Wicked : partie II
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Cadreum
Cadreum

65 abonnés 815 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2025
Qui est le film ?
Wicked - For Good est la seconde moitié du diptyque de Jon M. Chu. Cette nouvelle moitié n’a plus la naïveté du premier volet : elle hérite de l’histoire déjà fissurée, du pays déjà fracturé, et assume la charge la plus délicate, celle de transformer une amitié en champ de bataille idéologique. Son ambition affichée est de s'inscrire dans le hors champ de l'œuvre de 1939 et raconter comment un monde se recompose en construisant des monstres, et comment deux femmes tentent de survivre à cette opération.

Que cherche-t-il à dire ?
Wicked - For Good est un film sur la rupture et la tentative de réparation d’une amitié devenue champ politique. Là où la Part One s’attachait surtout à l’enchantement, à la formation du lien et à la découverte d’Oz par deux jeunes femmes encore préservées des fracas politiques, cette suite transforme la relation entre Elphaba et Glinda en une fracture qui cristallise les grandes questions du conte réécrit. Elphaba y devient l’archétype du bouc émissaire et Glinda, celle de la Bonne qui découvre trop tard que les paillettes ont un prix.

Par quels moyens ?
Cynthia Erivo et Ariana Grande font de leur histoire commune l’axe dramatique. Le film n’est pas seulement la chronique d’une « montée en pouvoir », c’est aussi l’histoire de deux femmes qui se sont vues avant que la scène sociale ne les instruit. Leur regard muet sur la piste de danse est la preuve que l’enjeu n’est pas idéologique au départ mais relationnel. Ce qui rend la déchirure atroce, c’est que la société intervient ensuite et politise ce qui, au départ, était intime : Elphaba se trouve assignée à la figure de « wicked » ; Glinda, occupant un rôle de star institutionalisé, devient complice malgré elle.

La lecture du Wizard (Goldblum) en huckster autoritaire est l’un des choix les plus pertinents mais aussi les plus maladroit du film. Le Wizard devient parabole du populisme performatif. Il vend du confort, il manufacture la vérité et il instrumentalise l’image. Le numéro « Wonderful » éclaire cette mécanique : texte léger, vernis spectaculaire, sentiment d’oubli moral. Le film montre, assez frontalement, la manière dont une foule accepte une narration rassurante et comment l’État-fiction peut éliminer la dissidence en la transformant en folklore.

Alice Brooks (directrice de la photographie) et l’équipe production design amplifient la dichotomie entre l’éclat collectif (la Cité d’Émeraude politisée, les décors officiels) et l’intériorité d’Elphaba isolée. Les cadres alternent plans larges quasi-théâtraux et gros plans tactiles sur des visages. Le film tente de concilier la vocation « spectacle » et la nécessité de l’intime. Ce va-et-vient est parfois la plus grande réussite visuelle du film : rendre visible la force d’une foule tout en montrant la vulnérabilité du dissident.

Vient ensuite la manière dont le film pense ses numéros musicaux. Dans « No Good Deed », Elphaba transforme sa blessure en manifeste : la caméra bascule, les ruptures d’échelle s’enchaînent, le chant devient architecture de colère. À l’inverse, « The Girl in the Bubble » fait de Glinda une image, la star contenue dans une bulle, offerte à la foule et prisonnière d’elle. Le film réussit à faire de ces séquences des scènes de pensée. Le duo final « For Good » est le moment cathartique attendu et il fonctionne comme synthèse émotionnelle. La chanson scelle une mémoire partagée.

L’adaptation est l’autre champ de bataille. des limites dramaturgiques apparaissent lorsque la logique interne peine à suivre l’ambition mythologique. Le film crame des éléments obligatoires et ne les dramatise pas assez. Le deuxième acte souffre d’une double contrainte : satisfaire le canon, et résoudre l’arc affectif. Le premier triomphe, le second est parfois bousculé. Conséquences : certains retournements (trahisons, tours de force politiques) manquent de justification interne. Il y a des effets, peu d’architectures psychologiques qui leur donnent poids. Quand une scène veut dire « voici pourquoi X agit », on perçoit trop souvent la colle scénaristique plus que l’émergence logique.

