Love Lies Bleeding
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Marie Breton
Marie Breton

83 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 avril 2024
« Love lies bleeding » faisait partie des films que j’attendais le plus dans la sélection du Sundance festival auquel j’ai assisté.
Rose Glass m’avait franchement impressionnée avec « Saint Maud », et j’avais vraiment hâte de découvrir son film suivant.
En plus du talent certain de cette cinéaste, clairement surdouée pour fabriquer de la tension à partir de situations humaines glauques, le reste de la production et de l’équipe technique était alléchant : Production A24, Clint Mansell à la composition, ça devait être au moins aussi jouissif qu’avec « Saint Maud » (que je vous recommande absolument si vous ne l’avez pas vu).

Et d’ailleurs durant la première séquence, magnifique, dont je ne mentionnerai aucun détail pour éviter tout spoil, on se dit qu’on va être régalé.
Malheureusement, le restant du film ne respectera pas le contrat trop prometteur passé avec le spectateur à ce moment là.
C’est peut-être comme ça qu’on condamne l’appréciation du public finalement. En commençant par le meilleur.

Ceci dit, « Love lies bleeding » est presque un très bon film, et même si je n’ai pas été aussi transportée que je ne l’espérais, ce serait mentir que de ne pas reconnaître que j’ai adoré le regarder.
Le problème majeur réside en fait dans la facilité d’écriture des personnages, tous franchement stéréotypés.
Mais.

Visuellement, il est dingue. Scintillant, brillant au sens littéral, et les personnages de Lou et de Jackie sont filmés amoureusement.
Kristen Stewart m’a fait oublier la réputation d’actrice à mimiques qui la précède, et je l’ai trouvée excellente. Sans sa prestance et sa prestation toute en nuances (pour une fois), le film aurait probablement perdu en qualité.
C’est bien elle la vedette de « Love lies bleeding ».
Ensuite, même si ça peut parfois faire penser à ce qu’on a trop vu chez Aronovsky, eh bien bizarrement, si on aime ce célèbre réalisateur, il est probable que l’on aime aussi ce film.

Difficile de parler davantage du film sans spoiler, et il me semble que pour l’apprécier pleinement, mieux vaut ne pas connaître le pitch avant de le voir.

Le mieux serait donc de le voir en ayant peu d’attentes et d’accepter de revoir des personnages qu’on connaît déjà par cœur.
The Mister Movie
The Mister Movie

67 abonnés 92 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juin 2024
Deuxième fois cette année qu'un film A24 me met une petite claque, après Iron Claw. Le film est porté par deux actrices incroyables, Kristen Stewart et Katy O'Brian ou encore retrouvée Ed Harris en padré mafieux une idée genialissime. On ressent parfaitement cette tension sexuelle et violente tout au long du film. La mise en scène est remarquable et complètement déjantée, avec des scènes qui nous montrent de la sueur, des muscles et du sang. La photographie nous transporte dans une ambiance rouge sanglant. Le long-métrage retranscrit à merveille le côté body building. Et pour finir brillamment avec le coté années 80 et parfaitement adapté.
Kana57
Kana57

59 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 octobre 2024
Je me suis dit en regardant ce Film encore du Quota lesbiennes gay Trans qui nous mettent à toute les sauce, et puis je me suis laisser embarqué par l'histoire, au final c'est plutôt correct. Si on passe la romance lesbiennes sa reste un Thriller sympathique excepté la fin un peu a L'Ouest. Mais néanmoins le Film fait le Job. BRAVO ⭐️⭐️⭐️
bobbyfun
bobbyfun

55 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 novembre 2024
Malgré un duo plus que convaincant et une belle mise en scène, le récit n'en reste pas moins trop banal pour pouvoir nous emporter.
Isaly13
Isaly13

52 abonnés 102 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juillet 2024
Film percutant, quelques scènes scotchantes, avec une formidable Kristen Stewart. Très beau travail sur le son. Reste un twist de fin qui gâche un peu la très bonne impression de départ…
Maxime F
Maxime F

