Joyland
Note moyenne
4,0
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105 critiques spectateurs

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Cat P.
Cat P.

14 abonnés 24 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2022
il y a d'abord la forme qui est magnifique, image carrée, belle lumière, beaux plans, c'est vraiment un film plastiquement superbe, et puis le fond qui avec la plus grande finesse nous décrit ou suggère les conséquences d un fonctionnement societal déchiré entre traditionalisme patriarcat et aspirations profondes.
Un très beau film.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 janvier 2023
Joyland, premier long-métrage du pakistanais Saim Sadiq, a obtenu le prix du Jury dans la catégorie Un Certain Regard au dernier festival de Cannes. Il devrait par ailleurs représenter le Pakistan aux Oscars. Le film repose sur un schéma mélodramatique type : l’aspiration à une émancipation individuelle d’une poignée de personnages se heurte aux pressions familiales et aux normes de la société patriarcale pakistanaise. À Lahore, Haider vit avec sa femme, son père et la famille de son frère. Sans travail et sans enfant, il ne se conforme pas aux canons de la virilité et suscite la déception de ses proches qui l’incitent à trouver du travail…et de devenir père . Il va en trouver comme danseur dans la troupe d’une belle chanteuse transgenre…dont il tombe immédiatement amoureux …
Dans une société pakistanaise verrouillée, le désir se dissimule : l’émancipation ne prend pas la forme d’une affirmation à la vue de tous, mais passe plutôt par l’invention de lieux à soi où rendre possible l’expression de ses désirs. À ce titre, le cabaret se présente comme un lieu autre, en rupture avec le reste du monde. Il s’oppose à l’espace domestique, et plus particulièrement à la cour intérieure du foyer familial où Haider demeure sous les ordres du patriarche, garant du bon ordre moral .
Les personnages secondaires sont généralement cantonnés à des fonctions bien déterminées (le frère et le père comme incarnations d’une norme) et explicitent lourdement les tiraillements vécus par les protagonistes. Seul le personnage de Mumtaz, la femme de Haider, échappe au programme attendu : en refusant d’en faire un obstacle à l’émancipation d’Haider, le cinéaste parvient à saisir en quoi l’injonction à la virilité et l’enfermement des femmes constituent les deux faces d’une même pièce. Hommes et femmes ont besoin l’un de l’autre pour subvertir ce système : Haider permet à Mumtaz de continuer à travailler, tandis que Mumtaz couvre Haider aux yeux de sa famille et des voisins.
Les prises de vues peuvent être absolument superbes avec des couleurs, des clair-obscur sublimes… des vêtements aux couleurs chatoyantes…mais le film ne m’a pas convaincu . Et je suis resté un spectateur peu impliqué agacé par le personnage de Haider et son coté d’éternel chien battu.
HASTENEP
HASTENEP

14 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 janvier 2023
L’un des films les plus forts de cette année .

La bande annonce nous vend une relation entre un homme et une personne transgenre : ce n’est qu’une petite partie du scénario qui a son importance certes mais ce n’est pas l’essentiel .

C'est un voyage beaucoup plus profond qui nous est proposé.

Un scénario au cordeau associé à une mise en scène et une image magnifiques .

C’est le genre de film qui continue de remuer bien après l’avoir vu : superbe !
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 novembre 2022
Mélo flamboyant