D’où le prochain mouvement, celui des origin stories des compagnons. Leur présence est compréhensible mais trahit un réflexe : justifier ce qui, dans le conte original, relevait de la pure énigme. À trop vouloir rattacher le Lion, le Tin Man ou le Scarecrow à des causes psychologiques, le film dilue sa puissance symbolique et perd parfois l’élégance du mystère. Le résultat est parfois un embrouillamini narratif qui dilue l’impact, mais ô combien jouissif de savoir.

Le film s’ouvre en revanche à des lectures contemporaines, notamment antispécistes, sans que celles-ci paraissent plaquées. Le lien Elphaba-Glinda est une forme d’amour non codé, non hiérarchisé. La couleur d’Elphaba devient stigmate politique et racial ; les animaux réduits au silence renvoient à la violence des régimes qui décident qui peut parler. Le film ne joue pas la carte du militantisme et ces lectures sont pleinement légitimes car elles aident à lire la transformation des personnages.

Où me situer ?
J’y vois un film sincère jusque dans ses faux pas, un objet qui avance avec la maladresse touchante de ceux qui préfèrent risquer. Les réussites sont nettes : la fracture émotionnelle au cœur du récit, la direction d’actrices qui donne chair à l’allégorie, les numéros pensés comme scènes de pensée, le Wizard en démiurge politique et la continuité orchestrale. Les failles existent aussi : l’obligation de coller au canon surcharge la narration, certaines trajectoires dramatiques manquent de fondation, Domingo underused n’a pas l’espace qu’il mérite et les nouvelles chansons oscillent face à l’héritage qu’elles convoquent. Quant à l’ambivalence politique, elle divise : pour certains, c’est un geste de nuance ; pour d’autres, une prudence qui ressemble à une hésitation.

Quelle lecture en tirer ?
For Good raconte l’histoire d’un monde qui cherche un coupable et trouve une femme qui refusait d’être vendue. Son intelligence tient à la manière dont les scènes s’éclairent mutuellement. Ce que le film montre, finalement, ce n’est pas la chute d’une amitié mais la naissance d’une conscience, celle qui comprend que les récits collectifs peuvent écraser les individus, et que survivre consiste parfois à refuser la version officielle.
Flower 0478
Flower 0478

108 abonnés 447 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 novembre 2025
J'attendais la deuxième partie avec impatience et belle surprise les paysages sont toujours aussi magnifiques et l'émotion est toujours au rendez-vous à part il y a des passages un peu trop chanté sinon les actrices Adriana Grandet interprète bien son rôle mais Cynthia Erivo je trouve son interprétation supérieure allez le voir vous ne serez pas déçu.
Fabrice Drouot
Fabrice Drouot

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 novembre 2025
Wicked: For Good est tout simplement le meilleur film que j’aie jamais vu. J’ai été bouleversé du début à la fin : l’histoire, les chansons, les personnages… tout m’a touché en plein cœur. J’ai pleuré énormément, mais ce sont des larmes qu’on n’oublie pas, celles qui restent parce que le film a vraiment réussi à vous emporter ailleurs.
Visuellement magnifique, émotionnellement puissant, Wicked: For Good m’a marqué comme très peu de films l’ont fait. Je le recommande à 100 %
Shawn777

819 abonnés 3 975 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2025
Alors que c'est une nouvelle fois un gros évènement outre-Atlantique, "Wicked" ne semble toujours pas tellement faire parler de lui sur le sol français. Il faut dire qu'une comédie musicale adaptée d'un musical de Broadway sur plus de deux heures aurait de quoi en rebuter plus d'un. Notamment normalement moi qui d'ordinaire n'apprécie pas le genre mais j'ai été tellement subjugué par le premier que j'attendais cette deuxième partie avec une relative impatience.
Pendant que le Magicien et la vieille James Bond Girl transforment Oz en Troisième Reich, Galinda organise son mariage avec Fiyero et Elphaba tente toujours de réveiller le peuple quant à l'imposture du Magicien. Voilà, on est donc dans la continuité directe du premier, ce qui tout à fait logique puisque Jon Chu a réalisé les deux parties dans la foulée, comme un tout. Mais tout de même, plus de deux heures sur cette partie, je redoutais un peu les lenteurs. Et, on ne va pas se mentir, il y en a quelques unes.
Notamment dans les morceaux que je trouve, pour certains, un peu longuets, même s'ils toujours aussi réussis musicalement parlant. Le film a également du mal à rattacher les wagons avec "Le Magicien d'Oz", enfin on sent que ça va arriver parce-que le film, qui prenait son temps jusque-là, se précipite pour être raccord avec l’œuvre d'origine. Ce qui nous donne des coupes assez grossières, des changements brusques dans le comportement des personnages (notamment Elphaba qui passe surtout pour une grosse bipo) et quelques raccourcis narratifs pour aller plus vite.
On a aussi la fin que je trouve un peu décevante car spoiler: rester sur la mort supposée de l'héroïne était très fort tout en étant dramatique mais son héritage aurait perduré à travers Galinda or là, on tombe un peu dans la facilité même si ça respecte certes l’œuvre d'origine.

