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Kouto
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4,0
Publiée le 27 juillet 2025
Une femme se remémore les vacances passées en Turquie lorsqu’elle avait 11 ans avec son père aimant et idéaliste dans ce film solaire, mélancolique. Cette mise en scène reprenant des plans filmés tels qu’ils auraient dû l’être par un caméscope de l’époque combiné à un montage surprenant d’étrangeté conférant à cet objet filmique une aura unique. Porté par une distribution remarquable, la jeune Frankie Corio et Paul Mescal formant un duo père-fille plus que touchant. Ce film éblouit par la délicatesse avec laquelle il approche les sentiments et souvenirs de ces personnages par des instants diffus et une grâce sensorielle. Ce premier film de la réalisatrice Charlotte Wells est une œuvre inattendue au charme ténue.
Charlotte Wells capte avec une délicatesse rare ces moments banals de vacances qui, rétrospectivement, deviennent chargés d’une mélancolie presque douloureuse. La mise en scène fragmentée épouse la mémoire : des images imparfaites, des silences, des regards qui disent plus que les dialogues. Paul Mescal compose un père lumineux et fêlé, dont la fragilité affleure dans chaque geste anodin. Un film minuscule en apparence, mais qui, par la précision de son regard sur le souvenir et la filiation, atteint une profondeur émotionnelle remarquable.
Aftersun est un film d’une rare sensibilité. Subtil, brillamment mis en scène, il touche profondément sans jamais forcer. Paul Mescal est bouleversant. Un sujet délicat, maîtrisé de bout en bout. Presque un chef-d’œuvre.
Un film-mémoire intime, fragile, pudique – mais peut-être trop flottant pour moi.
Aftersun est un film très particulier. Ce n’est pas une histoire qu’on regarde, c’est un souvenir qu’on traverse. Et pour moi, c’est à la fois sa beauté… et sa limite.
Je reconnais pleinement la finesse de la mise en scène, la tendresse du regard, la justesse du ton. C’est un film qui ne dit rien, mais qui raconte énormément, et qui repose presque entièrement sur l’émotion rétrospective. Mais j’avoue avoir eu du mal à savoir comment l’aborder au départ. Trop contemplatif, trop silencieux, presque trop discret. J’étais un peu désorienté, comme si le film refusait d’être saisi.
Avec le recul, je comprends que c’est justement ce qu’il cherche à faire. Aftersun est le souvenir d’un moment d’enfance, recomposé par une adulte, une façon de revisiter les gestes d’un père en souffrance qu’on n’avait pas compris à l’époque. Et là-dessus, le film est bouleversant sans jamais forcer. Paul Mescal est d’une justesse incroyable. La construction du récit, toute en petites fissures, en silences, en regards perdus, est d’une subtilité rare.
spoiler: La scène finale, entre boîte de nuit mentale et couloir vide, offre une clôture émotionnelle magnifique. Et ce tapis turc aperçu, puis retrouvé chez Sophie adulte, dit tout du lien ténu, matériel, fragile mais éternel entre eux deux.
Je ne dirais pas que j’ai été bouleversé. Mais j’ai été marqué. Et à mes yeux, c’est déjà une preuve que le film a touché quelque chose de réel.
Un film délicat, à recommander à ceux qui aiment les récits qui murmurent plus qu’ils ne parlent. Et qui, peut-être, continueront de parler bien après le générique.
Aftersun transpire la nostalgie à travers un duo attachant, une sorte d' authenticité obtenue par cette mise en scène géniale. Reposant et enivrant pour un rendu d'une douce amertume. Une grande justesse pour ce premier long métrage de la réalisatrice.
Une jeune femme, au moment de son anniversaire, se remémore ses souvenirs de vacances en Turquie avec son père Calum. Les images sont belles, drôles mais aussi douloureuses et mélancoliques. Le père de Sophie a en lui une grande tristesse qu'il essaye de masquer devant sa fille, même si il n'y arrive pas toujours. La fille tente de retrouver ses souvenirs, ses sensations et les sentiments de son père, à travers la caméra. Un film emprunt de mélancolie dont on ne sort pas indemne, et une fin très réussie
Très bons acteurs , sujet pas évident plusieurs sentiments se mélangent : émotion sensibilité tristesse sont au rendez-vous , je conseille ce film très émouvant
Ce film est une peinture éclatante où chaque image capture la douceur d’un été… et l’ombre qu’il dissimule. Charlotte Wells filme avec une précision chirurgicale ces instants suspendus, où la beauté du présent masque une tension sourde, imperceptible mais grandissante. Les personnages, d’une humanité bouleversante, s’imposent immédiatement à nous. Lui, charismatique et solaire, cache une fragilité qui ne demande qu’à se fissurer. Elle, lumineuse et curieuse, tente de comprendre ce qui lui échappe. Chaque regard, chaque silence, chaque geste devient un fil tendu entre eux, chargé d’émotions contenues. Avec son image granuleuse, son montage fragmenté et sa mise en scène d’une justesse absolue, Aftersun happe, étreint et laisse une empreinte indélébile. Un film d’une beauté poignante, dont la douceur initiale ne fait que renforcer le vertige final.