Chouette, un film pakistanais, se dit in petto votre Jipéhel préféré ! C’est même le 1er film pakistanais présenté à Cannes. Autrement dit, du cinéma d’ailleurs, c’est incontournable. Mais quand on sait que le cinéaste de ce petit bijou, Saim Sadiq, a reçu le Prix du Jury dans la catégorie Un Certain Regard, plus aucune hésitation n’est permise. A Lahore, Haider et son épouse, cohabitent avec la famille de son frère au grand complet. Dans cette maison où chacun vit sous le regard des autres, Haider est prié de trouver un emploi et de devenir père. Le jour où il déniche un petit boulot dans un cabaret, il tombe sous le charme de Biba, danseuse sensuelle et magnétique. Alors que des sentiments naissent, Haider se retrouve écartelé entre les injonctions qui pèsent sur lui et l’irrésistible appel de la liberté. 126 minutes qu’on ne voit pas passer, tant le drame et la romance se mêlent avec grâce et naturel dans les quartiers populaires de Lahore, - entre et 11 et 13 millions d’habitants, ce qui, en Inde, en fait une ville moyenne -. Dépaysement et émotion garantis.
Pour un 1er film, c’est gonflé. Car, rappelons-le, nous sommes au Pakistan, royaume du patriarcat, un pays où d'immenses progrès sont attendus dans une société qui vit encore sur des lois non écrites, datant des siècles passés. Joyland est le nom d’un authentique parc d’attractions de Lahore, un havre de paix, une parenthèse enchantée hors des devoirs de la vie quotidienne. Grâce à une structure narrative qui gagne en ambition et en complexité, le film accorde autant d’importance aux deux amoureux ainsi, et c’est plus inattendu, qu’à la femme du héros. Cette histoire d’amour pourrait avoir l’air convenue mais le regard que Sadiq, lui-même homosexuel, pose sur ses personnages est nuancé et contemporain. Ce qui frappe c’est l’équilibre parfait entre moments légers, voire euphoriques, et épisodes très dramatiques, sans que jamais le fil narratif ne soit rompu, le tout sublimé par un esthétisme raffiné et la richesse du récit. Un incontournable qui sortira sur nos écrans le 20 décembre.
Ali Junejo est un merveilleux acteur – que je découvre comme vous -, et il sait nous faire partager tous les sentiments contradictoires qui le traversent durant cette romance dramatique. Mais la grande triomphatrice, dans ce casting impeccable, reste Alina Khan, par sa flamboyance, son talent de danseuse et sa capacité à assumer sa transsexualité dans un pays où, de toute évidence, ça ne doit pas être facile tous les jours. Ajoutons les noms de Rasti Farooq, Sarwat Gilani ou Sania Saeed, tous épatants. Ce bijou venu d’ailleurs a également obtenu la Queer Palm. Vaut vraiment le voyage.
Christian L.
Christian L.

9 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 janvier 2023
Très bon scénario, délicatement filmé. Très très riche sur la vie de famille, sur les relations humaines et leur contradiction avec en fond une critique féroce de la société pakistanaise. C'est un vrai film de cinéma dense. Tous les personnages évoluent. Les situations ne sont pas figées. Les 2h intenses passent délicieusement et le film nous imprègne durablement. C'est vrai qu'il y a un personnage trans, mais c'est un personnage traité à l'égal des autres - ni plus ni moins -, dans sa complexité. Enfin, c'est une œuvre intelligente et sensible ... c'est du vrai bon cinéma!
dan47
dan47

70 abonnés 163 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 décembre 2022
j'ai vu beaucoup de films primés à cannes et même la palme d'or (une nullité) cette année comme toutes les années précédentes et je n'arrive toujours pas à comprendre sur quelles bases ils déterminent l'attribution des prix.
voilà encore un film long et lent avec une promiscuité insupportable pour nous occidentaux. on s'attache aux acteurs et on rentre dans le vif du film au bout d'une heure et l'autre heure (enfin) on arrive à découvrir le fin mot de l'histoire. il y aurait eu plus de "vie" et plus d'actions peut-être que ça aurait été un très bon film. dommage que le scénario était timide. peut-être aussi qu'il était difficile de faire mieux dans un pays où il y a sûrement de la censure.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 septembre 2023
Il n'y a pas de spoilers (soit indo dans BA soit dossier de presse mais apparemment si spoiler: On constate vite que les hommes sont les plus forts, mais parce qu'il y a aussi des siècles de patriarcat, car à y regarder de plus près les hommes de la maison restent composés d'un vieil handicapé, d'une caricature de virilité et d'un lâche soumis au desiderata de la maisonnée. Mais elles ne sont pas dupes. Evidemment, on est au Pakistan terre d'Islam, le spectateur occidental ne va rien voir d'érotique dans les spectacles qui sentent surtout bon l'amateurisme. Niveau artistique rien de bien folichon, on se moquerait presque s'il n'y avait les drames sous-jacents. Biba est une femme trans qui doit se battre bien plus qu'en Occident on s'en doute mais le film reste pourtant très soft sur ces combats, comme si il n'était pas question d'aller trop loin, comme une sorte d'indulgence envers la société pakistanaise où est-ce encore des clichés occidentaux ?!
Le film reste sans passion pourtant, aucune étincelle sincère entre Haider/Junejo et Biba/Khan dont la relation n'est jamais très probante ce qui reste très problématique vu le sujet. Par contre magnifique Rasti Farooq en épouse et bon retour du vétéran Salmaan Peerzada en patriarche frustré.
Site : Selenie.fr
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2022
Une famille quasiment repliée sur elle-même où tout à chacun se doit de respecter le patriarche, son autorité, ses traditions. Quand l’un des fils Haider est prié de se mettre au travail, il va sans le vouloir faire éclater la cellule familiale. Sans tapage particulier, mais sa personnalité se révèle à elle-même et à une liberté consentie dans le silence et le mensonge. Haider est devenu danseur de cabaret, amant de son patron, Biba une artiste à la sensualité dévorante. L’émoi qu’elle lui procure, l’ivresse de la liberté, la soif de reconnaissance, tout un élan de circonstances dans lequel Haider s’engouffre face au monde qui l’observe et peut-être le condamne. Pour ces interdits transgressés, de la famille à la morale, ces tabous dépassés … Une communauté qui se tait n’avance pas nous dit le cinéma qui parle fort et bouge bien . Du cinéma comme dans la vie.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2022
Auréolé de la Queer Palm à Cannes en 2022, Joyland raconte l’histoire de Haider, qui va trouver un emploi dans un théâtre érotique. Il va y rencontrer Biba, danseuse transgenre qui va bouleverser son existence. Un drame bouleversant.
Flower 0478
Flower 0478