49 abonnés 636 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juillet 2024
une virée en Amérique redneck a l'aube des années 90, avec une romance et du thriller. Le tout est bien foutu, avec quelques parties pris étranges ( la fin notamment). Je retient surtout que Kirsten Stewart et katy O'brian auraient été des casting parfais pour Ellie et Abby dans the last of us.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 921 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2024
Une grande claque que j'ai pris... J'adore Kirsten Dunst et les filles qui dégenrent. Là, j'ai été servi ! Au confins de plusieurs genres et de nob, la réalisatrice réussit malgré tout à ne pas s'embrouiller
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2025
Ce thriller romantique évoque la rencontre entre une femme gérant en solitaire une salle de musculation et une culturiste ambitieuse qui sont entrainées malgré elles dans une spirale de violence. Le concept n’est pas nouveau hormis le couple lesbien qui est mis en évidence mais c’est surtout par sa mise en scène léchée et singulière flirtant même avec le fantastique. La réalisatrice Rose Glass joue des codes de la pop culture américaine pour mieux offrir au spectateur un cocktail détonnant aussi explosif que fantaisiste faisant du corps féminin un objet de lutte face aux inégalités écrasantes du patriarcat. Féministe oui, sans pour autant tomber dans une lourdeur facile « Love Lies Bleeding » est une proposition de cinéma aussi originale que séduisante portée par les excellentes Katy O’Brien et Kirsten Stewart formant un couple badas à l’écran.
Laurent Stéphane Baussart
Laurent Stéphane Baussart

