Le Désert rouge
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35 critiques spectateurs

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Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 juillet 2025
Voici un film pour le moins étrange, qui joue habilement avec l’esthétique visuelle. Chaque plan est une véritable œuvre d’art : du mur rouge intense dans la cabane, à l’empilement délicat de bouteilles en verre bleu sur de l’osier, en passant par les volutes de fumées jaunes toxiques, la mise en scène révèle une maîtrise impressionnante des couleurs et une volonté manifeste de sublimer chaque image.
Pourtant, derrière cette splendeur visuelle, le film pêche cruellement par l’absence d’un scénario solide. Suivre cette femme profondément dépressive et angoissée, tentant désespérément de se reconnecter au réel, ne suffit pas à construire une intrigue captivante. Si l’on admire la beauté des images, on finit par ressentir un certain vide narratif. À force de privilégier des plans dignes de cartes postales, on aurait souhaité un peu moins d’esthétisme figé et un peu plus de fil conducteur, une histoire qui donne du sens et emporte véritablement le spectateur.
Michael VR
Michael VR

10 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 avril 2025
Je suis fatigué... et ça tombe bien ! Le désert rouge est idéal, j'en regarde un bout pour m'endormir.
J'aime bien Antonioni, son film "Le cri" est vraiment excellent, j'ai suivi "L'avventura" avec le sentiment de celui qui s'égare avec ses questions sans réponses. Mais là, je suis las, c'est glauque, vide, un désert. L'incommunicabilité est élevée en monument, on se complet dans le vague, dans l'ennui sans plus de profondeur que le brouillard. Ce film n'est pas pour moi, je le trouve déprimant et sans intérêt autre que de vouloir nous égarer dans un vide existentiel dont on peut bien se passer.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 décembre 2024
Bon faut pas le répéter les mecs, je compte sur vous hein. Mais voilà, je suis amoureux de Monica Vitti, depuis la première fois que je l'ai vue sur un écran, et ça commence à faire un bail. C'est d'ailleurs pour sa présence que j'avais décidé de regarder ce "Désert rouge", sinon, j'y aurais réfléchi plus d'une fois. Parce qu'Antonioni et moi, on n'est pas des super potes. Soit il m'intéresse vraiment ("Profession : reporter"), soit il m'assomme d'ennui (L'éclipse", "Zabriskie point") soit il m'intéresse et m'ennuie à la fois ("Blow up"). Quant au "Désert rouge", c'est dans la troisième catégorie qu'il se classe. On connaît les thèmes de prédilection du Michelangelo et l'on sait dans quels décors il aiment jeter ses personnages, mais franchement, y a des fois, faut vraiment se le fader. S'il n'y avait pas la belle Monica, je n'aurais sans doute pas mis la troisième étoile.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 229 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 octobre 2024
Des usines pour décor, dans une lumière blafarde, et des cadrage esthétisants, un bateau qui passe et qui repasse: tel est l'horizon de Giuliana, femme dépressive et angoissée, héroïne déambulatoire d'un pensum déroutant et ennuyeux.
Monica Vitti ressasse son trouble existentiel devant un ami de son mari dont elle fait son confident.
De ce film intellectuel et complexe, où l'on retrouve notamment le thème cher d'Antonioni de l'incommunicabilité, on dégage une idée directrice et je me suis heurté aux autres, imperméables, que dispensent une mise en scène et une interprétation sûrement chargées de sens mais bien obscures. Giuliana rêve d'un "ailleurs" (symbole du bateau, j'imagine) qui l'arracherait à civilisation et à la société mornes dans lesquelles elle se morfond et qui l'étouffent.
Je me suis vite détourné de cet intellectualisme stylisé et figé, de cette mélancolie diffuse incarnée par Giuliana et, en l'état, des préoccupations du cinéaste.
Alasky

454 abonnés 4 534 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 juin 2024
Je suis désolée de ne pas avoir pu voir plus loin que l'épais ennui abyssal que j'ai ressenti devant ce film, épais comme le brouillard présent tout au long de ce film morne, vide, soporifique...
Arthur D
Arthur D

3 abonnés 2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 janvier 2023
Je ne sais pas quoi dire .. j'en suis à 1h09 .. il reste 43 minutes .. je ne comprends pas ce film .. j'arrête et passe à autre chose ..
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2022
Photo admirable, chaque plan est une œuvre d’art qui justifie le Lion d’Or à Venise. Monica Vitti splendidement filmée, rayonne de sa beauté tout au long du film. En revanche, il n’est pas aisé de suivre les scènes parfois improbables, émaillées d’ellipses et de symboles qui décrivent son état dépressif. Un film à voir absolument pour sa qualité esthétique.
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 mai 2022
Giuliana (Monica Vitti) est malheureuse. Elle est mariée à Ugo, un ingénieur qui travaille dans une immense zone industrielle littorale de l’Italie du nord. Elle est la mère d’un petit garçon prénommé Valerio. Elle fait la rencontre de Corrado Zeller (Richard Harris), un collègue de son mari venu dans la région pour recruter des ouvriers afin de partir travailler en Patagonie. Giuliana l’accompagne dans ses démarches, lui confie que l’accident de voiture dont elle a été victime était en fait une tentative de suicide, finit par se donner à lui dans une ultime tentative de retrouver goût à la vie… et se retrouve à la fin du film au même point qu’au début.

