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75001tine
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0,5
Publiée le 4 mars 2023
Mon dieu, que l'on s'ennuie pendant ce film, qui raconte le quotidien d'un père divorcé et de sa fille pendant des vacances dans un hotel club... J'ai failli m'endormir...
C'est drôle comment un film peut nous surprendre au moment de sa conclusion. Une œuvre d'art se juge à mon sens dans son ensemble. Il faut le dire, on y trouve de grand moment d'ennuis et des interrogations comme: "mais qu'essai t'on de nous raconter?" Un film est là pour raconter une histoire sinon il ne l'ait pas. Pourtant ici, tout est nuance, rien n'est blanc ou noir, tout est gris. Rien est évident, on ne nous tient pas par la main, ne nous délivre pas tout sur un plateau. C'est dans cela qu'on trouve la justesse de la réalisation. A travers des personnages perçants nait un sentiment profond, bien enfoui, d'interrogation et de compassion.
C'est un film pour cinéphiles. Soin du cadre, du son, de la mise en scène... tout est beau et délicatesse dans ce film. La musique (avec la voix de Freddie Mercury sans les instruments) intervient fort à propos sans jamais surligner les images. Un film qui vous remue et vous reste au coeur bien après l'avoir vu.
Aftersun s’inscrit dans une beauté de la sourdine, de l'empreinte effacée - une beauté fossilisée dans l’ombre discernable par le contour noir. Nous serions tenté de penser qu'Aftersun, comme son titre l’indique, est un film sur la nuit en témoigne son ouverture stroboscopique ou un film sur le soir, sur le crépuscule ; néanmoins, je crois qu'Aftersun est certes un film sur le crépuscule, mais il prend davantage la forme d'une aurore future. Aftersun dégage une beauté sidérante, placée avec finesse et en sourdine dans le creux du film. Nous assistons à ces scènes de vie entre un père jeune et sa fille, tout cela nous semble bien présent (utilisation de longs plans, et même dans l’unité totale des séquences, celles-ci demeurent importantes dans leur durées) et pourtant l’angoisse plane de façon sous-jacente. Les plans stroboscopiques, judicieusement lents dans leur intervalle et sans rapidité frénétique, viennent ponctuer ce présent pour nous le rappeler comme étant du présent qui est passé. Le véritable présent, c’est cette femme, cette enfant devenue grande et devenue seule, dans cette boite de nuit aux lumières vacillantes qui nous laisse à peine du regard. Et ces courtes séquences stroboscopiques agissent comme une angoisse sous-jacente, un memento mori à peine soufflé dans la lumière, qui agit avec finesse sur la teinte des séquences de vacances. Le film déploie avec finesse et force la relation d’un père et sa fille, le rappel d’une mort inévitable, le support vidéo qui permet de conserver, par la mémoire lumineuse, les moments de la vie (support vidéo qui se dégrade dans les séquences finales : même le cinéma connaît une finitude et il serait vain de penser une éternité humaine transmise par les arts ; l’éloge de la vie réside ici dans son intervalle avec la mort, une nuance entre la mémoire toute puissance impossible et l’oubli de l’oubli qui semble dégoûtant : il s’agit d’un oubli souvenu). Aftersun semble être un film sur l’oubli souvenu. Il déploie véritablement un monde cinématographique où le temps et l’espace répondent seulement aux règles fixés par le film lui-même dans toute la cohérence qui lui a été créé (à la façon d’un Barbara ou d’un Serre-moi fort de Amalric). Ainsi, la séquence finale illustre parfaitement cela : le passage du temps se fait par le passage du lieu ; du passé où le père filme à l’aéroport le départ de sa fille, il se tourne et va vers le présent où celle-ci est adulte dans la lumière vacillante. Cela nous est montré à la fin, mais nous le sentons depuis le début et c'est dans ce choix de montage que réside la mise sous-pression des émotions. Ce geste cinématographique de faire cohabiter les mondes et les temps en cette dernière séquence est d’une beauté viscérale : il ne s’agit évidemment pas de faire passer un message ou de présenter les images