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Claire Fiorucci
23 abonnés
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4,0
Publiée le 14 novembre 2023
- Pépite A24 -
En dire si peu, et avec tant de justesse, de délicatesse, de pudeur et réussir, par ce mutisme maîtrisé à bouleverser son spectateur, le pousser au delà1 de l'étonnement et de la perplexité. Le tenir par la main, et l'emmener jusqu'à une mélancolie profonde et primitive qui restera indélébile.
Dans le paysage cinématographique de 2022, "Aftersun", premier long-métrage de Charlotte Wells, se démarque comme une méditation mélancolique et intime sur les souvenirs et le passage du temps. Il n'est pas surprenant que ce film ait résonné auprès des critiques et du public, glanant des éloges et des récompenses internationales. Ma note de 3,5/5 témoigne d'une œuvre d'une délicate subtilité, bien que sa portée puisse sembler limitée par sa nature contemplative.
Wells tisse avec brio un récit émouvant qui s'étire entre la nostalgie et le regret. Elle choisit comme toile de fond un cadre en apparence banal – des vacances ensoleillées sur la côte turque – pour dépeindre une relation père-fille poignante. La performance de Paul Mescal est à la fois discrète et puissante, soulignant la complexité d'un père luttant contre des démons intérieurs cachés derrière un visage de stoïcisme tendre. Frankie Corio, dont la prestation est captivante, incarne une jeunesse à l'aube des tourments de l'adolescence, rendant leurs interactions à la fois douces et douloureusement réalistes.
La réalisation de Wells est une révélation en elle-même. Sa capacité à capturer la texture des moments fugaces et la charge émotionnelle des petits riens du quotidien confère à "Aftersun" une qualité presque documentaire qui enchante et hante longtemps après le visionnage. La photographie de Gregory Oke, imprégnée d'une nostalgie lumineuse, s'allie harmonieusement au montage de Blair McClendon pour créer une ambiance où le temps semble suspendu.
Cependant, la nature introspective et par moments décousue du récit peut laisser certains spectateurs sur le bord du chemin, cherchant en vain une narration plus conventionnelle ou des réponses plus concrètes. Le film exige une immersion totale et une patience qui pourrait échapper à ceux à la recherche d'une structure plus dynamique ou d'un récit plus explicatif.
La musique d'Oliver Coates s'infiltre avec délicatesse dans les interstices de la mémoire et du deuil, offrant une bande-son qui soutient le caractère éthéré du film sans jamais l'envahir.
Si "Aftersun" ne brille pas par son action trépidante ou ses rebondissements, il excelle dans la peinture de ses personnages et dans l'évocation d'une réalité affective souvent tue. Ce qui pourrait être interprété comme des longueurs par certains est justement ce qui confère au film son authenticité et sa profondeur.
En somme, "Aftersun" mérite son succès critique pour son audace narrative et la sensibilité avec laquelle il traite de thèmes universels. Il s'agit d'un film qui, tout en ayant un impact indéniable sur son public, ne parvient peut-être pas à atteindre l'universalité ou la résonance nécessaire pour s'inscrire comme un classique instantané, d'où une note qui, bien que positive, n'atteint pas les sommets.
Mis à part quelques scènes que j'ai trouvées maladroites (notamment celles au présent), ce film touchant est pourvu d'un montage brillant et très efficace pour retranscrire des souvenirs, le passé, ou une idée du passé.
Sans aller jusqu'à surinterpréter et théoriser à l'excès, il laisse la place à notre propre expérience pour combler ses points flous, et c'est en cela un vent de fraîcheur trop peu courant !
Aftersun, dont le titre « après le soleil » présage un élan dramatique, à ce petit quelque chose dans la réalisation de poignant. Sophie danse en boîte de nuit et se souvient. L’été 97 en Turquie, pendant une période de vacances, elle ado de 11 ans et son père. L’enfant filme continuellement leurs moments partagés, quand son père ne se saisit pas lui aussi de la caméra. Nous spectateurs, avons le sentiment de nous trouver devant des instants volés à l’intimité. Nous ne voyons à l’image délicieusement vintage des caméras de l’époque, que le père ou sa fille, dans les regards croisés que chacun porte sur l’autre. Nous cheminons aux côtés de Sophie, qui tente par ses réminiscences, de comprendre qui était cet homme, père précoce, qu’elle aimait tant. 1er film de Charlotte Wells, basée sur sa relation à son père, le film comme ceux de la réalisatrice Claire Denis est un film purement visuel. Les images créaient le scénario, et l’espace temporel auquel nous spectateurs nous pouvons nous raccrocher dans les souvenirs nostalgiques du personnage principal. La réalisatrice filme et tente de capter les mystères qui lui échappent, et le résultat est saisissant. Il nous poursuit de manière lancinante longtemps après avoir quitté la salle.
