Sick Of Myself
Note moyenne
3,4
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87 critiques spectateurs

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Sylvie 78
Sylvie 78

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 décembre 2023
Je n'ai pas apprécié ce film qui traite du narcissisme. Nul besoin de s'intoxiquer et de se créer une maladie pour attirer l'attention sur soi, le narcissique vous détruit. En faire un film satirique aussi grotesque est navrant
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2024
Un très beau drame norvégien sur les maladies mentales et imaginaires aggravées à cause de la drogue et de la dépendance .
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2023
Signe est une jeune femme en manque permanent d'attention et en compétition perpétuelle avec son compagnon. Lorsque ce dernier commence à rencontrer le succès, Signe décide de frapper un grand coup pour devenir la plus intéressante des deux : développer une maladie rare. Mais est-ce que cela suffira à la faire se sentir exister ? En salle le 31 mai.

spoiler: Sick Of Myself nous plonge dans le quotidien d'un couple extrêmement malsain où chaque fait d'arme de l'un est rabaissé par l'autre, jusqu'à ce qu'elle finisse difforme et lui en prison. Le film a une manière intéressante de s'interroger sur les actes de cette jeune femme sans jamais tomber dans l'explication facile : on ne nous montre pas les raisons désignées de son comportement, seulement les conséquences. Toutefois, la descente aux enfers de Signe est assez linéaire et ne nous étonne pas plus que ça à la fin. La critique faite sur les médias est un peu grossière avec la femme malvoyante.
Lil Sprite
Lil Sprite

65 abonnés 757 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2023
Je ne m'attendais pas à être aussi agréablement surpris par ce film. C'est un métrage riche, très critique de notre époque avec beaucoup de thèmes forts. Le casting est vraiment très inspiré, la réalisation également. Une belle réussite !
Miami_Chorize
Miami_Chorize

23 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2023
C'est une comédie satirique scandinave, donc pas très démonstrative, mais quand même cinglante, voire méchante.

Les deux personnages principaux, Signe et Thomas (le couple d'artistes en devenir), sont jeunes et beaux... et en quête de célébrité. Leurs efforts pour y parvenir sont assez pathétiques... à tel point qu'ils vont finir par se trouver en rivalité.

Au début, c'est Thomas qui domine. Il est le jeune créateur qui monte, d'autant qu'il est photogénique et qu'il parle bien. Les cultureux l'adorent. Cet engouement factice est fort bien mis en scène, tout comme le dépit de Signe.

Par la suite, la jeune femme trouve enfin le moyen d'attirer l'attention... et là, cela devient presque gore. spoiler: Elle se rend malade pour augmenter sa visibilité dans les médias et, surtout, les réseaux sociaux.
On perçoit le basculement de notoriété (et donc de pouvoir) entre les deux membres du couple.

Cela va loin... très loin. J'ai beaucoup aimé et je trouve que c'est un film qu'il faudrait montrer à celles et ceux de nos jeunes qui sont asservis par les réseaux sociaux.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2024
"Sick of Myself", un film norvégien de comédie noire réalisé par Kristoffer Borgli, dépeint avec une acuité déconcertante les travers de notre époque marquée par l'obsession de l'attention et la reconnaissance. Kristine Kujath Thorp, incarnant le rôle de Signe, livre une performance remarquable, celle d'une femme prête à franchir toutes les limites pour se retrouver sous les feux des projecteurs. Présenté en première mondiale au Festival de Cannes en 2022, ce film a su captiver l'attention, non seulement par sa sélection dans la catégorie Un Certain Regard mais aussi par son triomphe lors du Filmkritikerprisen 2023 et du prix Amanda pour le meilleur scénario.

L'histoire, ancrée dans le quotidien d'Oslo, explore la dynamique complexe entre Signe, barista, et Thomas, son compagnon artiste. La jalousie de Signe face au succès grandissant de Thomas la conduit sur une pente glissante, oscillant entre mensonges et auto-destruction. La trame se complexifie lorsque Signe découvre le Lidexol, un médicament anti-anxiété aux effets secondaires dramatiques, qu'elle utilise pour attirer l'attention sur elle, quitte à mettre sa vie en danger.