Il n'empêche que j'ai apprécié ! Je me suis une nouvelle fois laissé porter par cet univers aux décors et aux costumes magnifiques, à cette ambiance très gay (c'est du Broadway avec Ariana Grande et des costumes volontairement kitsch, à un moment donné, on tend vers le camp quand même) et puis, malgré les morceaux quelques-fois un peu longs donc, je n'ai pas vu le temps passer !
Ainsi, même si j'ai préféré la première partie que je trouve plus fluide, "Wicked - Partie II" reste à mon sens une réussite !
Marie - Lou RONOT
Marie - Lou RONOT

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2,0
Publiée le 21 novembre 2025
Je suis tellement déçue, on pourrait résumer l’entièreté du film à «tout ça pour un homme». Soyons franc, le début du film tourne autour de la cause des animaux puis cela est rapidement abandonnée et mis sur le côté afin de consacrer tout le reste du film au prince. On aurait pus appeler ce film Fyero j’aurais pas vue la différence.
spoiler: Elphaba et Glinda ce son battu pour lui, Glinda a littéralement vendu la sœur pour ce crétin, à la fin Elphaba devient la grande méchante et a littéralement voulu mettre fin à ses jours pour lui. Tout ça pour un homme qui doit avoir 20 minutes de temps à l’écran et une pauvre chanson. De plus “Glinda fais amis-amis avec les méchants et cause la mort de la sœur d’Elphaba mais c’est pas si grave en fin de compte après tout car Elphaba a volé le prince et détruite la vie parfaite de Glinda� je ne comprend pas du tout comment la musique « For Good » arrive à réconcilier les 2 héroïnes alors que l’on a vraiment deux poids deux mesures. Puis l’amour entre Elphaba et le prince passe d’un effleurement dans le 1 à une scène d’amour sortie de nul part, alors qu’il ne ce sont plus revue depuis si longtemps, d’où il sort même !? Le film aurait été plus intéressant si c’était les deux qui étaient sorties ensembles, elles ont vécus plus de choses et on un lien très fort, ça semble coller mieux en fin de compte. De plus la seul scènes qui m’a réellement marquée est celle où elles se disent « je t’aime » , c’était très puissant mais en fin de compte elle perd de son importance avec la fausse mort d’Elphaba. Cependant j’ai beaucoup aimée lorsque que Glinda devient enfin un personnage vraiment intéressant et qu’elle fait preuve d’intelligence et de charisme afin de renvoyer le magicien et la professeure. Enfin le prince qui se ramène à la fin du film, même soit disant mort on arrive encore à le ramener au devant de la scène, si au moins ils avaient ne serait-ce que développé son personnage ça aurait déjà été plus intéressant.
Joseph Delachat
Joseph Delachat

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 novembre 2025
Alors je suis allé voir wicked partie 2 au cinéma le 18 novembre à Dijon et je trouve que ce film m'est extrêmement bien en avant Elfaba (Cynthia et rivaux)
Car dans le magicien d'Oz la sorcière est directement méchante on ne lui laissait même pas le temps de s'exprimer alors que dans le magicien d'Oz la maison écrase sa sœur et personne ne se dit comment le vit-elle alors que là dans wicked on apprend comment est-ce que la sorcière vit les moments que dans le magicien d'Oz on ne voit pas et aussi on acclame une fille qui tue quelqu'un oui elle est méchante mais qui a le pouvoir de tuer[spoiler
Madeline Serrurier
Madeline Serrurier

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 novembre 2025
Magnifique absolument pas déçu de ce deuxième opus, toujours aussi fan de cet univers malgré le côté moins léger du deuxième
L'actu du Père Jean
L'actu du Père Jean