Avant "Le Désert Rouge", Michelangelo Antonioni vient de signer trois films d’anthologie : "L’Avventura" (1960, prix du Jury à Cannes), "La Nuit" (1961, Ours d’or à Berlin), "L’Eclipse" (1962, prix spécial du jury à Cannes). Monica Vitti y tenait déjà le rôle principal comme elle interprète celui du "Désert rouge", Lion d’or à Venise. Elle y est méconnaissable sur son affiche (j’avais longtemps cru qu’il s’agissait de Marlène Jobert en voyant défiler le générique de Carlotta dont je parviens enfin, après une bonne vingtaine d’années, à identifier toutes les références). Avec « ses yeux de lit défait », elle joue encore le rôle d’une femme perdue et angoissée

C’est le premier film en couleurs d’Antonioni qui délaisse les noirs et blancs austères et somptueux qui constituaient jusqu’alors sa marque de fabrique. La légende veut qu’il ait fait repeindre des arbres en blanc, une rue en gris, des pans de murs entiers en rouge ou en bleu pour obtenir la palette de couleurs qu’il souhaitait.
Écologiste avant l’heure, il s’y montre d’une rare prescience en filmant une terre nue, polluée, rongée par les rejets industriels.

Il est de bon ton de tenir Antonioni comme un immense réalisateur et de considérer ses films comme des chefs d’oeuvre. C’est peut-être vrai. Antonioni est le cinéaste de la modernité, de la solitude, de l’incommunicabilité, du désarroi qui ronge les classes sociales enrichies par les Trente Glorieuses, de la difficulté des rapports homme-femme.
Mais Antonioni est aussi le cinéaste revendiqué de l’ennui (comme Moravia qui en fit le titre d’un livre pas ennuyeux du tout). Le problème avec Antonioni est que son cinéma distille sciemment l’ennui. J’ai conscience du sacrilège que je commets en avouant m’être considérablement rasé devant le Désert rouge, comme je m’étais déjà rasé devant "L’Avventura", "La Nuit" ou "L’Eclipse". La lecture de l’immense Jacques Lourcelles m’a désinhibé dont le "Dictionnaire du cinéma" n’a pas de mots assez durs pour Antonioni : « componction », « dialogues de photos-romans », « gravité solennelle », « glaciation de l’impuissance »…

Monica Vitti a beau être « belle comme un papillon de jour, mystérieuse comme un papillon de nuit », sa beauté hiératique qui s’agite nerveusement en talons mi-hauts sur les rives boueuses du delta du Pô finit par lasser. Et la succession de longs plans fixes, aussi léchés soient-ils, a eu sur moi pour effet final de me plonger dans une somnolence que seul le générique de fin, après deux heures bien sonnées, a réussi à interrompre.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 février 2022
L'une des oeuvres majeures de Michelangelo Antonioni qui reflète le monde vu par les yeux de son hèroïne cherchant en vain son èquilibre! C'est l'aboutissement de la trajectoire de son auteur qui traite de la relation dialectique de l'homme occidental avec l'entourage industriel qu'il a lui-même crèè! Une première rèalisation en couleur qui marque aussi la rupture avec les autres films d'Antonioni où le dialogue devient vite superflu! Monica Vitti, qui nous a quittè le 02 fèvrier 2022, est vibrante et intense dans sa nèvrose, certes perdue une fois de plus mais bien plus vivante que dans "L'avventura", "La notte" et "L'eclisse". Toute l'angoisse existentielle et les obsessions d'un cinèaste en pleine possession de ses moyens, expert dans l'art abstrait! L'errance, la solitude, le mystère, tout ça avec un grand sens pictural! Les images sont raffinèes, la musique est fascinante, et certains plans ressemblent à des tableaux! On frise le chef d'oeuvre même si le film ne propose pas de solution! Juste un desert hantè de mirages avec le froid, la grisaille et le brouillard de Ravenne! Et parfois on y voit dans le ciel des antennes pour ècouter les ètoiles et honorer la mèmoire d'une actrice de lègende! Addio Monica Vitti...
Tietie007
Tietie007

4 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 décembre 2020
Formel et silencieux, comme tous les Antonioni. Que ceux qui veulent un peu d'action passent leur chemin.
jroux86
jroux86

17 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 novembre 2020
Perdue dans la grisaille industrielle, Monica Vitti est cet ultime élément chromatique, venant parfaire des plans d’une insondable beauté.
Pour son premier film en couleur, Antonioni impressionne avec son traitement chromatique proche de la peinture. On pense, entre autres, à Rothko, dont les aplats de couleurs aux bords indécis font écho à l’usage du rouge et du floutage dans bon nombre de plans du film. A Giorgio Morandi aussi, pour la précision du cadre et les dégradés de gris dont la brume, omniprésente dans "Le Désert rouge", semble être un proche parent. Bien des plans, proches de la perfection, auraient leur place dans un musée.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 octobre 2020
Sur le thème de l'incommunicabilité et du mal de vivre, un film à la mise en scène hypnotique et aux couleurs sublimes mais qui se révèle très ennuyant malgré la presta remarquable de Monica Vitti. Lion d'or à Venise.
jean-paul K.
jean-paul K.