106 abonnés 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2023
J'ai trouvé cette histoire très originale j'avoue qu'au début voir une histoire d'un trans avec un homme j'étais pas très convaincu après quand rentre dans l'histoire on s'attache au personnage je connaissais pas les acteurs mais quel prestation je vous conseille ce film.
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 janvier 2023
Des scènes torrides dans un film pakistanais ? Oh la la !
La "red light area " située sur les collines de Lahore était une sorte d'exutoire pour ce Pakistan misérable à l'islam forcené car totalement sous la coupe de l'Arabie saoudite.
Ici, on ne sait pas trop ce que veut montrer le réalisateur : le quartier des plaisirs ? L'antre familial et conflictuel typiquement pakistanais ? Les toits de Lahore qui vivent leur propre vie? Le portrait d'un trans ?
En tout cas, et c'est vraiment désolant, on s'ennuie ferme dans cette environnement sonore urdu, pourtant exotique.
Cela dit, il est très heureux que des productions peu distribuées disposent d'une fenêtre en France

Film fumeur.
Ariane5
Ariane5

9 abonnés 31 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 janvier 2023
Scénario sans queue ni tête : les scènes s'enchainement, lentement, très lentement, sans aucune logique et surtout sans aucun intérêt.
Encore un film primé sur son origine et non sur son contenu.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2023
Un premier long-métrage qui surprend par sa maîtrise, son audace et sa subtilité. À travers une chronique familiale, le réalisateur montre une société pakistanaise patriarcale, liberticide pour les femmes. Une société encore très ancrée dans les traditions, mais qui lorgne vers une modernité et une liberté avec un mélange d’envie et de condamnation hypocrite. Le scénario commence par inverser des rôles traditionnels (un homme au foyer, une femme qui travaille) pour mieux ensuite prouver la persistance des normes sociales. Il s’oriente vers une histoire « extraordinaire » d’adultère, sans pour autant sacrifier l’histoire « ordinaire » d’une femme piégée par un système qui ne voit en elle qu’une épouse et une mère. Bel équilibre dramatique à la croisée du masculin et du féminin, des désirs et des frustrations, du jour et de la nuit, des rêves et des entraves. Où il est beaucoup question de domination et de soumission, d’émancipation et d’égoïsme, de solitude. Avec justesse. Il y a de la délicatesse en tout, dans les moments cocasses du début, dans l’expression de la confusion des sentiments et des désirs, dans les moments cruels et désespérants. L’aboutissement est très mélodramatique, certes, mais sans lourdeur. Scénario très bien tissé. Beau travail de réalisation et de photo. Bons acteurs, bien dirigés.
cécile C.
cécile C.

14 abonnés 34 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2023
J'ai beaucoup aimé ce film qui m'a fait découvrir le Pakistan, et la vie difficile de ces personnages très attachants.
beaucoup de nuances dans la psychologie des personnages, une belle musique.
le film est lent mais cela est voulu je pense.
Le réalisateur et les acteurs ( trices) sont très courageux ( ses) d'avoir tourné au Pakistan ce film qui est une ode à la liberté
bravo!
Nicolas Palacios
Nicolas Palacios

8 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 décembre 2022
Film ennuyant long et lent
Beaucoup de non dit
Famille patriarcal ou personne n a le droit d exister en tant que tel
Grosse déception
Un drame pas très optimiste et réjouissant
Je n ai ressenti aucune émotion et la mise en scène est très médiocre ainsi que les acteurs
Quand aux messages transmis il y en a peu histoire banale se situant au pakistan
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