comme des memento mori démonstratifs – la séquence finale est simplement un geste humain pour faire l’impossible, tourner le dos durant quelques secondes à la mort, profiter d’un moment impossible de revitalité avant la mort finale et inéluctable qu’est la fin du film. Aftersun porte à merveille son titre, c’est un film crépusculaire soit, mais surtout un film sur l’après (d'où l'idée d'aurores futures) ; une petite fille devenue femme après son père, le spectateur après le film, après cette mort à l’écran. Aftersun est un film marqué par la hantise et qui à son tour vient hanter, il est marqué par une grande profondeur qui avoisine l’abysse. Ce n'est pas tant un film percutant, mais c'est un film sur une percutée. Aftersun est très simple dans son déploiement, il repose essentiellement sur ce geste cinématographique de réunir une dernière fois une fille et son père contre toute réalité vraisemblable, avec difficulté, faiblesse et fragilité (en témoigne cette lumière par intervalle) et ce geste est d’une force absolue qui remue l’estomac. Ce film est marquant par la force de son présent sous-pression (under pressure) qui est sans cesse marqué en sourdine par la hantise du futur qui fane ce présent en passé, par son déploiement d’un monde cinématographique où la lumière vit véritablement indépendamment de nous en tant que spectateurs, par sa simplicité belle qui renferme une densité puissante sans être écrasante. Pour tronquer une citation de Merleau Ponty : “[Aftersun] est un geste et sa signification est un monde”. Les dernières minutes de ce film brise la gorge comme cette impossibilité à faire revivre les morts, à réunir les séparés - une impossibilité que le geste cinématographique de Charlotte Wells vient briser, non-pas dans le déni d’une fin ou la naïveté face au temps qui passe, mais simplement comme la possibilité de dire un dernier au-revoir entrecoupé de lumière et d’obscurité.
Je pense que la critique est totalement surcotée pour ce film où il ne se passe vraiment rien. Juste dommage que le générique de fin arrive aussi tard.
Alors oui, la relation père-fille fonctionne, ça joue même très bien (la gamine est fabuleuse), c'est plutôt bien filmé, avec sensibilité et il y a une vraie mélancolie qui se dégage de l'ensemble...
Mais, faut bien admettre qu'il ne se passe pas grand chose, et que Charlotte Wells, même si elle a un vrai sens du cadre, se regarde parfois le nombril, en filmant de loooooooooong plans plus prétentieux qu'utiles...
Même si le film a réussi à me chopper à de rares moments, je n'ai jamais réussi à réellement renter dedans et c'est souvent l'ennui qui aura pris le dessus...
Je suis allée voir ce film compte tenu des bonnes critiques des spécialistes cinéma ou de la presse et de sa note moyenne sur allo ciné. A mon grand étonnement je me suis ennuyée et pensais à la fin du film que quelque chose m'avait échappé (peut-être plus subtil que je n'aurais pas saisi). A mon retour j'ai lu les critiques spectateurs et j'ai pu constater que je n'étais pas seule dans ce cas. Je pense que ce film est soit fortement aimé ou alors détesté. Je n'irai pas jusque là mais j'ai vraiment regretté le déplacement ! Aucun intérêt.
Je ne comprends vraiment pas comment on peut faire de tels films, c'est d'un ennui incommensurable. J'ai passé la première demi-heure à me demander quand diable il allait commencer, et la dernière demi-heure à me demander quand diable ça allait enfin se terminer... Un père et sa fille sont en vacances en Turquie, ils vont à la piscine, ils jouent au billard, le papa fait du taï chi et pleure (on ne sait pas trop pourquoi) la fille rencontre quelques copains, mais bon, tout cela tourne en rond et n'avance pas. Tout cela devait être trop subtil pour moi !
Premier long-métrage de Charlotte Wells, "Aftersun" brille par la prestation de ses deux comédiens principaux. Une femme se remémore avec nostalgie un été passé avec son père il y a 20 ans. Paul Mescal joue ce jeune père avec une complexité remarquable , tandis que la petite Frankie Corio étonne par sa fougueuse spontanéité. Un film à l'authenticité touchante.