17 abonnés 323 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 janvier 2017
Un de vos spectateurs nous dit que ce film aurait pu être réalisé par Bergman ou Tarkovski, hélas il l'a été par Antonioni. En dehors du fait que c'est ennuyeux au possible, on n'arrive pas à s'interroger sur quoi que ce soit. Par ailleurs Monica Vitti est remarquable et les quelques touches de couleur dans la grisaille des paysages sont intéressantes, mais cela ne suffit pas à sauver le film.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juillet 2018
Après la trilogie de l'incommunicabilité, Michelangelo Antonioni passe à la couleur avec "Le Désert Rouge", film déroutant et abstrait qui met en scène un personnage totalement désespéré (Giuliana), interprété par la magnifique Monica Vitti. Alors que les précédents films du maître italien se focalisaient sur une incapacité des êtres à communiquer entre eux, celui-ci est plutôt la représentation d'une difficulté à vivre dans un monde incompréhensible et nuisible. Si Corrado (Richard Harris) semble pouvoir évacuer son malaise en voyageant sans cesse, en échappant donc à un décor uniforme, Giuliana ne trouve pas d'issue, condamnée à errer dans un monde pollué par l'expansion des zones industrielles, qui inspirent pourtant fortement Antonioni sur un plan architectural - et donc cinématographique. Le désespoir de Giuliana contamine les lieux dans lesquels elle évolue, il ne contraste avec le monde que par sa veste verte qu'elle porte au début et à la toute fin du film; hormis cet écart, sa chevelure fait écho au bois rouge de la cabane dans laquelle elle se trouve avec certaines connaissances et dans sa maison où, pendant une nuit d'amour qui engendre la séparation avec son amant, sa vision est absorbée par un rouge perçant et artificiel au-dessus d'elle. Giuliana doit se résoudre à accepter son état de dépression perpétuelle et dans son rêve de liberté qu'elle évoque à travers une histoire qu'elle raconte à son fils (une jeune fille vivant seule sur une plage déserte et qui soudain entend un bruit continu qu'elle ne peut localiser), réside l'idée que le bonheur est illusoire et que même dans le lieu le plus idyllique qui soit, l'harmonie sera toujours brisée par un événement irrationnel. Peut-être le film le plus sombre d’Antonioni, « Le Désert Rouge » est une œuvre exigeante au fort pouvoir de fascination, une pièce importante dans la filmographie du cinéaste.
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2015
Juste avant ses deux œuvres majeures « Blow Up » et « Zabriskie Point » qui feront sa renommée internationale, l’italien Michelangelo Antonioni part une dernière fois en virée avec sa muse Monica Vitti, et cette fois ci en couleur dans un univers radicalement différent de ce que le réalisateur de « L’Avventura » aura fait.

Ici, dans « Le Désert Rouge », la tragédie n’est qui prétexte pour sublimer l’horreur. Sorte d’épopée au cœur de la solitude dans une atmosphère industrielle et dévastée, ou une palette variée construit un tableau mal dans sa peau à travers les yeux de Monica Vitti, qui en dehors de sa beauté, saisit sur le bout des doigts la complexité de son personnage. Une héroïne perturbée, perturbante, distante, attachante, visible et invisible, dont Antonioni laisse planer l’ombre dans un déluge de couleurs et de pollutions qui ressemble à une vision quasi post-apocalyptique. Car dans ce désert rien n’est beau, le gris domine, les marécages sont jaunâtres et le brouillard repoussant et irréel.

Plein d’ambiguïté, languissant, excellemment mis en scène, Antonioni exerce un véritable trip au sommet de l’angoisse existentielle et conduit à une œuvre morte dans l’âme qui aurait tout aussi bien pu avoir été réalisée par un Andrei Tarkovski ou encore Bergman. Mais loin des grands, Antonioni offre sa véritable personnalité à travers le plastique, mis en image par un sens de l’esthétique absolu, enivrant et brutal, presque insupportable au fur et à mesure d’être à la traine sans dévoiler sa longueur forcée et désespérée, aussi seule que cette sublime Monica Vitti, une sorte d’archétype de la douceur absolue et de la beauté italienne dans tout son éclat, qui lorsqu’elle raconte cette simple histoire devient aussi onirique de fascinante.
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