17 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 janvier 2025
Ouah. Enfin un très bon film noir à l'ancienne !
Toute fin des années 80.
Téléphones fixes et répondeurs à cassettes, cigarette au bec en toute circonstance, coupes mulet et j'en passe !
Une rencontre improbable dans une bourgade paumée états-unienne entre une gérante de salle de sports et une culturiste en quasi cavale. Ces deux filles, bien à l'ouest car la vie ne leur a pas fait de cadeaux, se sont bien trouvées. Mais ça dérape assez vite. Violences en tourbillon, sexe, drogues et peu de rock and roll.
Les deux girlfriends sont campées aux petits oignons par deux actrices impeccables : Kristen Stewart et Kathy O'Brian. Avec un Ed Harris exceptionnel en père dangereux aux longs cheveux blonds filasse.
Un film vraiment...réjouissant ! Enfin si je peux m'exprimer ainsi...
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 février 2025
On rapproche souvent, par automatisme ou facilité, Love Lies Bleeding de Thelma & Louise (Ridley Scott, 1991) alors même que le premier, s’il dialogue avec le second, en constitue davantage l’opposé : nul road trip ici, mais un ancrage géographique très fort qui ne cesse de raccorder Lou à son terroir familial par le biais d’une cavité rocheuse dans laquelle se trouvent spoiler: les restes des obstacles précédemment rencontrés par le père, mafieux cruel
qu’interprète un Ed Harris comme ressuscité, ainsi que corps et voiture du beau-frère violent. Les déplacements des personnages s’accomplissent surtout de manière séparée, soit par deux véhicules qui se suivent soit par le stop que fait Jackie pour gagner Las Vegas, loin du binôme solidaire formé par Thelma et Louise dans la Cadillac iconique. Enfin, là où celles-ci apprenaient à s’émanciper de la société patriarcale par le biais du voyage, Lou et Jackie apparaissent d’emblée telles des marginales en raison respectivement de leur sexualité ou du développement de leur musculature.
La qualité première du long métrage tient alors au refus du discours féministe théorique au profit du rétablissement concret d’une norme, celle de la participation des femmes aux concours de culturisme qui ne constitue jamais, en soi, un sujet, davantage un état de fait motivant les actions des personnages ; il nous offre par la même occasion une immersion dans un milieu méconnu et peu représenté au cinéma. La réalisatrice revisite les codes du polar avec un talent inégal : si la mise en scène s’avère maîtrisée, procède par perturbations régulières de la linéarité du récit par des visions issues de l’inconscient de Lou, le scénario souffre d’une écriture inutilement complexifiée par des retournements de situation successifs qui rendent la dernière demi-heure rocambolesque, pour ne pas dire invraisemblable. Nous sentons dans ce goût pour l’intrigue à tiroirs l’influence des frères Coen ou de Quentin Tarantino, sans que le présent film atteigne la virtuosité et l’émotion de ses références. Demeure un divertissement intelligent, original et par instants très drôle.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2024
Au programme de la salle de sport : haltères, vélo, boxe, ciseau, 69, une douche et au lit. Love Lies Bleeding est un film d'amour lesbien joyeusement provoc' dans l'âme, dont les scènes d'amour sont filmées avec beaucoup d'énergie, d'esthétique sexy qui marche à fond (vous vous rappelez de la pub Coca Light avec le gars qui passe la tondeuse à gazon, et s'arrose les pecs au ralenti sur une musique langoureuse ? Katy O'Brian fait aussi bien avec un smoothie protéiné), qui pourtant ne se contente jamais de ce seul attrait tapageur, en y mettant une photographie impeccable, des couleurs surréalistes qui se posent joliment sur les surfaces des corps qui se mêlent, et qui ne cache pas la violence des ébats (les filles sont des culturistes qui se dopent : vous ne ressortez pas avec un simple suçon...). On aime vraiment beaucoup l'humour cynique, le regard féminin sur le culturisme (à une époque "80's" où les haltères sont plutôt une affaire d'hommes...), les ambiances un peu cartoonesques "à la Coen" ( spoiler: le cadavre qui dépasse du canapé où sont assis les flics, avec le chat qui lèche le sang juste devant eux...
), et un parti-pris très étrange dans la dernière ligne droite, qu'on retient bien, au moins. La première partie du film nous a vraiment bien plu, avec un binôme très touchant (Kristen Stewart et Katy O'Brian, fusionnelles) qui cherche ses marques tout doucement dans la réalité, et très vite dans l'intimité, le tout enrobé dans une esthétique vraiment audacieuse, une folie furieuse sexuelle étonnante, une sacralisation des corps féminins musclés qu'on n'avait carrément jamais vu ailleurs (donc chapeau). On aime moins la seconde partie, on l'avoue, qui rappelle assez le (stupéfiant) Monster de Patty Jenkins ( spoiler: la jeune femme qui entame une relation amoureuse cahoteuse avec une autre fille plus costaude, qui est en réalité une condamnée pour meurtre, qui remet le couvert, et la jeune femme de ne savoir quoi faire, sauver leur couple ou laisser tomber ?...
et le final de nous perdre complètement (on n'a toujours pas compris ce qu'on a vu : du WTF complet). Mais Love Lies Bleeding est une étonnante mise en esthétique de l'amour entre femmes, mais aussi entre conjoints musclés, laisse Kristen Stewart et Katy O'Brian se démener avec leurs rôles très intimistes, et n'oublie pas de mettre beaucoup de punch et d'humour grinçant dans son film. Une rafraîchissante pub Coca Light torride et drôle, qui fait passer le gars à la tondeuse pour un petit joueur de la gonflette.
Cool_92