Le film brille par sa capacité à naviguer entre humour noir et critique sociale, offrant un regard cynique sur notre quête incessante de validation. Borgli, par sa réalisation, réussit à capturer l'essence de cette tragédie moderne avec une esthétique soignée et une bande-son qui accentue le malaise croissant.

Néanmoins, "Sick of Myself" n'est pas exempt de faiblesses. Le film, par moments, semble flirter avec l'invraisemblance, mettant à l'épreuve la suspension d'incrédulité du spectateur. Certains personnages secondaires manquent de profondeur, réduits à de simples fonctions narratives, ce qui affaiblit l'impact des dynamiques relationnelles. De plus, la conclusion du film, bien que ouverte à l'interprétation, pourrait laisser un sentiment d'inachevé, voire de frustration, chez certains spectateurs en quête de résolutions plus concrètes.

En définitive, "Sick of Myself" se dresse comme un miroir de notre société, reflétant les excès et les dérives de notre époque. Malgré ses imperfections, il demeure une œuvre significative qui interroge, avec audace et originalité, les mécanismes de notre soif d'attention. C'est un film qui, tout en divertissant, invite à une réflexion critique sur les valeurs et les aspirations de notre temps.
Jipéhel
Jipéhel

37 abonnés 195 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juillet 2023
Entre humour et malaise

Encore un film de Cannes 2022 qui sort aujourd’hui. La comédie dramatique du norvégien Kristoffer Borgli s’inscrit dans le mouvement on ne peut plus de ce cinéma scandinave dans la lignée de son aîné Ruben Östlund. Signe vit dans l’ombre de son petit ami Thomas, à qui tout réussit. En manque d’attention, elle décide de faire croire à son entourage qu’elle est atteinte d’une maladie rare. Mais le mensonge fonctionne un peu trop bien, et elle est vite prise à son propre piège. 97 minutes plus que dérangeantes mais dont l’originalité du scénario ne peut que surprendre voire passionner. Loin d’être aimable, ce film à l’humour féroce qui tire tous azimuts.
Voici une sorte de miroir grossissant dans lequel le spectateur voit se refléter pas mal de ses propres défauts. L’ironie ambiante vire à la cruauté, au cynisme, avec des œillades du côté du trash. Cette comédie noire est parfaitement réjouissant et dénonce avec acuité notre société où seule le « paraître » est considéré, ce qu’on pourrait appeler le narcissisme 2.0…C’est fort bien mis en images pour un 1er film, parfaitement écrit – même si on peut regretter quelques répétitions de situations -, et le casting est épatant. Selon l’humeur, ce voyage à « Egoland » peut séduire ou agacer. En tout cas c’est décapant et politiquement incorrect comme on l’aime.
La jeune Kristine Kujath Thorp ne quitte pas l’écran et le crève de sa présence forte étonnante. Elle est entourée entre autres par Eirik Sæther et Fanny Vaager. Je ne sais pas si nous retiendrons ces noms mais une chose est sûr il y a là la naissance d’un nouveau réalisateur venu du froid qui a sacré regard sur notre monde. Il ose tout et nous entraîne jusqu’au malaise dans une spirale infernale d’autodestruction de son héroïne. Fascinant mais terriblement inconfortable… Vous êtes prévenus !
Mister_Ed
Mister_Ed

9 abonnés 137 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2024
Film honorable, sujet narcissisme 2.0 déjà traité dans pas mal de films, mais le traitement est original. Film pas trop long 1h37, amplement suffisant pour faire le tour du sujet. Divertissant à regarder.
PopiCel
PopiCel

11 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2023
Sick of myself ou la malaisance norvégienne à l'état pur. Cette satyre fine montre le besoin d'attention d'une jeune femme poussé au paroxysme. Perdue dans une crise narcissique aiguë et une relation amoureuse toxique, elle mutile son corps et devient une boursouflure géante pour sa quête nombriliste. J'ai adoré observer ces personnages odieux pendant 1h30.
Morgane E.
Morgane E.

