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Pandora
43 critiques
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4,0
Publiée le 8 avril 2023
Les personnages sont vraiment touchant et on est pris d'affection par ces acteurs. La réalisation est simple mais ce qui m'a le plus géné est le manque d'intrigue on aurait pu toucher des sommet....
Un chef d'oeuvre total, ce qu'a sans doute produit de mieux le cinéma italien, ou presque. Une histoire magnifique comme on aimerait en voir plus souvent. Un seul regret pour ma part : je n'ai pas réussi à le trouver en VO, et la version française est assez médiocre...
un des meilleurs films de toute l'histoire du cinéma. toujours émouvant après 70 ans. des paysages des abbruzes à couper le souffle même en noir et blanc.
Magique, sublime comme toujours, a chaque fois que je le regarde ,je découvre quelque chose. Seulement pour les amants du cinéma. Ceux qui cherchent du bla bla ,passez vôtre chemin. Grazie FELLINI.
Difficile de sortir intact de ce chef-d'oeuvre : un film traversé par la grâce du début à la fin, d'une simplicité absolue, sans aucun pathos, et en même temps terrible, bouleversant comme peu d'autres (pour ne pas dire aucun autre). Charlie Chaplin considérait Guiletta Massina comme la plus grande des actrices, on peut concevoir sans peine le choc qu'il a dû recevoir en découvrant ce miracle.
La Strada part d’une histoire minuscule (une brute, une ingénue, un saltimbanque) mais Fellini en tire quelque chose de plus grand. On regarde avec émotion des gens abîmés, incapables de dire clairement ce qu’ils ressentent, et qui finissent par se faire du mal faute de savoir aimer. Gelsomina est évidemment le cœur du film : naïve, drôle, triste, muette, mais jamais réduite à une simple victime. Pour moi, La Strada, c’est avant tout Giulietta Masina. Elle est bouleversante, avec ce visage à la Chaplin qui peut faire passer une émotion sans un mot. Face à elle, Anthony Quinn donne à Zampano une brutalité animale, mais aussi une faille qui met du temps à apparaître. J’ai aimé cette façon de transformer la pauvreté et l’errance en univers de conte, avec ses routes, ses clowns, ses numéros et sa solitude. Le rythme est parfois lent, et il est vrai que la relation bourreau/victime peut rester par moments un peu trop figée. Mais la musique de Nino Rota, la fragilité de Gelsomina et la scène finale sur la plage donnent au film une vraie puissance émotionnelle. La Strada ne m’a pas transcendé, mais laisse une trace nette, comme une mélodie triste qu’on garde en tête. Un conte cruel et profondément humain sur l’amour qu’on ne sait pas donner, et qu’on comprend souvent trop tard.
Avec La strada, Fellini transforme l’errance d’une troupe misérable en une parabole bouleversante sur la cruauté, l’innocence et le besoin désespéré d’amour. Giulietta Masina atteint une grâce presque irréelle dans le rôle de Gelsomina, personnage fragile et lumineux dont chaque regard semble contenir toute la tristesse du monde. Face à elle, Anthony Quinn incarne une brutalité primitive qui finit pourtant par révéler, dans ses fissures, une immense détresse humaine. Fellini filme les routes, les foires et les paysages pauvres de l’Italie comme un mélange de réalisme rugueux et de poésie mélancolique, déjà traversé par son goût du merveilleux. Une œuvre profondément humaine et intemporelle, dont la douleur douce-amère continue de résonner longtemps après le dernier plan.