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Sabine
11 abonnés
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4,0
Publiée le 30 juillet 2023
On devine rapidement vers quoi on s'achemine... Mais la puissance du film ne réside pas dans un éventuel suspens, mais dans sa capacité à émouvoir le spectateur par la façon dont il raconte cette implacable descente, la destruction minutieuse d'un jeune-homme courageux et persévérant, pris dans une situation inextricable. J'ai aimé la manière de filmer, comment le récit est construit, la quasi absence de dialogues, la voix off du personnage secondaire. J'ai été impressionné par l'acteur qui porte le film que je ne crois pas avoir déjà vu ailleurs. Un film fort qui donne aux racines du Printemps arabe un visage mémorable.
Harka m'a marqué par sa force contenue, mais surtout par l’interprétation remarquable d’Adam Bessa. Il porte le film de bout en bout avec une intensité discrète, faite de regards, de gestes retenus et d’une fatigue presque physique... J’ai été frappé par la justesse de son jeu, jamais démonstratif, qui rend le personnage profondément crédible et humain. La mise en scène s’efface souvent pour lui laisser toute la place, et c’est précisément là que le film trouve sa puissance. Une œuvre exigeante, portée par un acteur habité, qui reste longtemps en mémoire.
certaines longueurs mais nécessaires pour comprendre la difficulté de ce Tunisien à vivre décemment. ce film fait référence au jeune qui s'était immolé en Tunisie et qui a été à l'origine de la révolution tunisienne
Tu peux rendre fou un homme marginalisé en lui ôtant tout, mais la seule chose que tu ne pourras jamais lui priver, c’est sa générosité.
Ok. Waw. Une claque. T’as rien, tu te bats, on te prend, mais tu lâches pas, et le peu qu’il te reste, tu le donnes. Voilà le film. Tout monte en tension, Ali reste calme c’est fou, il garde tout pour lui, ne dévoile rien. Il est le symbole d’une population écrasée par la corruption. Son jeu d’acteur est juste parfait, franchement. Il colle tellement à l’image, il est tellement bien filmé, tellement parfait finalement.
Les dernières scènes sont d’une puissance inouï, on sent qu’il est à bout. Et la scène de fin… WAW (spoiler) : quand on le voit arriver là où se trouve le gouverneur, avec son bidon d’essence à la main, tu te dis : il va pas faire ça. Mais si. Il le fait. C’est d’une justesse scénaristique tellement parfaite : il se tue avec ce qui aurait pu le faire vivre.
Ce film m’a réellement touché car il dépeint les conditions d’un pays déchiré. Il est puissant, il dénonce tellement de choses que, nous, en tant qu’Occidentaux, avons la chance de ne pas vivre.
Même si je pense que certaines thématiques aurait du être plus développé (printemps arabe, la mère, le père etc) car là je me trouve un peu frustré de ne pas en savoir plus, (1h20h de film c’est trop court ) j’aurais pus voir ce film des heures !
Et la douce voix de la sœur qui nous accompagne durant le film est tellement réconfortante, et elle apporte tellement de précision. (Très bonne idée artistique)
Film tendu où les puissants des rues qui ont l'argent exploitent sans vergogne la misère du monde. L'acteur principal est très bon dans son mutisme réfléchi.
Je ne vois ce que ce film a si de special Un film politique et social très sombre qui dresse le constat de l’échec du printemps arabe en Tunisie. Ce long métrage restera confidentiel… Dommage.
Un jeu d’acteur assez fort où le personnage d’Ali magnifiquement incarné par Adam Bessa se consume de détresse puis de résignation ; sa survie n’est pas pour lui même mais pour ses deux sœurs, le visage hématié montre un être aspiré de sa moelle par la pauvreté, le système bancaire, l’injustice sociale, l’échec des institutions jusqu’au point de non-retour : Harka est un double sens il veut dire l’évasion illégale des migrants qui traverse la Méditerranée mais désigne aussi l’immolation par le feu (un symbole et un fil rouge constant dans le film avec des brûlures et des plaies qui cuisent sous le soleil, la chaleur, l’essence, Merci à Adam Bessa d’avoir raconté cette histoire malheureusement banale en Tunisie.
Adam Bessa est impressionnant, tout passe dans son regard, comme s’il portait le poids du monde sans jamais exploser. C’est beau, tendu, et ça laisse un petit nœud au ventre en sortant.