7 abonnés 40 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2024
Excellent film sur l'"époque". Prétendant suivre l'évolution dramatique d'une narcissique, le film dépeint en fait le narcissisme d'une époque. C'est très bien vu. Les situations sonnent (malheureusement) très juste. C'est sensé être satirique mais notre époque est si malade que c'est assez réaliste, même si on préférerait que ça ne le soit pas...
Qui est le plus fou, le plus malade, le plus malsain: cette narcissique ou tous ces gens de son entourage qui se servent d'elle ou, au mieux et dans de rares cas, sont conscients de sa maladie mais décident de la juger, la laisser couler et éventuellement l'enfoncer ? Bref, notre époque ne serait elle pas narcissique ? Question abordée avec style et justesse par ce film, suffisamment humble pour, en plus, ne pas nous ennuyer...
shuffleup
shuffleup

8 abonnés 352 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 mai 2026
Ayant beaucoup aimé "the drama" j'ai entrepris de regarder le premier film de Kristoffer Borgli. Déjà le goût des montages originaux et du vomi.
Mais regarder la vacuité du narcissisme, une femme se détruire pour la célébrité s'avère pénible.
Heloise
Heloise

7 abonnés 15 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 avril 2024
La question posée est intéressante. Comment braquer l’attention des gens sur soi lorsqu’on est dépourvu de talent ou d’une quelconque qualité ? C’est d’actualité comme sujet. La réponse qu’apporte ce film semble facile et toute trouvée : être atteint d’une maladie rarissime.

Il se passe des choses mais le rythme s’étire malgré tout. Les personnages sont des clichés sur pattes. L’ambiance est clinique, on oscille sans transition entre réalité fade et élucubrations mentales écœurantes. Néanmoins, cela fait peut-être le charme de ce style et les retombées de la décision de Signe, personnage principal, donnent matière à réflexion.
Fenna Baouz
Fenna Baouz

2 abonnés 42 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 avril 2024
Je suis assez surprise par le fait qu'aucun commentaire ne mentionne le syndrome de munchausen, la pathomimie ou le trouble factice. Ce film est pourtant bien l'histoire d'une jeune femme qui souffre de cette pathologie. Comme tout trouble psychologique, il reflète les structures de notre société, ici individualiste. Comment ne pas voir que cette jeune femme, au-delà de son besoin pathologique d'attention, a également besoin d'être aimée, que sa course est également une pulsion morbide et désespérée, pour se sentir vraiment vivante dans une société cruelle et indifférente, dont elle est la victime paroxystique?

Je pense que ce film nous invite à cette réflexion au delà du ton drolatique qu'il peut prendre.
Valégri75
Valégri75

2 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 avril 2024
« Le moi est haïssable » disait Pascal. Excellente satire de l’égocentrisme contemporain, qui met en lumière la folie du Moi. Très bon film.
Christophe Grosjean
Christophe Grosjean

3 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2023
Kristoffer Borgli signe ici un film dérangeant et très original.

Sick of myself commence comme une comédie à la mode scandinave : une jeune femme, unie à un artiste ayant le vent en poupe, souffre d'un manque de reconnaissance.

Les blessures d'égo et les humiliations répétées donnent lieu à de petites scènes délicieusement méchantes. Lorsque l'héroïne Signe décide d'attirer sur elle l'attention par le biais d'une grave maladie dont les symptômes sont obtenus à l'aide d'un médicament russe, les choses se compliquent.

Le film dérive alors vers quelque chose de plus poignant, une sorte de body horror existentiel qui fonctionne comme une spirale infernale.

Ce sont donc les changements de ton qui font tout le sel de ce premier film norvégien : tour à tour grinçant, amusant, cruel, il dissèque merveilleusement plusieurs aspects de notre société contemporaine. On ne peut s'empêcher de penser au cinéma d'Ostlund, en moins exubérant.

Un réalisateur à suivre.
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