10 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2025
Une secondes partie qui traite plus en profondeur la psychologie de ses protagonistes. Un film plus noir, plus désenchanté que son premier volet. On est face à un film clairement dramatique qui offre des moments d’émotion sincères. Les comédiens et comédiennes sont excellents. Cynthia Erivo est envoûtante, dotée d’un charisme bluffant.
Petit bémol de ce film, le manque d’une scène épique à l’instar de la conclusion de la première partie. Et enfin les chansons, certes très bonnes ne sont pas complètement au niveau de celles de la première partie
En somme une magnifique conclusion avec une tonalité différente qui fait du bien. Sans conteste l’un des plus gros blockbusters de cette année.
selenie

7 465 abonnés 6 699 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 novembre 2025
Cette seconde partie a été tourné en simultanée avec la première partie, il est donc logique que esthétiquement c'est exactement la même chose aussi bien pour le mieux que pour le moins bien. Ainsi ça reste un déluge d'effets spécieux, numériques qui ne sont pas tous époustouflants loin de là mais les décors sont d'une ampleur fabuleuse (dans le sens premier) et les costumes sont un manège de splendeur à en donner le tournis. Niveau chant et musique c'est logiquement sur la même gamme, le sempiternel style Broadway où on a l'impression d'entendre toujours la même ritournelle à quelques nuances près. Les deux héroïnes évoluent, Ephalga est une vraie fausse méchante sorcière dont on ne comprend pas trop le jusqu'au-boutisme, à l'instar du Magicien d'Oz dont on ne comprend pas le but non plus, tandis que Glinda semble toujours aussi superficielle et surtout de plus en plus stupide... SPOILERS cliquez pour en savoir plus !... Le film aurait pu être écourté de 10-15mn et aurait dû donner plus d'importance ou d'interaction avec Dorothy et ses trois compagnons. Mais la fantasmagorie est assez efficace pour combler les plus indulgents.
Site : Selenie
Jimmy H
Jimmy H

5 abonnés 47 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2025
Après le premier, je m’attendais énormément. J’ai adoré le premier et le deuxième est aussi très bon, mais moins bien. Clairement, les musique sont largement moins bonne que dans le premier film. L’histoire est bien plus sombre et il ce passe trop de choses folles, pour des réactions que j’avoue ne pas comprendre lol. Les réactions pour moi, sont en décalage avec les réactions que j’aurai eux. Mais je suis quand même satisfait d’avoir vu le dénouement. Je retiens plus le premier que le deuxième, mais ce n’est pas pour autant un mauvais films
Robin Deschepper
Robin Deschepper

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 novembre 2025
Toppppp à voir absolument. Meilleur sortie de 2025 le film est tellement émouvant plein d’émotions…
Laure M
Laure M

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2025
J'ai adoré 

Depuis la fin du premier film, Elphaba vit en exil. Elle tente de faire éclater la vérité à propos du magicien mais Mrs Morrible l'en empêche. Heureusement, elle a encore quelques alliés.

J'ai vu le film avec chansons originales et si vous avez l'occasion de faire pareil, je vous le conseille vivement ! Les actrices ont une telle puissance avec leur voix que cela procure des frissons, c'est juste époustouflants !

Je trouve que le film fait écho avec la société actuelle et dénonce le racisme encore plus que dans le premier volet. Là, on n'est plus dans un contexte scolaire, les jeunes sont entrés dans la vie active si je puis dire. Ils sont confrontés à la (triste) réalité des choses. Elphaba est différente par son apparence et ses idées. Sa chasse est plus violente dans ce second volet par les propos tenus et les gestes à son encontre. Le fait qu'il y ait moins d'humour montre aussi ce basculement à mon sens (je rassure, il y en a toujours !)

J'ai adoré Elphaba et Glinda qui se ressemblent tellement. Elles souffrent toutes les deux : elles veulent être acceptées et être aimées. L'une est prête à porter un masque pour ça, l'autre refuse. Elles forment une belle amitié et n'arrivent qu'à sourire ensemble. Elles ont une belle évolution, toutes les deux.
Fiyero est vraiment le valeureux prince prêt à tout. Il se moque du regard des autres et défend ses principes.

