quelconque émotion dans les signes de ce grand foutoir dont le début du film semblait se faire l’aveu en son décor de ferraille et de casse. En une petite 1h30, Skolimowski aura fait un film bizarre, cérébral, maniéré et forcé, et donc naturellement ennuyeux.
Puis l’âne se fait la malle une dernière fois, se retrouve d’un coup dans la file des abattoirs : écran noir, bruit d’un coup d’air comprimé, hi-han, mort de l’âne, merci au revoir. And so what?
Aurélie Donval
Aurélie Donval

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 octobre 2022
Un excellent film qui ne peut que donner envie de lutter contre le spécisme.
Gandhi disait : « La grandeur d'une nation et son progrès moral peuvent être jugés à la manière dont les animaux sont traités. »
Arthus27
Arthus27

127 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2022
Un point d'attention au préalable : le film ne conviendra pas aux personnes épileptiques !
EO est un film particulièrement déroutant, et peu accessible. Suivant l'histoire mouvementé d'un âne, nommé EO, l'histoire nous dresse une fresque émouvante et subtile sur les conditions de vie des animaux. La mise en scène, à la fois poétique et spectaculaire rappelle le style d'un Terrence Malick.
Grâce au montage et à l'écriture du film, le personnage d'EO semble porter un regard extérieur et perplexe sur le monde qui l'entoure. La narration n'est pas sur-explicative, aucune voix off ni commentaire ne vient souligner le propos ce qui favorise la crédibilité de l'histoire et fluidifie l'action. Cependant on ne comprend pas toujours l'enchainement des scènes, notamment spoiler: lors du passage brusque d'un EO à l'article de la mort, à un EO en forme et travaillant dans un élevage de chiens viverrin
, ni l'intérêt de certains arcs narratifs.
Une expérience de cinéma intéressante, mais destiné à un public averti.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 octobre 2022
EO qui évoque bien sûr Au hasard Balthazar, mais de loin, semble plus proche du meilleur film, selon moi, du cinéaste polonais : Essential Killing. Deux personnages en fuite dans une course éperdue dans une nature pittoresque et fantastique. Contrairement à l'âne du film de Bresson qui recevait toutes les misères du monde et qui établissait des relations avec les autres espèces animales, avec un humour certain et une tragédie finale plus évidente, celui-ci est plus un observateur sensible mais distancié du comportement des humains. Une approche quasi béhavioriste sans guère d'anthropomorphisme dont l'âne serait le personnage promis irrémédiablement à un destin fatal et funeste. L'âne semble en aucun cas se lier aux humains, excepté contraint ou alors lors de ses souvenirs avec la dresseuse du cirque avec laquelle lors d'une belle scène introductive, il semble être lié. Il faut un certain temps pour pénétrer le film du fait d'une certaine froideur. D'ailleurs, et c'est d'ailleurs le défaut de EO, le scénario apparait souvent morcelé bien que l'aridité du propos ne contredisent pas des scènes terrifiantes. La force indéniable du film tient à sa mise en scène éblouissante, qui aurait dû mérité le prix à Cannes. La beauté des images d'une nature où la solitude et la grandeur domine aidée en cela par des parti pris de mise en scène (le filtre rouge, les plans en drone)... La magnificence des cadres n'a rien de prétentieux. On pense au Malick dans ses bons jours (le rapport de l'ongulé avec d'autres animaux improbables) ou à Kubrick (Shining ou 2001). C'est un film planant où la superbe musique est parfaitement choisie. Un film difficile, désarçonnant (la scène mystérieuse avec Isabelle Huppert), mais qui malgré ses failles, on n'aimerait jamais voir s'achever.
lilyzab
lilyzab

26 abonnés 172 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2022
Magistral !! embarquée dans un voyage sur la planète humaine je me suis sentie tellement proche de l'ane! tellement proche.Ce qu'il ressent je le ressens. Des sentiments comme : "ce que les hommes peuvent être dégueulasses entre eux, avec les animaux. On pourrait dire que ce sont des ânes mais non car l'âne est bien plus paisible et placide que la plupart de tous ceux qu'il croise dans ses déambulations... Je suis immensément triste en sortant de ce film. Triste pour tous ceux qui sont maltraités par des abrutis!
Jerzy Skolimowski nous décrit tout ca avec une force visuelle et sonore incroyable .Des respirations , des sons que l'on entend jamais ou du moins pour lesquelles on devrait tendre l'oreille Une merveille ce film pour décrire la cruauté de ceux qui n'ont aucune compassion pour les animaux.
CH1218
CH1218

282 abonnés 3 270 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 août 2023
Je veux bien reconnaître que le visuel de « EO » est atypique et que son message ainsi que le regard attendrissant de l’animal m’ont interpellé mais je ne me forcerais absolument pas à dire que j’ai trouvé ça bon, bien au contraire…
leobis
leobis

71 abonnés 260 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2022
Certes, ce n'est pas ce qu'on appelle une histoire optimiste, mais ce film a le mérite, de nous montrer, à travers le regard d'un âne, la réalité du monde dans lequel on vit, nous les humains et nos amis les bêtes. Les images de la nature sont sublimes et même les situations désagréables sont filmées avec esthétisme. De plus la bande son moderne agrémentée de morceaux classiques accompagne merveilleusement ce film.
Jean-Marc P.
Jean-Marc P.

37 abonnés 132 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2022
On sort secoué par cette oeuvre sensible qui ne tombe pas dans les clichés militant. Tout dans l'image, la mise en scène ou la bande son est quasi expérimental, nous parle de notre monde en vrille dans l'oeil d'un âne
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 252 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 octobre 2022
Bon, ça déroute, ça surprend, beauté formelle de certains plans, musique à l'unisson: soyons juste il y a de quoi nous épater mais tenir 1h30 avec un scénario assez sommaire on peut se poser la question. Qui plus est l'apparition à la presque dernière scène d'Isabelle Huppert m'a laissé pantois! Certes elle est rouquine, pour rester ds le ton rouge du film, mais ensuite ? Ce sera la limite de cette chose cinématographique qui se laisse regarder sans déplaisir, mais avec beaucoup d'interrogation !
wem
wem

21 abonnés 34 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2022
Une ôde sensorielle dédiée à la nature, méditation telle Tree of life il y a quelques années. Skolimowski crée une oeuvre moderne (rythme, cadrage, montage, image, points de vue) qui laisse songeur.
Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2022
Jerzy Skolimowski filme avec beaucoup de sensibilité l'errance d'un âne en Pologne pour évoquer sa solitude, sa liberté et ses rapports cruels avec les humains. La réalisation, la photographie et la musique sont sublimes. Mis à part une scène un peu balourde avec Isabelle Huppert, un très beau film.
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