Dans un premier geste cinématographique, la jeune réalisatrice Charlotte Wells nous offre une expérience évocatrice totale.
Parler d'Aftersun, c'est tenter d'exprimer une sensation.
Visionner Aftersun, c'est s'embarquer dans un mouvement perpétuel, un va-et-vient, une pulsation lancinante qui derrière sa lumière, cache une violence sourde balbutiante.
On s'attache terriblement à Calum et Sophie, magnifiquement interprétés respectivement par Paul Mescal & Frankie Corio, qui nous convient à un instant de vie figée sur cellulose et c'est bien évidemment ce qui rend le visionnage d'autant plus douloureux qu'une force dévastatrice semble s'infiltrer, inévitablement sans jamais crier gare, ni dévoiler nom ou visage.
Aftersun, c'est un déchaînement tranquille et à retardement qui surprend quand le générique de fin arrive abruptement. Le spectateur démuni, semble d'abord privé de la clef de lecture pourtant ressentie par à-coups durant tout le métrage.
Après plusieurs heures, plusieurs jours, la proposition de Wells hante et il faut se rendre à l'évidence quand la perception éclate en réalité.
Un film qui marque à mesure que le temps passe et qui comme pour Les Chambres Rouges plutôt cette l'année, dans un registre complétement différent, infuse puis obsède.
Film puissant qui nous emporte dans une douce nostalgie de vacances d’été sous le soleil de la dépression . Le jeu des acteurs est puissants. On retrouve un Paul Mescal émouvant avec une subtilité de jeu et de caractère magique. Ce film nous fait réfléchir sur la beauté des moments et de vivre le jour présent en profitant au maximum de la vie . La cinématographie est juste magnifique un vrai tableau pleins de couleurs et de plan profond Merci pour ce film spoiler:
Un film tel un souvenir, une nostalgie de moments doux amers, suspendu dans le temps. Il n'a pas grand chose à raconter ou même à montrer dans sa mise en scène, mais ce film reste porté par cette ambiance agréable et un tandem d'acteur très reussi. Et Paul Mescal offre une certaine continuité de personnage avec la série Normal People.
Abordant le thème du deuil et du souvenirs, bénéficiant de critiques plutôt élogieuses, j'ai personnellement trouvé le film de Charlotte Wells d'une vacuité sans pareil. Sophie 30ans, se remémorant ses vacances en Turquie avec son père essaie de comprendre le caractère instable et dépressif de son père, et si sur le papier çela paraît intéressant, le film n'arrive jamais a transmettre quelconques émotions, déjà on n'a pas assez de recul sur la sophie adultes et donc comparé la psychologie de cette dernière avec son enfance puisqu'elle apparaît à peine, ensuite les vacances en questions ne sont qu'une succession de situations banale et sans intérêt, discussion sans fond au bord de la piscine, partie de billards, amourette d'adolescents, absolument aucune direction n'es prise pour tenter de mettre un mot sur le mal être ambiant. La prestation de Frankie Corio reste malgré tout le point fort du film, bien au dessus d'un Paul Mescal transparent, peu présent et pourtant nominé au oscars. En conclusion c'est moyen, et l'on assiste à une pseudo proposition d'auteur.
Après 35 min, on n'a toujours rien vu d'autre que la vie barbante de tous les jours. Toujours pas d'histoire ni d'intrigue. A un moment , le personnage se coupe. On croit que peut être c'est enfin le début de l'histoire. Même pas. La scène courte s'arrête et n'était là pour rien. Peut être y a t il eu une histoire plus tard. Je ne sais pas. J'ai abandonné. Si oui, pourquoi ne pas commencer le film aussitôt avec son sujet plutôt que de nous imposer ça?