Je n'ai pas vu le temps passer, on passe par toutes les émotions grâce à ce film. Les chansons sont vraiment top. Je ne peux que vous conseiller d'aller le voir !

On pourrait croire que certaines scènes avec Dorothy sont bâclées. La réalité est que le film s'appelle Wicked et n'adapte pas 퐿푒 푚푎푔푖푐푖푒푛 푑'푂푧. C'est donc normal et tant mieux aussi ! Si on veut suivre les aventures de Dorothy et Toto, il y a le livre et l'adaptation avec Judy Garland
Abreak
Abreak

6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 novembre 2025
Très déçu part cette deuxième partie bien en dessous du premier. Le film traîne en longueur ou il ne se passe finalement pas grand chose. Un seul film etait largement suffisant malheureusement on a l’impression que seul l’appât du gain compte pour les studios, dommage !
Julien D.
Julien D.

21 abonnés 78 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2025
C’est beau, c’est bien joué, c’est pas complètement manichéen mais quand même assez feel good. Première moitié un peu longue quand même, et des chansons un chouya en dessous du premier film. Mais on passe, on appréciera, et on re regardera sans hésiter!
Jen Djarin
Jen Djarin

11 abonnés 251 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 novembre 2025
J'avais vraiment bien aimé le premier, mais celui-ci m'a profondément ennuyé !
Le film est long, beaucoup trop long et les numéro musicaux ont vraiment tendance à s'éterniser, tandis que certains moments pourtant cruciaux pour le déroulé sont expédiés spoiler: (je pense notamment à la façon dont à la fin, Glinda confronte le Magicien qui subitement se remet en question et accepte de quitter le pays d'Oz),
ce qui est horriblement frustrant.
Aussi énorme problème que n'avait pas vraiment le premier film : si on ne connait pas l'histoire du Magicien d'Oz (le livre ou le film), on ne comprend RIEN. Je sais qu'aux USA, tout le monde connaît l'histoire mais dans le reste du monde, beaucoup moins. Ce qui fait que des spectateurs néophytes seront sacrément paumés devant la révélation spoiler: de Fiyero qui est transformé en épouvantail à la fin et ceux qui connaissent l'histoire auront vite capté le twist qui n'aura donc que peu d'intérêt. Je ne comprend vraiment pas pourquoi en avoir fait un twist : on aurait aisément pu nous le montrer lors du moment fatidique, ce qui aurait au moins expliqué pourquoi il était avec Dorothy.
Dans la même veine, le fait de ne jamais nous montrer le visage de Dorothy aurait pu être un parti-pris intéressant, mais encore une fois, si on ne connait pas l'histoire de base, on ne comprend rien… C'est qui ? D'où elle sort ? Pourquoi a-t-elle les chaussures de Nessarose ? Même quand on connaît l'intrigue, on a l'impression qu'il en manque un bout et ce n'est pas parce que l'on suit le point de vue d'Elphaba que cela justifie quoi que ce soit !
Et on est aussi dans un des défauts symptomatiques de l'époque actuelle : spoiler: l'origine story qui se passe en 2 jours ! En 2 jours, on a donc Elphaba qui fidélise les singes volants et s'installe dans son château, Boq qui devient l'Homme de fer blanc, Fiyero qui devient l'épouvantail et Nessarose qui devient la Méchante Sorcière de l'Est, ce qui est quand même assez absurde ! Surtout que dans le cas de Nessarose, elle devient la méchante sorcière juste avant sa mort, ce qui ne marche pas du tout, car elle n'a même pas vraiment eu le temps d'exercer des actions suffisantes pour mériter cette réputation.
Et c'est d'autant plus décevant que l'on ne profite vraiment pas suffisamment de Marissa Bode qui montre pourtant tout son talent dans cette suite.
En soit, il y a toujours la réalisation de Jon Chu, de bons numéros musicaux (même si je trouve que beaucoup s'étirent trop et que les chorées ne sont pas très inspirés) et de belles performances de Cynthia Erivo, Ariana Grande, Michelle Yeoh, Jonathan Bailey et Jeff Goldblum (lequel nous propose vraiment une prestation de haut vol et plus nuancé après son apparition un peu caricaturale dans le premier film). Cela sauve le film d'un désintérêt complet et nul doute que beaucoup trouveront leur compte, mais perso, je me suis plus ennuyé que j'ai été diverti.
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