Chronique douce-amère de vacances passées, Aftersun met en scène avec finesse et poésie une belle relation père-fille, les non-dits et les secrets qui se cachent dans les silences, les incompréhensions d'une enfant face à la dépression latente de son modèle paternel, quitte à laisser pour cela le mystérieux l'emporter (plus de détails : https://pamolico.wordpress.com/2023/02/25/aftersun-charlotte-wells/)
Pour son 1er film, la jeune britannique Charlotte Wells a décroché au passage, le Grand Prix et le Prix de la Critique à Deauville, ainsi que le Prix French Touch à la Semaine Internationale de la Critique à Cannes en 2022 et en 2023, le BAFTA de la réalisation. Pas mal pour un 1er opus. On était donc en droit d’attendre beaucoup de ces 102 minutes. Avec mélancolie, Sophie se remémore les vacances d’été passées avec son père vingt ans auparavant : les moments de joie partagée, leur complicité, parfois leurs désaccords. Elle repense aussi à ce qui planait au-dessus de ces instants si précieux : la sourde et invisible menace d’un bonheur finissant. Elle tente alors de chercher parmi ces souvenirs des réponses à la question qui l’obsède depuis tant d’années : qui était réellement cet homme qu’elle a le sentiment de ne pas connaître ? Et on n’est pas déçu. Ce n’est certes pas un film d’action, mais plutôt un film d’inaction qui m’a beaucoup fait penser au Somewhere de Sofia Coppola en 2012 qui m’avait copieusement fait ch…. A la différence près que là, j’ai passé un bon moment avec le père et sa fille auxquels on peut s’identifier aisément. Comme souvent, un 1er film comprend une forte part autobiographique. Celui-ci n’échappe pas à la règle. La cinéaste se pose des questions sur sa relation avec son père et sur cette période si particulière de la vie, la préadolescence avec ses découvertes, son éveil des sens, sa quête d’identité, ses doutes et ses petites joies. Bref rien de nouveau, sinon une manière tout en douceur de traiter tous ces sujets. Une belle mélancolie plane – comme la couleur bleue omniprésente -, sur tout ce film qui interroge le mystère de l'enfance, des souvenirs et des êtres que l'on aime et dont on s’aperçoit qu’on ne les connaît pas vraiment. Délicat, drôle et souvent bouleversant, une chronique sensible tout en demie teinte d’un été comme tellement d’autres. Paul Mescal apporte beaucoup de profondeur et de simplicité à ce père attentif, aimant et parfois dépassé – comme tous les pères, avouons-le -. Frankie Corio, choisie après un casting de 800 fillettes, est épatante. Une jeune actrice qui promet beaucoup. Pour ma part je n’ai regretté que les incursions dans le présent tout en images stroboscopiques qui n’apportent rien sinon l’agitation et le bruit. Un film d’une rare délicatesse au goût d’après-soleil amer et surtout deux acteurs au top qui transforme une apparente banalité en une pépite profondément touchante. A voir !
Très belle histoire les acteurs jouent bien par contre qu'est ce que c'est long il y a des scènes la caméra reste inutilement dessus je vous laisse vous faire votre propre opinion.
Un premier film bouleversant et magnifique qui nous replonge dans les années 90. Une histoire d'amour entre un père et sa fille, histoire dramatique, nostalgique et poétique. Certains diront qu'il n'y a pas vraiment d'histoire ou qu'il ne se passe rien mais moi je trouve que parfois des plans simples qui s'enchaînent suffisent à nous bouleverser et c'est le cas pour ce film.
J'en étais justement à me demander "mais quand donc ce film commence ?" quand le générique de fin s'est mis à défiler ... J'aurais dû me méfier, le film a reçu un prix spécial du jury à Cannes en 2022...
Pourtant, malgré la vacuité du scénario, les deux acteurs principaux, Paul Mescal et Frankie Corio, offrent une interprétation époustouflante.
Dommage qu'il ne soit pas possible de noter un ZERO. Laissons le 0,5 pour la jeune actrice remarquable ... mais le reste est un désastre : pas de scénario, d'innombrable passages "psychédéliques à lumières blafardes clignotantes" ou carrément noires. J'ignore où certains critiques ont pu voir de courts passages avec Sophie à 20 ans, j'ignore qui est la femme qui, à la fin, regarde la video du film de vacances (la mère de Sophie ou Sophie à 20 ans), j'ignore à quoi rime la dernière scène avec le père qui franchit des portes au fond d'une salle vide. Oui le père a des problèmes, mais qui n'en n'a pas !!!!! Images médiocres, paysages flous, même pas un super 8 d'amateur des années 80.