366 abonnés 690 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 juin 2024
Assez spécial, une amourette lesbienne, de l'halterophilie, de l'ultra violence et un délire wtf à la fin. Mais quel plaisir de revoir Éd Harris
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2024
Deux femmes éperdument amoureuses sont prises dans une spirale de violence dans un univers de salle de sports et de corps bodybuildés. Rose Glass s’affranchît des genres dans cette romance sous stéroïdes et propose un narratif qui explose les frontières, comme lors de la fantastique (dans tous les sens du terme) avant-dernière scène. Un film libre et splendide visuellement.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 869 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2024
Le second long-métrage de la britannique Rose Glass est très particulier pour plusieurs raisons, qu’elles soient de forme et de fond. Mais, d’un autre côté, il se calque sur une trame narrative de polar assez classique. Ce n’est donc pas sur le déroulé même des événements du script que l’on trouvera le plus de plaisir et de surprises même si certaines séquences sont imprévisibles. « Love lies bleeding » est en revanche diamétralement opposé à son premier essai, le petit film d’horreur glauque et maîtrisé « Sainte Maude », qui révélait une patte singulière et une voie dans le cinéma de genre. On dit que le passage au second film est toujours le plus compliqué, surtout lorsque le premier a fait bonne impression. Glass peut s’enorgueillir d’un nouvel essai tout aussi concluant en plus d’être différent et donc d’éviter la redite. Le récit se déroule au début des années 80 dans un trou paumé du fin fond des Etats-Unis et voit un couple de lesbiennes fraichement amoureuses devoir défier le gangster local qui n’est autre que le paternel de l’une d’elles. Sur ce canevas trivial, la cinéaste britannique va oser quelque chose de peu commun sur plusieurs aspects.

La patine eighties donne déjà un certain charme à « Loves lies bleeding ». Le contexte du Nouveau-Mexique avec une petite ville du désert peuplée de losers où une salle de sports, un stand de tir d’armes et un concours de culturisme au féminin seront les liants de l’histoire vont ajouter encore à la particularité du long-métrage. Ce mélange de suspense et d’histoire d’amour entre femmes fait irrémédiablement penser au film culte de Ridley Scott « Thelma et Louise » sauf qu’ici, plus de trente ans après, leur amour est consommé et non suggéré. Ces héritières qui s’ignorent, nommées ici Jackie et Louise (ça ne s’invente pas et l’hommage semble évident) sont impeccablement interprétées par Katy O’Brian, véritable culturiste et révélation du film, ainsi que Kristen Stewart qui ne cesse d’étonner et de prendre des risques dans des films indépendants et des rôles extrêmes. Et n’oublions pas les seconds couteaux bien campés par une figure du cinéma indépendant en la personne de Jena Malone, par frère de James Franco, Dave, Franco ou encore le grand Ed Harris qui nous propose la coupe de cheveux la plus improbable de l’année, à tel point qu’elle ferait rougir le plus inspiré des Nicolas Cage sur le sujet.

Le film commence donc comme un coup de foudre entre deux jeunes femmes gays mêlée à une histoire de violences conjugales (et les années 80 étaient très différentes de notre époque sur ce point). On sent le film fait par une femme avec des femmes et surtout une vraie voie féministe derrière mais sans que ce soit lourd ou porte préjudice au récit. Puis, lorsque le script prend une tournure plus violente, les cadavres et le sang s’accumule comme dans un film des frères Coen ou de Tarantino, l’humour en moins. Glass se permet également quelques digressions osées et impromptues entre onirisme et horreur. Certaines ne sont pas toujours heureuses (la toute fin) ou vraiment écœurantes. Rien de surnaturel ici, juste le résultat mis en images de l’excès de stéroïdes pris par Jackie. Il y a même une scène qui semble copiée sur la claque « Men » d’Alex Garland, séquence qui nous avait mis par terre à l’époque, l’effet de surprise et le contexte étant moins adapté ici. « Loves lies bleeding » est donc un polar cru, brut et captivant, doté de choix peu communs et porté par la gente feminine. Inattendu et parfois bizarre, on aurait même aimé que tout cela parte plus en sucette comme l’emballage sonore et le montage à la « Requiem for a dream » le laissait présager à un moment. Même si ce n’est finalement pas le cas et que c’est parfois maladroit, c’est un moment de cinéma peu commun comme on aimerait en voir plus souvent.

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capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2024
Très bon film de Rose Glass qui se veut un thriller violent, lesbien et féministe dans une Amérique reculée des années 1980 avec des références comme Showgirls, Crash, Paris Texas où encore Hulk ( ce qui n'est pas rien ) ... et qui vire par instant dans le fantastique avec ces images et ces sons marquées du sceau du surnaturel !
Katy O'Brian est juste impressionnante de part son physique et Kristen Stewart juste excellente dans sa partition !
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