Beaucoup de critiques contradictoires m'ont donné envie de visionner ce film, et je n'ai pas été déçu par cette sacrée surprise... On espère qu'il va se passer quelque chose et on ne comprend pas ces flashbacks stroboscopiques. Et la manipulation est totale car in fine c'est l'inverse : spoiler: c'est le film lui-même qui est un flash-back sur des vacances entre un jeune père et sa gamine . Il nous est proposé une kyrielle de séquences interminables nous réduisant à contempler en attendant l'événement (spoiler: qui n'arrivera jamais : elle range ses affaires, ils regardent un fil en ciné plein air, elle chante à un karaoké, elle attend son père un soir, plage la nuit avec le ressac incessant des vagues sur le rivage, du Taï chi, de la boue sur leurs corps,... Au secours!
Incroyablement touchant ! La relation père fille est convaincante grâce aux jeux des acteurs principaux. La mise en scène est sublime. Introduction et conclusion parfaites. Copie quasi parfaite !
Lors de nos prochaines vacances, on se fait filmer. On y ajoutera une bande son et on présentera notre vidéo au festival. On vous rassure et on vous respecte ! On ne vous fera pas subir un tel supplice !...
Un film de vacances grandeur nature entre un père et sa fille pendant 1h35. Sur toute la durée, aucune variation, il ne se passe rien. une absence totale de scénario dont on sort frustré et avec le sentiment d'avoir été berné par tant de vide!
Je m'attendais à passer un bon moment avec ce film récompensé à Cannes et bénéficiant de très bonnes critiques presse et spectateurs. Hélas à part de bons acteurs et une atmosphère réussie de vacances où l'on sent poindre la mélancolie, ce film et sa réalisatrice nous fait souvent languir avec un scénario très mince et des scènes très lentes et répétitives. Dommage, j'espérais qu'il y avait autre chose à raconter au-delà des quelques lignes du synopsis.
Film très surévalué, des longueurs et une construction discutable avec des retours en arrière qui si on a pas lu le synopsis avant, nuisent à la compréhension du propos, de plus on ne comprend pas pourquoi cette relation père-fille qui est quand même le sujet du film, ne s'est pas poursuivie au delà d'une semaine de vacances.Dommage.
Comme un bon souvenir de vacance, ce film se développe autour d'un bonheur déjà nostalgique de lui-même. Un duo d'acteur époustouflant, une photographie ainsi qu'une soundtrack plus que réussies, un vrai souffle de vie.
Aftersun est un film qui montre la relation spéciale qu’à une fille avec son père. Un souvenir raconté avec détails, pas extrêmement touchant mais plutôt juste sans superficiel. Aftersun est le genre de film qu’on a du mal à se souvenir car pas touchant ni même vraiment passionnant. Dommage c’était plutôt prometteur.
Un film difficile à cerner lorsqu'on le découvre sans avoir lu le synopsis. La fin, très belle par ailleurs, apporte une explication mais sinon durant les 3 quarts du film on se demande où la réalisatrice veut en venir. On attend un drame qui n'arrive jamais. Le montage est brillant, entre plans à la caméra et plans au camescope. Le jeu de la jeune actrice est excellent. Celui du père est plus conventionnel. Un film reste en mémoire après son visionnage. Ce qui justifie mes 3 étoiles.
Un premier film d'une grande délicatesse sur les vacances d'un père et de sa fille adolescente, qui, à l'âge adulte, se replonge dans ses souvenirs afin de tenter de décrypter les tourments intérieurs de ce dernier. Les images sont très belles, même si certains plans tombent dans une esthetisation excessive. Le scénario n'est pas très dense puisqu'il s'agit davantage de faire se succéder des instantanés de vie qui nous permettent petit à petit de mieux comprendre la psyché des personnages. Les longueurs sont donc inévitables mais contrebalancées par des moments de grâce (la scène du karaoké ❤️). Mentions spéciales à Paul Mescal ,nommé aux Oscar pour cette performance et à la formidable jeune actrice @frankiecorio ,au jeu incroyable de vérité et de naturel.